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mercredi 14 février 2018

La haine des desperados

Dans la plus pure mouvance des spaghettis de l'époque, la violence réside en permanence au cœur de ce western américain de Henry Levin tourné en Espagne. Le réalisateur yankee adopte tous les ingrédients du pur style macaroni à la sauce bolognaise : un mauvais scénario, un mauvais choix d'acteurs, une intrigue mal montée, une histoire complètement gore dominée par la bestialité et la folie. On retrouve Jack Palance dans le costume d'un officier sudiste dirigeant une bande d'anciens soldats sécessionnistes, pillant, volant et brûlant tout sur son passage. Il était nettement meilleur avec le même accoutrement dans "Les collines de la terreur" avec l'excellent Charles Bronson. Dans La haine des desperados , son rôle frise l'hystérie et pousse la démence à son paroxysme. Quant à Vince Edwards, le fils qui se rebelle contre son père et ses deux abominables frères, il ne convainc personne dans son rôle de héros inconsistant. Si Neville Brand se montre plus incisif dans la peau du marshal courageux, il n'a pas le physique de l'emploi avec sa grosse bidoche et sa dent en moins. Certaines séquences s'enchaînent trop brusquement et donnent le sentiment d'un tournage bâclé. La fin dramatique est très surprenante et le spectateur quitte la scène avec le goût amer de l'inachevé. Dommage car il y avait matière à produire un bon western, l'idée de base étant pertinente.Bon film d'action, avec chevauchées, coups de feu, bagarres, et dans un rôle secondaire mais attachant Neville Brand, au grand coeur cette fois...


                  


Ici, les méchants sont très méchants et les gentils très justes, très droits; l'histoire nous conte l'épopée sanglante d'un père (Jack Palance), ancien officier sudiste et de ses trois fils (dont deux sont comme lui cruels et prêt à descendre le premier venu qui pourrait faire offense à la famille, l'autre très gentil) menant des raids au Texas par veangence et cupidité, a la tête d'une bande d'outlaws; la famille se divise, et c'est le drame !! bon moment de détente assuré.Certes c'est assez inattendu et j'ai eu le sentiment que les producteurs copiaient ici LES CRUELS de CORBUCCI:Jack Palance,comme Joseph Cotten,est un ancien officier Sudiste avec trois fils dont un qui veut s'en aller car il voit que son père est devenu dingue sous prétexte de vouloir contnuer une guerre perdue et on a aussi de bons amis de retour(Neville Brand,pour une fois pas en salaud)...On aime ou pas mais franchement... :bravo Mr PALANCE!rion a eu raison de citer Neville Brand qui fait une belle prestation et qui est bien doublé contrairement à Jack Palance ce qui accentue son surjeu hystérique surtout sur la fin, malgré de bons passages.


                 

Ce film m'a déçu car j'aime bien Palance. Mais en vost c'est un peu mieux. La prometteuse horde du générique laisse place à un désenchantement sur le film lequel a en revanche une belle fin, une belle chute. Encore que l'on pourrait noter que le fils aîné arrive entre des rochers et que le plan de chute montre un sommet plat avec un seul roc ressortant mais pas du côté de l'arrivée au sommet précédente. . Mais la scène va bien jusqu'au générique de fin qui honore en images le rôle de Neville Brand sauf que son nom est cité loin dans la liste. La violence est ici montrée de façon moins réaliste que dans La horde sauvage avec une réalisation plate. On accroche à certains moments comme la scène de baignade et du dialogue amoureux qui suit par la jolie blonde (Sylvia Syms, 80 ans cette année je crois) qui rehausse la prestation de son partenaire Vince Edwards qui pour le reste a un jeu insipide.Une bonne scène quand le Marshal (Neville Brand) fait venir David Galt à son bureau, l'ensemble avec les adjoints et le dialogue est bien tourné. Autre belle scène lors de la remise d'étoile de Marshal adjoint. L'attaque de banque est intéressante aussi. Le jeune frère Galt (Christian Roberts) tire bien son épingle du jeu.(https://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?t=900)

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