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dimanche 18 juin 2017

Gert Fröbe

Karl Gerhard Fröbe, dit Gert Fröbe , est un acteur allemand né le 25 février 1913 à Zwickau et mort le 5 septembre 1988 à Munich. Il commence par étudier les arts et la musique, notamment le violon, et passe par l'Académie des Beaux-Arts de Dresde. Sa carrière d'acteur débute dans un contexte difficile, l'Allemagne est alors en pleine récession. Comme tant d'autres, il devient adhérent du NSDAP (Parti national-socialiste des travailleurs allemands). Il est enrôlé dans l'armée à Vienne. Il n'apparaît pourtant pas comme un fervent partisan des thèses nazies, puisque des années plus tard, alors qu'il est critiqué pour son passé lors de la sortie de Goldfinger en Israël, on découvre qu'il aurait sauvé deux juifs à Vienne. Il l'affirme au Daily Mail en 1965 : « Naturellement, j'étais un Nazi. » Après la guerre, il joue dans des spectacles de rue. Son premier véritable rôle à l'écran aura lieu dans Ballade Berlinoise, en 1948. Il enchaîne ensuite les seconds rôles en Europe, puis rencontre Fritz Lang en 1960, qui lui fait jouer le rôle de l'inspecteur dans Le Diabolique docteur Mabuse. Il participe au tournage du film Le Jour le plus long en 1962Son rôle le plus connu reste celui d'Auric Goldfinger dans Goldfinger, le troisième film de la saga James Bond. En 1966, il incarne un personnage historique : le général Von Choltitz dans Paris brûle-t-il ?. Un de ses derniers films sera Le Coup du parapluie de Gérard Oury en 1980, où il parodie son personnage de Goldfinger.


                 



Cyclone à la Jamaïque : Réalisé en 1965 par le Britannique Alexander Mackendrick, le film restera sans doute, avec Le Grand Chantage, tourné en 1957 à Hollywood avec Burt Lancaster et Tony Curtis, le chef-d'oeuvre de son auteur.
Adapté d'un roman écrit en 1929 par Richard Arthur Warren Hughes, Cyclone à la Jamaïque constitue une nouvelle et originale dimension du film d'aventures maritimes. Les conventions du genre en sont insidieusement détournées pour déboucher sur une réflexion, non dénuée de cruauté, sur l'enfance, l'apprentissage de la vie, la civilisation et l'innocence.
Un couple de planteurs anglais installés à la Jamaïque envoie ses enfants en Angleterre, loin des dangers de la vie coloniale, recevoir une éducation appropriée. Leur bateau est attaqué par des pirates et, à la suite d'un concours de circonstances, les enfants se retrouvent embarqués par les bandits, dont ils vont désormais partager l'existence.
Les petits captifs ne semblent guère avoir le désir de fuir leurs féroces geôliers. Car, le récit va peu à peu déjouer les attentes d'un spectateur trop naïf pour donner aux enfants un rôle central, les décrire comme une masse organique envahissante, désinhibée, inconsciente et finalement létale. Ils vont devenir une sorte d'entité aux multiples visages, protéiforme, possédant un savoir à la fois instinctif et rationnel qui va manquer aux rustres hommes de la mer. La structure du film renvoie à un schéma certes déjà usé en littérature : celui de l'apprentissage et de la liberté. Car, paradoxalement, les petits prisonniers vont faire la découverte d'une situation où ils seront livrés à eux-mêmes.
C'est quelque part entre Deux ans de vacances, de Jules Verne, et Sa Majesté des mouches, de William Golding, que va se situer leur destin.



                 

Chez Jules Verne, on s'en souvient, les enfants, perdus sur une île déserte, construisaient une utopie qui était aussi une duplication de civilisation rationnelle et pacifiée ; chez Golding, au contraire, ils retournaient à une forme de sauvagerie primitive et tribale. Les gamins de Cyclone à la Jamaïque tirent quant à eux leur pouvoir d'abord d'une connaissance instinctive quasiment magique, déduite d'un comportement observé froidement par la caméra de Mackendrick. La première séquence contient toute une information qui tiendra dès lors de programme.
A la suite de l'effondrement de leur maison sous les coups d'une tempête monstrueuse (le fameux cyclone du titre), ils chutaient avec leurs géniteurs dans un sous-sol où les serviteurs de la famille se livraient à une cérémonie vaudoue destinée à conjurer le danger. 


