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vendredi 23 juin 2017

Charles Lloyd











Véritable monument du jazz, Charles Lloyd a joué sur les plus grandes scènes du monde. A 78 ans, ce saxophoniste et flûtiste de renom continue de nous enchanter avec son "new" quartet, cette formation musicale qui fit sa célébrité. L’année 2016 est tout un symbole pour Charles Lloyd puisqu’elle célèbre les cinquante ans du deuxième album enregistré par son quartet mythique, "Dream Weaver". C’est bel et bien ce quatuor de jazzmen qui a révélé au monde entier le talent de Charles Lloyd. Entouré de 1965 à 1969 du pianiste Herbie Hancock, de son ami Keith Jarrett et du contrebassiste Cecil McBee, Charles Lloyd est devenu une référence du jazz sur la scène musicale. Dès sa formation, le quartet a su se démarquer par sa musique étonnante qui mêle free jazz, musiques du monde ou post-bop et attire l’attention des férus et critiques de jazz.Premier groupe à se produire au Filmore, le quartet parvient à plaire aussi bien aux mélomanes de jazz qu’aux fans de rock dans cette époque hippie. Leurs albums "Forest flowers" ou encore "Live at Monterey" sont considérés comme des chefs-d’œuvre du jazz.Le quartet est donc extrêmement symbolique pour Charles Lloyd et c’est encore sous cette forme qu’il se produit sur scène aujourd’hui. Après avoir joué un certain temps avec Mare Nostrum, le compositeur se place désormais à la tête d’un "nouveau" quartet. Accompagné du pianiste Gerald Clayton, du batteur Kendrick Scott et du contrebassiste Reubens Rogers, Charles Lloyd a enchanté la toute nouvelle scène de la Salle Pleyel le 19 novembre dernier dans le cadre du Blue Note Festival.


                 

Les incontournables performances de cet artiste de 78 ans auraient cependant pu ne jamais avoir lieu.Charles Lloyd ne comptait pas faire de la musique toute sa vie. Lorsque le quartet prend fin en 1969, le compositeur décide de mettre un point final à sa partition et se retire avec sa famille en Californie. En quête de spiritualité, il mène une vie selon une philosophie bouddhiste en se consacrant à la méditation transcendantale. Presque totalement absent de la scène musicale, les grands artistes ne cessent de le solliciter durant cette période. Seuls les "Doors", les "Canned Heat" et les "Beach Boys" auront eu le privilège inouï d’enregistrer ses rares solos de saxo. Si cette réclusion commença pour des raisons spirituelles, la spiritualité en fut aussi la fin. C’est après avoir frôlé de peu la mort en 1986, échappant à une rarissime maladie intestinale, que Charles Lloyd décide de renouer avec la scène. Conscient que sa fin n’était pas venue et désireux de faire bénéficier les autres de son talent musical, il enchaine dès lors les tournées, les festivals et ne perd plus une occasion de rejoindre son public, heureux de l’avoir retrouvé.


                  

C’était sans conteste que les deux parties de la vie de Charles Lloyd que sont la musique et la spiritualité cohabitent en harmonie. Inséparable l’une de l’autre, le compositeur ne cesse de mener une quête musicale depuis sa naissance dans le berceau du jazz à Memphis en 1938. Le saxophoniste parcourt d’album en album un voyage initiatique et tente d’aller aussi loin que possible dans le son. Désireux de se rapprocher au plus près de la nature, il puise son inspiration dans la contemplation et décèle la beauté en chaque chose afin de nous la transmettre en musique : "Je me sens en harmonie avec la nature. Je cherche toujours le son qui pourra changer la molécule, faire de la Terre un meilleur endroit pour l’humanité". Charles Lloyd prêche à sa manière la bonne parole, tout en musique et en douceur, par petites notes et touches colorées, il suscite chez nous une émotion aussi physique que psychique.Un seul bémol subsiste, celui de le voir repartir. Chose bien possible comme il le souligne ironiquement : "Si j’arrive à jouer tous les sons que j’ai dans ma tête, alors je poserai l’instrument et je retournerai dans la forêt". Subtile façon de nous donner finalement une dernière leçon : celle de profiter de l’instant présent…(http://culturebox.francetvinfo.fr/musique/jazz-blues/charles-lloyd-le-saxophoniste-en-quete-spirituelle-de-musicalite-250589)


               

Charles Lloyd, né le 15 mars 1938 à Memphis dans le Tennessee aux États-Unis, est un musicien américain de jazz jouant du saxophone ténor et de la flûte, et parfois du saxophone alto ou autres instruments à anche.Charles Lloyd commence le saxophone à neuf ans puis prend des leçons de piano avec Phineas Newborn. Il était ami avec le trompettiste Booker Little. Lloyd travaille ensuite avec des groupes de blues comme celui de B. B. King, Howlin' Wolf, Bobby « Blue » Bland entre autres. Charles Lloyd déménage à Los Angeles en 1956 pour préparer un Bachelor of Music (en) à l'Université de Californie du Sud. Au cours de cette période, il joue dans le big-band du compositeur et trompettiste Gerald Wilson. De 1960 à 1963 il joue dans l'orchestre du batteur Chico Hamilton et devient son directeur musical, et son influence en tant que compositeur conduit le groupe à rejoindre le mouvement West Coast. Le principal partenaire de Charles Lloyd au sein du groupe est le guitariste Gábor Szabó. En 1964, Charles Lloyd quitte le groupe de Hamilton pour jouer aux côtés du saxophoniste Cannonball Adderley. Il va enregistrer deux albums en tant que leader chez Columbia Records, accompagné des jeunes musiciens Herbie Hancock, Ron Carter et Tony Williams. De 1966 à 1968, Charles Lloyd dirige un quartet avec le pianiste Keith Jarrett, le bassiste Cecil McBee (plus tard remplacé par Ron McClure), et le batteur Jack DeJohnette, et il signe un contrat avec le producteur George Avakian (en) pour le label Atlantic Records. Leur musique est une fusion intéressante entre post-bop, free jazz et soul jazz, qui obtient une reconnaissance rapide auprès des amateurs de jazz et des critiques, et même chez les amateurs de rock en devenant le premier groupe de jazz invité à jouer au Fillmore à San Francisco. 


                 

L'album Forest Flower, enregistré en public au Monterey Jazz Festival en 1966 obtient un large succès, de même que Dream Weaver et Love-In en 1966 et 1967 chez Atlantic Records. En 1968 après la séparation du quartet, Charles Lloyd entre dans une période de retraite partielle. Malgré quelques enregistrements dans les années 1970 et des apparitions en tant que sideman, il disparaît presque totalement de la scène jazz et tombe dans l'oubli. Il joue souvent pour les Beach Boys en studio et en concert pendant les années 1970. Il est membre du groupe Celebration, formé par d'anciens membres des Beach Boys à la fin des années 1970, et devient par ailleurs un disciple du mouvement spirituel de méditation transcendantale avec Mike Love et Al Jardine. Celebration enregistrera deux albums. Le pianiste français Michel Petrucciani le sort de sa réserve au début des années 1980, et lui redonne le goût de la scène. Ils enregistrent ensemble en 1983 l'album A Night in Copenhagen chez Blue Note Records. À partir de 1989, Charles Lloyd part en tournée et signe une longue collaboration avec le label ECM. Son style de jeu n'a pas changé depuis les années 1960, mais ses nouveaux albums démontrent sa sensibilité en tant que ballad player, notamment avec l'album The Water is Wide en 2000, avec Brad Mehldau, John Abercrombie, Larry Grenadier, et Billy Higgins.(Wiki)

1 commentaire:

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