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vendredi 9 juin 2017

Sergio Fantoni

Sergio Fantoni entame sa carrière d'acteur au théâtre en 1948, dans la pièce de William Shakespeare Comme il vous plaira, mise en scène par Luchino Visconti, aux côtés de Vittorio Gassman et Marcello Mastroianni. Par la suite, il joue notamment dans Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand (1953, avec Gino Cervi), Pour Lucrèce de Jean Giraudoux (1966-1967), Oncle Vania d'Anton Tchekhov (1975-1976), ou encore Les Séquestrés d'Altona de Jean-Paul Sartre (1991, avec Elisabetta Pozzi). Au cinéma, il débute dans deux films italiens sortis en 1950, dont Le Prince pirate (it) de Pietro Francisci (où il retrouve Vittorio Gassman). Suivent quarante-sept autres films — beaucoup étant étrangers ou en coproduction —, le dernier sorti en 2003. Citons Senso de Luchino Visconti (1954, avec Alida Valli et Farley Granger), L'Express du colonel Von Ryan de Mark Robson (film américain, 1965, avec Frank Sinatra et Trevor Howard), Le Hasard et la Violence de Philippe Labro (film franco-italien, 1974, avec Yves Montand et Katharine Ross), ainsi que Le Ventre de l'architecte de Peter Greenaway (film britannique, 1987, avec Brian Dennehy et Chloe Webb). Pour la télévision, entre 1959 et 1999, Sergio Fantoni participe à six téléfilms et vingt-deux séries (dont plusieurs mini-séries, comme La Mafia en 1986 et Charlemagne, le prince à cheval en 1994). S'illustrant en outre dans le domaine du doublage, il est par exemple la voix italienne de Rock Hudson dans Géant (1956), de Robert Vaughn dans Les Sept Mercenaires (1960), et de Ben Kingsley dans Gandhi (1982).(Wiki)



                


Certains péplums, dans leur modeste ambition, peuvent encore aujourd’hui réserver quelques surprises agréables! D'ailleurs quelques rèalisateurs amèricains de qualitè purent travailler dans ce secteur, comme assistants ou au titre de la supervision! Les exemples ne manquent pas comme cette "Bataille de Marathon" de Jacques Tourneur, dont Mario Bava codirigeait quelques sèquences bien qu'il ne fût pas citè à la mise en scène! Ce petit classique du pèplum contient deux atouts spectaculaires! Le premier est la bataille menèe par les Perses et les Grecs dans la plaine de Marathon, alors que les Grecs se battaient à un contre trois! Le second ètant la trouvaille, ou l'astuce, consistant à envoyer des troupes en rèserve sur le front central, tandis qu'ètait menèe l'attaque sur les ailes, permettant ainsi d'encercler le gros de l'armèe perse, prise au piège, alors qu'elle ètait certaine de la victoire! Un autre atout est la prèsence de Steve Reeves, acteur « fort » moyen mais coqueluche du public depuis Hercule! Le spectateur identifie donc Reeves-Hercule au personnage de Filipidès qui, dans le film, non seulement remporte pratiquement la victoire à lui tout seul, mais de plus se permet de courir en personne jusqu'à Athènes annoncer la nouvelle, à la place du soldat anonyme de l'histoire! Tous les mythes sont rèunis en un seul personnage! Cependant les combats spectaculaires dans la plaine et sur la mer ont un charme indèniable et contribuèrent largement au succès du film avec la participation de Mylène Demongeot dans le rôle d'Andromede qui finira attachèe à la proue d'une galère! Heureusement Steve Reeves est là pour la sauver du mèchant Thèocrite...



   
         
Visionné il y a bien longtemps, mais en gardant un bon souvenir, je me faisais une joie de revoir ce péplum de Jacques Tourneur. Mais malheureusement, cette seconde vision me laisse un sentiment bien mitigé. La faute notamment à une histoire que j'ai trouvé bien peu palpitante - cela manque quand même cruellement de rebondissements -, et surtout à une réalisation d'un Jacques Tourneur que j'ai connu bien plus inspirée. En fait, seul la bataille finale et ses séquences sous-marines s'avère bien réussi. Mais fort heureusement, il y a aussi la présence de très jolies décors, d'une photographie bien élégante que l'on doit a un certain Mario Bava, ainsi que d'une chouette BO de Roberto Nicolosi, pour que ma déception ne soit pas plus importante. Quant au casting, je retiendrais principalement les performances de Steves Reeves ( Philippidès ) et de la charmante Mylène Demongeot ( Andromède ) que j'ai trouvé plutôt bon.


                                

Ce péplum a très mal vieilli à tout point de vue, couleurs pâlottes, scénario simplet, acteurs peu convaincants, décors en carton pâte. Si la musculature de Steve Reeves est impressionnante, elle est de peu d'intérêt comme la plupart des péplums de l'époque, dont ceux avec le dit acteur. Bref, Jacques Tourneur nous a habitué à mieux (La Griffe du passé, Berlin Express…). La première moitié est molle, il ne s'y passe pas grand-chose. Heureusement, la seconde partie redonne un peu d'intérêt grâce aux deux batailles. L'ensemble reste acceptable, sans plus. (http://www.allocine.fr/film/fichefilm-10843/critiques/spectateurs/).


                


Catherine de Russie (en italien : Caterina di Russia) est un film biographique franco-italien réalisé par Umberto Lenzi en 1963. Difficile d'imaginer que derrière ce fade film historique il y ait Umberto Lenzi à la direction, lui le futur réalisateur de films de cannibales et de polars violents mais comme souvent les réalisateurs Italiens de bis ont trouvé leur voie dans les années 70 et cette évocation de la tsarine Catherine de Russie n'est qu'un film sans intérêt tourné de manière impersonnelle mais aussi ne bénéficiant pas d'un scénario passionnant à suivre. Sans aucun souffle, bavard, peu d'action et d'aventures on s'ennuie et même l'actrice jouant Catherine de Russie fait parfois penser à un travelo (désolé pour Hildegard Knef). Par contre par rapport à d'autres productions du genre Catherine de Russie semble avoir eu un budget confortable bien que la bataille finale n'a rien de spectaculaire.               Umberto Lenzi c’est surtout le roi du polar bis et du film de guerre (et encore quand il est en forme), si on excepte le plaisir coupable de ses Zederies gores, le reste de sa filmographie est très inégale. Là on est plutôt dans un mauvais crû. Si la production à mis les moyens sur les décors et les costumes, l’ami Umberto lui a chaussé ses semelles de plombs, il a aussi lesté lourdement sa caméra, désespérément statique, il est parfois tellement encombré par cet outil et par les figurants qu’il doit imprimer sur la pellicule, qu’il la place au ptit bonheur la chance. Ajouté à cela Hildegarde Kneff particulièrement molle dans le rôle principale, et Raoul Grassilli dont le cabotinage gênant fait sombré la folie du tsar Pierre III dans le ridicule. Mieux vaut revoir la somptueuse « Impératrice rouge » de Joseph Von Sternberg.Basé sur une période précise de l'Histoire (le coup d'état de la future impératrice), CATHERINE DE RUSSIE laisse dès le départ la vérité historique et la complexité politique de côté pour proposer un classique film d'aventures dans lequel les événements réels ne sont qu'une simple toile de fond.


           

Le premier plan est en effet occupé par les déboires sentimentaux de la figure féminine éponyme, trompée par son amant aventurier Poniatowski (le très fade Giacomo Rossi Stuart, acteur principal de OPERATION PEUR de Mario Bava, 1965), délaissée par son époux et qui tombera amoureuse du héros cosaque Orlov (Sergio Fantoni). Ce n'est en fait que dans le dernier tiers du film que le personnage de Catherine prendra un peu d'ampleur en se transformant subitement en pasionaria de sa patrie et de la justice ; dans quelques scènes alors, Hildegard Knef se révèle une interprète convaincante et parvient à faire de Catherine une femme moderne, une véritable féministe avant l'heure (c'est à partir du moment où elle décide de se passer des hommes et de leur influence qu'elle accèdera à la liberté puis au pouvoir). Cependant, le fait que l'actrice ait de toute évidence eu recours, pour son visage, à la chirurgie esthétique donne malheureusement à son incarnation d'une tsarine du 18ème siècle un côté étrangement anachronique. Par alternance, le second axe narratif du film suit les mésaventures des prisonniers cosaques, leur marche forcée à travers la steppe (la bande sonore n'hésite pas alors à faire retentir de plaintifs chœurs russes) puis leur arrivée dans un camp de travail.


                 


Orlov s'y montrera bien sûr courageux et solidaire avant de s'en échapper assez facilement, son maniement du shashka nous gratifiant au passage de quelques scènes de « capes et d'épées » trop vite expédiées. Doté d'un budget qu'on imagine confortable, Umberto Lenzi soigne l'aspect visuel de son film qui ne manque pas de faste (les scènes de bal du début, les extérieurs bien gérés par un cinémascope efficace, les trop rares combats à cheval...) mais qui pêche par un grand manque de lyrisme et d'audace. Impersonnelle, sa mise en scène ne parvient pas à rendre passionnant ni même émouvant un sujet qui en avait pourtant le potentiel. Au final, CATHERINE DE RUSSIE se révèle bien inférieur à un ANGELIQUE MARQUISE DES ANGES (Bernard Borderie, 1964) dont il est finalement plus proche (par son mélange de mélodrame et d'aventures) que d'un véritable film historique. Bien construit mais superficiel, cet opus de Umberto Lenzi ne laissera pas vraiment de trace dans la mémoire du cinéphile friand du genre. Alexandre Lecouffe

1 commentaire:

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