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dimanche 17 mars 2019

The Rounders

Deux immenses stars du western sont réunies dans ce film de Burt Kennedy, sorti en 1965. Glenn Ford et Henry Fonda interprètent deux cowboys usés et désabusés par une existence solitaire et routinière, passée essentiellement à dresser des chevaux et attraper des bêtes égarées sur les hauts plateaux, pour quelques dollars trop vite dépensés dans le premier bar de la première ville venue. Il s'agit cependant d'un western moderne, puisque l'action se déroule dans les années 1950. Ben et Howdy sont donc deux vestiges d'une profession en voie de disparition, distraits en de rares occasions de leur ennui de vieux garçons par un voisin qui distille son moonshine whiskey dans sa cave, ses deux filles pas farouches, et les inévitables confrontations avec les employés des éleveurs rivaux. En contraste avec ce contexte austère, The Rounders joue néanmoins sur le registre de la comédie, en montrant les difficultés rencontrées par les deux compères à mater un cheval aux qualités exceptionnelles, mais bougrement têtu. Chutes, morsures, ruades, escapades et menus larcins, le vieux rouan vicieux est un maître dans l'art de faire tourner ses dresseurs en bourrique ! En illustrant le décalage sans cesse grandissant entre le vieil Ouest des chevaux et du travail manuel et la modernité des machines et de l'argent, Le Mors aux dents s'inscrit dans la même mouvance que Les Désaxés (1961), Seuls Sont les Indomptés (1962) ou Le plus sauvage d'entre tous (1963). Mais c'est bien son seul point commun avec ces chefs-d'œuvre, car on a ici à faire à une comédie basique reposant principalement sur les facéties d'un canasson bien dressé, et la capacité de Ford et Fonda à tirer la grimace en retombant le nez dans la poussière. Tourné dans les environs de Sedona et Flagstaff, dans le nord de l'Arizona, le film offre certes de superbes images d'extérieur en Panavision et Metrocolor, mais le scénario adapté par Burt Kennedy - pourtant auteur de quelques pépites pour Budd Boetticher - est en revanche est complètement inepte. Le seul intérêt de ce petit film est donc de voir deux légendes du septième art cabotiner comme des cochons pour un buddy movie sympa, mais vite oublié.(https://www.senscritique.com/film/Le_Mors_aux_dents/critique/103204317).Dans la mouvance des westerns contemporains comme « THE LOSERS » ou « JUNIOR BONNER » de Peckinpah, et annonçant (l’élément homosexuel en moins) un film comme « LE SECRET DE BROKEBACK MOUNTAIN », « LE MORS AUX DENTS » est une chronique bon-enfant sur la vie quotidienne de deux vieux cowboys. Des « wranglers » qui passent l’essentiel de leur existence à capturer du bétail errant, en s’accrochant à des rêves dérisoires. Il y a de jolies choses dans le film, même si Burt Kennedy devient pachydermique quand il s’attarde sur des situations salaces, et si son scénario aurait tout de même eu besoin de quelques tours de vis. 


   

Il ne se passe rigoureusement RIEN dans « LE MORS AUX DENTS » et on suit le quotidien de ces deux braves gars, conscients de leur état : « Howdy », s'interroge Glenn Ford dans une scène, « Je me demande si nous sommes vraiment les cowboys les plus futés qui aient jamais existé… ». En fait, plus que l’amitié entre Ford et Henry Fonda jouant son fidèle sidekick, c'est la relation entre Ford et un cheval très particulier qui donne les meilleurs moments. L’animal est rétif, vicieux, revanchard et le cowboy jure de le tuer et d’en faire de la colle. Mais lorsqu’il est blessé, le film prend subitement un ton beaucoup plus grave, voire émouvant. Fonda est drôle dans un rôle de « plouc » taiseux, un emploi qu'il connaissait par cœur depuis « JESSE JAMES ». Parmi les seconds rôles, on aperçoit Warren Oates, non-mentionné au générique, en « rounder » imbécile. Un film plaisant, parfois inutilement lourd (les coups de zoom sur le fessier d’une jument, puis d’une stripteaseuse), qui vaut pour son tandem de vétérans parfaitement à l’aise, et un ton doux-amer qui se maintient toujours dans la comédie, en esquivant adroitement le pathos.(http://wild-wild-western.over-blog.com/article-le-mors-aux-dents-1965-44275278.html)


                

De tous les westerns tournés par Burt Kennedy, celui ci est le meilleur et pour cause il n'en est pas vraiment un. Aussi, le ton décalé qu'il montre en fait plus un aimable divertissement, plein de fantaisie, se passant vers les années 1950 et ayant pour vedette principale un cheval dressé. Evidemment la présence simultanée de Glenn Ford qui veut transformer le cheval en savon puis en nourriture pour chiens et celle d'Henry Fonda pour qui ''tout est kif-kif'' apportent tout le charme nécessaire pour passer un bon moment. Le cheval ressemble aux maitres, il regarde les fesses des juments comme les deux hommes regardent celles des femmes. Howdy et Ben iront même jusqu'à poser leurs chapeaux dessus pour les protéger des regards. Comme de bien entendu, le whisky coule , les bagarres arrivent et les ''désarçonnages'' y sont innombrables. Un regard bon public et l'amour des chevaux sont donc nécessaires car il n'y a pour ainsi dire aucun scénario.(http://www.allocine.fr/film/fichefilm-31301/critiques/spectateurs/recentes/)


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