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dimanche 10 février 2019

Hell is Sold Out

Le scénario est basé sur un roman publié en 1947, “Satan refuse du monde” dû à la plume du journaliste-écrivain-traducteur français Maurice Dekobra (1885-1973), aujourd’hui largement oublié. Basé sur une trame assez improbable mais amusante, “Hell is Sold Out” est une comédie romantique qui manque quelque peu de subtilité, mais qui se laisse voir sans déplaisir grâce à l’interprétation solide d’un très bon trio d’acteurs. Mai Zetterling est une actrice suédoise qui a tourné ses meilleurs films au début de sa carrière. On la trouve au générique de “Hets” (1944) sur un scénario d’Ingman Bergman, de “Frieda” son premier film anglais pour Basil Dearden en 1947 en de “Musik i mörker” de Bergma en 1948. A partir du milieu des années 60, elle se consacrera surtout à la réalisation dans son pays natal : “Älskande par” (Les amoureux) en 1964, “Flickorna” (Les filles) en 1968,… Richard Attenborough avait déjà partagé l’affiche avec Zetterling sur “The Lost People” (1949). A l’époque il incarnait surtout des lâches ou des criminels de petite envergure à l’écran (comme dans le fameux “Brighton Rock” en 1948). Ici il joue un pianiste de bar sympathique mais malheureux en amour. La surprise incontestable du film, c’est Herbert Lom, acteur d’origine tchécoslovaque installé en Angleterre depuis le début des années 40 et plutôt habitué aux seconds rôles de méchants (il a incarné deux fois Napoléon !). On le retrouve donc ici en protagoniste d’une comédie romantique, ce qui est assez inattendu mais marche plutôt bien (bon il est vrai que le personnage de Danges est de toute façon moyennement sympathique) ! Il s’agit du troisième film de Michael Anderson, après “Private Angelo” (1949) et “Waterfront” (1950). Il connaitra quelques années plus tard un très gros succès commercial avec “The Dam Busters” (1955). Ce qui lui permettra d’accéder aux grosses productions internationales (“Around the World in 80 Days” en 1956).(https://cinemaderien.fr/hell-is-sold-out-1951/)

   

Une comédie romantique mimant ses contemporaines d'Outre-Atlantique. La base de cette histoire pouvait l'amener à un jeu de quiproquos et de portes qui claquent mais on prend le contre-pied pour faire dans le sentiment, hormsi dans deux ou trois scènes. Pas énormément de choses à dire sur ce long-métrage sauf qu'il se laisse voir, notamment pour les interprètes.-Tiré d'un roman de Maurice Dekobra. -Un des premiers films de Michael Anderson. -Un rôle inhabituel pour Herbert Lom; il hérite en effet d'un emploi de jeune premier romantique, et non pas, pour une fois, du méchant de service. -Mai Zetterling est bien jolie. -Le thème de l'usurpation: à Paris, en 1945, Mai Zetterling se fait passer pour la veuve d'un prisonnier de guerre décédé (Herbert Lom). Celui-ci réapparaît et crie à la supercherie. Mais sa "femme" l'arrête: c'est elle, et non pas lui, qui vient d'écrire, sous son nom, son dernier roman. Et il a fait paraître, sous son nom, un manuscrit qu'elle lui avait envoyé. -Le nom de ce nouveau livre: "Satan refuse du monde". -Le café, vaguement surréaliste, avec son atmosphère enfumée et ses dessins sur les murs, qui représentent des visages, des cartes à jouer, un moulin etc.

                 

-Louis, le patron du bistrot (Eric Pohlmann) à Richard Attenborough, son pianiste: "Joue des rengaines, pas de la musique classique". Il prétend cependant préférer personnellement Beethoven. -Les Français (l'action se passe en France) sont souvent coiffés du mythique béret basque (voir Louis, le patron du bistrot): un cliché systématique à Hollywood. -L'éditrice d'Herbert Lom (Hermione Baddeley) a un secrétaire qui se nomme Chéri. Il ne peut placer un mot et a le hoquet lors de la réception des lectrices américaines. -Au consulat de Suède (le personnage de Mai Zetterling est suédois) on indique à une passagère qu'elle ne peut obtenir de visa sans l'autorisation de son mari. -Les femmes américaines, représentantes d'un Comité national des lectrices de leur pays, qui se récrient en apprenant qu'Herbert Lom n'est pas marié. -Le médecin alcoolique, qui vide la moitié d'une bouteille de cognac en auscultant Richard Attenborough. -Mai Zetterling chante "Masquerade", accompagnée au piano par Richard Attenborough. -L'amie d'Herbert Lom (Kathleen Byron), à Herbert Lom qui lui demande si elle sort: "Oui, de ta vie". -La même, constatant que tout change après une guerre et s'adressant à Hermione Baddeley: "C'était pareil après la Grande Guerre?".(http://meek.centerblog.net/56-hell-is-sold-out-1951)

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