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jeudi 1 juin 2017

Edgar Buchanan

Edgar Buchanan est un acteur américain, de son nom complet William Edgar Buchanan, né à Humansville (en) (Missouri, États-Unis) le , et décédé à Palm Desert (Californie, États-Unis) le Acteur très actif dans le genre western puisqu'il tournera séries confondus un cinquantaine de films, séries, téléfilm pour le Western. Edgar Buchanan se définissait comme un pionnier des temps nouveaux puisqu'il émigra avec ses parents en Oregon à l'âge de 6 ans en 1909 et connu une enfance assez heureuse avant d'être remarqué à l'école dans une pièce de théâtre. Considéré comme l'un des plus grand second rôle du cinéma américain, il sera toujours fidèle à sa réputation d'acteur très professionnel et participera de près à l'émergence du renouveau du cinéma américain dans les années 40. Il fut le Juge Roy Bean dans une série à succès aux Etats-Unis. Ses prestations dans notre genre sont très aléatoires allant du médecin, shérif, notable etc... à sa seule présence l'écran est submergé d'un personnage lourd et pesant qui reste indispensable. Il sera des productions de deux superbes westerns signé Richard Bartlett Silver star, Lonesome trail. James.


                  


Ce western, scénarisé par Ben Maddow et Robert Hardy Andrews d’après une histoire de Borden Chase, évoquera en effet les affres de l’après-guerre (la guerre civile ici pouvant aussi bien représenter l’après-Seconde Guerre mondiale qui ne s’est terminée que depuis à peine quatre ans), ses conséquences désastreuses aussi bien psychologiques qu’économiques ou sociales. Un western qui s’enfonce encore plus avant dans la noirceur que tout ce qui avait été fait jusque-là dans le genre. La tournure que prend le western au cours de cette période le fait s’éloigner du cinéma de pur divertissement pour aborder de plus en plus souvent des sujets à fortes connotations psychologiques, politiques, dramatiques ou sociales. SI ce remarquable scénario était tombé entre les mains d’un grand metteur en scène, gageons que The Man from Colorado serait une œuvre maîtresse qui ferait aujourd’hui partie des classiques du genre. Mais n’accablons pas trop Henry Levin qui s’en tire néanmoins assez bien même s’il n’arrive que rarement à faire décoller son film faute de souffle, de rythme ou simplement d’idées de mise en scène. En l’état ce western demeure tout à fait honnête, déjà par le fait d’être parti sur des bases solides signées Borden Chase qui allait très peu de temps après acquérir ses lettres de noblesse aux côtés d’Anthony Mann, Raoul Walsh ou Robert AldrichDans un premier temps, nous assistons à un stupéfiant prologue qui voit un colonel Yankee massacrer un bataillon ennemi alors qu’il avait remarqué que ce dernier demandait sa reddition. Arrivé au campement, il apprend que l’armistice a été signé ; il s’enferme alors dans sa tente pour consigner dans son journal son fait "héroïque", soulageant sa conscience en se disant que c’était un acte de guerre et non un carnage. Mais on constate qu’intérieurement il n’est pas en paix. Puis, une fois revenu dans le civil, il tue de sang-froid le seul survivant qui allait le dénoncer avant d’accepter de se faire nommer juge de paix dans la petite ville où il s’installe avec son épouse. 


           
       
Le goût du sang encore dans la bouche, il ne jure que par les représailles et pour ce faire n’hésitera pas à tuer des innocents, à faire lyncher de pauvres bougres, anciens soldats sous ces ordres, quitte à se faire lâcher par tous ses amis y compris par sa femme qui ne peut pas l’accepter tel qu’il est devenu, un fou sanguinaire, un homme torturé par ses remords et qui s’en défend en tuant dans sa légalité. Les scénaristes brossent le portrait de ce mégalomane avec une grande densité psychologique et le font intelligemment évoluer ; dommage qu’en sus de la réalisation, le deuxième point faible du film soit l’interprétation à la fois monolithique et quelque peu outrée d’un Glenn Ford qui va néanmoins se révéler par la suite comme étant l’un des plus talentueux acteur du cinéma et notamment du western. Dans La Peine du talion, alors qu'il ne cesse de de rouler des yeux, mal desservi physiquement par une coiffure qui ne l’arrange guère, on se prend à regretter que les deux rôles principaux n’aient pas été inversés, que William Holden, parfait dans le film en homme droit et courageux, n’ait pas tenté de se mettre dans la peau de ce personnage difficile mais ô combien gratifiant pour un comédien s’il ne tombe pas dans la caricature comme ici ! Quoi qu’il en soit, Owen est un personnage tellement puissant que, malgré une interprétation faiblarde et moyennement convaincante, il nous tient en haleine tout du long.


