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jeudi 1 novembre 2018

Ailleurs l'herbe est plus verte ?

Dans The Grass Is Greener, on pourrait vite tomber dans la lassitude, mais, il y a une des meilleurs distributions jamais réunis, et c’est là le tour de force de Stanley Donen. Certes cette comédie en huit clos n’est pas la meilleure, mais ne boudons pas notre plaisir, Cary Grant imperturbable en gentleman est parfait et Déborah Kerr admirable de charme, Mitchum joue de sa présence et de son charisme naturel pour occuper son rôle à pleine mesure, et enfin, Jean Simmons apporte un souffle de folie et de douce fébrilité juvénile, même si elle passe son temps à boire plus que de raison. Alors, , comme on se laisse aller à visiter un cottage un dimanche, ou que l’on se rend au théâtre un samedi soir, c’est avec plaisir que l’on se laisse entrainer dans cette simple mais intelligente histoire.Ce film est une comédie particulièrement jubilatoire, traitant de façon subtile et comique le sujet de l'infidélité. Chose peu ordinaire, c'est Robert Mitchum qui a le rôle du séducteur invétéré, tandis que Cary Grant joue celui du mari tranquille et sans histoire, dont la femme se laisse envoûter par le premier. On peut compter sur ces deux acteurs de légende pour régler le problème de façon diplomatique, comme de vrais gentlemen. Ce qui donne lieu à des situations délicieusement absurdes, comme lorsque Cary Grant téléphone à son rival (qui se trouve sur le moment avec la femme de son interlocuteur) pour les inviter tous les deux à dîner. Les acteurs sont tous remarquables et amusent beaucoup le spectateur grâce à leurs dialogues finement ciselés. Notamment Jean Simmons, dans un rôle excentrique et démonstratif, qui la change des personnages qu'elle incarne habituellement. Ce film est une comédie rythmée et enjouée, qui plaira à un large public.


                  



« Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain ! » Cet extrait du neuvième commandement peut s'appliquer dans "The Grass Is Greener" de Stanley Donen! Ce classique au casting de rêve n'est pas le meilleur film du rèalisateur du merveilleux "Singin' in the Rain". Pourtant, les comèdiens sont filmès par un regard qu'on devine malicieux et complice! Cary Grant a toujours autant de charme face à la stature imposante de Robert Mitchum en milliardaire! Racèe, èlègante, très à l'aise, Deborah Kerr est le type parfait du personnage! Si vous ne voulez pas être chic, faites comme elle, soyez original et portez une chaussure diffèrente à chaque pied! Quant à Jean Simmons, elle est toujours aussi irradiante de beautè! Grant et Mitchum s'apprêteront même à dèfendre leur honneur au pistolet (et celui de leurs femmes Deborah Kerr et Jean Simmons) dans cette comèdie très britannique aussi distrayante qu'inoffensive dans laquelle un coucou ne manque pas de savoir vivre! Ailleurs, l'herbe est plus courte de l'autre côtè de la clôture mais il n'y a pas d'honneur là où il y a le dèsir...Pensiez-vous un jour voir Cary Grant cocu? Eh bien Stanley Donen l'a fait! C'est un ton tout à fait ludique que prend le réalisateur dans ce film car en effet comment choisir entre Cary Grant et Robert Mitchum? J'ai l'impression que Donen s'amuse beaucoup avec ses spectatrices dans ce film: car avant tout c'est la femme qui trompe son mari ici et non l'inverse.



  

Il oppose le raffinement anglais au charme américain. La rencontre entre le mari et l'amant est totalement improbable et tellement drôle et touchante. Le personnage extravagant de Jeans Simmons comme conseillère gaffeuse haute en couleurs est tout simplement génial. Cary grant en mari jaloux est adorable. Et finalement, c'est la valeur du mariage qui triomphe. Une comédie délicieuse à voir et à revoir!A chaque film que l’on découvre de Stanley Donen, on se rend compte à quel point il fut un grand parmi les grands. Chacun de ses films (Chantons sous la pluie, Charade, Arabesque…) témoigne d’un art cinématographique consommé, sans doute due à ses origines de danseur qui lui valurent de commencer le cinéma par la comédie musicale, genre particulièrement exigeant s’il en est, et qui demande une extrême coordination. Cet art consommé, on le retrouve à nouveau dans Ailleurs, l’herbe est toujours plus verte, vaudeville de haute tenue, qui déclenche l’hilarité dès la première image d’un générique génial signé Maurice Binder (un monsieur bien connu de tous les fans de James Bond), une hilarité régulièrement entretenue durant le film (culminant dans une scène irrésistible qui utilise le split screen de manière assez inédite et terriblement jouissive). Porté par un casting parfait, où l’on retrouve quatre immenses acteurs au sommet de leur art, le scénario du film de Donen, adapté d’une pièce de Hugh et Margaret Williams par les auteurs eux-mêmes, déroule tranquillement une mécanique dont la simplicité ne met que plus en évidence la redoutable efficacité, d’autant qu’il en profite pour dresser un portrait aussi discret que profond du mariage.(http://www.allocine.fr/film/fichefilm-1912/critiques/spectateurs/recentes/)

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