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samedi 24 juin 2017

Barbe-Rouge

Barbe-Rouge est une série de bande dessinée de Jean-Michel Charlier (scénario) et Victor Hubinon (dessin), qui relate les aventures du pirate Barbe-Rouge au temps des flibustiers.Publiée par Pilote dès son premier numéro en 1959, cette série paraît ensuite directement sous forme d'albums et passe dans le magazine Super As à partir de 1979. À la mort de Hubinon en 1979, et jusqu'en 1982, le dessin est repris par Jijé (du tome 18 : Raid sur la Corne d'Or au 21 : Les disparus du Faucon Noir) et son fils Laurent Gillain – qui signe Lorg. Lorsque Jijé meurt, il est remplacé par deux dessinateurs qui, cas alors inédit dans l'histoire de la BD franco-belge, travaillent chacun sur leur album : Christian Gaty, dont le trait reste fidèle à celui de Jijé, et Patrice Pellerin, plus proche de Jean Giraud. Les albums sont édités par Dargaud depuis 1994. Barbe-Rouge, à l'instar de Buck Danny ou de Blueberry, ne disparaît pas avec son scénariste Jean-Michel Charlier le 10 juillet 1989, le scénario de la série étant repris par Jean Ollivier. Didier Convard et André Juillard rendent hommage en 1998 à Barbe-Rouge1, avec un petit livre intitulé La marée de St Jean. En 1999, la série est confiée à deux jeunes auteurs, le scénariste Christian Perrissin (déjà créateur de La jeunesse de Barbe-Rouge avec Daniel Redondo) et le dessinateur Marc Bourgne. Quatre albums paraissent, colorisés par Jean-Jacques Chagnaud. En 2004, Dargaud suggère à Perrissin et Bourgne l'arrêt de la série . Par la suite, le scénariste Fabien Nury (Il était une fois en France, W.E.S.T....) écrit un synopsis racontant la "mort" de Barbe-Rouge.






Dargaud cherche alors un dessinateur: Olivier Taduc (Chinaman) décline la proposition, Frédéric Toublanc (Vasco) fait des essais avant de se voir plutôt confier Tanguy et Laverdure. Finalement, Philippe Aymond (Lady S) se déclare intéressé. Entretemps, Nury est passé à autre chose: il autorise Aymond à développer lui-même son synopsis. Mais pour d'obscures raisons, Aymond est laissé dans le flou et le projet n'aboutit pas...Cette bande dessinée d'aventure invite à embarquer à bord du Faucon Noir, le vaisseau du pirate Barbe-Rouge, qui, sous le surnom de « Démon des Caraïbes », sème la terreur sur les sept mers au temps de la flibuste. Au cours d'un combat sanglant dont aucun membre de l'équipage n'est épargné, Barbe-Rouge épargne un bébé qu'il adopte et baptise Éric, celui-ci étant le seul à ne pas trembler devant lui. N'ayant ni femme, ni enfant, Barbe-Rouge compte bien en faire un pirate, mais le garçon est plus que réticent. Pour ne pas perdre l'affection de ce fils adoptif, le Barbe-Rouge se met de temps en temps au service du roi de France pour combattre ses ennemis espagnols et anglais. Toujours accompagnés de Baba, géant noir, et de Triple-Patte, savant unijambiste, les deux héros passent d'un océan à un autre afin de se battre pour la bonne cause, mais aussi pour découvrir des trésors ou secourir de belles captives. La vedette de nombreux épisodes est tenue par Éric, qui tient le rôle de héros « positif » de la série, Barbe-Rouge étant parfois ramené au rang de second rôle. Éric prendra comme nom de famille Lerouge pour se dissocier du passé de pirate de son père adoptif.L'auteur, Jean-Michel Charlier, place l'histoire dans un environnement historique assez fantaisiste, même s'il cite de nombreuses sources en bas de pages et intègre ses personnages dans des événements historiques réels. La plupart des objets, appellations, descriptifs et moments historiques sont réalistes, mais il n'en demeure pas moins que ce contexte historique marqué induit sur certains albums quelques imbroglios de date.






Ainsi, l'histoire commence en 1715 (date citée dans le tome 1), avec l'adoption par Barbe-Rouge d'un Eric alors bébé. Si on considère que le fils de Barbe-Rouge est âgé de 25 ans lors de ses aventures, on peut donc situer l'action de la série autour de 1740. Pourtant, il est fait mention de Louis XIV quand Eric est condamné aux galères puis gracié et restauré dans ses honneurs et titres à la suite de ses exploits, alors que le roi-soleil est mort en 1715. Plus tard dans la série, ce sera plus logiquement de Louis XV (roi de France de 1723 à 1774) dont il sera fait mention lorsqu'il s'agira pour Eric d'aller avec son vaisseau « l'Épervier » au secours de Fort-Royal (futur Fort-de-France) à la Martinique. Dans les épisodes relatant la recherche du trésor de Morgan de Pirate, Eric aborde avec le « Faucon noir » sur une île dominée par une potence (il cherche une "île de l'homme mort"). Là, Eric et ses hommes creusent, tombent sur un squelette et un coffre. Dans le coffre un message, et sur le message une date : 1848 !Les deux premières histoires sont parues dans le journal Pilote et faisaient plus de 60 planches. Mais quand il a fallu les faire paraître en album, les (alors toutes jeunes) éditions Dargaud n'avaient pas les moyens de publier des albums de plus de 47 pages. Les deux histoires ont donc été redécoupées en trois albums de la façon suivante : 1) Le démon des Caraïbes (62 planches) est devenu en album Le démon des Caraïbes pour les 47 premières planches et les 15 restantes ont été intégrées au début de l'album Le Roi des sept mers. 2) Le Roi des sept mers (62 planches) est devenu en album Le Roi des sept mers pour les 32 premières planches et Le jeune capitaine pour les 30 dernières.


                                



Celui-ci s'est vu rajouter deux histoires courtes (L’or du San Cristobal et Le cobra) pour compléter le tome. Là où cela se complique encore, c'est que Le jeune capitaine (donc en fait la fin du Roi des sept mers) n'a, pour des raisons inexplicables, été publié en album qu'en 1981 alors qu'il date évidemment de 1962. Et enfin pour faire encore plus simple : une grande partie des tomes ont changé de titre pour la publication en album, expliquant notamment que l'on voie à la fin d'un album « à suivre dans XXX » alors que XXX n'existe pas. Ces titres alternatifs sont indiqués entre parenthèses dans la bibliographie ci-après. L'édition récente de l'intégrale (la seule disponible actuellement dans le commerce) Barbe Rouge est, elle, chronologique (à l'exception des deux histoires courtes qui se sont retrouvées dans le tome 9 pour des questions de publication). Notons enfin que la planche 16 du Démon Des Caraïbes n'a jamais été publiée en album.Une parodie de Barbe-Rouge et de son équipage est apparue dans le quatrième album de la série Astérix, Astérix gladiateur : le bateau du flibustier se faisait rapidement couler par Astérix et Obélix. Née d’une plaisanterie de René Goscinny à l’égard de Jean-Michel Charlier, l’apparition de l’équipage pirate a fini par devenir un gag récurrent dans les albums d’Astérix, leur bateau étant régulièrement coulé par les Gaulois. Ce qui a entraîné un cas presque unique de personnage de bande dessinée transformé, sous une forme parodique, en personnage régulier d’une autre série.


                              

La référence à la série originelle a été partiellement estompée, Albert Uderzo modifiant au fil des épisodes l’allure du capitaine pirate, qui n’est d’ailleurs jamais nommé dans les albums (il est néanmoins nommé « Barbe-Rouge » dans le film Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre) : la silhouette devient plus épaisse et sa barbe devient plus blonde que rousse. Les personnages de Barbe-Rouge utilisés dans les albums d’Astérix sont Barbe-Rouge, Baba et Triple-patte. Éric n’apparaît que dans Le Tour de Gaule d'Astérix, sous le nom d’Érix. Dans l'album suivant, Astérix et Cléopâtre, Barbe-Rouge dit l’avoir laissé en garantie contre un nouveau bateau (qui sera coulé peu après). Ces personnages apparaissent dans le film Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre où ils sont interprétés respectivement par Bernard Farcy (Barbe-Rouge), Mouss Diouf (Baba) et Michel Crémadès (Triple-patte). On les retrouvera dans le film Astérix et Obélix : Au service de sa Majesté sous les traits de Gérard Jugnot (Barbe-Rouge), Christophe Denis (Baba) et Jacques Herlin (Triple-patte).(Wiki)

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