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jeudi 24 mai 2018

Un homme voit rouge

Quelques années après s’est débarrassé (à tort pour bon nombre de fans) du costume de James Bond et fort d’une carrière qui l’a hissé en haut du box office, Sean Connery a donc tout le loisir de choisir ses projets. Après « Zardoz », projet surprenant et audacieux, et l’adaptation du roman d’Agatha Christie « Le Meurtre de l’Orient Express », Connery s’engage dans ce film d’espionnage à budget confortable, plutôt réussi. Une double prise d’otages pour un Sean Connery, toujours aussi charismatique et à la fois inattendu dans ce rôle de colonel scandinave chargé de gérer les conséquences de cette crise. Point de contexte politique appuyé ici, ne voyez en effet, aucune connotation communiste dans le titre, il n’y en a pas… Connery qui retrouve ici un genre qu’il connait particulièrement bien, impose sa présence tout au long de ce métrage certes statique, mais suffisamment rythmé pour ne pas décrocher. Un suspense sans temps mort et avec un nombre soutenu de rebondissements qui nous font passer une heure et demie sans le moindre ennui. Le reste du casting d' Un homme voit rouge est constitué d’habitués du cinéma britannique de l’époque, quasiment tous déjà croisés aux côtés, notamment de Michael Caine. Un autre gage de qualité donc. Une mise en scène sobre et carrée nous amenant au plus près de l’action. Dommage que le film ait tout de même pris un bon coup de vieux (La photographie un peu « pisseuse », la direction artistique d’un autre temps…) Autre bémol un peu embêtant : un dénouement assez rapidement expédié qui nous laisse un peu sur notre faim. Rien de très grave néanmoins, le film reste suffisamment intense pour s’en priver.( http://www.cinemadequartier.com/un-homme-voit-rouge-de-casper-wrede-1975/)


  

Petit film d’espionnage, qui vaut surtout pour la présence de Sean Connery. Le scénario n’est pas trop simpliste ce qui est de bon aloi. Mais la réalisation est bien plate et le film manque cruellement de scènes clef. Sean Connery est un peu trop enfermé dans la tour de contrôle sur l’aéroport ce qui lui donne un aspect trop statique. Guère de succès critique ou public pour ce film qui a tenté une deuxième vie sous le titre de « The terrorists » guère plus affriolante. Il faut saluer cependant la belle musique de Jerry Goldsmith toujours inventif.La poursuite en avion de tourisme. Non pas pour la poursuite en elle-même qui fait plus office de voyage touristique mais pour la magnifique musique de Jerry Goldsmith qui prend le dessus sur le film.Le tournage n’a pas été de tout repos. Il y régnait une sorte de flottement dans les décisions artistiques du réalisateur. Sean Connery a dû menacer de quitter le tournage pour que tout le monde se ressaisisse.(http://www.rueducine.com/homme-voit-rouge-un-1974/).




Peu après son départ (cette fois-ci définitif) de la saga James Bond, Sean Connery s'est attelé à diverses productions plus modestes histoire de casser son image d'espion anglais charmeur et casse-cou. Ainsi, après sa mémorable prestation dans The Offence de Sidney Lumet (qui ne sortira en France que 35 ans plus tard !) et celle, inoubliable, dans le nanar de science-fiction Zardoz, le voici dans un thriller peu connu des cinéphiles et encore inédit en DVD par chez nous... Un homme voit rouge raconte donc une énième histoire de terroristes désirant une rançon comme on en voyait des tonnes dans les années 70 (Black Sunday, Les pirates du métro et j'en passe). Réalisé par un ami de la star, le Finlandais Caspar Wrede, le long-métrage ne brille hélas pas de sa réussite, le scénario étant en somme tout à fait plaisant mais c'est surtout dans sa mise en scène quasi-télévisuelle que le film pêche, Wrede n'arrivant clairement pas à dynamiser son histoire de prise d'otages pourtant alléchante, cette dernière se déroulant principalement dans un avion atterri en pleine piste scandinave. Quant à l'autre, située dans une résidence de luxe, on s'en contre-fiche au final. La tension ne grimpe quant à elle jamais, la faute à des dialogues sans panache et un réel manque de conviction de la part des acteurs, tous récitant leur texte passivement. Pour les scènes dites « d'action », il faudra également repasser : c'est l'ennui mortel dans l'avion et, mis à part un atterrissage forcé au début du film et une course-poursuite molle du genou en aéronefs, nous n'aurons pas grand chose de bien excitant à nous mettre sous la dent, surtout de la part des secoureurs. Reste heureusement la présence de l'excellent Ian McShane et du toujours impeccable Sean Connery, certes ici peu crédible en colonel scandinave (sans accent), pas très enthousiaste quant au film et plutôt monolithique mais néanmoins suffisamment bien présent pour nous éviter la case téléfilm. Un film mineur donc pour l'acteur écossais qui peine à sortir du lot après son départ de la franchise 007.(Malevolent-Reviews)

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