                               

Alors que leurs parents s'en prenaient à ce qu'ils considéraient comme des rites superstitieux malsains, les enfants avaient déjà décodé ceux-ci. Et l'on sait que, à partir de ce moment-là, c'est sans doute cette connaissance-là, celle des souterrains de la conscience civilisée, qui va déterminer aussi leur rapport au monde.
C'est en tout cas d'une telle puissance que les pirates dirigés par le capitaine Chavez et son second (Anthony Quinn et James Coburn tiennent là chacun un de leurs plus beaux rôles) vont devenir des victimes, partagés entre l'attendrissement et la frayeur.
Inversant ainsi toute vision manichéenne, Cyclone à la Jamaïque complique la relation entre enfance et âge adulte, sauvagerie et civilisation, une relation qui ne peut être dissociée des rapports de classes. Entre gamins de la bourgeoisie britannique et parias de la société, le combat était, il est vrai, inégal. Source : http://www.lemonde.fr/cinema/article/2011/04/05/cyclone-a-la-jamaique-resurrection-d-un-grand-film-anglais_1503280_3476.html


                 
                                                      

Le film tiré de la Bande Dessinée "Dr Justice" sort donc en 1975. Plusieurs BD avaient déjà été adaptées au cinéma ou à la télévision, "Tintin et Milou", "Tanguy et Laverdure" ou "Astérix et Obélix" en déssins animés. Ce passage au grand écran est une espèce de consécration, un aboutissement exceptionnel et démontrant la popularité du héros. Malheureusement; il en va des adaptations de BD comme celles des romans,... l'exercice est périlleux et souvent le résultat est décevant. Nous allons voir ce qu'il en fût pour notre médecin volant.C'est le réalisateur Cristian-Jacque qui prend les choses en main. Celui-ci est connu pour ses films d'aventures qui ont connu un bon succès auparavant, "les Pétroleuses" en 1971, mais surtout "Fanfan la Tulipe" en 1952 avec bien-sûr Gérard Philippe. Cristian-Jacque a débuté sa carriere de réalisateur dans les années 30 et a connu son premier succès filmographique avec "françois 1er" (1937) mettant en scène Fernandel. Il est donc un honnête réalisateur de films d'action bon enfant à la française, rien à voir avec Bruce Willis ou Steven Seagal aujourd'hui.On retrouve dans la distribution l'acteur autrichien Gert Froebe qui fît une apparition dans "Le Jour le plus Long" au côté d'une myriade de vedettes internationales. Mais il est surtout connu pour son rôle de Goldfinger dans le film du même nom, volet des aventures de James Bond incarné par Sean Connery. Dans "Dr Justice" il joue le rôle du méchant en chef... Nathalie Delon est présente également. Celle-ci est surtout, et peut-être malheureusement, célèbre pour être l'épouse (ou ex-épouse à l'époque...) d'Alain Delon. Celui qui incarne l'autre méchant, homme de main de Gert Froebe, est Roger Paschy qui aurait été champion du monde de Karaté. 


                 

Je n'ai pas trouvé trace de ce titre sur le net, mais il a apparemment été champion d'Europe, du moins en full-contact. Il fût l'un des pionniers du Muay-Thaï en France. Il a eu une petite carriere d'acteur en tournant notamment dans "gwendoline" et "Les Keufs". Venons en au comédien principal qui incarne le héros. Il est américain, ce qui pour l'époque constitue à coup sûr (dans l'esprit du réalisateur et du public...) un gage de compétence cinématographique en matière de film d'action!John Philip Law ou JPL pour les intimes est plus ou moins célèbre pour avoir joué dans "Barbarella" aux côtés de Jane fonda. Les articled parus dans le Trimestriel N°/12 mettent d'ailleurs en avant ses amitiés hollywoodiennes, en particulier sa relation avec James Coburn, élève de Bruce Lee.Ses rapports avec les arts martiaux semblent s'arréter là. On nous apprend que JPL aurait pris des cours intensifs et qu'il serait devenu en peu de temps une ceinture noire émérite. On le voit en karatégi tantôt avec une ceinture blanche de débutant, tantôt avec la ceinture noire. Que ce soit dans PIF Gadget ou dans les Trimestriels, la mise en chantier puis la sortie du film font l'objet d'une promotion exceptionnelle.


               

L'acteur aurait frôlé la mort lors d'un accident au cours du tournage. Drame, Suspense, Action,...!!!!!!!!!!! BON! Voilà plus loin mon ressenti à propos de ce film et qui n'engage bien-sûr que moi. J'avais 14 ans lors de la sortie et j'étais déjà fan du personnage. Inutile de décrire ma déception à l'issue de la projection. A aucun moment on ne retrouve la philosophie du personnage ainsi que sa sagesse, son humilité et son sens de l'abnégation. Aucune mention du maître Hiamuri, rien sur l'esprit des arts martiaux ni sur le but humanitaire de Dr Justice (ou si peu...). John Phillip Law est plat dans son jeu, faible dans ses prestations martiales, à l'image d'ailleurs des scènes de combat. Le méchant, en l'occurence Roger Paschy, est mille fois plus technique que lui qui est censé être 7ème ou 8ème dan. Ses postures se résument à quelques Zenkutsu de base agrémentés de classiques oï-Tsuki. Quelques scènes risibles viennent renforcer ce constat, lorsque par exemple, face au même Roger Paschy il est sauvé par Nathalie Delon qui fracasse une chaise sur le crâne de son adversaire.  (http://fan.dr.justice.pagesperso-orange.fr/ARTICLES/film/article%20film.htm)

1 commentaire:

  1. https://cv4o8bvd99.1fichier.com/
    http://uptobox.com/ntg1eb3p2gb5

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