.

.

jeudi 13 juillet 2017

Alan Hale

Alan Hale Sr. est un acteur et réalisateur américain, de son vrai nom Rufus Alan MacKahan, né à Washington (district de Columbia) le 10 février 1892, décédé à Hollywood (Californie) le 22 janvier 1950 d'une infection virale, suivie d'une crise cardiaque.
On le connaît surtout pour avoir été le compagnon d'Errol Flynn dans certains de ses plus grands films comme Les Aventures de Robin des Bois, Les Conquérants ou encore L'Aigle des mers. Son fils, Alan Hale Jr., est également acteur.
En outre, il est le réalisateur de neuf films muets entre 1915 et 1927, et coréalisateur (non crédité) d'un court métrage parlant en 1936 — voir filmographie ci-dessous —.
Il fut marié à l'actrice Gretchen Hartman (1897-1979) de 1914 à 1950, date de sa mort. Il en eut trois enfants.
Une étoile lui est dédiée sur le Walk of Fame d'Hollywood Boulevard.
Ecossais d'origine et fort en "gueule", il fut dans le milieu du cinéma l'ami intime d'Errol Flynn. Il fera des études de journaliste puis vers le chant mais ce sera un fiasco et il s'oriente vers le cinéma et débute pour la Lubin company en 1911.(Wiki)


                               
           

Il va devenir et par sa personnalité l'un des acteurs attitrés de Griffith pour la Biographe company et ce pendant de longue années et c'est dans cette compagnie de cinéma qu'il va rencontrer celle qui deviendra Madame Hale.
On le retrouve dans les années 1920 réalisant beaucoup de films car c'est un personnage qui possède plusieurs casquettes, la plupart de ses réalisations sont produites par le grand Cecil B. DeMille, ce qui est un gros avantage.
Alan Hale avec sa bonne bouille sera des meilleurs films d'aventure de la grande époque Les aventures de Robin des bois (1938), L'aigle des mers, La revanche des gueux (1950) qui sera un de ses derniers films.
Dans le westerns, il sera présent dans quelques 17 westerns et il commence dans ce genre en 1911 avec The Cow boy and the lady pour terminer en 1950 avec Colt 45 d'Ed Marin.
Ses performances dans le cinéma ne sont plus à parfaire tant la qualité de ses personnages qu'il joua sont très honorables, il s'était un peu perdu en effet dans quelques truculents films exotiques mais pour notre grand plaisir.
A noter que le fils d'Alan Hale fut également acteur et tourna sous le nom de : Alan Hale Jr. 



                

Destination Tokyo est un film américain réalisé par Delmer Daves en 1943.
En avril 1942, les Américains répondent à l’attaque japonaise de Pearl Harbor par un raid aérien mené directement sur le territoire nippon, dans la baie de Tokyo précisément, par le lieutenant-colonel Doolittle. Considéré par beaucoup comme une revanche face à l’affront de Pearl Harbor, cet épisode qui n’a pas occasionné tant de dégâts matériels eut surtout un effet psychologique, indiquant aux Japonais que leur territoire n’est pas inviolable et motivant les troupes américaines dans leur désir de battre un ennemi pugnace sur le terrain. Hollywood ne pouvait pas passer à côté de l’occasion et très rapidement, des longs-métrages ont évoqué cette histoire à des fins de propagande. Ce fut le cas du tout premier essai de Delmer Daves, alors scénariste prestigieux qui fait son baptême du feu derrière la caméra avec ce pur produit à la gloire de la Navy.
Tout d’abord, il faut savoir que Destination Tokyo (1943) appartient au sous-genre du film de sous-marin qui enferme le spectateur durant l’intégralité de la projection dans un espace clos où se joue un suspense quant à la disparition ou non de l’équipage suite à un torpillage. Si le genre a proliféré par la suite – pratique quand on n’a pas de quoi se payer des batailles spectaculaires que de se contenter d’une reconstitution d’une cabine de sous-marin pour signifier la guerre – il a donné quelques beaux fleurons qui se démarquent des autres comme les excellents Le bateau de Wolfgang Petersen ou encore le USS Alabama de Tony Scott. Toutefois, les premiers essais dans le genre furent moins heureux. Effectivement, Destination Tokyo a souvent du mal à nous faire croire au fait que nous soyons réellement au cœur d’un sous-marin. La profusion de séquences réalisées avec des maquettes dans des bassins miniatures (plutôt bien foutues par ailleurs) et enfin l’utilisation de nombreux stock-shots issues des manoeuvres de l’armée viennent souvent tempérer l’enthousiasme du spectateur contemporain qui trouvera sans doute tout ceci un peu trop artificiel.





