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samedi 8 septembre 2018

La dernière fanfare

Le risque, en tant que spectateur de "La dernière fanfare", est de totalement succomber à la tendresse pour son personnage principal, le dénommé Frank Skeffington. Car l'empathie de Ford pour ce dernier ne doit pas nous aveugler sur les stratégies politiques mise en place. En même temps qu'un portrait émouvant sur un homme âgé qui peine à s'entendre avec son fils, le film est aussi un formidable document sur la réalisation d'un campagne politique (d'un côté, la rencontre directe avec les habitants; de l'autre, l'utilisation des médias pour véhiculer un message) et sur l'amitié au sein d'un parti : sur ce point, "La dernière fanfare" montre comment un collectif soudé peut faire tenir un homme qui, dans sa vie privée, s'enfonce dans une terrible solitude. La beauté et l'intelligence du film est de combiner puissance des sentiments et hauteur de vue politique; en somme, mêler la simplicité à l’ambiguïté dans une mise en scène épurée qui ne surplombe jamais ses personnages mais sait autant les accompagner que s'en distancier. Un moment de cinéma poignant d'une maturité exemplaire.On est loin ici des thématiques fordiennes et des westerns tournés quelques années auparavant. John Ford réalise tout simplement l'un des meilleurs films jamais faits sur la politique, et vu sous un autre angle ce film pourrait être (aurait pu être) un polar crépusculaire avec ce héros seul et délaissé sachant sa fin proche. Or ici c'est "juste" un film sur la politique et c'est Spencer Tracy qui y tient brillament la vedette dans l'un de ses meilleurs rôles et 28 ans après son dernier film avec Ford. Décortiquant les rouages d'une élection municipale de province, Ford décortique le système tout en livrant une belle critique sur la vieillesse et la solitude.Un film réalisé en 1958 par le cinéaste John Ford mais je pense qu'il ne doit pas etre dans les hauteurs en terme de qualités dans sa longue filmographie !!


                   

Un long métrage qui me parait trop bavard a point de m'ennuyer un certain temps sur ce récit politique ou un maire d'une grande ville prépare, avec l'aide de son neveu, sa dernière campagne municipale. Il fait des arrangements pour avoir des voix à droite et à gauche croyant en une nouvelle victoire. Je dois avouer que j'ai commencé a m'intéresser à ce film au moment du jour de votes. Il y a quelques séquences qui sont marrantes comme le chien qui n'arrète pas d'aboyer sur le tournage du spot publicitaire du rival de notre candidat en question mais il y a aussi des moments tristes, je n'en dis pas plus. Une semi déception pour ma part, je trouve John Fordr plus inspiré à Monument Valley pour tourner des Westerns qu'ici. Ls acteurs jouent bien leurs personnages avec en tète le vétéran Spencer Tracy et le jeune Jeffrey Hunter. L'ensemble est assez moyen.La politique ? Qu’est-ce que la politique ? Ford répond à la question par un savant mélange, une galerie de portraits bâtie sur le contraste. Du côté des politiciens : un vieux briscard un peu retors, courageux et éminemment sympathique ; un jeune arriviste, médiocre, sans autre prétention que celle de sa famille et de sa classe sans relief, drôle à force d’être ridicule.





Deux fils, l’un stupide, l’autre insoucieux de toute carrière, confortablement installé, définitivement, dans son berceau doré. Deux hommes d’église, deux prélats, l’un « de gauche », l’autre « de droite ». Deux journalistes, l’un pourri par les préjugés hérités du KKK, l’autre digne neveu d’un politicien honnête. Deux clans, l’un enthousiaste à faire valoir les droits des déshérités, l’autre enclin à servir les intérêts de la finance. Les femmes – on est en 58 – suivent la famille et ne participent guère aux débats. Le résultat de cette galerie de portraits très manichéenne ? Ça marche au point qu’on aurait presque honte de ne plus aller voter. Et si le dernier mot appartenait toujours aux Ditto ?Tracy defend une derniere fois son poste de maire dans une petite ville. C'est drôle, il est sympa et en plus on se doute que tout ça va finir par un triomphe de la démocratie Américaine. Zut : encore un film Patriotique du vieux FORD. Et puis...en fait non. Tracy perd les élections, la santé et fait une attaque cardiaque. Il n'est qu'un vestige de l'ancien temps. Celui de Lincoln. Celui des films de Ford. Un film sur la mort Hallucinant !(http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=3006.html)

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