.

.

dimanche 11 mars 2018

Le Pigeon d'argile

Tout comme avec son Enigme du Chicago Express réalisé un peu plus tard, ce Pigeon d'Argile fait partie des série B nerveuse sur lesquelles Richard Fleischer se fit la main au sein de la RKO (et démontrant une efficacité qui allait bientôt le mener à des productions plus prestigieuse. Fleischer signe ici un modèle de thriller, palpitant et tendu du début à la fin. Du réveil à l'hôpital de son héros amnésique à la conclusion, la tension ne se relâchera pas.Mise en scène alerte et inventive de Fleischer, aussi bien dans la traduction du trouble de Fletcher et sa surprise devant l'hostilité qu'on lui témoigne (avant qu'il ne découvre qu'il est un traître), l'utilisation – plutôt originale pour l'époque – des flash-backs (surtout le dernier, vraiment surprenant) et bien sûr les scènes d'actions rondement menées (particulièrement lors d'une impressionnante sortie de route en voiture et une palpitante course poursuite à pied dans Chinatown).Bill Williams, sorte de Mark Wahlberg avant l'heure (la ressemblance est étonnante, même dans le jeu), apporte une présence solide et fragile à la fois, bien secondé par la charmante Barbara Hale (future assistante de Perry Mason dans la série avec Raymond Burr), tandis qu’en opposition les méchants sont retors à souhait, notamment l'ancien geôlier japonais campé par Richard Loo. Seul petit défaut : le scénario sans doute un peu prévisible pour qui est rompu à ce genre de suspense hitchcockien, notamment tout ce qui tourne autour du meilleur ami joué par Richard Quine (encore acteur à l'époque), dont on a tôt fait de deviner les intentions louches.La conclusion dans le train, remarquablement amenée, est sans doute aussi un peu trop brève (on pense forcément à celle, similaire et plus réussie, de L’Ombre d’un doute de Hichtcock). Le brio de Fleischer, son art de la concision et de la caractérisation des personnages dans l’action fait dans tous les cas plaisir à voir, le film durant à peine une heure. À méditer, à l’heure où le moindre blockbuster peine à descendre sous les 2h30…(http://chroniqueducinephilestakhanoviste.blogspot.fr/2011/09/le-pigeon-dargile-clay-pigeon-richard.html)


   


Si Richard Fleischer nous avait fait grosse impression avec The Narrow Margin, ce Pigeon d'argile demeure un petit polar bien fragile. L'idée classique du gars amnésique (Bill Williams) accusé d'être un traître qui doit se faire la malle pour prouver son innocence. Une gentille idée modianesque qui malheureusement se révèle guère palpitante. Notre ancien soldat Bill va faire équipe avec une certaine Martha Gregory (Barbara Hale) : il passe pour être le responsable de la mort de son mari (un pote à lui) et si leur première rencontre est forcément tendue, ils ne vont point tarder à faire ami-ami (Je ne me souviens de rien mais je vous jure que je suis innocent ! Ah bon). Ils partent ensemble pour Los Angeles à la recherche d'un troisième larron, Ted Niles (Richard Quine) qui, d'après Bill, devrait lui ranimer la mémoire (pendant la guerre, on les surnommait les trois Mousquetaires, c'est pas rien). Une chtite course poursuite en bagnole rondement menée, une visite touristique du Chinatown de Los Angeles et un dénouement dans un train (Fleischer sembler aimer les chemins de fer) qui peut en cacher un autre (ainsi que le véritable meurtrier - joli petit effet spécial, tout de même, lors d'un flash-back livrant la clé de l'énigme), c'est un peu tout ce qu'il y a à se mettre sous la dent dans ce film noir loin d'être trépidant.


                  

Des passages limite risibles (Bill et Barbara qui passent une semaine paisible au bord de la mer alors que deux secondes avant ils voulaient presque s'entre-tuer - on est dans un film noir ou dans une panade adaptée d'un bouquin Harlequin ? ; Ted qui demande à Bill au téléphone l'adresse où il se cache avant de lui dire qu'il est dangereux de se parler au téléphone, la police risquant de surveiller la ligne... Il se met alors à lui parler en code, un truc franchement absurde, Bill n'ayant désormais plus rien à cacher...) pour une seule séquence vraiment poilante (Bill pourchassé par trois hommes trouve refuge dans un appart à Chinatown : une femme asiatique, comprenant sa situation, le cache derrière un rideau dans une pièce où se trouve son bébé ; les trois hommes font alors irruption dans l'appart : l'un d'eux s'approche de la fameuse pièce alors que la femme leur indique que son bébé est en train de dormir et qu'il risque de le réveiller. Bill a alors une idée de génie : il se saisit d'un jouet, le pète sous les yeux du bébé halluciné, celui-ci pousse un cri de rage et le tueur de ne point oser entrer dans la pièce - ça vient de loin, pétard...). Le petit twist final n'en est pas un et la conclusion est d'un gnan-gnan sans nom. Heureusement le bazar est court - tout juste une heure... Un pigeon bien trop tendre pour nous rassasier.(http://shangols.canalblog.com/archives/2011/05/24/21216872.html)

3 commentaires:

  1. http://uptobox.com/9n3lyfb5s4aj
    (tjrs Francomac !!)

    RépondreSupprimer
  2. Merci pour ce partage !
    Voici une affiche alternative :
    https://moviecovers.com/DATA/zipcache/LE%20PIGEON%20D%27ARGILE%20(1949).jpg

    RépondreSupprimer