.

.

dimanche 14 mai 2017

Jimmy Smith

James Oscar Smith, surnommé "l'incroyable Jimmy Smith" (08/12/1925, Noristown, Pennsylvanie - 08/02/2005, Phoenix, Arizona) était un organiste, chanteur et pianiste de jazz américain. Smith commence très jeune la musique, encouragé par son père père pianiste. D'abord pianiste puis contrebassiste dans des clubs de jazz et au sein du Big Band de Philadelphie, c'est sa découverte avec l'orgue électrique Hammond B3 qui va le rendre célèbre. Cet instrument, alors réservé à la musique d'église, va devenir sous ses doigts indissociable du jazz des années 1950-60. S'inspirant du gospel, du blues et du rhythm and blues, Jimmy Smith invente un nouveau style : le Soul Jazz. Son impressionnant parcours discographique commence au milieu des années 1950 chez Blue Note, avec les albums "Home Cookin'" , "The Sermon!", "The Champ", "House Party", "Midnight Special", "Prayer Meetin'" , and "Back at the Chicken Shack". En 1963, il signe avec le label Verve pour lequel il va enregistrer une longue liste d'albums, dont "The Cat", "Root Down", "Peter & The Wolf", "Who's Afraid of Virginia Woolf?", "Organ Grinder Swing", "The Dynamic Duo with Wes Montgomery" et "Further Adventures Of Jimmy and Wes" (avec le guitariste Wes Montgomery). Jimmy Smith a enregistré aussi bien en orchestre (notamment avec Lalo Schifrin, et Oliver Nelson) qu'en petites formations. Ses performances en trio (orgue Hammond, guitare, batterie) restent une référence du genre. Il est décédé le 08/02/2005, à son domicile de Phoenix, à l'âge de 76 ans.(http://www.planete-jazz.com/jazzmen.php?genre=Soul-Jazz&who=Jimmy%20Smith)





Quand Michel-Claude Jalard, interrogeant Jimmy Smith pour la revue Jazz Magazine, lui avait demandé : «Etes-vous un génie ?», le musicien -qui s’est éteint mardi 8 février- s’était appuyé sur sa réputation pour répondre sans démentir: «on dit que j’en suis un. Quand vous voyez des gens un peu fous qui font des choses bizarres, ce sont des génies. Les génies sont un peu fous, et je rentre dans cette catégorie». L’envergure de l’artiste se mesure à l’aune de tout ce qu’il aura insufflé dans le jazz et transmis aux générations suivantes, et de son succès auprès du public. Or, un jour où on l’interrogeait sur ses ventes de disques, il avait déclaré «Walk on the wild side» s’est vendu à 500 000 exemplaires, mais pour un album qui ne marche pas trop, je vends entre 180 et 300 000 exemplaires. En ce moment je sui la plus forte vente d’albums de jazz». C’est dire. Après avoir débuté au piano -un instrument qu’il a appris notamment sous la férule de son père, pianiste de profession- James Oscar Smith est passé à l’orgue Hammond B3 dans les années 50-60, ce qui a contribué à le faire connaître dans le milieu du jazz. Il alliait avec brio le Rythm and blues, et le Blues and gospel, une musique née de l’influence des preachers (pasteurs) et désignée comme étant «churchy» (adjectif dérivé de church, église).





