.

.

mardi 16 mai 2017

Walter Brennan

L'acteur américain Walter Brennan est familier des cinéphiles pour ses rôles de cow-boys et de vieux bonshommes irascibles. Né le 25 juillet 1894 à Lynn ou à Swampscott, dans le Massachusetts, Walter Brennan fait ses débuts au cinéma en 1923 comme figurant et cascadeur. Il obtient son premier vrai rôle en 1930, lorsqu'il apparaît dans l'adaptation au cinéma de la revue musicale The King of Jazz réalisée par John Murray Anderson et produite par les studios Universal. Il joue ensuite divers rôles pouvant aller du jeune cockney au vieux patriarche. Recruté pour un petit rôle de chauffeur dans The Wedding Night (1935, Soir de noce) de King Vidor, Brennan impressionne tellement le producteur Sam Goldwyn que ce dernier lui offre un contrat à long terme. L'acteur se voit alors proposer un rôle plus conséquent dans Barbary Coast (1935, Ville sans loi), le premier des sept films où il jouera sous la direction d'Howard Hawks. Brennan perce véritablement lorsqu'il campe le bûcheron suédois Swan Bostrom dans Come and Get It (1936, Le Vandale), de Howard Hawks et William Wyler, une prestation qui lui vaut son premier oscar du meilleur second rôle. Deux ans plus tard, il décroche un nouvel oscar pour son portrait d'un grand-père propriétaire d'un haras dans Kentucky de David Butler et, en 1940, en obtient un troisième, un record, lorsqu'il incarne le juge Roy Bean dans The Westerner (Le Cavalier du désert) de William Wyler. Parmi ses autres rôles marquants, citons le pasteur Pile dans Sergeant York (1941, Sergent York) de Howard Hawks, le volubile ivrogne Eddie dans To Have and Have Not (1944, Le Port de l'angoisse), à nouveau de Hawks, le patriarche du clan Clanton dans My Darling Clementine (1946, La Poursuite infernale) de John Ford, ou encore Groot, le vacher irascible, dans Red River (1948, La Rivière rouge) de Hawks.(http://www.universalis.fr/encyclopedie/walter-brennan/)



                               


Même si Only angels have wings reste probablement le plus brillant de tous les Hawks majeurs, il n’est pas interdit de penser que To have and have not est, quant à lui, le titre le plus représentatif des obsessions du grand cinéaste, et partant, le plus parfait. Cette perfection est celle de l’épure. A y regarder de plus près, To have and have not n’offre en effet ni plus ni moins que le squelette (c’est d’ailleurs en terme de durée l’un des plus brefs et des plus denses de ses films essentiels) des œuvres emblématiques passées (Only angels have wings, donc) ou à venir (Red River, The Big Sky, Rio Bravo, Hatari ! etc.). En quelque sorte, To have and have not, c’est un peu Only angels have wings dépouillé de toute aspiration au climax purement dramatique. C’est aussi une matrice à partir de laquelle les autres "films de groupe" ne tisseront plus que de subtiles variations, quels que soient l’environnement et le contexte de leurs intrigues. Enfin, c’est peut-être à cette occasion que Hawks s’est le plus rapproché de ce vers quoi il a toujours tendu, à savoir établir une distance minimale entre l’image et la personnalité de ses interprètes et celles des personnages qu’ils doivent incarner à l’écran. La création par le cinéaste du "mythe" Bacall participe, et nous y reviendrons, de cette approche. Pour toutes ces raisons, nous pourrions presque dire que pour juger du degré d’affinité d’un spectateur pour le cinéma du "Renard Argenté" il suffirait de lui projeter To have and have not.


