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vendredi 13 juillet 2018

La Dame d'onze heures

La Dame d'onze heures est un film français réalisé par Jean Devaivre, sorti en 1948.Mystérieuse affaire. Stanislas Octave Seminario, dit "SOS", incarné par Paul Meurisse, rentre d'Afrique, pour retrouver la famille Pescara : Gérard Pescara, homme d'affaires à la tête d'une entreprise pharmaceutique, son fils Charles, et sa fille Muriel. Celle-ci est désormais fiancée à un jeune pharmacien, Paul Wantz. Depuis un an, Gérard Pescara reçoit lettre anonyme sur lettre anonyme, et le climat de la maison s'est alourdi. Dans une ambiance de tensions et de silences, où chacun tait ce qu'il sait et cherche à savoir, SOS va mener l'enquête. C'est à Vimy, dans les ruines du Nord de la France que se trouve sans doute le cœur de l'intrigue, et sa solution. Chacun mène l'enquête à sa façon, alors que les courriers anonymes continuent d'arriver. Jusqu'au jour où Charles est retrouvé mort dans un taxi, devant la gare du Nord. Apparemment empoisonné, il a murmuré avant de mourir 'la dame d'onze heures". Progressivement, SOS reconstitue le chemin, tandis que la tension monte : Gérard, le père, est lui-même victime d'un empoisonnement. À nouveau tout remonte vers Vimy, vers une mystérieuse clinique hantée de hurlements d'aliénés. Et SOS va découvrir que la dame d'onze heures, ce n'est pas seulement une plante .. Rendez-vous à 11h dans un asile de fous avec une personne mystérieuse. Tel est le propos réjouissant. Il y a un guêpier dans cette histoire. Certains savent et d'autres non. Une piqûre mortelle façon "cigares des pharaons" de Tintin. C'est parfois opaque et l’enquête ne semble évidente que pour Meurisse mais c’est sombre à souhait pour l'ambiance.





Un montage particulièrement original pour l'époque, extrêmement rapide, à la fois baroque et ironique, avec un Paul Meurisse aux antipodes des Diaboliques et préfigurant une quinzaine d'années avant Le Monocle de Georges Lautner. Paul Meurisse tournera à nouveau pour Jean-Devaivre quelques années plus tard, dans L'inspecteur aime la bagarre. Les acteurs fétiches de Jean-Devaivre, le très dense Pierre Renoir, que l'on retrouvera dans la Ferme des 7 Péchés, ou Jean Tissier, le valet de chambre plein d'humour, ou encore Pierre Palau - venu de la Main du diable, Junie Astor et son visage hiératique, contribuent à donner à ce film sa tonalité particulière, d'humour et de maîtrise. Comme la musique de Joseph Kosma, qui fut le compositeur de quasiment tous les films de Jean-Devaivre.Après une pochade, Le Roi des resquilleurs (en 1945, avec Rellys et Jean Tissier), c'est le 2e film de Jean Devaivre, né en 1912. Il fut l'assistant de Maurice Tourneur (et de Colombier ainsi que de Billon). 




Il a aussi réalisé deux Caroline chérie (1952 et 1954) et un autre film avec Paul Meurisse : L'inspecteur aime la bagarre (1956). Œuvre oubliée : La Ferme des sept péchés (1948).Le film a été en partie tourné à Auby dans le département du Nord, le long du Canal de la Haute Deûle.Le film commence par sa propre bande-annonce, exercice de virtuosité narrative qui fait d’emblée monter le suspense. Et il y aura des surprises, au gré d’une intrigue qu’on croirait tirée des Sept Boules de cristal, avec prestidigitateur inquiétant et lourds secrets de famille. Plus que la résolution tardive de l’énigme, c’est l’entortillement du fil de l’histoire qui fait le charme du film. Et les astuces que trouve Jean Devaivre : ainsi, des témoignages face caméra, procédé audacieux, très à la mode un demi-siècle plus tard… Paul Meurisse, mi-Tintin, mi-Rouletabille, a toujours le mot pour rire, et les seconds rôles sont épatants, de Jean Tissier, serviteur anglophile qui écoute aux portes, à Jean Brochard en oncle inflexible. Les dialogues dérapent aussi dans l’absurde avec beaucoup de bonheur. Le film n’a guère d’équivalent dans le cinéma de l’époque. Ce qui explique son succès d’alors et l’oubli dans lequel il fut ensuite plongé : les ovnis sont rarement bien vus.(https://www.telerama.fr/cinema/films/la-dame-donze-heures,16093.php)

3 commentaires:

  1. https://uptobox.com/061t9ky5f5ua
    (Francomac )

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  2. Un bon petit polar avec une ambiance particulière pour l'époque. Merci bien pour ce partage.

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    1. Et un Paul Meurisse plus efficace que dans la peau du Monocle ...
      Bonne journée Pat !

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