.

.

jeudi 6 décembre 2018

Le diable à trois

Le diable à trois s'inscrit dans la catégorie des thriller de "manipulation machiavélique", très à la mode à l'époque de gloire de Boileau-Narcejac. Il évoque beaucoup Les diaboliques, film dans lequel on retrouvait déjà Simone Signoret. Malheureusement, comme bien souvent, l'intrigue, bourrée d'invraisemblances, sonne la fabrication laborieuse. Ce côté artificiel pourrait passer s'il était compensé par une mise en scène subtile et un excellent jeu d'acteurs, comme dans les Hitchcock. Ce n'est pas le cas et même Signoret, avec pourtant un rôle en or, n'est pas au mieux de sa forme. Les deux autres personnages manquent singulièrement d'épaisseur. Ca se laisse voir tout de même mais, dans le genre, on a fait beaucoup mieux, même à l'époque.Il ne s'agit pas d' étudiants mais d'un couple amateur d'art quelque peu exentrique chez qui débarque une vendeuse ambulante non moins excentrique Simone Signoret. Le problème de ce film c'est que l'intrigue se découvre trop rapidement surtout si on a déjà vu des films similaires. L'action se passe pratiquement tout le temps dans la même maison,très bien si l'intrigue n'est pas connue, un peu moins si elle l'est. Malgré tout le réalisateur sans sort pas mal avec un bon casting.Une sorte de jeu de la mort tournant mal pour 3 étudiants riches & désoeuvrés, ainsi qu'une ambiance à la "Rosemary's baby" fait de ce film un chef d'oeuvre culte sur lequel plane une ombre dérangeante; si l'on excepte que l'omniprésence des personnages à chaque tableau peut être parfois fatal pour le suspense...(http://www.allocine.fr/film/fichefilm-101962/critiques/spectateurs/)




Il s'agit d'un thriller. Lise fait du porte à porte pour vendre des produits de beauté. Elle débarque chez Jennifer et finit par s'installer chez elle. Pour remercier Jennifer et son mari Paul de leur hospitalité Lise leur offre des pistolets ! Paul est vendeur dans le domaine de l'art et il est également passionné de jeux, de flippers notamment. Les relations entre les personnages sont ambiguës, tout tourne autour du thème du jeu. On finit par douter de tout ce que l'on voit, jeux ou réalité ? Lorsque Paul découvre Norman le livreur dans la chambre de sa femme il tire sur lui et le tue. Il transforme le cadavre en statue de plâtre .. cela rappelle quelque chose ! Mais en réalité c'est plutôt du coté des diaboliques de Cluzot que le film est a rapprocher, d'autant plus qu'il y a aussi Simone Signoret. Tout le film se déroule dans la maison de Jennifer et Paul, c'est une sorte de huis clos. La tension monte progressivement et devient très forte dans la seconde partie du film. Il y a un réel suspense et des rebondissements. L'interprétation est plutôt bonne avec Simone Signoret dans le rôle de Lise. Elle parvient a dégager un certain mystère et à être un peu inquiétante.



Un jeune couple d’oisifs vivant dans une grande maison, une étrangère qui s’insinue dans leur foyer et les initie à des jeux pervers qui commencent comme des farces élaborées et deviennent de plus en plus dangereux. Le sujet n’a a priori rien à voir, mais au fur et à mesure qu'il se développe il devient difficile de ne pas penser aux « DIABOLIQUES » de Clouzot, impression évidemment renforcée par la présence de Simone Signoret dans un rôle assez proche. « LE DIABLE À TROIS » est un huis clos plutôt bien construit, élégamment photographié par William Fraker, mais une grande partie du plaisir est gâchée par la comparaison avec le classique français : pour qui a vu « LES DIABOLIQUES » (ce qui inclue tout de même une bonne partie de la population cinéphilique), le fin-mot de l’histoire est vraiment trop facile à deviner et la machination « machiavélique » devient beaucoup trop naïve et convenue. L’élément de surprise étant pratiquement inexistant, on se console avec Katharine Ross – dans le rôle de Vera Clouzot – qui est toujours un plaisir pour l’œil de l’honnête homme, James Caan étrangement casté en marchant d’Art mondain. Et bien sûr Signoret, impériale malgré le handicap de la langue, qui compose une tireuse de ficelles vieillissante au regard de chat et domine le film. Une distribution hétéroclite, une ambiance très sixties, font du « DIABLE À TROIS » une vraie curiosité qu’on recommandera en priorité à tous ceux qui n’ont jamais vu « LES DIABOLIQUES ». Pour les autres, on frise le remake-hommage-plagiat.(http://wild-wild-western.over-blog.com/article-le-diable-a-trois-1967-48791224.html)

5 commentaires: