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jeudi 31 août 2017

L'Envers du paradis

L'Envers du paradis est un film français réalisé par Edmond T. Gréville, sorti en 1953. Prévenez vos voisins car "L'envers du paradis", réalisé en 1953 par Edmond T. Gréville, va faire du « bruit » . Un vrai scandale inèdit que l'on doit à Patrick Brion dans son célèbre « Cinéma de minuit » . Bien que "L'envers du paradis" ait pour thème une histoire imaginaire et que les personnages soient fictifs, ce film a été entièrement réalisé dans le château, les rues et chez les habitants du Haut de Cagnes dans les Alpes Maritimes! Le temps d'un film, Cagnes-sur-mer devient donc Segnac! Une ville qui part à la recherche de ce cinéma disparu avec son bar et son auberge! L'immense Erich von Stroheim (costume de capitaine oblige) a jeté son encre ici parce que les paysages de vin rosé sont oubliés plus vite qu'ailleurs! Amateur de proverbes chinois, l'acteur trouve en O'Hara un personnage sur mesure en travaillant toujours de la stratosphérique après le cinquième cognac! Segnac, c'est en quelque sorte pour lui une merveilleuse salle d'attente! A Segnac, tout se sait, tout se voit! Etchika Choureau est une Violaine alliant émotion et tristesse! Elle aimait comme on aime à vingt ans, à la vie à la mort! Ayant mal négocié son virage, il est fort dommage que cette actrice engagea sa carrière dans une impasse avec un prince héritier du Maroc! Un classique « René Château Vidéo » qui se voit encore aujourd'hui avec un certain plaisir grâce à la nostalgie d'une époque à jamais révolue... Dans des années 50 marquées par la Qualité française et le tournage en studio, Cet Envers du Paradis se démarque par sa volonté totale de tourner en extérieurs (à Haut de Cagnes) ; l'accent méridional aidant, le film entretient ainsi un petit parfum désuet années 30 - période qui a vu les débuts cinématographiques de Greville. Pour la peine, la description de ce village fictif et enchanté est bel et bien ancrée dans les années 50 : les figures pittoresques "Pagnol-esques" côtoient en parfaite harmonie les jeunes qui dansent sur du jazz, des artistes "bohème", des étrangers marginaux (Erich Von Stroheim, émouvant en épave échouée là, amoureux comme un adolescent) et même des homosexuelles affichant sans problème leur orientation en portant cravate et smoking.(chrischambers86) 



                 


Une sorte de petit paradis où l'oisiveté et la sensibilité artistique sont reines. Le décor étant planté, le film va déployer son drôle de scénario mélangeant les codes du mélodrame, du drame passionnel et de l'enquête policière. L'ensemble ne manque pas de charme, y compris dans cette association un peu bancale mais qui a le mérite de ne pas aboutir à un film stéréotypé.L’action est censée se dérouler à Segnac , un petit village de la Côte d’Azur. En fait ce nom de village n'existe pas , il s’agit du Haut de Cagnes à Cagnes-sur-mer , où le film a été tourné. Au début du film, Gabriel Dautrand arrive au village, il se dit peintre mais se révèlera être commissaire. C'est un clin d'œil au peintre Auguste Renoir qui habita Cagnes-sur-mer.Il s'agit d'un drame policier en noir et blanc. L'histoire fait un peu penser à une enquête du commissaire Maigret. Le film commence avec l'arrivée de Gabriel dans un village de Provence. On ne peut s’empêcher bien sur de penser un peu à Pagnol ... Bref Gabriel vient y passer des vacances incognito, se faisant passer pour un peintre.(https://www.senscritique.com/film/L_Envers_du_paradis/critique/112570203)


                 

Ce village est une sorte de microcosme avec des personnages qui auraient tout pour être heureux mais qui finalement ne le sont pas. Il n'y a pas trop d'action mais la peinture des personnages est intéressante. O'Hara est un ancien capitaine de bateau à la retraite qui se réfugie dans l'alcool par exemple. Il y a aussi un écrivain qui a des problèmes avec son épouse alcoolique, elle aussi. Il tombe amoureux d'une jeune femme qui est atteinte d'un mal incurable et qui a décidé de profiter des derniers instants ... L'ambiance du film est finalement assez sombre. Et puis il y a un meurtre, celui de l'épouse de l'écrivain. La gendarmerie locale est un peu perdue et finalement Gabriel qui est en réalité commissaire mène sa propre enquête. La mise en scène n'a peut être rien d'extraordinaire mais certains plans sont tout de même bien trouvés : celui de la chaise qui bascule par exemple. L'intrigue policière n'est pas vraiment captivante. L'interprétation est assez bonne avec Jacques Castellot dans le rôle du commissaire, personnage très humain et qui observe les mœurs des habitants de ce village. Erich Von Strohaim est toujours aussi étonnant, ici dans le rôle d'un capitaine. Etchika Choureau est attendrissante dans le rôle pathétique de Violaine, une jeune femme très fragile.(https://www.senscritique.com/film/L_Envers_du_paradis/critique/79685782)

mercredi 30 août 2017

La Chevauchée des bannis

« Habituellement les héros de western étaient tellement bons qu’ils pouvaient marcher avec une auréole au-dessus de la tête, ou tellement mauvais que Lucifer aurait pu venir prendre des leçons. J’aimais les gens et j’essayais de montrer de véritables êtres humains. Les personnages de Day of the Outlaw m’étaient très proches, car j’avais commencé à gagner ma vie comme cow-boy. Cette histoire est vraie et j’ai essayé de la rendre aussi réelle que possible » disait le communément nommé "quatrième borgne de Hollywood" (Fritz Lang, Raoul Walsh et John Ford étant les trois autres) à Bertrand Tavernier lors d’un entretien en 1993 à Lyon et repris dans le livre Amis Américains. Et effectivement, pour atteindre à ce vérisme, que ce soit pour les personnages ou les décors, les situations ou les objets, tous ces derniers sont très éloignés des canons hollywoodiens traditionnels ; même s’il est tout aussi vrai que beaucoup de westerns des années 50 avant lui s’en étaient déjà pas mal éloignés. On peut donc avec raison taxer ce film de moderniste, mais n’exagérons rien et n’en faisons pas comme certains un OVNI car il eut quand même de nombreux prédécesseurs, de Yellow Sky à Vera Cruz en passant par Johnny Guitar et bien d’autres dans des styles certes tous très différents. Pour en revenir à La Chevauchée des bannis, ses protagonistes principaux sont avant tout humains, ni tout blanc ni tout noir ; paradoxalement même, son héros interprété par Robert Ryan n’apparaît pas spécialement sympathique dans l’immédiat alors qu’au contraire une certaine humanité semble poindre à de nombreuses reprises chez Burl Ives. La volonté d’authenticité peut également très vite se vérifier en regardant attentivement les décors qui sont d’une grande austérité : rarement nous n’avions vu jusqu’ici dans les westerns une épicerie ou un saloon aussi pauvres, aussi vides d’objets. Il faut dire que dans des régions aussi reculées, ces échoppes n’étaient quasiment pas achalandés en hiver, ce qui fait que les étagères et les comptoirs ne débordaient pas vraiment, ni de victuailles ni de boissons. Cet ascétisme visuel se retrouve dans les paysages extérieurs recouverts de neige, et au milieu desquels s’élèvent trois ou quatre malheureuses cabanes disséminées ici et là. Pas grand chose pour attirer le regard, aucun "exotisme" de l’Ouest, un aspect pittoresque totalement absent ; tout est fait pour se concentrer sur les personnages, sur leurs failles et leur psychologie, d’où l’appellation par Bertrand Tavernier de "western dreyerien".




                            


Le générique du film débute normalement pour laisser place en son milieu à une conversation à deux entre Starrett et son contremaître qui, en quelques phrases et en un seul plan fixe (sans aucun rapport de gros plans), nous fait comprendre toute la situation. Si les premiers échanges nous font penser que l’histoire sera d’une banalité confondante pour tous les amateurs de westerns - le thème du conflit entre éleveurs avides de grands espaces et fermiers casaniers étant certainement le plus usité du genre -, l’on apprend immédiatement dans la foulée que les barbelés semblent être une mauvaise excuse, le troupeau de Starrett ne passant qu’une fois par an sur ces terres. La rivalité entre les deux clans serait plutôt passionnelle, Starrett voulant impérativement récupérer la femme de l’agriculteur. Et le générique de repartir d’où il s’était arrêté ! Modernité de la mise en scène, convention de l’intrigue, si cela avait été si simple ! Alors que le sujet, les situations et les personnages étaient bien campés, à la 18ème minute on tourne la page sans que rien ne se soit résolu et une autre histoire commence ; l’irruption brutale des hors-la-loi lors d’une scène déjà fortement tendue fait bifurquer le film vers une toute autre direction. « Je voulais explorer la bizarre situation suivante : un groupe de hors-la-loi en fuite qui terrorise une petite communauté de l’Ouest, et puis, par un sort de la nature, devient lui-même prisonnier d’un silence blanc au milieu de nulle part » disait le scénariste Philip Yordan. Sa description de cette "seconde" partie est intrigante, le film le sera désormais tout autant, la tension ne se relâchant à aucun moment.


                  


Dès lors, nous assistons à une sorte de combat psychologique entre deux comédiens formidables : Robert Ryan (qui a grandement participé à l’écriture du scénario) et Burl Ives, qui interprètent avec une grande sobriété deux personnages difficiles à cerner, d’une richesse et d’une ambiguïté sacrément captivantes. Le premier, de prime abord antipathique, individualiste forcené capable de toutes les bassesses pour remettre la main sur la femme de son ennemi, va petit à petit se rendre compte de l’importance de la communauté. Le second, après avoir commis les pires ignominies (le massacre d’un groupe de Mormons), empêchera jusqu’au bout ses hommes de se livrer au pillage et au massacre du village dans une sorte de volonté finale de rédemption ; mais on n’en dira pas plus de peur d’avoir déjà pas mal dévoilé l’intrigue. Des personnages forts mais une interprétation constamment en demi-teinte, tout comme celle de Tina Louise, "la femme par qui le scandale arrive " ; rarement inoubliable, celle-ci nous offre peut-être ici son rôle le plus mémorable (même s’il n’a rien à voir avec les photos publicitaires lancées à l’époque pour la sortie du film, qui la montraient avec un décolleté plongeant sur une poitrine généreuse ; des photos que l’on retrouve dans le livre d’accompagnement du DVD). Il faut dire que Russell Harlan la photographie divinement, tirant le maximum de son beau et délicat visage ; elle est tellement bien mise en valeur que l’on comprend pourquoi Robert Ryan tient absolument à la récupérer. Pour la fameuse séquence du bal, André De Toth disait ne pas avoir prévenu l’actrice de ce qui allait lui arriver, ne lui avoir donné aucune indication afin qu’elle soit aussi surprise que le personnage ; et en effet, l’effroi qui se lit sur son visage ne semble pas être feint, ce qui était bien le cas.(http://www.dvdclassik.com/critique/la-chevauchee-des-bannis-de-toth)

Éducation de prince

Sophie, ex-reine de Silistrie et veuve du roi Bogidar, renversé par l'un des nombreux coups d'État dont son pays est devenu coutumier, vit pauvrement en exil à Paris avec son fils le prince Alexandre dit Sacha Gregorieff, jeune étudiant peu soucieux de son statut d'héritier du trône de Silistrie et participant enthousiaste à toute manif'un peu anarchiste fleurissant dans sa faculté. Il vit également un amour partagé avec sa condisciple Marianne, fille du délicieux Monsieur Honorat, artisan-poète qui fabrique ironiquement des marionnettes sur une péniche fleurie amarrée en bord de Seine. La reine Sophie, extravagante et hyperactive, a jusqu'alors réussi à survivre à peu près convenablement en couvrant de titres ronflants et d'honneurs virtuels tour à tour son concierge, l'épicier ou le boucher devenus, par les largesses de l'ex-souveraine, comte, baron ou autre dignitaire silistrien, hélas in partibus. Mais la Silistrie intéresse également au premier chef un financier moyennement scrupuleux nommé Chautard dont la fortune dépend de l'exclusivité d'exploitation du pétrole silistrien qui ne lui est régulièrement renouvelée, révolution après révolution, que contre argent sonnant versé au nouveau dictateur du jour. Désireux de mettre fin à cette spirale qui va le ruiner, Chautard va tenter de rétablir en Silistrie une monarchie durable lui coûtant infiniment moins cher. Il s'adresse alors à l'homme qui peut lui faire rencontrer la souveraine déchue et l'héritier providentiel, le très snob et tout aussi moyennement scrupuleux Cercleux, cynique désabusé expert en bonnes manières et en relations mondaines. Ce personnage, bien moins froid qu'il ne veut le paraître, va prendre en main le jeune Sacha afin de lui donner, du moins le pense-t-il, une Éducation de prince. Après maintes péripéties, le doux et charmant Alexandre montera bien sur le trône silistrien au bras de son délicieux symbole républicain devant Cercleux et Chautard couverts de décorations et d'uniformes prestigieux. Longeant la nef solennelle après le couronnement, Marianne ne peut s'empêcher de demander à Alexandre : — « Vous croyez vraiment que je serai une reine... convenable ? — Qu'est-ce que vous savez faire ?répond Sacha. — Les pull-overs, la cuisine bourgeoise et les équations au troisième degré. — C'est plus qu'il n'en faut ! » conclut le nouveau roi de Silistrie.


