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vendredi 12 mai 2017

Victor

Victor Lanoux (de son vrai nom Victor Robert Nataf), né le 18 juin 1936 à Paris et mort le 4 mai 2017, était un comédien, producteur, scénariste et dramaturge français.   Il a  joué dans environ 50 films : « Une femme à sa fenêtre » (1976), « Un éléphant ça trompe énormément » (1976), « Un moment d’égarement » (1977), etc. Victor Robert Nataf est le fils d’un Juif tunisien, originaire de Sfax, et d'une mère normande, non juive. Dès le début de la guerre, il est envoyé par ses parents à l'abri à La Chapelle-Taillefert, dans la Creuse, où il vit jusqu'à l'âge de onze ans sous le nom de Victor Lanoux. Certificat d'études en poche, il est ouvrier spécialisé aux usines Simca. Engagé comme parachutiste de 19 à 22 ans, il se reconvertit comme machiniste aux studios de Boulogne, où il a l'idée de se lancer comme comédien en observant Anthony Quinn sur le plateau de Notre-Dame de Paris. C'est le déclic pour Lanoux qui se forme grâce à l'annonce « devenir acteur par correspondance » proposée par « Cinémas du monde » et le « Conservatoire indépendant du cinéma français ». En 1961, il commence au cabaret aux côtés de Pierre Richard. Pendant cinq ans, les deux amis écriront des sketches qu'ils interpréteront dans la plupart des cabarets de la rive gauche et souvent la première partie des tournées de Georges Brassens. Au Théâtre national populaire (TNP), il joue, entre 1964 et 1969, Hamlet, Arturo Ui, La Folle de Chaillot, etc. Pour le théâtre, il a écrit Le Tourniquet (1973), La Ritournelle (1989) qui lui a valu une nomination aux Molières 1989, Drame au concert (1994) et Le Péril bleu ou Méfiez-vous des autobus.(http://www.jesuismort.com/)


                               


"Dans mon histoire je suis perdue, je rêve que je cours après un homme qui s'éloigne."...Sur un scénario de Jorge Semprùn, Pierre Granier-Deferre met en scène l'histoire d'une femme de diplomate (merveilleuse Romy Schneider) qui, dans la Grèce des années 30, s'éprend d'un militant communiste! Oeuvre romanesque d'après Pierre Drieu La Rochelle, "Une femme à sa fenêtre" est un beau film fort bien interprèté par son actrice principale! Le fascisme monte, la lumineuse Margot Santorini se découvre un nouvel idéal, avec Umberto Orsini, Victor Lanoux mais aussi Philippe Noiret qui retrouve Romy après "Le vieux fusil". A voir pour Romy qui aimait son métier, qui continuait malgré les catastrophes de sa vie personnelle, qui avait d'immenses qualités et qui était belle, en pleine gloire...Pierre Drieu la Rochelle est un immense auteur, et j'ai beau avoir une certaine sympathie pour Pierre Granier-Deferre, il n'était manifestement pas l'homme de la situation. Car si Louis Malle avait réussi une œuvre majeure en réalisant « Le Feu follet », nous en sommes loin concernant « Une femme à sa fenêtre ». Pourtant on sent d'emblée les bonnes intentions : une période historique captivante, des personnages complexes, un montage qui l'est tout autant... Hélas, ça ne prend pas vraiment. D'abord, si vous n'êtes pas familiers avec l'époque, on ne comprend parfois quasiment rien, celle-ci étant souvent très mal expliquée. De plus, la construction, se voulant habile, nous embrouille encore plus, si bien que pendant un bon bout de temps nous sommes totalement paumés.


                             

Heureusement, le récit devient un peu plus lisible ensuite et on finit par avoir une idée plus nette des événements. Autre satisfaction : le réalisateur ponctue le film de plusieurs scènes où les personnages prennent le temps de se parler, de s'expliquer, donnant à celui-ci une humanité, une justesse plutôt convenable. Reste que l'histoire d'amour au cœur du récit n'est pas très crédible, malgré une Romy Schneider resplendissante face à un Victor Lanoux peu dans son élément, largement dominé par ses homologues masculins Philippe Noiret et Umberto Orsini. Bref, de belles choses et de beaucoup moins convaincantes, à l'image d'un dénouement mélodramatique à souhait manquant hélas de justesse et de clarté.Ce film présente quelques lenteurs mais l' interprétation en est excellente. Bonne reconstitution de la bourgeoisie d' avant guerre, lâche, veule, stupide, prétentieuse, parasitaire et oisive; bourgeoisie ne vivant que de ragots et de cocufiages. et qui se jettera dans les bras du fascisme pour se protéger de la révolution. L'histoire d' amour reste secondaire, quoiqu' en dise son réalisateur, et c' est une excellente chose. Le côté "romance" de ce film est en effet parfaitement ennuyeux.(Allociné)


               


Pour le commissaire Novak, la fin justifie les moyens. Hélène est une jeune femme sans histoires, mariée, un enfant, qui travaille comme secrétaire à l'hôtel de ville. Des histoires, elle va en avoir : Novak, pour coincer le député et maire et son adjoint, qui trempent dans une sale affaire de drogue, a besoin qu'elle vole un dossier. Il la met d'abord en confiance, puis il piège, il n'hésite pas à briser son ménage. Mais, s'il est brutal, il n'en a pas moins un cœur, sinon Victor Lanoux n'aurait pas joué le rôle. " Une sale affaire ", premier film d'Alain Bonnot, se passe au Havre et c'est agréable lorsqu'un réalisateur prend la peine de planter sa caméra ailleurs qu'à Paris et filme son décor avec plaisir. C'est agréable aussi de retrouver Marlène Jobert, gentille, plausible, sans esbrouffe. Ce qui l'est moins, c'est la paresse de Victor Lanoux (acteur et producteur du film), en concordance parfaite avec la mollesse du scénario. Premier long-métrage d'Alain Bonnot qui s'est spécialisé dans le polar à la française et qui exploite ici le filon de l'enquête policière à résonnance politique! Le casting est prestigieux, on y trouve d'excellents comédiens avec Marlène Jobert, Victor Lanoux et Patrick Bouchitey dans les rôles principaux! Dans un petit rôle, Christophe Lambert campe un flic du nom de Mullard, le second du commissaire de la brigade des stupéfiants (interprété par Lanoux). Quand on a vingt ou vingt-deux ans, on a le choix entre deux rôles: être flic ou voyou! On vous donne un flingue et vous êtes content, surtout qu'il n'y a pas beaucoup de différences! Sur "Une sale affaire", Lambert n'avait pas grand chose à faire! Un polar efficace et conventionnel où tous les moyens sont bons...Dans quelle affaire le commissaire Novak, alias Victor Lanoux, veut-il entraîner sa "victime", la jeune Bélanger? Il crée une rencontre "pseudo fortuite", se fait passer pour journaliste, joue les brises-ménages avant de disparaître pour mieux revenir.


                  


La jeune femme, à elle seule, arrivera-t-elle à faire tomber un important trafic de drogue? Un film captivant, servi par des acteurs prodigieux. Un point négatif? Une conclusion inattendue avec un arrière-goût d' inachevé.Trés bon polar mettant un victor Lanoux plus que jamais brillant!Premier film de ce réalisateur peu prolifique au cinéma. Deux films en tout et pour tout à ce jour. Avec ce film il tourne un polar du style de la fin du giscardisme, c'est à dire qui mêle la politique à l'enquête. Ici c'est le maire de la ville du Havre qui est impliqué dans un trafic d'héroïne. Film efficace qui s'interroge sur les méthodes policières, qui vont bouleverser une vie rangée d'une secrétaire: Séparation d'avec son conjoint, saccage du domicile, assassinat de sa sœur. Le commissaire Novak interprété de façon magistrale par Victor Lanoux n'hésite pas à pratiquer la manipulation et l'interrogatoire musclé dans ses locaux pour parvenir à ses fins. Marlène Jobert a ce qu'il faut de fragilité pour que le spectateur soit compatissant aux malheurs qui s'abattent sur elle. Alain Bonnot nous offre quelques vues du Havre encore industriel du début du marasme qui a vu la ville et sa population s'appauvrir. Le film est illustré musicalement par un jazz mélancolique mais néanmoins appréciable. On peut regretter cependant une fin un peu bâclée avec une longue scène éthylique de Marlène Jobert qui n'amène nulle part.(Allociné)


                 


30 ans plus tard, "le Lieu du Crime" enthousiasme toujours autant, et confirme sa place parmi les meilleurs Téchiné : dans cette campagne du Sud Ouest solaire qu'il filme mieux que tout autre, voici un rêve fascinant de fantômes transis qui viennent bouleverser l'ordre (mal) établi, faire basculer l'obéissance lisse (Deneuve, inquiétante, sublime) ou la révolte instinctive (beau rôle d'enfant rêveur et rebelle, écho de l'enfance du réalisateur) vers la folie du désordre et de l'aventure. Une forme passionnante, avec ses va-et-vient entre un naturalisme secoué de tensions inattendues et une théâtralisation qui louche vers le classicisme hitchcockien, une direction d'acteurs qui les pousse vers la légèreté et la vitesse plutôt que vers la psychologie et le pathos (drame de la plupart des films français de l'époque)... Que Téchiné peut être grand !Après l'intense "Rendez-vous", Téchiné confirme sa sortie du formalisme froid qui marqua la première décennie de sa carrière. Jusqu'à maintenant, son goût pour le romanesque noir et les dispositifs de mise en scène accouchaient de films intéressants mais toujours forcés et inaboutis. Il trouve ici la fluidité et l'ampleur qui lui manquait. "Le Lieu du crime" assume sans afféterie sa dimension fantasmatique (tous le film pourrait être le cauchemar de cet enfant lunatique ou le fantasme d'une femme qui aspire à un ailleurs romanesque), et nous rappelle que l'amour est avant tout affaire de collision fatale. Mêlant habilement le polar et le sentimental, Téchiné donne à ce film sombre et violent une forme légère et lumineuse.André Téchiné a écrit pour Catherine Deneuve le rôle de Lili, mère d'un adolescent rêveur, qui retrouve goût à la vie au contact d'un voyou! Dans un style lyrique et romanesque, le cinéaste accumule les cadavres et télescope les destins dans le calme trompeur d'un petit village du sud-ouest de la France! Entre le chant des grillons et les flonflons d'un dancing, Téchiné filme les ravages de la passion dans un univers familial dont toutes les valeurs explosent sous le choc d'une violence trop longtemps méconnue!


   


Révèlé par "Rendez-vous" où il avait obtenu le César du meilleur jeune espoir masculin, Wadeck Stanczak se montre une fois de plus excellent dans cette oeuvre de brisures, de ruptures et de sanglots...Une tragédie sous le soleil d'un Sud Ouest magnifié. Au coeur d'une famille percluse de haines, une mère (Catherine Deneuve) se libère de son rôle et regresse vers l'adolescence, alors que son fils, lui, s'y plonge contre son gré. Dans ce film d'un lyrisme éblouissant, Téchiné enchaîne les séquences inoubliables : déjeuner de communion qui vire au drame, enfant étranglé près de la rivière à la tombée de la nuit, orage qui déchaîne les passions enfouies... Rarement le cinéaste n'avait il autant réussi à rendre autant d'itinéraires différents aussi bouleversants ! On est, dans ce LIEU DU CRIME, en pleine tragédie : les émotions sont fortes voire violentes, les mots claquent comme des giffles. Esthétiquement, le film est une épure tout en mouvement : panoramiques intimistes qui placent les personnages en crise dans un paysage d'été où plane l'orage. Que dire des acteurs ? Qu'avec une partition de ce niveau ils sont tous au meilleur de leur talent.Darrieux, Lanoux, Stanczac...et Deneuve, sublime, dans un de ses rôles les plus forts et les plus inattendus. La voir quitter son masque et plonger dans les excès tout en conservant son aura prouve une chose : c'est une immense comédienne.(Allociné)

5 commentaires:

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  2. Merci Corto Maltese pour cet hommage à Victor Lanoux

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    1. Grand Monsieur qui mérite mieux qu'une image liée à France 3.. Merci Un Passant !

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  3. Bel hommage en effet.Un excellent comédien un peu a part dans le milieu du ciné Français,avec un fin de carrière assez médiocre entre (mauvaises) séries tv et téléfilms plutôt mollassons.
    Merci Corto

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    1. Avec des must comme Canicule de Boisset ,magnifique prestation qui nous prouve qu'il savait vraiment tout faire ...A plus Radis !!

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