                              


Dans le même temps, en plus de ce portrait psychologique à l’eau forte, les scénaristes nous gratifient d’une histoire d’amitié assez attachante, d’une romance plutôt plaisante (les deux amis étant de plus amoureux de la même femme) et d’un arrière-fond historique et social assez passionnant. Cette réflexion sur la loi fédérale, une loi qui s'était injustement substituée pendant la guerre aux coutumes plus équitables, occupe une partie non négligeable du film, plus traditionnelle (l’habituelle lutte entre les nantis et les plus défavorisés) mais dans un cadre et une époque assez inédits, ceux de l’après-guerre dans une cité minière du Colorado. Les mineurs sont outrés de s’être battus trois ans de leur vie pour leur nation et se voir, enfin de retour chez eux, privés de leurs lopins de terre qui plus est confisqués par les lois du pays pour lequel ils ont risqué de mourir à chaque instant durant de si nombreuses années. On ne le serait à moins. Le juge, mis à cette place par le propriétaire de la mine, ne peut que défendre ce dernier en trouvant comme excuse qu’il ne peut pas faire autrement, étant obligé d’obéir aux lois. En revanche, le Marshall, son meilleur ami tout en étant son plus grand rival en amour, risquera tout pour venir en aide à ses anciens compagnons d’arme quitte à perdre son travail, son amitié et sa vie. J’espère qu’à partir de ces quelques descriptions, on aura deviné la richesse d’un scénario assez solidement charpenté, mais qui se délite hélas en avançant vers le final. (http://www.dvdclassik.com/critique/la-peine-du-talion-levin)



                 


Lorsque John Wayne initie ce nouveau projet, il l’envisage comme un western familial, dans tous les sens du terme. Non seulement il souhaite que l’ensemble soit pétillant et inoffensif, mais il veut également être entouré de collaborateurs fidèles et de proches. Ainsi, on retrouve son fils Patrick Wayne dans un rôle important, ainsi que sa fille Aissa Wayne dans une apparition. Il comptait initialement confier la réalisation à un cinéaste plus expérimenté (on parle d’Henry Hathaway), mais opte finalement pour Andrew V. McLaglen, fils de l’acteur fordien Victor McLaglen. Choix pas forcément judicieux puisque le réalisateur n’a jamais su se détacher de l’écrasante influence de Ford – qui aurait d’ailleurs tourné quelques plans de ce McLintock pour dépanner.
Si certains évoquent l’influence de La mégère apprivoisée de Shakespeare, les cinéphiles y verront plutôt un démarquage flagrant de L’homme tranquille. La volonté du Duke semble donc d’avoir voulu faire une suite non officielle à cette œuvre considérée par beaucoup comme un chef d’œuvre. Malheureusement, tout ce qui faisait le charme et la finesse de ce coup de maître de John Ford s’est évaporé sous la houlette du médiocre Mc Laglen. Le script de James Edward Grant ne devait déjà pas être fameux – on cherche en vain un début d’intrigue durant les deux longues heures de projection – mais le cinéaste se révèle incapable de faire passer l’humour et l’espièglerie qu’il devait contenir à l’origine. En lieu et place, on doit assister à un duel insipide entre John Wayne et la sublime Maureen O’Hara sans que cela n’éveille le moindre intérêt. Tout juste peut-on sauver la fameuse séquence de bagarre dans la boue, plutôt amusante, ainsi que l’ultime scène qui voit Wayne administrer une formidable fessée à sa dulcinée. Deux scènes qui ont du mal à compenser le nombre conséquent de gags qui tombent à l’eau. A cela, il faut ajouter un discours réactionnaire typique de Big John durant les années 60. La femme doit respecter l’homme, modèle de virilité. Si les Indiens sont présentés comme inoffensifs, ils sont également décrits comme des alcooliques un peu stupides. Un traitement similaire est appliqué au personnage asiatique.




          

Comme à son habitude, John Wayne campe un homme rustaud et macho. Riche propriétaire terrien, McLintock possède de nombreuses têtes de bétail et il impose le respect de tous les gens de la contrée, y compris de la part des indiens qu'il gratifie gracieusement de quelques vaches pour se nourrir. Malgré cette apparente sérénité, McLintock a un gros problème à résoudre, sa femme Katherine est de retour et son tempérament de feu ne va apparemment pas arranger la situation. Katherine est interprétée par Maureen O'Hara, cette grande actrice qui est une habituée des westerns et des rôles de femme au caractère bien trempé. Elle a également tourné plusieurs fois avec John Wayne (Rio Grande, L'homme tranquille, L'Aigle vole au soleil …) et joué avec les plus grands. C'est un plaisir de la retrouver dans ce long métrage d'Andrew Victor McLaglen. Ce dernier, d'origine britannique, fait partie des meilleurs réalisateurs hollywoodiens. Il a fait ses débuts sous la houlette de John Ford, l'un des maîtres du western, ceci explique cela. Il aborde ce récit sous un angle inhabituel en jouant sur plusieurs registres : le comique de situation parfois irrésistible, les dialogues à l'emporte-pièce, des bagarres mémorables. 


                              

Il esquisse également le problème des indiens dont les terres ont été confisquées par le gouvernement. C'est aussi l'occasion de revoir le fils de John, Patrick Wayne, la charmante Stefanie Powers (Rebecca), la talentueuse Yvonne de Carlo et quelques seconds rôles connus dans le milieu westernien tels Edgar Buchanan ou Bruce Cabot. D'ailleurs, il s'agit plus d'une comédie familiale que d'un véritable western et ce n'est pas l'un des meilleurs du genre, notamment à cause de certaines longueurs et quelques séquences vaudevillesques qui tournent à la grosse farce. Cependant, il offre un spectacle drôle et divertissant. Petite anecdote, le grand Mc se prénomme George Washington, est-ce volontaire ? A propos du metteur en scène, certains le trouvent médiocre, notamment sur cet opus. Pour ma part, j'ai visionné plusieurs de ses films, et, si l'on peut admettre qu'il a eu du mal à se détacher de l'influence de son mentor John Ford, ils sont pour la plupart de très bonne facture (cf. Chisum, Bandolero, La Loi de la haine, La route de l'Ouest, Les Cordes de la potence, La percée d'Avranches et bien d'autres encore). (Allociné)

1 commentaire:

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