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dimanche 9 décembre 2018

The Friends Of Eddie Coyle

Réalisateur anglais venu de la télévision ("Le Saint", "Destination danger") après un court passage par l'assistance à des réalisateurs comme Tony Richardson ou Jack Lee Thompson ("Les canons de Navarone" en 1963), Peter Yates aura passé l'essentiel de sa carrière (21 films en 30 ans) à Hollywood. Après son film choc sur le légendaire "casse du siècle" à bord du train Londres-Glasgow ("The Robberry" en 1967), il est contacté par Steve Mac Queen alors à son zénith pour réaliser "Bullit" qui assoira définitivement le statut de l'acteur et restera célèbre pour sa fameuse course-poursuite dans les rues de San Francisco longue de près de 11 minutes. Peter Yates à la tête de cette grosse production obtient immédiatement son passeport pour la Mecque du cinéma. Ayant un goût prononcé pour le genre noir et policier quoique sa filmographie compte aussi quelques comédies et un film en costumes, il s'intéresse dès sa parution en 1970 au livre de George V.Higgins ("Les copains d'Eddie Coyle"), ancien avocat reconverti, relatant la fin de parcours d'un petit truand d'origine irlandaise évoluant dans les faubourgs crasseux de Boston. Eddie Coyle c'est Robert Mitchum qui depuis quelques années délaisse le registre du séducteur viril et nonchalant mais aussi parfois inquiétant pour laisser apparaître les fêlures de l'homme que l'âge et les abus ont commencé à fragiliser. Le tournant s'est amorcé avec le magnifique "la vie de Ryan" de David Lean (1970). N'ayant jamais réussi à percer dans le milieu, Eddie Coyle dont les mœurs de voyous sont d'un autre âge vit d'expédients et de petits boulots pour continuer à faire vivre sa famille dans une banlieue minable. Pire, en liberté sous caution, il doit répondre très prochainement d'un chef d'accusation qui sans coup férir va le conduire à nouveau derrière les barreaux. Contre ses principes, il en est réduit à transiger avec un jeune flic ambitieux (Richard Jordan) qui par jeux de dupes successifs cherche à en faire une balance à sa solde. Autour de ce vieux lion solitaire qui ne sait plus à quel saint se vouer, se meut toute une faune qui via la plume aiguisée de George V.Higgins et la caméra de Yates donne une image nettement moins glamour du milieu tel qu'Hollywood a toujours aimé le présenter.


                              

Sur cette voie Peter Yates n'est pas seul. Richard Fleischer ("Les flics ne dorment pas la nuit" en 1971), Roland Kibbee ("Le flic se rebiffe" en 1974) ou encore Sidney Lumet ("The offence" en 1972) ont aussi magnifiquement utilisé des acteurs blanchis sous le harnais comme George G. Scott, Burt Lancaster ou Sean Connery pour exposer de manière très réaliste les jeux troubles qui régissent les rapports entre police et milieu. Les codes anciens n'ayant plus cours, Eddie Coyle miné par la lassitude a souvent un coup de retard, ne comprenant visiblement pas que l'absence de règle est la nouvelle donne. Prenez un monument du cinéma, Robert Mitchum, et confiez-lui un rôle de minable, un chauffeur de camion de Boston, malfrat sur le retour, trafiquant d'armes à ses heures, prêt à tout pour éviter de revenir à la case prison, y compris à trahir ses amis du milieu. Réalisateur anglais sous-estimé, Peter Yates a osé ce tour de force et, ce faisant, a réalisé l'un des meilleurs polars qui soient. Gommant la flamboyance habituelle des gangsters hollywoodiens pour se concentrer sur les sentiments - l'envie, la peur, l'avidité -qui les gouvernent, il confie à Mitch, vingt-six ans après "la Griffe du passé" de Jacques Tourneur, un autre de ses plus grands rôles.




Vieux, lourd, dépassé par les événements, Eddie Coyle est un jouet entre les mains des trafiquants et des flics qui les surveillent. Quant aux mains de celui qu'on surnomme Eddie "Fingers", elles ont été, ultime symbole, brisées parce qu'il avait déjà dénoncé un truand. Dans ce film au tempo lent où la vie des protagonistes tient littéralement à un coup de fil ou à une rumeur, la fin d'Eddie Coyle, qui rappelle celle du commissaire Fardiano dans "le Deuxième Souffle" de Melville, est l'une des plus tristes du cinéma.Un très bon polar signé par le cinéaste Peter Yates !! C'est le deuxième long métrage que he découvre e metteur en scène après le surestimé "Bullitt" et on est plongé dans les années 70 avec "Les copains d'Eddie Coyle" , ne pas trop fier à ce titre ar le personnage principal doit purger cinq ans de prison ferme et se voit proposer par la police contre une courte peine pour leur aider a trouver des trafiquants d'armes et de braquages. Ces derniers raquent des banques méthodiquement et minutieusement pour emporter le gros pactole. Ce que j'ai aimé dans ce long métrage, 'a mise en scène de Peter Yat avec des lumières de fond d'écran jaune le jour et bleu la nuit. Puis, il y a de bons comédiens qui sont bien aidés par les dialogues avec en tète Robert Mitchum, on ne peux pas en dire du mal de cet acteur qui est une fois de plus prodigieux. Une oeuvre policière que je conseille.

7 commentaires:

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  2. Pas revu depuis...longtemps !
    Merci Corto

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    1. Petit décalage de sous titres mais ça passe ,merci Radis !!
      Bonne soirée !!

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  3. Bonjour cher Corto,
    Absolument ravie car bien entendu je ne connais pas ce film qui m'a tout l'air
    passionnant avec ce magnifique Robert Mitchum, et la Bo,tout aussi bonne de Dave Grusin ...... Merci et bonne journée.

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    1. Bonsoir ,passionnant ,c'est un grand mot ...mais la musique est vraiment top !!Merci du passage et bonne soirée !

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