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mardi 20 juin 2017

Anthony Perkins

Anthony Perkins est un acteur américain, né le 4 avril 1932 à New York et décédé le 12 septembre 1992 à Hollywood. Son père étant comédien, c’est presque naturellement qu’il entame une carrière théâtrale à Broadway et grâce à un physique avantageux, il débute au cinéma en 1953. Il incarne alors des rôles de jeunes premiers angoissés, névrosés, égoïstes ou naïfs. En même temps, il enregistre ses premiers disques et le public découvre alors sa voix de crooner. Il chantera également en français et notamment Il n’y a plus d’après en 1961. Mais sa notoriété devient internationale en 1960 grâce à Psychose, le film d’Alfred Hitchcock dans lequel il joue l’inquiétant Norma Bates. Outre les films déjà cités, on le retrouve également dans Phèdre (Jules Dassin – 1962), Le Glaive et la Balance (André Cayatte - 1963), Paris brûle-t-il ? (René Clément – 1966) et La Décade prodigieuse (Claude Chabrol – 1971). Mais il n’a plus le succès de ses débuts car le personnage de Norman Bates lui colle à la peau et on lui propose souvent des rôles similaires (il jouera dans 3 remakes de Psychose… !). Malgré de nombreuses relations homosexuelles, il épouse, en 1973, Berry Berenson (photographe et sœur de la célèbre actrice Marisa Berenson). Ils ont deux fils, tous deux artistes comme leurs parents. En 1985, il apprend qu’il a le sida. Il montre alors un courage et une discrétion qui forcent le respect. Il décédera, épuisé et prématurément vieilli, à l’âge de 60 ans, en 1992.(http://livres.rencontres.bardot.barbara.star.over-blog.com/article-hommage-a-anthony-perkins-1932-1992-109984669.html)



                               
 
Un film réalisé par un acteur américain mettant en scène un des films les plus improbables produit par un grand studio. Ayant beaucoup aimé le roman malgrè ses faiblesses , j'attendais beaucoup d'une adaptation cinéma. Mel Ferrer dirigea alors le film mettant en scène Audrey Heptburn dans le rôle d'une femme enfant , mystèrieuse femme oiseau dont tombera amoureux un jeune exilé politique (Anthony Perkins) réfugié dans la jungle venezuellienne. Et c'est un film empli de maladresses, un film qui retira toute poésie du roman pour en faire un hymne à Audrey Hepburn. Le pauvre Perkins ressemble à une pièce rapportée dont le réalisateur ne sut que faire pendant le tournage. Ne parlons pas du chef de tribu indienne joué par un acteur Japonais, par Lee J. Cobb jouant le grand père d'Hepburn et dont le maquillage est l'un des plus pénible à regarder sans pouffer de rire. Il reste quelques beaux moments visuels lorsqu'ils ne tournent plus dans une jungle de pacotille en studio et revoir Lee J Cobb s'en donnant à coeur joie dans le rôle du grand père permet de faire passer les scènes les plus ridicules. Vertes demeures est il innadaptable? Je pense sincèrement qu'il doit être difficile à adapter si l'on veut retranscrire en images la poésie du roman sans sombrer dans le ridicule qu'une telle histoire à la limite du surréalisme et du fantastique pourrait facilement permettre. « Vertes demeures », réalisé par Mel Ferrer, comédien connu et époux d’Audrey Hepburn, est un des grands sommets de kitsch des années 50, et compte parmi les films les plus bizarres jamais sortis d’un grand studio.


            

Égaré dans la jungle amazonienne, Anthony Perkins croise une tribu d’Indiens, dirigée par l’acteur japonais Sessue Hayakawa, qui l’envoie tuer un esprit de la forêt, incarné par Hepburn. Celle-ci, sorte d’elfe écolo, parle aux animaux et aux arbres, et vit avec son (faux) grand-père Lee J. Cobb, couvert de postiches.
Il est difficile de décrire un tel film, tant il sombre souvent dans le grotesque rédhibitoire (Perkins chantant à la guitare dans la jungle, la torture de la guêpe dans la tribu, l’utilisation de la musique, etc.), et bâcle son visuel, en alternant de beaux plans de nature sauvage, avec d’affreuses reconstitutions en studio. Si Perkins est parfaitement tête-à-claques dans son rôle, si Audrey Hepburn semble déjà un peu âgée pour camper cette femme-enfant idéalisée, Lee J. Cobb s’en donne à cœur-joie, dans un personnage de papy geignard au lourd passé.


               


 Celui qui s’en sort le mieux est encore Henry Silva, étonnamment crédible (et bien grimé) en Indien fratricide et illuminé, aux pectoraux saillants. Son sourire démoniaque, quand il met le feu à l’arbre où s’est réfugiée Rima, est ce qu'il y a de plus mémorable dans tout le film. On reconnaît des seconds rôles de l’époque comme Michael Pate ou Nehemiah Persoff, dans la première partie.
« VERTES DEMEURES » est un film unique en son genre, on ne pourra pas lui retirer ça, qui aurait pu être traité de façon terre à terre, à la Werner Herzog, ou plus hollywoodienne, façon « LA FORÊT D’ÉMERAUDE », mais la réalisation très « Walt Disney » de Ferrer, son casting absurde, et le manque criant d’authenticité des décors, le classe instantanément dans la catégorie des films « so bad they’re good », comme disent les Américains. Une vraie curiosité, à réserver au fan peu regardant de la belle Audrey.


