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mardi 23 mai 2017

Résistances

Le Vieux Fusil est un film franco-allemand réalisé par Robert Enrico, sorti en salles en 1975.
Inspiré du massacre d'Oradour-sur-Glane en 1944, il triomphe lors de la toute première cérémonie des César du cinéma français en 1976 (meilleur film, meilleur acteur pour Philippe Noiret, meilleure musique pour François de Roubaix). Il est également César des Césars en 1985.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, à Montauban, en 1944, le docteur Julien Dandieu, chirurgien pacifiste et humaniste convaincu, mène une vie bourgeoise avec son épouse Clara et sa fille Florence, née d'une précédente union. Participant à la Résistance française en soignant de façon risquée des maquisards dans son hôpital, il est régulièrement menacé par la Milice. Afin de les mettre à l'abri jusqu'à la fin de la guerre, il envoie Clara et Florence au hameau de la Barberie, château familial situé à proximité d'un petit village de campagne de la région.
Ne pouvant supporter leur absence, Julien décide de les retrouver, les croyant en sécurité. Mais à son arrivée, il découvre que le village est vide. Tous les villageois ont été regroupés dans l'église et assassinés par balle. Son inquiétude envers ses proches va s'accentuer jusqu’à ce qu'il découvre les cadavres de sa fille, tuée par balle, et de Clara, violée - c'est du moins ce qu'il imagine - et brûlée vive au lance-flammes, par une des sections de la SS Panzer Division Das Reich. Celle-ci stationne dans la région avant de se rendre en Normandie en renfort à la suite du Débarquement, traversant le village sur sa route et occupant le château, après avoir massacré de façon sauvage tous les villageois.


           
   
          
Détruit, ivre de douleur et de haine, Julien se reprend peu à peu pour ensuite se venger froidement et méthodiquement en devenant une redoutable et impitoyable « machine à tuer ». Connaissant bien les passages secrets du château, il s'arme du vieux fusil que son père utilisait jadis pour chasser le sanglier. Ainsi, il va exterminer, un par un, tous les membres de la section SS responsables du massacre. Sa chasse à l'homme est ponctuée de retours en arrière retraçant les moments de bonheur vécus avec Clara et sa fille.
Après avoir éliminé la majorité des bourreaux nazis, et ce malgré une blessure au bras, Julien parvient à accomplir seul - il n'hésite pas pour cela à mentir à un groupe de résistants pour retarder leur intervention - sa vengeance jusqu'à son terme, en tuant le chef du groupe au lance-flammes.


                 


Au même moment, les membres de la Résistance débarquent dans le petit village. François, collègue et meilleur ami de Dandieu, qui se trouve également sur les lieux, le retrouve et le ramène en ville en voiture. Sur le chemin du retour, Julien semble nier la tragédie qui vient de se passer.
Le film tire toute son originalité de sa manière de traiter un thème classique de la littérature et du cinéma : la vengeance. C'est l'un des rares films de justice expéditive (Rape and revenge) français, sorti peu de temps après la référence américaine du genre, Un justicier dans la ville. Par le massacre de la division Das Reich, Julien Dandieu ne fait pas que répondre à un instinct animal, mais à un besoin de compréhension et de guérison de sa propre douleur (il est d'ailleurs chirurgien). Il tuera un à un les SS comme il laissera échapper de sa mémoire les instants heureux de sa vie de famille, en remontant à l'origine de cette vie ; ainsi, sa dernière vision est celle de sa rencontre avec Clara : pourquoi a-t-elle voulu de lui ? Parce que la guerre était imminente… Manière de relativiser l'horreur absolue en se prouvant à soi-même l'inanité des rencontres, l'inanité de la guerre, l'inanité de la vie. En ce sens, la musique de François de Roubaix accompagnant la famille faisant une promenade à vélo renforce ce lien étrange entre cet absurde existentiel et ce bonheur humain qui demeure éternellement dans la mémoire.