                

Éducation de prince est un film français réalisé par Alexandre Esway, sorti en 1938 Il s'agit d'un remake de Éducation de prince d'Henri Diamant-Berger sorti en 1927. Le sujet a un petit coté moderne, un pétrolier français obligé de payer les différents dictateurs qui se succèdent à la tête d'un état imaginaire d' europe de l' est décide de remettre en selle la monarchie pour enfin trouver la stabilité. Pour ce faire il s'adresse à un spécialiste des coups tordus Louis Jouvet qui va tenter de former le prince Robert lymen, qui vit en exil à Paris, à son métier. Une bonne base malheureusement la réalisation n'est ni dynamique, ni moderne et le film malgré quelques passages savoureux ne décolle pas vraiment. (Allociné).Il s'agit d'une comédie filmée en noir et blanc. Le film commence avec un coup d'état en Silistrie, un petit pays d'Europe centrale. Le sort de ce pays intéresse Chautard un homme d'affaire qui y a investi dans les pétroles. Les coups d'état à répétition ne font pas ses affaires et il envisage de restaurer la monarchie en Silistrie. C'est ainsi qu'il prend contact avec la reine de Silistrie en exil à Paris avec Sacha son fils qui est étudiant. Un professeur de bonne manières, Cercleux, est chargé de préparer Sacha à monter sur le trône. Sacha de son côté est fiancé à Marianne, tout un symbole, une jeune femme très simple.


                               

Le scénario est relativement simple sans réel rebondissement. Il n'y a pas vraiment d'action, c'est relativement statique. Il n'y a pas de scène réellement marquante dans le film. La tonalité du film est assez légère, teintée d'humour. Les personnages sont stéréotypés : une Reine déchue, endettée et qui rêve de retourner dans son pays, un Prince qui trouve le bonheur dans la simplicité, un homme d'affaire fascinée par la noblesse de la Reine et qui s'ingère dans les affaires d'un petit pays pour en exploiter les richesses, un professeur de bonne manières qui fait du chichi ... Certaines scènes sont un peu pompeuses y compris dans les dialogues. C'est la confrontation de tous ces personnages qui fait l'intérêt du film. L'interprétation est plutôt bonne avec Louis Jouvet qui assure sans plus dans le rôle de Cercleux. Il est accompagné par Elvire Popesco dans le rôle de la Reine et Rober Lynen dans le rôle de Sacha. Fernand Charpin a un rôle secondaire sans grand intérêt ...(https://www.senscritique.com/film/Education_de_prince/425285).Il n'existe pas de DVD du film et la version VHS est quasi introuvable hélas.

mardi 29 août 2017

La grande valise

Une comédie un peu poussive, qui voudrait mêler les bons mots d'Audiard à la description d'une relation romantique dans le cadre idyllique d'un Liban hélas disparu. Hélas, la rencontre de tontons flingueurs avec une héroïne hippie à la recherche de l'amour absolu fait pschitt ! Il est clair que Lautner n'était pas fait pour cela, même si sa fascination pour Mireille Darc affleure à chaque plan de l'actrice dont la beauté n'a, sans doute, jamais été aussi mieux mise en valeur. A noter la présence toujours jouissive du grand Francis Blanche et de Biraud, éternel second rôle habitué aux emplois de malchanceux.Avant la Valise, il y eut la Grande Sauterelle. L'auteur était déjà amoureux de Mireille Darc, de sa blondeur ensoleillée, de ses taches de rousseurs ambrées, de son sourire craquant et enfantin, de ses yeux de biches jouant des hommes et des clichés. Quant au film, le scénario et les dialogues sont laborieux, l'intrigue inintéressante, les comédiens cabotinent a l'envi ... mais Lautner tourne vingts minutes magiques à l'ombre des colonnes de Baalbek, où Krüger et Darc se découvrent, se plaisent, se charment, et nous donnent à sentir une parcelle du paradis terrestre. Leurs mains enlacées dans le sable resteront longtemps accrochées à ma mémoire. Galia a grandi. Elle a pris des couleurs, assume sa liberté, et finit heureuse et comblée, avec un gout d'éternité au bord des lèvres. Vous ai-je parlé de ses lèvres ?L'histoire d'un arnaqueur qui rencontre une jeune femme libre à Beyrouth. Le film ne manque pas de charme, l'ambiance et la beauté de Mireille Darc y sont pour beaucoup.



                   


Les dialogues de Michel Audiard amusent. Si on note quelques temps morts, cela dégage aussi une forme de nostalgie, du temps ou il n'y avait 36 plans par minutes, et ou la caméra ne devait pas automatiquement bouger en permanence. Les seconds rôles sont formidables : Francis Blanche, Maurice Biraud, Venantino Venantini ...Et enfin on y trouve ce qui faisait le charme des années 60 et que je n'ai pas vécu.Beyrouth : Carl est distrait des préparatifs du dépouillement d’un riche homme d’affaires par une jeune femme dont il tombe amoureux. « Les gens, c’est comme les mots : y a ceux que j’aime et ceux que j’aime pas. Quand j’aime pas, je supprime ». Audiard évidemment, première scène jubilatoire avec Marco, un gangster ayant vraiment le profil (Georges Géret).


                 

Mais il s’agit d’un faux semblant, l’organisation de l’agression n’est qu’une intrigue secondaire, et le film se centre vite sur la rencontre de Carl est de « Sauterelle » (Mireille Darc), dans un Liban alors convivial et francophile. L’enchevêtrement des deux thèmes, ainsi que la volonté de traiter en parallèle d’autres sujets tels que l’amitié, ou, même, le sens de la vie, empêche la mise en place d’un climat stable. A vouloir mêler ainsi lyrisme et action, le spectacle perd aussi de sa cohérence, d’autant que le traitement de l’histoire d’amour est gauche et cède à l’exotisme de cliché. On ne voit pas par exemple la nécessité de situer quelques séquences à Baalbek, si ce n’est pour en montrer le décor. Les scènes du couple d’acteurs ne sonnent pas toujours juste non plus, et le numéro de Gédéon (Francis Blanche) est émouvant mais fabriqué. Au final on à une œuvre foisonnante, touchante, nostalgique, pimentée parfois de bons mots (la vie, c’est à sept ans que çà se décide : on apprend l’arnaque ou le solfège), mais pataude. Le plus étonnant est que cette maladresse participe elle-même au charme dégagé.(Wiki)


                                    

Sorti au plus fort du conflit israélo-palestinien en 1973, La Valise est un film tout à fait surprenant et risqué, anticipant Les aventures de Rabbi Jacob d'Oury pour son mélange de comédie populaire et de fond politique grave, ainsi que son message de paix. La relative naïveté avec laquelle Lautner s’empara du sujet sans mesurer les conséquences est pour beaucoup dans la réussite de l’entreprise, entre mélancolie et drôlerie. Difficile d'imaginer aujourd'hui une comédie mise en route autour d'un tel sujet. Si Lautner n'abandonne pas sa loufoquerie légendaire (la parodie de western spaghetti en arabe en ouverture), le film étonne par le ton romantique et désenchanté qu'il dégage. Le trio principal, aux registres nuancés, aborde avec talent tous les virages thématiques du récit. Jean-Pierre Marielle, par son jeu complexe, parvient à donner à son personnage une lumière tout à la fois amoureuse et burlesque, tout en représentant une certaine forme de classe et distinction le rendant parfaitement complémentaire avec Michel Constantin.Ce dernier est son opposé en tout point, espion franchouillard mal fagoté, fraudant ses notes de frais, gentiment raciste sur les bords et ahuri avec les femmes. C’est cette simplicité et la sympathie dégagées par le jeu de Constantin qui le rendent si attachant. Face à eux, Mireille Darc explose dans un rôle bien éloigné de la jolie ingénue des débuts, s’affirmant définitivement comme la Femme fatale française des 70’s. Une nouvelle fois, Lautner soigne les apparitions de sa muse, plus incendiaires que jamais. La première rencontre avec Marielle en robe de soirée dans le bar de l’hôtel est un grand moment, tout comme le fameux full frontal de Françoise vue à travers le reflet d’une vitre.


          

Le scénario de Veber, expert en quiproquos, joue habilement de la situation précaire de Marielle, à coup de gros gags le voyant sacrément malmené dans sa valise, l'alternance colère/ élan de tristesse forcé s'avérant des plus amusant. Son triangle amoureux fonctionnant parfaitement dans ses différences, Lautner peut du coup orienter le film dans une direction plus aventureuse. Tout au long de ce qui est un fort élégant film d’aventure (beau travail de Maurice Fellous une nouvelle fois, lors des scènes dans le désert) on retrouve en filigrane des thèmes abordés dans La grande sauterelle (pour le professionnel détourné de son objectif par LA femme) et Les Barbouzes (pour la lassitude de l’agent aspirant à une vie plus tranquille). Malgré leur rivalité, le duo Marielle/Constantin se rejoint dans cette usure qui donne tout son cachet à l’œuvre. Le personnage du Commandant égyptien (joué par Amidou) se greffant un peu grossièrement au trio sur la fin permet donc de délivrer un message de paix naïf mais sincère et appuie la tonalité plus mélancolique de la deuxième partie du film.


                  


Les conflits divers ne semblent plus avoir d’importance quand il faut gagner le cœur de Mireille Darc et le scénario révèle l’éveil de ces hommes redécouvrant soudainement ce qui est finalement l’essentiel.Ce traitement tout en finesse se voit transcendé lors des meilleurs moments par la belle musique de Philippe Sarde et son entêtante valse au piano faisant office de thème principal. Une des scènes les plus marquantes étant sans doute cette séquence sur la plage où les héros se disputent une énième fois les faveurs de Mireille Darc, le piano créant une distance par rapport à leurs agitations, tandis que Lautner alterne les champs/ contre-champs entre le regard amusé de Françoise sur ses prétendants et les mines ahuries de ces derniers. La jolie fin ouverte relançant le cycle de la séduction est également une des plus belles de l’œuvre de Lautner.(http://chroniqueducinephilestakhanoviste.blogspot.fr/2011/08/la-valise-georges-lautner-1974.html)

dimanche 27 août 2017

Buddy Rich

Bernard « Buddy » Rich (30 septembre 1917 à New York - 2 avril 1987) est un batteur américain de jazz et meneur de groupe. Cet autodidacte était connu pour sa technique, sa puissance, sa vitesse et son habileté à improviser.Il est né dans une famille juive du quartier de Brooklyn à New York. Son père découvrit que Buddy était familier avec le rythme, car il était capable de battre de façon rythmée à l'âge d'un an. Sa plus grande qualité était son habileté et sa rapidité sur des doigtés frisés (alternance : un coup main gauche, un coup main droite). Buddy a commencé à battre dans un théâtre de vaudeville à l'âge de 18 mois, surnommé alors Traps the Drum Wonder. À 11 ans, il était meneur de groupe.





En 1937, il commence à jouer du jazz avec Joe Marsala, puis avec Bunny Berigan (1938), Artie Shaw (1939), Tommy Dorsey (1939-1942, 1945, 1954-1955), Benny Carter (1942), Harry James (1953-1956), Les Brown, Charlie Ventura, Jazz at the Philharmonic, tout comme dans son propre groupe, tout en accompagnant de célèbres groupes de musique. Il assiste aux débuts de Frank Sinatra, avec qui il fait un temps partie du Tommy Dorsey Orchestra. Il va aussi jouer avec Art Tatum, au début des années 1950 et en tant que leader de petites formations. Il enregistre également un album en trio avec Lester Young et Nat King Cole en 1955. Buddy Rich tourne avec Flip Phillips et le trio d'Oscar Peterson, ils enregistrent l'album Live in Miami en 1957. Une étude sur le jeu de Buddy Rich dans cet album a été réalisé par Guillaume Nouaux dans l'ouvrage Jazz Drums Legacy, le langage de la batterie jazz chez 2Mc éditions (2012).




À partir de 1966 jusqu'à sa mort, il menait un big band, alors que leur popularité était déclinante depuis les années 1930. Sa pièce la plus connue est l'arrangement de West Side Story. En tant que meneur de groupe, il était réputé pour son caractère explosif. Sur son lit de mort, une infirmière lui aurait demandé s'il était allergique à quoi que ce soit. Il aurait répondu : « Oui, à la musique country ! » Il est enterré au Westwood Village Memorial Park Cemetery à Los Angeles, Californie. Buddy Rich jouait sur une batterie Slingerland et des cymbales Zildjian.Buddy Rich est cité comme un maître par le personnage principal du film américain Whiplash réalisé par Damien Chazelle. Il est considéré comme étant l'un des meilleurs batteurs de jazz au monde.(Wiki)





Le Mozart de la batterie, soliste à quatre ans (dans un spectacle appelé “the drum wonder”), Bernard "Buddy" Rich a traversé toute l’Histoire de la batterie d’un bout à l’autre en innovant et progressant sans cesse (il est né en 1917, et mort en 1987). Ses roulements atteignaient une vitesse qui serait légendaire si on n’en avait pas une trace filmique. Entre autres coups typiques sans doute inventés par lui : le roulement ternaire (DDG) sur baguette (un « Stick trick » repris par Thomas Lang dans « Creative control », on trouve néanmoins des « ras » de 5 de baguettes dans la « Marche des éclopés » napoléonienne), les passages en passant un bras au dessus puis en dessous de l’autre en frisé continu, le roulement alternant 3 membres (main droite-main gauche-pied droit).





En 1966, il enregistre avec son Big Band (album "Swingin' New Big Band"), une version d'un succès R'N'B de la même année, "Up-Tight" de Stevie Wonder. Il fera alors une interprétation très jazz de la batterie rock avec des afterbeat et beat déplacés ("syncopes"), des "rim shots" et "notes fantômes", inspirant sans doute ce qui fera le succès de la batterie funk de Clyde Stubblefield avec James Brown en 1967 ("Cold Sweat"), ou du jazz-rock et de la fusion bien plus tard (Dennis Chambers, Dave Weckl et bien d'autres ont repris cette rythmique). Il initie aussi le mélange jazz et musique indienne (qui fera le succès de John Mac Laughlin et Zakir Hussain ou Trilok Gurtu, quelques années plus tard) en 1968, en faisant un "drum battle" avec le propre père de Zakir Hussain, Ustad Alla Rakah (album "Rich à la Rakha"), même si les Beatles avaient déjà osé ce mélange dès 1966, avec le rock, dans "Love you to" de l'album "Revolver" (mais sans batterie).





Buddy Rich faisait de ses prestations un spectacle total ou l’humour n’était jamais loin (voir vidéo (show télévisé) avec Jerry Lewis en duo « drum battle », ci-dessous). Lui-même disciple de Gene Krupa, son plus fameux disciple sera Louie Bellson avec qui il fit de fameux drum battles enregistrés (ainsi que Max Roach). Son nom est prémonitoire car il fut pendant quelques années le musicien le mieux payé du monde, grâce à sa polyvalence et son extraordinaire oreille et mémoire, qui lui permettait de s’adapter immédiatement à n’importe quel orchestre de jazz avec brio (autodidacte, il ne savait pas lire les partitions comme Chick Webb, le "king of swing", qu'il admirait). Des concerts ont été organisés en son hommage, réunissant de grands virtuoses de la batterie accompagnés de son big band (citons notamment celui où s’affrontent en trio Dave Weckl, Steve Gadd et Vinnie Colaiuta). De nombreuses vidéos de concert existent sur lui, où il exécute toujours de longs solos. (Marc De Douvan, publication: 3 janvier 2006.)





Malgré son apprentissage en autodidacte, Buddy Rich possédait une vitesse et une dextérité sur la batterie hors du commun. Ceci était d’autant plus remarquable qu’il refusait de pratiquer son instrument en dehors de ses concerts. Il va de soi qu’il y a aujourd’hui de nombreux batteurs qui rivalisent avec le maitre. On ne peut néanmoins pas bouder tout ce qu’il apporté à la batterie. Ses constructions de solos étaient remarquables, bien que suivant une recette quasiment identique à chaque concert. Pour ma part, cela ne me dérange pas, vu la maîtrise de ceux-ci. On retrouve très souvent le truc de l’accélération sur la caisse claire, les trucs sur le charlet, etc…. mais je trouve que personne n’a dépassé Buddy Rich dans ce type de solos… Un autre aspect réellement remarquable, c’est l’extrême musicalité des accompagnements que Buddy Rich proposait afin de souligner la musique.Lors d’un enregistrement, il a menacé de virer Dave Panichi, un tromboniste de son groupe, sous prétexte qu’il portait une barbe ce jour-la.(http://batteurpro.com/une-technique-de-buddy-rich/)

mardi 15 août 2017

Ian Hendry

Difficile de considérer Les enfants des damnés , réalisé par Anton Leader 1963, comme la suite officielle du Village des damnés, le superbe film de Wolf Rilla.
Certes, on retrouve peu ou prou la même histoire, à savoir que des enfants hostiles et aux pouvoirs effrayants, sont sur Terre suite à des événements étranges.
A ce sujet, Anton Leader reprend certains détails déjà connus.
En effet, les enfants naissent tous le même jour et cela coïncide avec une petite communauté qui est tombée en syncope il y a plusieurs années. Non,
Les enfants des damnés n'est pas la suite officielle du Village des damnés, le superbe film des années 60, même si le thème, à savoir des enfants extraterrestres envahissant la Terre, s'en rapproche.
Dans le film d'Anton Leader, il ne s'agit pas d'une invasion dans un village paumé, mais de la découverte de 5 enfants hors du commun et dotés de pouvoirs terrifiants.

Toutefois, Les Enfants des Damnés reste assez différent du film de Wolf Rilla. D'ailleurs, dans cette (fausse) suite, Anton Leader ne fait jamais mention des événements survenus dans le premier.  C'est clairement une autre histiore qui va se mettre en place. Des scientifiques étudient le cas de cinq enfants aux pouvoirs et aux facultés extraordinaires. Evidemment, les jeunes moutards blondinets ne l'entendent pas ainsi et partent se réfugier dans une église.
Toutefois, impossible de les approcher. Leurs pouvoirs télépathiques leur permettent de mettre leurs ennemis à distance



           
 
Mais contrairement à la version précédente, ces enfants ne sont pas des assassins. Ils cherchent tout simplement à vivre ensemble.
Ces enfants surdoués ne cherchent pas à détruire ou à prendre le dessus sur l'espèce humaine. Le film d'Anton Leader pose lors la question de l'évolution de l'espèce humaine. Ces enfants prodiges représentent une nouvelle race et suscitent les plus grandes interrogations de la communauté scientifique. Ici, ce sont les hommes qui sont en cause et qui vont prendre peur de ces petits êtres qui n'avaient rien demandé, si ce n'est qu'on les laisse tranquilles.
C'est la grande différence avec le Village des Damnés. Ces enfants ne cherchent pas étudier l'espèce humaine et à la dominer.



                 


Pourtant, leur arrivée fait peur à l'armée et aux différents gouvernements qui vont chercher à les détruire.  En résulte un film d'épouvante sombre, pessimiste et austère. Les enfants des Damnés se situe donc dans la logique de son prédécesseur mais en utilisant des pistes bien différentes. C'est donc une suite de qualité, plutôt surprenante dans sa narration. La fin est pour le moins étonnante et réussie. Une excellente suite.
Ian Hendry est un acteur anglais, né le à Ipswich (Suffolk, Angleterre) et décédé d'une hémorragie de l'estomac le à Londres.
Il mène l'essentiel de sa carrière dans son pays natal où, à côté de plusieurs apparitions au cinéma, il participe pour la télévision à de nombreuses séries (Destination Danger, Chapeau melon et bottes de cuir, Amicalement vôtre, Le Saint...) et à quelques téléfilms.


               

L’œuvre de Polanski est ciselée dans le marbre. D’une dureté visuelle impressionnante, le style du réalisateur ne cesse de casser, de fracturer un cadre aride. L’ouverture du film, en gros plan sur l’oeil de Carole, qui n'est pas sans rappeler le premier plan de Film de Beckett, est une indication sur la fragilité de la jeune femme. Le corps est d’emblée la zone sensitive principale du film. La sensualité du film, les cadrages à fleur de peau, manifestent la gravité corporelle du film, ancrée dans une réalité vouée à s’estomper derrière un noir et blanc de décrépitude.  L’attraction sensuelle du monde la promeut dans une compacité physique étouffante. Son corps est une densité nerveuse, une énergie frustrée de l’intérieur. Révulsée par le toucher et le contact, elle est interdite de jouissance. Tout se fait dans la pesanteur et l'hermétisme.
Les manifestations de la folie de Carole se font d'abord légères. Ce sont des répulsions pour ce qui dérange l'ordonnancement de son quotidien : une poussière, la brosse à dent de Michael rangée dans son verre à dent, l'effondrement devant la vision d'une fissure sur le trottoir en réparation. Son exaspération devant les gémissements de sa sœur lorsqu'elle fait l'amour avec Michael ne semblent exprimer qu'une simple peur de la sexualité. Les symptômes se font plus inquiétants lorsqu'apparaissent la visualisation de fissures de plus en plus larges et nombreuses dans l'appartement et les hallucinations de viol puis des mains qui sortent des murs. Le meurtre de Colin est d'abord difficile à interpréter autrement que comme une exaspération de cette intrusion dans son antre protecteur. Le meurtre du propriétaire semble en revanche inéluctable et marquer la folie.


                
      
            

Le mouvement de décadrage qui part de Carol, prostrée dans les bras de Michael vers le noir du couloir pour atteindre la chambre où sont rangés les souvenir d'enfance puis la photographie de famille sur fond sonore d'une pluie triste à mourir donnent l'origine du traumatisme de Carol. Il ne s'agit pas de la gentille famille comme le commentera un plus tard le propriétaire en se saisissant de la photographie. La vision du père au travers d'un croisillon de rotin puis de la fille dans autre croisillon qui le regarde d'un œil halluciné révèle un traumatisme bien plus inquiétant. Polanski cadre l'œil de la petite fille comme il cadrait, au premier plan du film, l'œil de Carol. Il indique ainsi un probable viol incestueux. La version française du film fait entendre, dans la brouhaha final, une voisine parlant d'un viol par son père subi autrefois par la jeune fille.


                             


S'expliquent ainsi beaucoup mieux les hallucinations de Carol, sa peur panique des bruits de pas feutrés, son obsession de se barricader dans sa chambre, les fantasmes d'étreintes subies à répétition.
Polanski ne se permet ainsi aucune distraction, aucun effet gratuit dans sa mise en scène travaillant avec maîtrise la bande sonore, gouttes d'eau, bruits de pas, de mouches, de cloche de l'orphelinat comme autant d'éléments habituellement inquiétants ici paradoxalement plutôt rassurants dans l'univers toujours menacé de Carol.
La présence masculine de Michael, envahissante et non dénuée d'ambiguïté, comme celle des collègues de Colin, du propriétaire ou des amoureux de Bridget renvoient toutes au comportement prédateur masculin. Polanski leur oppose la douce blancheur de Carol, la gentillesse de Colin et le rire de Chaplin. Source : http://www.cineclubdecaen.com/realisat/polanski/repulsion.htm

dimanche 13 août 2017

The End

The End : devinez le titre d'un film... avec son dernier plan !Avec le livre The End, le grand jeu du cinéma, amusez-vous à découvrir le titre d'un film... avec son dernier plan ! Un ouvrage ludique pour les passionnés de septième art, idéal comme cadeau pour les fêtes de fin d'année.Deviner le titre d'un film... avec son dernier plan ! Tel est le concept ludique de l'ouvrage The End, le grand jeu du cinéma, disponible aux Editions Télémaque. Le principe est simple : 400 images de fin et un indice pour retrouver le titre d'un long métrage, qu'il s'agisse d'un classique du septième art ou d'une oeuvre plus récente. Un livre pour les passionnés de cinéma, idéal comme cadeau pour les fêtes de fin d'année. Commencez à jouer et à titiller votre mémoire dans notre diaporama ci-dessus avec cinq derniers plans tirés de l'ouvrage The End, le grand jeu du cinéma. Saurez-vous retrouver les films correspondants ?Le Grand Jeu du Cinéma - Editions Télémaque 416 pages Prix : 20 euros. (Clément Cuyer)





The End : le grand jeu du cinéma - Aurez vous le Final Cut ? de Jean-Marie Donat et Patrick Brion aux éditions Télémaque « C?est quoi déjà la fin ?? Ça finit bien ?? Me raconte pas la fin !? La fin est fantastique !! » La fin est souvent le fil d?Ariane de nos souvenirs vers les films qu?on a vu et aimé.Ce livre vous propose un voyage incroyable qui va titiller votre mémoire et vous donner aussitôt envie de vous replonger dans ces 400 films à retrouver grâce à leur seule image de fin (et d?un indice)?! THE END : attention, ça commence ! 9782753303126 Vous pouvez commander The End : le grand jeu du cinéma sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com.Êtes-vous un cinéphile averti ? Vous le saurez en jouant au jeu de société The end, Le grand jeu du cinéma. Le principe : les joueurs doivent trouver le titre d’un film à partir de leur dernière image (final cut) et d’un indice. Vous pourrez tester vos connaissances et votre mémoire visuelle sur la base de 400 films cultes.

samedi 12 août 2017

Red Norvo

Red Norvo est un vibraphoniste, xylophoniste et joueur de marimba américain, né le 31 mars 1908 à Beardstown (Illinois) et décédé le 6 avril 1999 à Santa Monica (Californie). On ne sait où placer ce praticien d'un instrument propice à des effets de virtuosité pittoresque, et dont profita d'abord le grand orchestre jazzoïde de Paul Whiteman: le xylophone. C'est en 1943 que celui-ci résolut de substituer à ses bucoliques lames de bois les plaques de métal du vibraphone. À dix-sept ans, après avoir appris le piano, puis adopté le xylophone durant son passage au Lycée, il se rend à Chicago, où il commence sa carrière en dirigeant un petit ensemble de marimbas: The Collegians. Marquées par divers engagements et une courte période de retour aux études, la plus grande partie des neuf années suivantes verront Norvo sous la houlette de Paul Whiteman. Vers la fin de cette période, il se marie avec une chanteuse de l'orchestre, Mildred Bailey, qui restera son épouse jusqu'en 1945.


                  

Avec elle, de 1936 à 1939, il présente un ensemble de douze exécutants, extension de l'octette sans piano (une innovation à l'époque) qu'il avait conduit en 1934, et qui comprenait déjà l'arrangeur Eddy Sauter. L'effectif comme la composition de ses groupes varieront par la suite. Deux ans après être passé au vibraphone, il entre en 1945 dans l'orchestre de Benny Goodman et passe l'année 1946 avec celui de Woody Herman. Il s'établit alors en Californie, puis revient en 1949 sur la Côte Est, où il organise un trio avec Charles Mingus ou Red Mitchell à la contrebasse, Tal Farlow puis Jimmy Raney à la guitare. Entrecoupée par des tournées (l'Europe en 1954 et 1969, L'Australie en 1956) et d'autres engagements chez Benny Goodman, la carrière de Norvo se déroulera dès lors principalement en Californie, dans le Nevada et à Las Vegas, à la tête de divers petits ensembles.


                

Apparemment retiré des affaires au début des années 70, Norvo réapparut, talent intact, vers le milieu de cette période, enregistrant notamment avec Scott Hamilton, et participant à de nombreux concerts. Par l'emploi très discret des amplificateurs, le jeu de Norvo au vibraphone, a gardé quelque chose de la délicatesse et de la netteté de son du xylophone, sans jamais menacer la suprématie de Lionel Hampton ni rivaliser avec Milt Jackson. Avec des conceptions identiques, les réalisations orchestrales de Norvo n'ont pas été sans portée pour les recherches qui se développèrent, parallèlement au bebop. En 1945, on lui doit une très belle séance d'enregistrement où il réunit, avec Teddy Wilson et Slam Stewart, Charlie Parker et Dizzy Gillespie. Cette fameuse séance est gravée sur Norvo's Fabulous Jam Sessions.(Wiki)

                  

Pas étonnant que le vénérable «Old Devil Moon» soit ici exposé avec la superbe ingénuité d’«Au clair de la lune». Sorte de Peter Pan du vibraphone, Red Norvo s’est prudemment tenu à l’écart de la vie mondaine du jazz, d’où on s’est habitué à le voir surgir sans crier gare comme du fin fond de l’enfance. Sa musique est bien à l’image de ce visage éternellement poupin, même recouvert, par intermittence, d’une barbe suspecte qui n’a pas réussi à en faire une grande personne. Les compagnons de jeu qu’il s’est choisis dans ces séances des années 50 partagent en partie son credo: la guitare de Tal Farlow se surpasse en pirouettes plus ou moins maîtrisées, et la contrebasse de Red Mitchell, à peine moins casse-cou, ne fait mine de le désapprouver que pour la forme.
(https://www.letemps.ch/culture/2012/02/24/red-norvo-trio-complete-recordings)


                

Musicien autodidacte (piano et xylophone), il commença sa carrière professionnelle en 1932, en tant que xylophoniste dans l'orchestre du violoniste Paul Whiteman, avant de diriger avec Eddie Sauter une formation de douze musiciens. Après avoir formé un octette (1934) puis un sextette (1936-1939), il entra comme vibraphoniste dans l'orchestre de Benny Goodman (1945) puis dans celui de Woody Herman (1946). De 1936 à 1939, il constitua avec son épouse Mildred Bailey, le célèbre duo musical « Mr and Mrs Swing ». De ses débuts au piano et au xylophone, Red Norvo gardera au vibraphone une élégance et une virtuosité toute de fragilité, mais c'est surtout en tant que catalyseur qu'il laissera dans l'histoire du jazz une trace appréciable.


                   


Outre l'introduction dans les orchestres de l'ère swing (et, jusqu'en 1947, dans celui de Benny Goodman) d'un instrument a priori incongru, à cause notamment de son faible volume sonore, on lui doit de s'être entouré de jeunes musiciens aussi passionnés et audacieux que les saxophonistes Dexter Gordon et Jimmy Giuffre (I'll Follow You, 1947), le contrebassiste Charles Mingus et le guitariste Tal Farlow en trio (Move, 1950), sans oublier une historique séance d'enregistrement pour laquelle Dizzy Gillespie et Charlie Parker furent ses partenaires (Slam Slam Blues, 1945), soit une généreuse et singulière façon de participer au renouvellement du langage musical et de favoriser paternellement le passage du swing au be-bop.(http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Kenneth_Norville_dit_Red_Norvo/180297)

Pat Crowley

Patricia « Pat » Crowley est une actrice américaine, née le 17 septembre 1933 à Olyphant (en) (Pennsylvanie).Au théâtre, Pat Crowley joue notamment à Broadway (New York) au début des années 1950, dans trois pièces, dont Four Twelves Are 48 de Joseph Kesselring (1951, avec Royal Dano et Anne Revere). Au cinéma, elle contribue à seulement onze films américains, les deux premiers étant Un galop du diable de George Marshall (1953, avec Dean Martin et Jerry Lewis) et L'Éternel féminin d'Irving Rapper (1954, avec Ginger Rogers et William Holden) — qui lui permettent de gagner un Golden Globe de la révélation féminine de l'année —. Le dernier à ce jour sort en 2012. Entretemps, citons encore L'Homme de San Carlos de Jesse Hibbs (1956, avec Audie Murphy et Anne Bancroft) et Les Aventures de Pot-au-Feu de Vincent McEveety (1972, avec Earl Holliman et Lew Ayres). Surtout active à la télévision, Pat Crowley apparaît dans cent-six séries entre 1950 et 2009, dont Les Incorruptibles (épisode pilote, 1959), Ne mangez pas les marguerites (en) (intégrale en cinquante-huit épisodes, 1965-1967), Police Story (quatre épisodes, 1974-1976), Joe Forrester (vingt-deux épisodes, 1975-1976), Dynastie (neuf épisodes, 1986) et Beverly Hills 90210 (trois épisodes, 1997-1998). S'y ajoutent onze téléfilms à partir de 1966, le dernier étant 61* de Billy Crystal (avec Barry Pepper et Thomas Jane), diffusé en 2001.(Wiki)


                   


Un galop du diable 1953 - Herman Nelson, adepte des courses de chevaux et surtout des paris qui les accompagnent, ne sait plus quoi faire pour rembourser ses nombreuses dettes. Il fait appel à son cousin, Virgil, un assistant vétérinaire, afin que celui-ci lui vienne en aide. En désespoir de cause, il envisage, en effet, de droguer un cheval pour que celui-ci ne remporte pas la compétition. Les choses ne se passent pas aussi bien qu'il l'avait prévu. Une rencontre amoureuse vient contrecarrer ses projets et la catastrophe n'est pas loin, d'autant plus que Virgil se montre plutôt du genre maladroit...
Comment ne pas se laisser attendrir par cet amoureux des animaux. Jusqu'à nourrir les mites avec des chaussettes !! et à baptiser chaque fourmis de sa collection ! Jerry , toujours au top de la tendresse avec sa petite véterinaire , et des cascades sur son cheval fougueux !!Je me rends compte que, même si j'en reconnais le talent comique, je ne suis pas hyper fan de Jerry Lewis quand il est seul en tête d'affiche, ayant tendance à trouver qu'il en fait trop et qu'il arrive vite à saturation. En revanche, dès qu'il est en duo avec le fabuleux Dean Martin, qui fait le contre-poids, je trouve les films du duo absolument magnifiques. C'est le cas ici, c’est drôle, léger, enjoué, déconnant, même si ça n'atteint pas le génie absolu d'"Un vrai cinglé de cinéma".(https://www.senscritique.com/film/Un_galop_du_diable/425261)


                  


Au sein de la courte filmographie de Jesse Hibbs (seulement onze films), Walk the Proud Land arrive en neuvième position. Le cinéaste mettra un terme à sa carrière cinématographique deux ans plus tard, toujours avec son acteur de prédilection en tête d'affiche, Audie Murphy. C'était déjà Hibbs qui, l’année précédente, avait mis en scène le comédien alors qu’il interprétait son propre rôle dans un film basé sur sa vie de soldat et de héros de la Seconde Guerre mondiale, L'Enfer des hommes (To Hell and Back). Avant de passer derrière la caméra, Jesse Hibbs fut footballeur avant de devenir assistant réalisateur auprès, entre autres, de John Ford et Anthony Mann. Dans le domaine du western, il avait débuté par le très plaisant Chevauchée avec le diable (Ride Clear at Diablo) qui voyait la rencontre jubilatoire entre Audie Murphy et Dan Duryea. Puis ce fut, avec John Payne, Seul contre tous (Rails into Laramie) avant qu'il ne tourne Les Forbans (The Spoilers), une cinquième adaptation du célèbre roman de Rex Beach avec le duo Rory Calhoun/Jeff Chandler, une version assez terne surtout si on la compare avec celle de Ray Enright qui mettait en scène un duo de stars bien plus prestigieuses, John Wayne et Randolph Scott. Si la critique a toujours fait la fine bouche vis-à-vis du réalisateur, Walk of the Proud Land fut au contraire généralement plutôt bien accueilli du fait qu’il s’agissait d'un western pro-Indien assez inhabituel par sa quasi-absence d'action et la non violence de son héros principal.John Philip Clum a d'ailleurs réellement existé ; sa vie de "missionnaire laïc" a été racontée dans un livre sorti en 1936 et écrit par son propre fils, celui-là même que l'on entend en voix off lors du prologue. Le très intéressant scénario des duettistes Gil Doud - La Brigade héroïque (Saskatchewan) de Raoul Walsh - et Jack Sher - Shane - est principalement basé sur cette biographie. Si ce personnage passionnant n’est jamais apparu dans aucun autre film, c’est probablement pour la simple raison qu’il n’a jamais accompli d’actes héroïques autres que par la parole ou par l’écrit, jamais par l'usage des plus "glorieuses" armes. Et c’est bien dommage qu’il ait été autant laissé de côté car au vu de sa personnalité un peu "hors du commun", il y avait de quoi faire. Heureusement, les auteurs lui ont rendu un bel hommage au travers de cet Homme de San Carlos. Venant de l’Est, ce pied-tendre, membre d’une communauté ecclésiastique, fut mandaté par le Président Ulysses S. Grant pour prendre la direction d’une réserve Apache, lui qui n’avait encore jamais vu d’Indiens de sa vie mais qui les considérait tout de même comme des citoyens à part entière.


                 


Pour qu’ils soient enfin reconnus comme tels, il souhaita en toute confiance leur laisser la plus grande autonomie possible en s'auto-gouvernant, pensant ainsi leur faire retrouver leur dignité. Ces idées humanistes furent évidemment vues d’un sale œil par l’armée américaine qui fut évincée de la réserve sans plus attendre, par la plupart des civils qui avaient peur pour leur sécurité ainsi que par quelques Indiens bellicistes qui ne supportaient toujours pas cette soumission aux hommes blancs. Malgré tous ces obstacles, Clum réussit à mener à bien son projet et, plus fort encore, à arrêter Geronimo sans effusion de sang. L’armée ayant repris les rênes, relançant par là-même les guerres indiennes durant une bonne dizaine d’années, Clum se lança dans le journalisme, s’installant à Tombstone pour créer le "Tombstone Epitatph" au sein duquel il ne cessa de prendre la défense des Indiens. Il fut le premier maire de la ville, se prenant d’amitié pour le shérif qui n’était autre que Wyatt Earp. Non seulement il le soutint au sein de son journal contre les Clanton, mais c’est également lui qui narra le fameux règlement de comptes à OK Corral en 1881.A la lecture de cette courte biographie, on se rend compte de l’importance qu’eut John Philip Clum dans l’histoire de l’Ouest : un homme intègre et honnête se battant contre la politique d’extermination des Indiens prônée par l’armée, qui essaya de faire admettre le statut d'autonomie pour les Apaches et qui parvint à faire signer à Geronimo un acte de reddition, le tout sans violence.


                  

Ce dernier succès fut d’autant plus retentissant que ni l’armée ni la justice n’avaient réussi à le remporter malgré les millions de dollars dépensés chaque année pour y arriver. Un succès qui fera des jaloux et qui poussera John Clum à "démissionner". Tout cela est parfaitement narré au sein du film de Jesse Hibbs qui n’est d'ailleurs pas sans une certaine virulence envers l’armée américaine, représentée ici par un Morris Ankrum qui campe un Général va-t-en-guerre assez haïssable. Loin de ses personnages de fines gâchettes ou de hors-la-loi, Audie Murphy interprète avec honnêteté et sobriété cet agent aux affaires indiennes. Après son rôle de lâche dans le superbe film de John Huston, The Red Badge of Glory (La Charge victorieuse), le comédien prouvait une nouvelle fois, malgré les nombreuses critiques négatives lancées à son encontre (notamment concernant ses talents d'acteur dramatique), non seulement qu'il s’était souvent révélé convaincant mais qu’il fit également des choix de carrière assez courageux en acceptant d’endosser cette fois-ci la défroque de ce tendeerfoot qui n’a jamais tenu une arme et qui ne savait même pas se battre. Dans le premier combat à poings nus qui l’oppose à l’Indien interprété par Anthony Caruso, il se serait fait étrangler sans l’intervention du chef de la tribu ; lors du deuxième pugilat qui se déroule dans un saloon contre des chasseurs de scalps, il est assommé au premier coup de poing reçu.(http://www.dvdclassik.com/critique/l-homme-de-san-carlos-hibbs)