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mercredi 3 mai 2017

René Bériard

René Bériard est un acteur français mort en 1998. Spécialisé dans le doublage, il a notamment prêté sa voix à de nombreux acteurs de péplums et de films d'horreur dans les années 1960.Pratiquant également le doublage, il a notamment été la voix françaises de nombreux acteurs de péplums et de films d'horreur dans les années 1960. Il a aussi prêté sa voix dans l'animation à des personnages comme Gillian dans Jayce et les Conquérants de la lumière, Ménator dans Les Mystérieuses Cités d'or ou encore Géo Trouvetou dans La Bande à Picsou.Niveau doublage, il est la voix fr de Blofeld (les Diamants sont éternels), Caligula (la Tunique), professeur Bernard Hichcock (l'effroyable secret du docteur Hichcock), père Pablo Ramirez (le Bon la Brute et le Truand), Victor Frankenstein (Frankenstein et le monstre de l'enfer), James Stewart (la Vie est belle), Klaus Kinski (Et le vent apporta la violence)...Chez Disney, il fait la voix de Einstein (Oliver et compagnie), le roi Stéphane (la Belle au bois dormant), le vieil hérétique (le Bossu de Notre Dame), Grimsby (la Petite Sirène- 1er doublage). Il est aussi la voix de Menator (les Mystérieuses Cités d'Or) et Révérend Robert Alden (la Petite Maison dans la Prairie).


                


Étranges contrées cinématographiques que celles dans lesquelles L’Effroyable secret du docteur Hichcock (1962) entraîne le spectateur ! Reprenant les recettes esthétiques et scénaristiques qu’il avait testées avec succès en réalisant Les Vampires (1956), Riccardo Freda confronte de nouveau son spectateur à un univers filmique dont la singularité formelle constitue l’impressionnant écrin d’un récit explorant quelques-uns des recoins les plus sombres de la psyché (in)humaine…C’est en effet un monde d’une radicale irréalité que la mise en scène de Riccardo Freda déploie à l’écran. La composition de cet espace proprement anormal s’appuie, en grande partie, sur le travail de la lumière. Ainsi, le cinéaste aime souvent à éclairer ses scènes d’une lumière ostensiblement colorée, drapant alors ses personnages comme les lieux où ils évoluent dans de vifs à-plats : les uns rouge-sang, les autres bleu-nuit. À moins que cette monochromie ne soit inhérente au décor lui-même. Dans pareil cas, Riccardo Freda fait alors le choix d’un éclairage très cru, mettant spectaculairement en valeur la couleur dominante de l’espace qu’il filme. L’artificialité picturale ainsi conférée à L’Effroyable secret du docteur Hichcock fait, bien entendu, écho à l’esthétique alors en vogue du Pop-Art. Elle annonce, en outre, les expérimentations chromatiques qui constitueront l’une des caractéristiques essentielles du giallo. Et lorsque dans L’Effroyable Secret du docteur Hichcock la lumière se fait rare, tandis par exemple qu’un personnage chemine dans une obscurité seulement percée par la flamme d’une chandelle, ce sont dès lors de saisissantes ombres portées qui se dessinent sur les murs. À moins que celles-ci ne soient fugitivement esquissées par les violents éclairs d’un orage déchirant la nuit de L’Effroyable secret du docteur Hichcock.Derrière ces nappes d’ombre peut se dissimuler une porte escamotée qui, lorsqu’on vient à la découvrir, donne accès à un passage secret s’enfonçant dans les entrailles du castel formant le principal lieu de cet Effroyable secret du docteur Hichcock. À l’étrangeté de la lumière Riccardo Freda combine en effet celle d’une topographie pareillement troublante. Cette dernière voit coexister les luxueuses pièces au confort tout victorien du manoir du docteur Hichcock, ou bien encore la rutilante modernité de l’hôpital où il officie, avec l’archaïsme d’un caveau aux murs ornés de bas-reliefs macabres, à demi dissimulés par des lambeaux de tapisseries arachnéennes. Aux crânes sculptés sur les parois de ce temple de la mort répondent des ossements, réels, émergeant de cercueils rongés par les années.


   

Et entre lesquels évolue la spectrale silhouette d’une femme - morte ? vivante ? morte-vivante ? - dont le visage se dissimule sous un voile décati, peut-être un reste de linceul…C’est donc dans ce décor authentiquement gothique qu’errent les personnages de L’Effroyable secret du docteur Hichcock. Des uns, la caméra de Riccardo Freda capte la terreur. Notamment celle de l’héroïne, Cynthia, à qui la mythique Barbra Steele prête ses yeux démesurés et ses puissantes cordes vocales, outils idéaux lorsqu’il s’agit d’exprimer de manière visuelle et sonore la peur la plus pure. Le cinéaste multiplie ainsi les gros plans sur le visage de sa comédienne, iconisant ainsi ses traits altérés par l’effroi provoqué par la découverte soudaine d’un crâne dans sa couche… ou lorsqu’elle vient, enfin, à percer L’Effroyable secret du docteur Hichcock ! Car si certains des protagonistes du film n’éprouvent que panique dans cette univers gothique où les précipite le cinéaste, d’autres de ses personnages y évoluent au contraire avec une aisance certaine, en retirant même une extraordinaire jouissance.Tel est, ainsi que l’annonce sans ambages le titre du film lui-même, le cas du docteur Hichcock (Robert Flemyng).


