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dimanche 22 avril 2018

Mal Waldron

Comment classer un pianiste qui sut s'adapter, avec la même élégante efficacité, à tant d'esthétiques diverses, du bop au free jazz ? Accompagnateur idéal, Mal Waldron semble a priori ne pas avoir de style propre ; comme beaucoup de ses contemporains, il est nourri à la fois de Duke Ellington, de Bud Powell et de Thelonious Monk. L'instrumentiste, l'arrangeur et le compositeur développent néanmoins une manière très personnelle : l'économie des moyens, la prédilection pour les rythmes à trois temps, le goût pour la répétition de riffs cycliques et la fascination pour le silence construisent un monde sonore envoûtant que zèbrent parfois des percussions inattendues et d'agressives dissonances. Malcolm Earl Waldron, fils d'émigrés jamaïcains, naît le 16 août 1925 à New York. Il commence à étudier le piano à l'âge de huit ans, s'initie vers seize ou dix-sept ans au saxophone alto, instrument qu'il délaissera rapidement.


                  


Il étudie, au Queens College de New York, la composition et le piano classique avec Karol Rathaus ; sa passion pour Bach, Chopin, Brahms et Satie se manifestera tout au long de son parcours. Il opte définitivement pour le clavier, accompagnant de 1949 à 1953 les saxophonistes « Big Nick » Nicholas et Ike Quebec. De 1954 à 1957, il joue au sein du Jazz Workshop de Charlie Mingus, dont l'influence sera déterminante sur ses conceptions musicales : il est des sessions d'enregistrement de l'album historique Pithecanthropus Erectus (1956), qui ouvre la voie au free jazz. Il enregistre avec le jeune John Coltrane, pour lequel il compose Soul Eyes, devenu un standard. En 1957, Billie Holiday le choisit comme partenaire : Mal Waldron sera son dernier pianiste. Pendant les périodes de repos de la chanteuse, il dirige son propre ensemble au célèbre Five Spot Café new-yorkais. À la mort de « Lady Day », en 1959, il poursuit cette activité, tout en s'associant en 1961 au quintette que dirigent au Five Spot le trompettiste Booker Little et le poly-instrumentiste Eric Dolphy.(https://www.universalis.fr/encyclopedie/mal-waldron/)


                  


Après une licence en lettres obtenue à l'université du Queens, Mal Waldron travaille à New York au début des années 1950 avec Ike Quebec, George « Big Nick » Nicholas, et dans des groupes de rhythm and blues. Il joue avec Charles Mingus de 1954 à 1956 et accompagne Billie Holiday de 1957 à sa mort en 1959. Il participe également à des sessions d'enregistrement pour Prestige Records, en tant qu'accompagnateur, arrangeur et compositeur (il compose Soul Eyes à cette période). À la mort de Billie Holiday, il enregistre en tant que leader. En 1963, à la suite d'un accident cérébral, dû à la fatigue et à une overdose d'héroïne, il doit réapprendre à jouer, apparemment à partir de ses propres enregistrements.




                  


Il compose des musiques de film (The Cool World, 1964, Trois chambres à Manhattan, 1965, Sweet Love, Bitter, 1967), ainsi que des musiques pour le théâtre et des ballets. Il s'installe en Europe en 1965, habitant d'abord à Munich, puis, dans les dernières années de sa vie, à Bruxelles plus particulièrement à Uccle rue Vanderkindere. Il enregistre beaucoup, en Europe et au Japon, retournant régulièrement aux États-Unis pour donner des concerts. Son album Free at Last (1969) est le premier disque enregistré par le label ECM. À partir de la fin des années 1960, il joue dans le groupe jazz-rock Embryo. Dans les années 1980 et 90, il joue beaucoup avec Steve Lacy, notamment en duo, autour de compositions originales ainsi que de Thelonious Monk.


                 

Mal Waldron a un style unique et immédiatement reconnaissable. Il est parfois comparé à Bud Powell et Thelonious Monk pour ses harmonies dissonantes. Il appréciait également les accords épais et riches dans le registre grave, donnant une couleur souvent mélancolique à son jeu. Il basait souvent ses solos sur la répétition d'un motif simple qu'il développe, en opposition avec les longues lignes mélodiques des musiciens bebop. Considéré comme avant-gardiste, son style en solo, dépouillé, jouant souvent sur des murs de son plus que sur des lignes mélodiques, était en rupture avec ce qui se faisait à l'époque. Sa faculté à jouer des ballades sur des tempos extrêmement lents et profonds, tout en restant flegmatique et stoïque, est aussi devenue légendaire.
(https://fr.wikipedia.org/wiki/Mal_Waldron)

5 commentaires:

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