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mercredi 28 juin 2017

Sam Levene

Sam Levene est un acteur américain d'origine russe, de son vrai nom Samuel Levine, né en Russie (lieu indéterminé) le 28 août 1905, décédé d'une crise cardiaque à New York (État de New York, États-Unis) le 28 décembre 1980.En 1907, deux ans après sa naissance en Russie, sa famille émigre aux États-Unis et s'installe à New York. Sam Levene débute au théâtre à Broadway en 1927, jouant sur les planches new-yorkaises jusqu'en 1980, quelques mois avant sa mort. Parmi les nombreuses pièces auxquelles il participe (il sera même metteur en scène de l'une d'elles en 1956, expérience non-renouvelée), mentionnons Three Men on a Horse (en) en 1935, où il interprète le rôle de Patsy, qu'il reprendra dans l'adaptation au cinéma (en) de 1936 (son premier film), puis lors d'une reprise à Broadway en 1969-1970. Chanteur occasionnel, il collabore également à trois comédies musicales, dont Blanches colombes et vilains messieurs, de 1950 (création) à 1953 ; il y personnifie Nathan Detroit, rôle repris par Frank Sinatra dans l'adaptation au cinéma de 1955. Et en 1961, il joue encore Patsy dans Let It Ride, comédie musicale adaptée de la pièce Three Men on a Horse, déjà évoquée. Notons également que cette même année 1961, pour son rôle dans la pièce The Devil's Advocate, il reçoit une nomination au Tony Awards du meilleur acteur (15e cérémonie (en)). Au cinéma, Sam Levene contribue à quarante-deux films américains1, de 1936 à 1979, l'un de ses plus connus étant le film noir Les Tueurs en 1946, aux côtés d'Ava Gardner et Burt Lancaster — avec lequel il avait joué à Broadway l'année précédente (1945), dans la pièce A Sound of Hunting, et qu'il retrouvera l'année suivante (1947), dans le film Les Démons de la liberté —. À la télévision, il participe à treize séries et à trois téléfilms, entre 1954 et 1977.(Wiki)


                                


Le Grand chantage est une peinture acide et sans complaisance du journalisme mondain et du show business, une plongée nocturne et impitoyable en plein cœur de Broadway ou des personnages errent et se débattent comme dans un cauchemar. Martin Scorsese dit, à propos de ce film : « Sweet Smell of Success est un film clé, le premier qui ait atteint la brutalité émotionnelle du monde du show business. Le type d’acidité qu’on devine dans les relations de Lancaster et Curtis existe toujours, même si, aujourd’hui, les choses sont un peu plus policées. ».Le personnage principal du film, J.J Hunsecker, est un échotier dépourvu de moralité, arrogant et sarcastique, qui se sert de tout le monde, aussi bien les attachés de presse que les artistes ou les hommes politiques. C’est un personnage qui a besoin de détruire pour affirmer sa puissance. L’amour qu’il porte à sa jeune sœur est entaché d’une passion malsaine et quasi incestueuse qui tourne à l’obsession. Il fera tout pour briser le jeune musicien dont elle est amoureuse. Face à lui, Sidney Falco est un petit publiciste sans scrupules, hypocrite et cynique, obnubilé par la réussite sociale.Le Grand chantage est un authentique film noir, notamment à travers le personnage de Falco, chez qui l'on retrouve des similitudes avec le personnage de Harry Fabian (Richard Widmark) dans Les Forbans de la nuit de Jules Dassin. C’est leur ambition démesurée qui en fait des personnages noirs : ce sont des êtres manipulés mais qui ne s’en rendent pas compte, aveuglés par l’importance qu’ils se donnent. A trop vouloir s’élever au niveau de Hunsecker, Falco, comme Fabian, finira par être passé à tabac par un policier corrompu, sorte de brute épaisse. Quant à Hunsecker, s’il ne perd pas son statut à la fin du film, il sera puni d’une autre façon par sa sœur qui se libérera du joug fraternel. Dans le rôle de Falco, Tony Curtis livre sans doute la plus belle composition de sa carrière, avec celle de L’Etrangleur de Boston de Richard Fleischer, loin de ses rôles de séducteurs.


           

Face à lui, Burt Lancaster casse aussi une image qui lui colle à la peau, celle d’un acteur physique spécialisé dans les films d’aventures et les westerns. Il donne beaucoup de prestance à son personnage. Il confirmera, trois ans plus tard, son indéniable talent d’acteur en recevant l’Oscar pour Elmer Gantry, le charlatan de Richard Brooks.Par ailleurs, il est impossible de parler du Grand chantage sans évoquer la superbe photographie de James Wong Howe, l'un des plus grands chefs opérateurs de Hollywood, qui crée un univers claustrophobe et nocturne, renforçant le côté noir du film (les scènes de jour sont assez rares). On a l’impression de se retrouver dans un immense piège à rats dans lequel les protagonistes se débattent tant bien que mal pour exister. L’essentiel du film se passe dans des lieux clos mais vivants : boîtes de nuits, clubs... On trouve très peu de scènes d’extérieurs, celles-ci étant d’ailleurs tournées en décors réels. Le scénario d’Ernest Lehmann et de Clifford Odets est admirable. Ce dernier signe des dialogues impitoyables, amers et ironiques sur le monde du spectacle qui sont un régal pour les oreilles, notamment les affrontements verbaux entre Hunsecker et Falco : « I’d hate to take a bit out of you. You’re a cookie full of arsenic. »