                 
 

Malgré cet aspect vieillot, le réalisateur parvient à tourner quelques belles séquences (l’entrée dans la baie de Tokyo, le torpillage final) qui sont malheureusement noyées dans un ensemble très bavard. Le spectateur a certes le temps de faire connaissance avec les personnages, mais cela ne les extraie pas pour autant de la gangue des clichés en usage à l’époque (Alan Hale est un cuistot trop sympa, venu là uniquement pour divertir l’audience, Cary Grant ne semble pas à sa place en capitaine aimé de ses hommes). Tout ceci donne également une image naïve et largement idéalisée de l’armée, tandis que certains dialogues présentent les Japonais comme des êtres démoniaques qui donnent des armes aux enfants dès l’âge de cinq ans. A la lisière du racisme, le film sombre donc par moments dans des excès, certes compréhensibles dans le contexte d’époque, mais qui ont du mal à passer les années. L’ensemble a toutefois connu un beau succès à sa sortie et l’armée s’en est effectivement servie pour instruire les jeunes recrues sur le fonctionnement des sous-marins.Virgile Dumez



                            

Au milieu des difficiles années 1940, la psychanalyse fit son entrée en force à Hollywood jusqu’à infiltrer le western avec ce film. Mais ce n’est pas la seule originalité de "La Vallée de la peur" ; son intrigue et le ton qu’il adopte sont plus proches du film noir que du western, et Niven Busch insuffle dans la seconde partie des éléments de mélodrames criminels qui finissent d’entériner son estimable ambition. Toutes ses nouveautés conjuguées allaient accoucher d’un western hors norme pour l’époque, très sombre et empreint de gravité, très éloigné des préoccupations habituelles du truculent Raoul Walsh ; ici aucun pittoresque, aucun humour, moins de nervosité et de vigueur qu’à l’accoutumée. Le film sombre d’ailleurs à plusieurs reprises dans les entrailles de la plus profonde noirceur ; un western plus proche de la tragédie grecque (avec son lot d’assassinats, de passions ambiguës dont un quasi "inceste", de mensonges, de tromperies et d’adultères) que du western traditionnel. "J'ai toujours eu la sensation de me cacher et de m'enfuir" dit à un moment donné le personnage tourmenté de Jeb Rand. Car cette histoire est dès le départ, comme tout bon film noir qui se respecte, placée sous le signe de la fatalité (qui écrase le héros comme les immenses rochers semblent également le faire) et narrée par la voix off du principal protagoniste. Obsédé par son passé, hanté par des visions cauchemardesques et fantomatiques, il n’a de cesse d’essayer de se remémorer d’où vient son traumatisme né dès l'enfance ; d’un naturel pessimiste, il pense néanmoins être victime d’une malédiction, que son destin est tout tracé et qu’il va inéluctablement finir par se faire tuer. 


 
       

Il est interprété par un très bon Robert Mitchum qui jouait déjà avec talent de "l'underplaying". Mais le personnage le plus mémorable du film, même si son temps de présence reste limité, est très certainement celui du "vengeur" joué avec une grande classe par le toujours excellent Dean Jagger. Espèce de suppôt du diable qui après avoir échoué dans sa tentative de meurtre, tente de se servir des autres comme instruments de sa vengeance, soufflant l’animosité et la jalousie dans les cœurs des plus faibles, Grant Callum est un personnage diabolique que l’acteur rend d’autant plus inoubliable qu’il lui insuffle un peu d’humanité au point qu’on finirait presque par le trouver attachant. Quant aux deux actrices, Teresa Wright et Judith Anderson, elles méritent aussi tous les éloges. Même si l'on pourra trouver ce western parfois un peu pesant, il n’en demeure pas moins un film ambitieux et une incontestable réussite. 


              


Plastiquement, James Wong Howe accomplit des prouesses photographiques aussi bien en extérieur qu’en intérieur, de nuit comme de jour ; il vous sera difficile de vous sortir certains plans de la tête comme ces cavaliers "comprimés" par l’immensité des rochers qui surplombent ces espaces désolés, les intérieurs nocturnes éclairés à la bougie, les cieux encombrés de nuages noirs, certains gros plans sur les visages… La mise en scène de Raoul Walsh ne saurait non plus souffrir aucune critique ; il est clair qu’il sait installer un climat de noirceur avec une vigoureuse intensité dramatique. Il faut dire qu’il est formidablement aidé par le génie du compositeur Max Steiner qui se déploie ici avec une maestria confondante ; les deux thèmes principaux qu’il a composés pour ce film possèdent une puissance et un lyrisme absolument grandioses et nous regrettons presque que l’ensemble de l’œuvre ne soit pas constamment du niveau de son obsédante et poignante musique. Plus qu’une banale histoire de vengeance, Niven Busch et Raoul Walsh nous délivrent un véritable drame psychologique loin de ce que l’on avait pu voir jusqu’à présent dans le western. Erick Maurel

1 commentaire:

  1. http://turbobit.net/kn5naghv103q.html
    https://1fichier.com/?7r1yz74733

    RépondreSupprimer