                

Mais soucieux de ne pas gâcher le plaisir (coupable) de la découverte dudit secret par ceux encore ignorants de cette œuvre, on se gardera de dévoiler plus avant la part (très) obscure dissimulée par ce brillant chirurgien. Contentons-nous de dire que, bien que tenu par ses pairs pour un génie scientifique et considéré par ses patients comme un bienfaiteur de l’humanité, le docteur Hichcock recèle en réalité un psychisme troublé. Pour le moins… Trouble à propos duquel le titre donné à son long-métrage par Riccardo Freda livre, là encore, au spectateur attentif un indice de taille. Le nom même du "héros" fait bien entendu référence - à une lettre près… - à celui qui a réalisé deux années auparavant Psychose, film dans lequel le cinéaste britannique franchissait un seuil spectaculaire dans son exploration obsessionnelle des rapports parfois singuliers entretenus par Eros et Thanatos. Or ce sont ces mêmes pulsions qui sont à l’origine du dérangement dont le docteur Hichcock est le siège. Et dont l’état ne s’améliorera guère au fil du film, faisant bientôt basculer le médecin dans la folie : celle-ci se dévoilant à l’occasion d’un climax horrifique mêlant le sang et le feu, le sexe et la mort… et durant lequel Barbara Steele aura tout loisir d’écarquiller ses yeux incroyables et de gonfler sa volumineuse cage thoracique pour laisser s’en échapper un hurlement, peut-être, final.(http://www.dvdclassik.com/critique/l-effroyable-secret-du-docteur-hichcock-freda)


                                  


LES HORREURS DE FRANKENSTEIN dépare fortement dans le cycle des Frankenstein de la Hammer, puisqu'il fait partie des rares épisodes de la saga à ne pas être dirigés par Terence Fisher. Surtout, il s'agit du seul dont le rôle-titre n'est pas tenu par Peter Cushing. Son échec commercial encourage alors les dirigeants de la firme à mettre la série en veilleuse. Elle ne reprend que trois années plus tard, à l'occasion du tournage de FRANKENSTEIN ET LE MONSTRE DE L'ENFER, qui revient à des bases plus classiques. On retrouve ainsi Fisher à la mise en scène, après quatre années d'inactivité dues notamment à un accident survenu après le tournage du RETOUR DE FRANKENSTEIN, en 1969. En cette année 1973, le temps de la gloire de la Hammer est bien dépassé. Les tentatives de diversifier le mythe vampirique se sont avérés des échecs (DRACULA 73, DRACULA VIT TOUJOURS A LONDRES, CAPITAINE KRONOS, TUEUR DE VAMPIRES…), et les financements américains se raréfient drastiquement dans le cinéma anglais. La firme a néanmoins réussi à vendre l'idée d'un nouveau Frankenstein au studio Paramount, en avançant l'idée d'un monstre qui serait, cette fois, particulièrement horrifiant et velu.Outre Peter Cushing dans le rôle du savant, FRANKENSTEIN ET LE MONSTRE DE L'ENFER met en scène d'autres vedettes de la Hammer. La jeune assistante muette du professeur est incarnée par Madeline Smith (UNE MESSE POUR DRACULA, THE VAMPIRE LOVERS…), tandis que son jeune disciple est interprété par Shane Briant, alors sous contrat avec la Hammer, qui tourna trois autres films en son sein (DEMONS OF THE MIND, STRAIGHT ON TILL THE MORNING et CAPITAINE KRONOS, TUEUR DE VAMPIRES).


   

Sous l'épais maquillage de la créature se cache Dave Prowse, en fait un athlète professionnel ayant déjà interprété des monstres de Frankenstein à deux occasions : dans CASINO ROYALE (rien à voir avec la Hammer, donc) et LES HORREURS DE FRANKENSTEIN ; son interprétation la plus célèbre sera, bien sûr celle de Darth Vader dans LA GUERRE DES ETOILES et ses deux suites. Le baron apparaissant ici avec les mains horriblement brûlées, FRANKENSTEIN ET LE MONSTRE DE L'ENFER paraît être une suite directe du RETOUR DE FRANKENSTEIN (à la fin duquel le savant "périt" dans un incendie), court-circuitant ainsi l'épisode LES HORREURS DE FRANKENSTEIN. S'éloignant des expériences plutôt périphériques des deux précédentes réalisations de Fisher (transfert de l'âme dans FRANKENSTEIN CREA LA FEMME et transplantation du cerveau dans LE RETOUR DE FRANKENSTEIN), le récit revient aux bases du mythe : le baron tente ici de créer un être humain vivant, à partir de morceaux de cadavres, comme au bon vieux temps de FRANKENSTEIN S'EST ECHAPPE !.


                 


De même, le scénario d'Anthony Hinds est émaillé de références à des épisodes antérieurs : Frankenstein est aidé par un assistant juvénile (LE RETOUR DE FRANKENSTEIN), tandis qu'il s'"approvisionne" dans l'établissement sanitaire où il travaille (comme dans LA REVANCHE DE FRANKENSTEIN), par exemple.Pourtant, FRANKENSTEIN ET LE MONSTRE DE L'ENFER contient son lot de petites innovations. La plus intéressante est sans doute la présence de Simon Helder, un véritable petit "Frankenstein junior" passionné par les travaux du baron, interprété avec un flegme et un humour irrésistibles par Shane Briant. Le tandem maître-apprenti très british qu'il forme avec Cushing-Frankenstein est un véritable régal d'alchimie complémentaire. Autre personnage crucial, Angel, la jeune et jolie muette à laquelle Madeline Smith prête son physique fragile, est, malgré sa pureté, le centre d'enjeux érotiques lugubres, révélés au fur et à mesure du métrage, le moindre n'étant pas que Frankenstein aimerait bien la faire s'accoupler avec son monstre, particulièrement hideux.(devildead)

1 commentaire:

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