                                                       


À l'origine, le rôle principal devait être interprété par Lino Ventura, qui avait déjà tourné sous la direction de Robert Enrico à trois reprises (Les Grandes Gueules, Les Aventuriers et Boulevard du rhum), mais ce dernier refusa en raison de la violence du scénario. Le rôle fut finalement confié à Philippe Noiret, qui avait également tourné sous la direction d'Enrico dans Le Secret. Robert Enrico confia également à Stefan Moriamez dans son interview en 2002 qu'il avait pensé à Catherine Deneuve pour le rôle de Clara.(Wiki)



                  


L'armée des ombres

Octobre 1942. " Ingénieur distingué des Ponts et Chaussées, soupçonné de pensée gaulliste, semblant jouir d'une certaine influence", Philippe Gerbier est interné dans un camp français puis transféré au quartier général de la Gestapo de l'hôtel Majestic à Paris. Il s'en évade en tuant une sentinelle. A Marseille, il est chargé avec Félix et Le Bison d'exécuter Doinot, qui les a trahis.
Jean-François, un ancien copain de régiment de Félix, entre dans le réseau et réussit sa première mission : livrer un poste émetteur à Mathilde, membre du réseau de Paris. Il en profite pour rendre visite à son frère, Luc Jardie, grand bourgeois rêveur qui en réalité dirige tout le réseau. Gerbier, qui se cache à Lyon sous le nom de Roussel, organise l'embarquement de huit personnes à bord d'un sous-marin pour l'Angleterre ; parmi eux, Luc Jardie. Pendant ce temps, Félix, arrêté par la Gestapo lyonnaise, est torturé. Mathilde, grâce à un astucieux stratagème, réussit à s'introduire, avec Le Bison et Le Masque, dans le Q.G. de la Gestapo. Hélas, il est trop tard : Félix est mourant. Jean-François, qui s'était fait arrêter volontairement pour prévenir Félix, est lui aussi torturé.


         
   
 Gerbier, arrêté au cours d'une rafle, est condamné à mort. Mathilde réussira à le sauver in extremis. Alors qu'il se fait oublier dans une planque, Jardie lui annonce l'arrestation de Mathilde ; elle avait commis la faute de garder sur elle la photo de sa fille, qu'elle adore ; aussi les Allemands en font-ils un moyen de pression. Prétendant reprendre des contacts, Mathilde est relâchée. Jardie démontre qu'il n'y a qu'une seule solution - la tuer - et va même jusqu'à prouver que c'est elle-même qui le demande. Dans une rue proche de l'Étoile, elle s'effondrera sous les balles du Bison. Ni Jardie, ni Gerbier, ni Le Bison, ni Le Masque ne verront la fin de la guerre...

Ancien résistant gaulliste, Melville a porté ce film en lui vingt-cinq ans durant et n'a pu le réaliser qu'à la fin de sa carrière. C'est un regard démythifiant et grave à la fois qu'il porte sur la Résistance et ses hommes de l'ombre. Il montre un quotidien soumis à une tension permanente, où chacun doit se cacher attendre, guetter, fuir, et cela sans mot dire ou presque. Cette forme extrême d'engagement tend au cauchemar. Elle exige de se salir les mains (l'exécution des traîtres) et surtout de se battre constamment avec soi-même, avec ses doutes, sa lâcheté, sa peur.

                  

Filmant ces combattants clandestins comme des fantômes, des morts en sursis, Melville loue leur courage et leur abnégation sans céder au spectaculaire, à l'imagerie héroïque. Si héroïsme il y a, il avance masqué, hanté par la mort. L'Armée des ombres est une épure funèbre et hypnotique dans laquelle les hommes et les femmes, bien qu'unis par des convictions très fortes, sont immanquablement seuls. Au bout du compte, c'est par le bais de cette solitude mélancolique que ces silhouettes souveraines rejoignent le mythe.(http://www.cineclubdecaen.com/realisat/melville/armeedesombres.htm)

1 commentaire:

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