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mercredi 10 mai 2017

Shark attack

Samuel Fuller a signé quelques chefs-d’œuvre, des films quasi-expérimentaux, des œuvres engagées et même son lot de navets. « SHARK ! » fait incontestablement partie de cette dernière catégorie. Situé au Soudan mais tourné au Mexique, ce film fauché se voudrait dans la lignée des romans d’Hemingway et de « CASABLANCA », mais rien n’a apparemment tourné rond : il faut voir les pauvres bouts de décors censés représenter la casbah, les acteurs mexicains (parmi lesquels l’inévitable Enrique Lucero en flic ripou) grimés en Arabes et les plans « à sensation » filmés sous l’eau avec les requins. On a vu cent fois plus impressionnant dans n'importe quel docu animalier et le montage fait peine à voir. Si – en cherchant bien – on peut reconnaître la griffe de Fuller, ce sera dans quelques répliques à l’emporte-pièce dont il a le secret, dans la personnalité de son héros, un trafiquant d’armes débrouillard et amoral. Mais c'est vraiment tout ! Burt Reynolds hilare et crasseux semble s’amuser beaucoup en voyou sympathique. Sa relation avec le gamin arabe/mexicain est ce qu'il y a de plus valable dans le film. À ses côtés, deux vétérans : Barry Sullivan en vilain chasseur de trésor et Arthur Kennedy dans un rôle-cliché de vieux toubib alcoolique obligé d’opérer pour sauver une vie. « SHARK » n’a vraiment rien pour lui. Pas même au second degré. Les combats sous-marins entre les plongeurs et les tout petits squales visiblement morts ne provoquent qu’affliction. Fuller a tourné suffisamment de grands films pour qu’on oublie celui-là et Reynolds avait au moins l’excuse d’être encore à peu près inconnu et de devoir gagner sa vie. C'est l’équipe tout entière de ce navet qui aurait pu figurer dans notre rubrique « C'EST DUR PARFOIS DE GAGNER SA VIE » !(http://wild-wild-western.over-blog.com/article-shark-1969-63463654.html)


           

Une curiosité et indiscutablement un des moins bons films de Fuller. Sur le thème d'une chasse au trésor, le film se met en place très lentement et semble ne jamais prendre ses marques. Il semble avoir été renié par Fuller et remonté au moins deux fois par les producteurs. On y retrouve dans des rôles secondaires et aux côtés d'un Burt Reynolds débutant, Barry Sullivan et Arthur Kennedy, deux seconds rôles du cinéma hollywoodien classique. Destiné uniquement aux aficionados de Fuller.(En 1957, Samuel Fuller réalise deux films Quarante tueurs et China Gate, et l'on peut noter certaines similitudes entre les génériques de ses deux films, comme la présence de Gene Barry, Paul Dubov ou encore celle de Gerald Milton. On peut également noter qu'il a retrouvé l'acteur Barry Sullivan dans Shark ! en 1970.)(Senscritique)


   


Requins (1974) - En 1950, Cornel Wilde crée sa propre compagnie de production et devint réalisateur. Il épouse l'actrice Jean Wallace et tourne avec elle plusieurs films comme directeur et partenaire.Un trésor enfoui dans un galion au plus profond de la mer des Caraïbes ! Il n'en faut pas plus à Jim, Ben et Ron pour tenter l'aventure. Soustrait à la convoitise des hommes, le fabuleux trésor a trouvé d'implacables gardiens en la présence d'une multitude de requins qui veillent sans relâche sur lui... Jim parviendra à triompher des mangeurs d'hommes, pour tomber sur d'autres requins, d'une espèce plus vorace : cinq bagnards en rupture de ban, bien décidés à se remplir les poches. Après avoir triomphé des requins, un danger bien plus grand guette Jim et ses amis...Cinq aventuriers partis à la recherche d'un trésor enfoui au fond de l'eau, affrontent maints dangers, requins et pirates, avant de trouver l'objet de leur expedition. Un film d'aventures qui se veut aussi un reportage sur la flore et la faune sous suite.Jim, Ben et Ron tentent de récupérer un trésor enfoui dans un galion au plus profond de la mer des Caraîbes. Le fabuleux trésor est gardé par une multitude de requins qui veillent sans relâche. Jim et ses amis triomphent des "mangeurs d'hommes" mais doivent affronter d'autres requins plus voraces: cinq bagnards en rupture de ban, bien décidés à remplir leurs poches.(https://www.pointculture.be/mediatheque/cinema-fiction/les-requins-vr1590)


                   


En 1975, la sortie des Dents de la Mer, de Steven Spielberg, constitue un véritable choc dans le cinéma horrifique. Il inspire également de nombreux ersatz, pas seulement avec des requins par ailleurs. C'est ainsi que sort Piranhas de Joe Dante (1978), puis des films avec des crocodiles, entre autres, Killer Crocodile et Killer Crocodile 2. Succès oblige, une suite, Les Dents de la Mer 2e Partie, cette fois-ci réalisée par les soins de Jeannot Szwarc en 1978, voit le jour. Bien qu'inférieur à son modèle, ce second chapitre se révèle plutôt satisfaisant, sans néanmoins retrouver la force de l'original. A l'instar du premier épisode, Les Dents de la Mer 2e Partie inspire lui aussi de nombreux avatars. C'est par exemple le cas de La Mort au Large, d'Enzo G. Castellari, sorti en 1981, qui vient carrément renifler du côté des Dents de la Mer et de sa suite. C'est aussi la raison pour laquelle le film n'est pas sorti en dvd aux Etats-Unis. Considéré comme un véritable plagiat des deux premiers épisodes de la saga, La Mort Au Large reprend à sa manière plusieurs séquences des deux films. Au niveau de la distribution, le long-métrage réunit James Franciscus, Vic Morrow et Joshua Sinclair. Quant au réalisateur, Enzo G. Castellari, ce dernier est considéré comme le véritable spécialiste de la série B. Il a signé quelques films intéressants, notamment le trop méconnu Keoma.l a aussi réalisé quelques nanars de seconde zone, entre autres, Les Nouveaux Barbares. La Mort au Large reste son film le plus connu en Europe. Il est aussi considéré comme un très gros nanar et une parodie involontaire des deux premiers chapitres des Dents de la Mer. Attention, SPOILERS ! Alors que la fête bat son plein, South Bay, une petite station balnéaire américaine est terrorisées par les attaques répétées d'un requin mesurant entre dix et douze mètres. On retouve donc tous les ingrédients qui ont fait le succès des deux premiers Dents de la Mer. Là aussi, l'action se déroule dans une station balnéaire. Un squale énorme est doté d'un appétit féroce et décime les nageurs locaux.


   

Série B fauchée, La Mort Au Large doit composer avec les moyens du bord. Premier constat, notre cher poisson vorace ne mesure pas entre 10 et 12 mètres de long. Tout au plus, il fait sept ou huit mètres. La plupart du temps, Enzo G. Castellari insère des images de documentaires animaliers pour filmer son squale de service, ce qui est hélas visible à l'écran. Mais parfois, le cinéaste doit faire appel à son équipe technique pour les effets spéciaux du film. En l'occurrence, c'est une espèce de maquette articulée qui est utilisée en guise de requin. Là aussi, les choses se gâtent sérieusement ! Surtout lorsque le mastodonte en ferraille dévore des mannequins censés représenter des plongeurs !Opportuniste, La Mort Au Large cherche clairement à marcher sur les plates bandes et à rivaliser avec Les Dents de la Mer. En l'occurrence, on pourrait parler d'un "Jaws" à la sauce bolognaise, ou plutôt des Dents de la Mer du pauvre. Paradoxalement, ce nanar horrifique finit par devenir terriblement attachant et sympathique. Tout d'abord, il y a ce pauvre James Franciscus, mauvais comme un cochon dans le film, qui tente de réitérer la performance de Roy Scheider, le talent évidemment en moins. Surtout, James Franciscus semble avoir été choisi pour son physique de bellâtre sur le retour.


                   

Avec sa coiffure blonde et son air constipé, il ressemble à une sorte de clone de Robert Redford, là aussi le talent en moins. Ensuite, la musique du film marche également sur les traces des Dents de la Mer. La bande originale de La Mort Au Large se veut elle aussi terrifiante, anxiogène et angoissante. Hélas, cette bande originale n'est qu'une variation ratée du thème des Dents de la Mer. Enfin, Enzo G. Castellari nous refourgue, à sa sauce, la fameuse séquence de l'attaque d'un hélicopère dans Les Dents de la Mer 2e Partie. Bref, on "nage" (c'est le cas de le dire...) dans le véritable plagiat. Encore une fois, le film n'hésite pas à renifler du côté des deux premiers chapitres de la saga. Et clairement, ce ne sont pas les séquences nanardes et stupides qui manquent, comme par exemple ce requin capable de propulser un bateau dans les airs avec un simple coup de museau ! Vous l'avez donc compris : La Mort au Large constitue une véritable friandise sur le baromètre du nanar. Personnellement, je le trouve encore plus fun et amusant (malgré lui) que la plupart des parodies actuelles, notamment Sharknado ou encore L'Attaque du requin à deux têtes. Bref, pour les "nanardophiles", une série B horrifique de premier choix ! Pour les autres, merci d'aller faire un petit tour...(http://cinemachoc.canalblog.com/archives/2015/06/20/31952930.html)

1 commentaire:

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