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lundi 30 juillet 2018

Cigarettes, whisky et p'tites pépées

Jolies filles, déconnades et bonne humeur, voilà qui pourrait résumer ce film sans prétention mais rafraîchissant dans lequel Annie Cordy fait une étonnante démonstration de dynamisme. Ça ne vole pas bien haut mais le rythme est soutenu, le scénario est original et on ne s'ennuie pas une seconde. Ce film vaut bien mieux que sa réputation nanardesque. Et puis les paroles de cette chanson magistralement interprétée par Annie Cordy "Cigarettes, Whisky et P'tites Pépées… Si c'est ta vie t'as raison d'les aimer", en voilà un joli manifeste hédoniste !Autant le dire tout de suite, Maurice Regamey, le réalisateur de Cigarettes, whisky et p’tites pépées, n’a guère marqué le cinéma français (mais, fines mouches que vous êtes, vous l’aviez déjà deviné). Et ce d’autant que la réalisation n’était pas sa profession première (l’homme fut surtout acteur) et qu’il n’était pas Français mais Suisse... Né en Pologne en 1924 et décédé à Paris le 29 août 2009, Maurice Regamey avait émargé au casting de plus d’une trentaine de bandes entre 1944 et 1955 lorsqu’il aborda la mise en scène de longs métrages en 1956 avec Honoré de Marseille. Avec Fernandel en vedette, ce film nonchalant tente sans véritable conviction de raconter sur le mode humoristique vingt-cinq siècles d’histoire marseillaise, l’occasion pour le comique méridional d’enfiler l’uniforme romain de Protis, fondateur de la cité phocéenne.





Cette même année 1956, Maurice Regamey offre à Louis de Funès pour la première fois un rôle principal dans un film, en l’occurrence celui du pianiste de Comme un cheveu sur la soupe (1956). Le futur interprète du Gendarme y est un compositeur désespéré en manque d’amour et candidat au suicide (c’est malgré tout censé être comique… puisque le long métrage obtint le Grand prix du rire 1957…). Dans l’incapacité de mettre fin à ses jours, le héros joué par de Funès décide de confier cette tâche à un tueur professionnel… jusqu’au moment où il tombe raide dingue d’une chanteuse et n’a plus du temps envie de passer l’arme à gauche ! Une histoire dont le Finlandais Aki Kaurismäki s’inspira peut-être pour J’ai engagé un tueur (1991) avec un Jean-Pierre Léaud désabusé (l’inspiration des cinéastes suit parfois des voies impénétrables…).Après Cigarettes, whisky et p’tites pépées, son troisième long métrage, Maurice Regamey mettra encore en boîte deux autres films. A pleines mains (1959) est une bande policière avec Yves Massard, acteur aujourd’hui complètement oublié, et Louis Seigner (le grand-père d’Emmanuelle et de Mathilde Seigner dans la vraie vie). Tourné à Bruges avec Jean-Claude Pascal, Valérie Lagrange et Madeleine Robinson, La salamandre d’or (1962) s’avère une honnête évocation de l’époque de François Ier.(http://www.lefilmdujour.fr/article-le-film-du-jour-n-238-121586259.html)

3 commentaires:

  1. Je l'avais en VHS de très mauvais qualité à l'époque, qui a été victime de l'usure...1000 mercis donc ^^

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    1. Je t'en pris (c'est du VHS rip ,tu ne sera pas dépaysé !)

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