D’ailleurs, ils sont pour beaucoup dans la réussite du film. La musique jazzy, quant à elle, est omniprésente et contribue à conférer une atmosphère particulière au film.Alexander Mackendrick signe là son chef-d’œuvre. Sa carrière a été finalement assez courte : une douzaine de films pas plus, parmi lesquels l’admirable Cyclone à la Jamaïque et quelques classiques de la comédie "british" comme Tueurs de dames, Whisky à gogo et L’Homme au complet blanc. Le Grand chantage est reconnu aujourd’hui comme l'une des meilleures productions de la "triplette" Lancaster / Hill / Hecht mais fut en son temps un bide commercial. D’après Burt Lancaster, ce film était même le plus grand fiasco que sa société de production ait jamais produit. Néanmoins le comédien l’appréciait beaucoup. Le trio de producteurs décida par la suite de se tourner vers des oeuvres plus rentables financièrement, et le film suivant sera un grand succès au box-office : L’Odyssée du sous-marin Nerka réalisé par Robert Wise.(http://www.dvdclassik.com/critique/le-grand-chantage-mackendrick)





Meurtres en cascade (1979) - Ce film porte la signature de Demme. Au bout de dix minutes il devient facile de reconnaître sa mise en scène très personnelle qui confère à ses films l’essentiel de leurs qualités. Autant dans les extérieurs que dans le comportement de ses acteurs il imprime sa marque. Son plus gros défaut étant d’être parfois un peu trop insistant comme ici dans quelques séquences et notamment le final. C’est constamment beau en particulier les scènes d’érotisme, absolument remarquables. Demme semble jouir d’une totale liberté de ton. Il choisit particulièrement bien les couleurs et les distances entre sa caméra et ce qu’il désire filmer. Rien n’est jamais à peu près, tout est maitrisé. Janet Margolin tient ici très bien un fort beau rôle, il est même dommage de ne pas la voir davantage. Évidemment l’influence Hitchcock saute aux yeux mais la mise en scène est beaucoup moins académique.Tous les grands metteurs en scène doivent faire leur gamme et Jonathan Demme n’y a pas échappé. Son parcours est relativement besogneux jusqu’en 1991 année de l’avènement planétaire du « Silence des agneaux » qui fit entrer le thriller dans une dimension nouvelle en donnant le rôle phare à l’assassin serial killer sus nommé Hannibal Lecter pour ceux qui l’ignoreraient encore. Comme De Palma, Demme est un grand admirateur d’Alfred Hitchcok et il entend le faire savoir dans son premier thriller. Les allusions aux scènes cultes du maître parsèment le film comme le climax final aux chutes du Niagara directement inspiré de celui de « La mort aux trousses » ou encore la poursuite au milieu du film qui rappelle la fameuse scène de « Vertigo » dans les escaliers de la Coit Tower de San Fransisco.


                  

Ces emprunts un peu trop visibles ne font pas oublier un scénario devenu brinquebalant à cause d’une fusion mal maîtrisée entre les deux intrigues qui charpentent le scénario. Cette relative faiblesse de l’écriture oblige parfois Roy Scheider pourtant rarement pris en défaut, à sur jouer pour tenter d’apporter un peu de crédibilité à la caméra parfois hésitante de Demme. Toutefois le résultat n’est pas infamant et c’est avec plaisir que l’on retrouve la jolie Janet Margolin trop tôt disparue et Christopher Walken encore débutant, tout juste sorti du tournage de « Voyage au bout de l’enfer ». Enfin il est toujours émouvant de croiser Joe Spinell dans une de ses nombreuses figurations avant qu’il n’aborde le rôle de sa vie avec Frank Zito le tueur psychopathe romantique de « Maniac » (William Lustig en 1980). A voir pour ceux qui veulent découvrir les premiers pas de celui qui est devenu en un seul et unique film une des maîtres du thriller.La vérité sur Hannan. Comme Brian De Palma, Jonathan Demme rend hommage au maître du suspense par l'entremise de ce film mineur.





Le réalisateur a mûri depuis, avec des oeuvres totalement maîtrisées comme "Dangereuse sous tous rapports" ou l'impérial "Silence des agneaux". Harry Hannan assiste, devant ses yeux, à la mort de sa femme. Remis de son traumatisme, cet agent des services secrets américains réintègre son appartement, loué à une étudiante en anthropologie. Comme par hasard, celle-ci semble partager une histoire commune avec Hannan. Dans le même temps, il reçoit une menace de mort cryptée sous forme d'un message araméen. Hannan serait une des personnes, sur la liste d'un vengeur juif, à exécuter. Quand le passé resurgit, c'est souvent mauvais signe... Ce film, assez plaisant sur le moment, se distille vite dans le temps. Trop souvent, on a l'impression de visionner un téléfilm qui plagie de grands classiques du cinéma, tels que "Sueurs froides", "Marathon man", ou encore "Niagara" pour les plus évidents. Heureusement, Roy Scheider sauve les meubles de ce fiasco qui aurait pu sombrer dans les profondeurs (des chutes du Niagara) de l'oubli.(Allociné)

1 commentaire:

  1. https://1fichier.com/?7uvvufismu
    http://uptobox.com/jyvxceldajsj

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