                         
                                



Il y a dans l'écriture de Sagan, dans ses choix de structure, dans sa narration, quelque chose de profondément cinématographique. La nudité, la froideur simple, la concision, qu'elle mettait à ses récits s'illustrent avec aisance à l'écran, qui, en réponse, les prolonge et même les humanise. D'ailleurs les adaptations scénaristiques de ses romans sont toujours remarquablement fidèles. Aimez-vous Brahms ? s'ouvre sur l'image d'une femme parisienne pressée qui court après un taxi et bien entendu, métaphoriquement, après le temps qui passe. Un plan la ressaisit de plus près, légèrement essouflée. C'est Ingrid Bergman, perdue au milieu des bâtiments et de la circulation. Absolument rien, ni la quarantaine, ni la silhouette un peu alourdie, ni l'attitude agitée, ne peut venir ternir la beauté d'un visage qui semble justifier à lui seul l'invention à la caméra. Pendant qu'on la voit courir on entend plusieurs variations sur les mesures initiales du 3ème mouvement("Poco Allegretto" - On est tenté de traduire par « peu allègre » ce qui définit assez bien le film) de la 3ème symphonie de Brahms. Ces quelques notes plaquées sur le paysage urbain, expressément parisien, filmé dans un noir et blanc austère suffisent à donner au film une dimension profondément mélancolique et rythmeront de manière entêtante le récit des amours tourmentées de l'héroïne cueillie in media res par le réalisateur.
Vêtue par Christian Dior et ainsi donc à la pointe d'une certaine mode française, Bergman s'appelle ici Paula (curieusement c'était aussi son prénom, relativement rare pourtant, dans Hantise, tourné plus de quinze ans auparavant). Elle exerce un métier aussi futile et élégant que l'est sa garde-robe : « décoratrice d'intérieur ». Autour d’elle pourtant tout est bancal. La capitale l’entoure et la broie un peu.


            
   
Tourné en extérieur, le film, en quelque sorte victime de sa double nationalité franco-américaine, insiste volontiers sur les composantes urbaines les plus reconnaissables de Paris. La bande annonce pour la sortie américaine du film (sous le titre de Goodbye again) est passablement insupportable de « oh là là, naturellement mon ameee, ici Pareeee et les Champs Hélysées ». Si le public s’attendait à une nouvelle version de J’ai épousé un français (adaptation, sortie deux ans auparavant, d’un délicieux roman de Nancy Mitford) on comprend l’insuccès relatif du film outre-Atlantique.
La relation amoureuse de Paula reflète bien ses rapports avec ce monde qui l’entoure : elle est stérile, un peu sordide, un peu brillante et très française puisque c’est Yves Montand qui joue son amant inconstant. Pour jouer un parisien très fat, à la séduction gominée, Montand n’a pas à composer, il n’a qu’à paraître. 


                              

Pendant tout le film le spectateur ne peut que constater le masochisme de Bergman qui, croisant, au détour d’une commande pour une cliente, un américain très beau très jeune, très sensible et rapidement amoureux d’elle à en mourir (c’est Antony Perkins, un an après Psychose, qui offre à son rôle une fragilité et une grâce poignantes. Il recevra le prix d'interprétation à Cannes.) hésite entre les deux hommes pendant les deux heures que dure le film pour choisir de revenir à sa médiocrité initiale, plus rassurante, plus normale aussi.
Aimez-vous Brahms ? ne raconte que cela et Anatol Litvak (dit « Tola » et ancien spécialiste du Women’s picture à la Warner puis à la Fox, il avait dirigé Bergman dans son retour hollywoodien, après l’intermède italien, dans Anastasia en 56) prend son temps pour épouser chaque détail du récit et mettre en valeur les deux acteurs principaux dont la tendresse éclabousse l’écran. Leur différence d’âge, qui est au centre de la problématique du scénario, sans avoir rien de choquant visuellement, est soulignée par les tenues, les coiffures, l’assurance de Bergman, quelque chose de serein aussi, en dépit de tout, que contre systématiquement l’immaturité triomphante de Perkins, ses regards d’enfant affamé.


                               

Le spectateur ne peut donc que constater, dès leur rencontre, que cet amour n’est pas voué à l’éternité. C’est pour cela, peut-être, qu’Aimez vous Brahms ? est un film plus mélancolique que triste, un film automnal, même s’il se passe en partie au printemps. De même que le passage des saisons la mise en scène ne révèle aucune surprise et c’est ce qui explique aussi sa modeste perfection : chaque plan de la scène finale, par exemple, est parfaitement attendu par le spectateur, qui peut ainsi se livrer en toute tranquillité à un sentiment de catharsis libérateur, constater le gâchis que peut représenter une vie (la sienne ?) et laisser libre cours, et sans honte, à ses larmes quand Bergman, après avoir rompu avec son trop bel américain, parce que elle est « trop vieille », comme elle le répète inexorablement, voit son dîner annulé par l’amant infidèle auquel elle a tout sacrifié. Sans avenir, ni à court ni à long terme, elle se contemple dans le miroir de sa luxueuse coiffeuse et dans un long et lent mouvement, devenu un classique, se démaquille. Le plan final (que Stephen Frears reprendra quasiment à l’identique à la fin de ses Liaisons dangereuses, vingt ans plus tard) repose sur le visage bouleversant de l’actrice. De l’art de faire du beau avec du désespoir. Le titre du film, et du roman, provient directement d'une question que pose Perkins-Philipp à Bergman-Paula avant de l'inviter à un concert. Ils y entendent, évidemment, la 3ème symphonie de Brahms. Ici le 3ème mouvement par Furtwangler. Source : http://levidamedechartres.over-blog.com/article-aimez-vous-brahms-1961-anatol-litvak--38045860.html

1 commentaire:

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