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jeudi 8 juin 2017

Broderick Crawford

Issu d'une famille de comédiens, Broderick Crawford débute à la radio au côté des Marx Brothers, puis à Broadway dans Des souris et des hommes, de John Steinbeck. Il décroche sa première apparition à l'écran en 1937 dans La Chasse à l'homme (John G. Blystone).
Comédien éclectique, Broderick Crawford alterne les comédies, les polars et les westerns durant les dix premières années de sa carrière. 

L'ange noir (1946) - Une divine chanteuse blonde (Constance Dowling) est assassinée dans son appartement : parmi les éventuels coupables il y a son ex-mari (Dan Duryea), un ancien amant (John Philipps) qu'elle fait chanter, Peter Lorre,... "C'est Peter Lorre !!!!", attendez, j'a po fini, "Ouais mais c'est Peter Lorre le coupable", je ne dis pas que vous avez tort mais attendez au moins que... "C'est clair, c'est Peter Lorre"... Bon, pas la peine d'aller plus loin, je vois. Ce n'est pas pour en rajouter, mais notre ami Peter joue ici l'un de ses rôles les plus apathiques - une clope constamment pendue au bec, il ose même plus prendre la peine de remuer les lèvres pour s'exprimer, un vrai ventriloque - et interprète un patron de boîte qui a l'air d'en avoir rien à branler de rien : un type antipathique, quoi, le parfait coupable numéro un ; Peter Lorre semble d'ailleurs s'être lui-même fait une raison, il est destiné à Hollywood au rôle de bon vieux salaud... Et pourtant, dans l'histoire, vous allez rire, il se trouve que c'est un autre homme qui se retrouve accusé du crime : un ancien amant a eu la malencontreuse idée de rendre une petite visite, cette nuit-là, à cet ange diabolique, la trouve morte bien entendu, prend la fuite (c'est bêta) et se fait capter dans les escaliers par une domestique (ballot). Je vous jure c'est pas moi ! Mais ouais bien sûr, tu vas faire un ptit tour sur la chaise électrique et puis après on en reparle, ok ? Mais c'est pas moi, putain, il y a Peter Lorre dans le film !...


                   
 
La seule a lui faire confiance est sa propre femme (classieuse June Vincent), peu rancunière, qui va faire équipe avec l'ex-mari de cette chanteuse (Dan Duryea, excellent pour jouer les alcooliques de base, à se demander si...) pour retrouver le coupable... Ils n'ont qu'une piste, une petite boîte d'allumettes (que serait le film noir américain s'il n'y avait que des zippos...) avec le numéro de la boîte de... Peter Lorre (voilà, j'avais bien raison de dire que, roh ta gueule, ça va, on a compris...). Curieuse association que celle de ces deux individus trompés qui vont finalement s'épauler mutuellement pour retrouver une pointe d'allant ; Dan et June montent un petit duo piano-voix pour se faire engager par Peter Lorre et pouvoir le serrer de plus près (j'adore le flegme de Peter Lorre pendant l'audition de divers artistes : "I hate artists, they are so noisy..." - le vrai dégoûté de la vie...). On sent que malgré les circonstances quelque peu dramatiques, il ne faudrait pas grand-chose pour que nos deux artistes finissent par tomber dans les bras l'un de l'autre. Mais June a la tête solidement sur les épaules et ne pense qu'à sauver son trompeur de mari de la mort - quitte à jouer les grosses salopes auprès de Peter... Seul pitit problème : et si ce n'était pas cet enfoiré de Lorre, l'assassin !!!! (Ahah, je vois qu'on fait beaucoup moins le malin maintenant)...Suite et source : shangols



                               


Broderick Crawford s'affirme en 1949 sous la direction de Robert Rossen, qui lui confie le premier rôle, celui du politicien corrompu, des Fous du roi, puis illustre son talent comique dans la comédie de George Cukor, Comment l'esprit vient aux femmes (1950). Son physique ingrat l'amène régulièrement à interpréter des personnages durs, qu'ils soient flics ou voyous. Ainsi en 1951, Robert Parrish en fait un agent secret dans La Gueule du loup, tandis que Federico Fellini l'impose en escroc dans Il Bidone (1955). Sur le déclin à partir des années 1960, Broderick Crawford se tourne vers des westerns italiens de série B et la télévision.
Fort Bastion ne répond plus (1967) Le capitaine Tom York(Howard Keel)constate la défaite de Custer à Little big horn,il décide d'avertir les habitants de Deadwood,ville qui se situe proche du massacre du 7e de cavalerieÀ peine en ville,York est accusé de désertion ce qui ait faut,il évite le lynchage grâce à un ami qui fut jadis shérifLes Indiens ayant décidé d'attaquer Deadwood,Dakota Lil(Joan Caufield)la tenancière du saloon de la ville lui apprend que des mitrailleuses son caché à DeadwoodCe western utilisenombre de stock-shots(le sentier de l'enfer 1951)entre autres et la réalisation de R. G. Springsteen pour le compte du producteur ACLyles ne surprend pas,bref un western de fin desannées 60 qui réunit des acteurs vieillissant mais attachant.Parmis les acteurs présent:Scott Brady,Don red Barry,Richard Arlen,Ben Cooper.



                  


A la télévision, Broderick Crawford tient la vedette de la série, inédite en France, Highway Patrol, tournée entre 1955 et 1959.
Meilleure interprétation masculine, 1950 au AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences pour le film : All the king's men
Meilleure interprétation masculine, 1949 au The Hollywood Foreign Press Association "Golden Globe Awards" pour le film : All the king's men
Meilleure interprétation masculine, 1949 au New York Film Critics Circle Awards pour le film : All the king's men (Wiki)

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