   
                                


Pourtant la genèse du film ne le prédisposait d’aucune façon à atteindre ce statut filmographique si particulier. Dans les entretiens livrés à Joseph Mc Bride (in Hawks par Hawks) le cinéaste revient sur les conditions rocambolesques dans lesquelles il aurait obtenu de son ami Ernest Hemingway les droits d’adaptation de son roman En avoir... ou pas. Hawks souhaitait convaincre le romancier d’écrire pour le cinéma, mais ce dernier s’y refusait obstinément. A défaut de pouvoir s’attacher ses talents de scénariste, Hawks se serait donc résigné à acquérir les droits cinématographiques d’un de ses romans. Il aurait obtenu ceux d’En avoir... ou pas après avoir prétendu pouvoir tirer un bon film du plus mauvais des écrits d’Hemingway à cette date. 


                               


Il est probable que ces propos relèvent plus de la légende que de la réalité des faits, puisque selon d’autres sources ce serait Hemingway lui-même qui aurait défié son compère de chasse et de pêche de pouvoir transformer celui qu’il jugeait le plus mauvais de ses romans en succès du grand écran. Quoi qu’il en soit, il ne reste rien du roman d’aventures d’Hemingway après le traitement que lui font subir Hawks et ses deux scénaristes successifs, Jules Furthman et William Faulkner. Et les admirateurs intégristes de l’œuvre du "bûcheron" de l’Illinois feront mieux de s’orienter vers la version ultérieure de Michael Curtiz (The Breaking Point), bien qu’encore très infidèle, voire peut-être vers celle de Don Siegel (The Gun Runners) quand bien même jugée exécrable par la plupart de ceux qui ont pu la découvrir.(http://www.dvdclassik.com/critique/le-port-de-l-angoisse-hawks)




Le Cavalier du désert est l'un des premiers westerns importants, sorti un an après La Chevauchée fantastique de John Ford. Il établie pour toujours l'image de Gary Cooper en cavalier solitaire, peu bavard et même s'exprimant avec quelques difficultés (les scènes où il doit inventer un mensonge énorme sont excellentes). Sa haute stature et son regard tranquille lui donnent une présence étonnante tout au long du film, et face à lui, seul Walter Brennan arrive à s'imposer, avec son timbre de voix inimitable et ses mimiques d'alcoolique qui lui valurent tant de nominations aux oscars. William Wyler ressort la légende du bon vieux juge Roy Bean, partial et professant une justice bien personnelle, mais toujours aussi attachant. On le retrouvera dans la bande dessinée Lucky Luke de Goscinny, qui puisait largement ses idées dans les westerns américains. Dans un ton plus comique que The Westerner, John Huston donnera le rôle à Paul Newman dans son film où le juge est le personnage central. Ici, il s'agit pour Wyler de présenter des personnages totalement convaincants bien que surhumains de caractère, dans un affrontement mémorable (type de situation que l'on retrouve maints fois chez Wyler), et ainsi de nous faire rentrer pleinement dans la légende, ce qui est, comme le dira John Ford, le propre du western.    Que dire? Si ce n'est un des meilleurs westerns qu'Hollywood a produits. Wyler nous embarque dans une histoire captivante et originale, loin des poncifs du genre, même si le titre en V.F. (le cavalier du desert) pourrait, en vue de nos attentes, nous dissuader. Un juge corrompu mais sympathique, un étranger ambivalent, une fermière amoureuse et courageuse, des paysages envoutants...Et surtout aucun temps mort, un rythme haletant jusqu' à la fin.  


                      

Superbe film ou l'on peut voir une des plus célèbres légendes de l'ouest "le juge Roy Bean" "la loi à l'ouest du pecos"... En effet le juge Roy Bean est un ancien hors-la-loi qui a fui dans l'ouest et s'est installé en se faisant passé pour un juge, c'est ainsi que la légende naquit. C'était à la fois le juge mais aussi le patron du bar, c'est pour cela que ses jugements étaient donnés dans son saloon, d'ailleurs sur la devanture du saloon était indiqué "justice et bière fraiche"... Notre héros Gary Cooper est injustement accusé de vol de chevaux, arrivant à prouver son innocence, il se fait engager comme shérif adjoint dans la grande ville la plus proche et est décidé à ramener la paix entre tous les habitants, pour cela il faudra affronter le juge..(Allociné)

1 commentaire: