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vendredi 15 juin 2018

Passé Virtuel

Aaah c'est sur, l'affiche et le titre français ne sont pas ce qu'il y a de plus avenant pour ce film. Mais, les apparences sont parfois trompeuses… Passé Virtuel, ou plutôt « The Thirteenth Floor » qui est un titre bien plus proche de la réalité du film, se révèle être de la bonne SF. Adapté du film précurseur "Le Monde Sur Le Fil", Passé Virtuel en reprend les concepts plus simplement mais aussi plus vulgairement. C’est filmé de façon classique et sans trop de fioritures, mais avec assez de "fx" pour capter l'attention du gogo. C'est bien construit, chaque élément du scénario est là pour apporter une brique à l’histoire qui se révèle intrigante et addictive... pour qui n'a pas vu l’original de Fassbinder datant de 1973 avec son étonnante anticipation par rapport à une très célèbre trilogie que je ne citerais pas. The Thirteenth Floor, bien que beaucoup plus simplifié, reste quand même très agréable à regarder et fait partit de ces « petits » film de SF comme Dark City, Vidéodrome, Strange Day ou Existenz qui créent la surprise de par leur originalité alliée à un réalisation honnête et ne prenant pas le QI du spectateur pour celui d’une huître. Croyez-le, Inception n’a rien inventé.Alors en effet quand on lit le titre du film on s'attend à un vieux nanard SF produit avec 3 francs 6 sous avec des effets speciaux digne des plus grandes productions des années 60. Une fois le pas franchi, on se retrouve plongé dans une histoire plutot bien menée, avec des protagonistes naviguant entre leur propre monde et un monde virtuel créé de toute part qui créera jalousies, tensions, trahisons, etc... En résulte un film certes un peu lent, lenteur qui je pense colle parfaitement au film qui ne nécessitait pas une réalisation d'un rythme particulièrement soutenu mais film captivant servi par des acteurs convaincants. Les effets spéciaux ont cependant bien vieillis, il faut se faire une raison depuis 1999 l'évolution a été considérable. Un excellent twist final bien que prévisible (bien que j'avoue que la première fois que je l'ai vu je ne l'avais pas prévu...), un film qui donne malgrè tout à réfléchir sur la condition humaine et sur le conditionnement de notre esprit face à certaines réalités virtuelles qui ne semblent plus si éloignées que ça aujourd'hui. Ce film n'a pas eu à ma connaissance un succès phénoménal, je trouve ça dommage et surprenant à la fois, car bon nombre d'ingrédients sont réunis pour plaire à un public large.


                  

Film intéressant qui va malheureusement souffrir de la comparaison de 2 monuments du genre sortis à la même époque au cinéma : Dark City et Matrix. S'il n'arrive pas à leur cheville il a au moins le mérite d'aborder la thématique sous un autre angle. L'intrigue relativement bien ficelée, la reconstitution des années 30 bien réalisée, le petit twist pas désagréable et une magnifique Gretchen Mol sont les ingrédients principaux de ce sympathique film. J'aurais aimé le découvrir au moment de sa sortie, l'impact aurait été plus fort...La première fois que j'ai vu ce film, c'était une location VHS dans un vidéo club. La seconde fois, c'était en DVD, il y a deux jours. Aucun souvenir de cette histoire. Pourtant le titre ( aussi nullissime soit-il ) est resté ancré dans ma mémoire. Mais aussi son acteur principal, Craig BIERKO, qui m'avait déjà marqué en bad guy dans le génial Au revoir, à jamais. Sans conteste deux des films marquants de sa carrière avant qu'il ne s'effondre dans les nanars ( Scary movie 4, Super héros movie,....). Donc une (re)découverte. Mais au fait de quoi ça parle ? Hannon Fuller est un informaticien de génie. il a mit au point un programme d'univers virtuel, celui de son enfance, les années 30. Le transfert se fait via une machine ayant pour nom : Le Simulacron. Il laisse à son associé, Douglas Hall, une lettre révélant une découverte effrayante. Peu de temps après son retour, Fuller est froidement assassiné. Toutes les pistes semblent accusé Douglas. Pour comprendre ce qui s'est passé, il va devoir s’immerger à son tour dans le monde virtuel. Début générique et l'apparition de l'adaptation d'un roman SF de Daniel F. GALOUYE. Simulacron 3. Et là, j'ai tilté. Le fameux livre où un scientifique meurt, laissant derrière lui pour seul indice le dessin d'un homme courant et s'approchant d'une tortue, sans jamais la rattraper. C'est le paradoxe de Zénon.


                 


Le titre en VO The Thirteenth floor ou Le treizième étage au Québec est certainement plus parlant que notre traduction française. Si le producteur est connu, Roland EMMERICH, le réalisateur l'est d'autant moins et ne le sera pas davantage. Josef RUSNAK signe une oeuvre à la réalisation d'une banalité affligeante. Aucun plans marquants. Pas d'inspirations dans la mise en scène. Bien dommage lorsque l'on voit le travail effectué à la reconstitution des années 30. Vous connaissez Inception ? Vous connaissez Matrix ? Et bien sachez qu'ils n'ont rien inventé. Passé Virtuel déforme la réalité et fait parti de ces films qui ne prennent pas les spectateurs pour des cons. Il faudra un petit effort pour comprendre l'histoire, ne pas se perdre dans les différentes interactions de personnages. Même si le twist final peut sembler prévisible, on suit le parcours haletant du héros jusqu'à la vérité. Pas de panique, tout est expliqué et cohérent. A noter que, de nos jours, les effets spéciaux sont encore acceptables. La décoration de l'appartement du héros n'est pas sans rappeler celui de Deckard dans Blade Runner....en moins bien quand même. Pour terminer la bande son n'est pas mémorable. Passé Virtuel n'aura pas eu un succès phénoménal puisqu'il rentrera à peine dans ses frais. Cependant, il possède un scénario malin à connotations "dickiennes". Un casting peu connu mais convaincant. A noter qu'en 1973, une première adaptation a vu le jour sous la forme d'un téléfilm allemand : Le monde sur le fil. Pour finir, un passage marquant du livre . Ce fameux paradoxe. " Se pouvait-il que le dessin contînt encore une autre signification cachée ? Il y avait Achille, à trente mètres de la tortue, tous deux en mouvement. Dans le temps que le Grec met à parcourir ces trente mètres, la tortue a avancé, disons, de trois mètres. Lorsque Achille a couvert à son tour les trois mètres, sa concurrente a encore trente centimètres d'avance sur lui. Il parcourt ces trente centimètres, mais s'aperçoit qu'il est encore à trois centimètres de la tortue, et ainsi de suite, ad infinitum. Achille ne peut jamais rattraper la tortue. Le dessin de Fuller voulait-il suggérer l'idée d'une réduction à l'infini ? ".(https://www.senscritique.com/film/Passe_virtuel/390549)

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