A New York entre 1956 et 1963, les sessions du Blue Note de Jimmy Smith avaient déjà une grande réputation, surtout lorsque ce dernier était accompagné de musiciens comme Kenny Burrell, Lee Morgan, Lou Donaldson, Tina Brooks, Jackie Mc Lean, Ike Quebec et Stanley Turrentine par mi d’autres. Jimmy Smith a neuf ans lorsqu’il remporte un concours de piano amateur. Mais à vrai dire, on ne sait pas exactement quand il est né car deux biographies divergent, l’une le faisant naître à Norriston en Pennsylvannie (Etats-Unis) le 8 février 1925, et l’autre en 1928. En 1948, Jimmy Smith étudie la contrebasse à la Hamilton School, puis le piano à la Horenstein school de Philadelphie. Ensuite, le musicien abandonne le piano, et quand Michel-Claude Jalard lui demandera lors d’un entretien «Pourquoi avez-vous abandonné le piano ? », Jimmy Smith répondra : «Je préfère l’orgue. Il y a davantage de sonorités. Je suis resté dans la Marine (ndlr : démobilisé de la Marine à la fin de la Seconde Guerre mondiale) pendant deux ans et demi et j’ai étudié la musique grâce à une bourse militaire. J’avais un professeur de piano, une Miss… qui jouait quelque chose de Johann… Sebastian Bach… et quand elle avait fini, je m’asseyais au piano et je pouvais jouer d’oreille le morceau. Sans musique. On n’a pas du m’apprendre à lire la musique : je suis un instinctif». «C’est une chose passionnante que d’aller à l’aventure dans cet océan sonore !»





Michel-Claude Jalard insistera : «En abandonnant le piano, vous êtes-vous facilement adapté à l’orgue ? », Jimmy Smith confirmera : «Très facilement. La seule différence est venue du pédalier. Il faut être gracieux en même temps, mais comme je dansais, ça été facile (….). L’usage du pédalier ? Là réside, en effet, le talent de l’organiste au point qu’à un débutant Jimmy Smith conseillait de le travailler en premier, avec le rythme car «la coordination entre les mains les pieds et la tête est le plus important». A Michel-Claude Jalard lui demandant «Pensez-vous qu’il y ait des organistes qui trichent avec leur pédalier ?», Smith, péremptoire, rétorquait «Bien sûr ! Il y en a qui ne peuvent pas jouer avec leurs pieds. Don Patterson, Richard Holmes jouent du pédalier. Jack Mc Duff assez bien, Jimmy Mc Griff, lui, pas du tout». Jimmy Smith avait le sentiment d’être un maître en la matière, peu susceptible d’être égalé sauf :«Un, je pense, le pourrait: Don Patterson. Il est mon élève, mon meilleur élève. Jack Mc Duff, Jimmy Mc Griff, Richard Groove Holmes, Shirley Scott et Larry Young sont également mes élèves. Mais Don Patterson est celui qui est le plus proche de moi ».





Au commencement du jazz, il y eut le blues, cette manière «d’être au monde», née dans les ghettos noirs américains du nord. Jimmy Smith lui apportera donc une note tout à fait personnelle en y associant cet instrument. Quant à l'origine de la vocation, Jimmy Smith déclarait la devoir à Will Bill Davis qu’il entendit en 1947: «Quel swing formidable ! Mais il ne jouait guère alors que des paquets d’accords. Je voulais aussi créer des phrases déliées comme Charlie Parker et Charlin Christian (…) vous savez l’orgue c’est à la fois un instrument soliste et un grand orchestre. J’adore déchaîner l’orgue comme un grand orchestre. Savez-vous qu’il y a au moins trois mille combinaisons possibles ? C’est une chose passionnante que d’aller à l’aventure dans cet océan sonore !».





Et pour mieux maîtriser son instrument, dès que Jimmy Smith eut un orgue entre les mains, un Hammond B3, il le démonta entièrement pour en connaître «toutes les pièces, tous les rouages, et tout ce qu’il était capable de produire». Au final, inspiré par les saxophonistes tels que Coleman Hawkins, Don Byas, Arnett Cobb, et par les princes du piano que furent Art Tatum, Bud Powell, Eroll Garner lui servant tous de référence harmonique, Jimmy Smith a su mettre au point une ligne de basse à main gauche, et plaquer des accords cuivrés de la main droite, créant par là une musique personnelle et très complexe, beaucoup plus que ne le laissait imaginer sa virtuosité, alors qu'il déclarait simplement: «Quand je joue une balade, je fais l’amour avec mon orgue. Je me comporte avec mon orgue comme avec une femme». par Dominique Raizon(http://www1.rfi.fr/actufr/articles/062/article_33939.asp)

1 commentaire:

  1. http://www22.zippyshare.com/v/SlDFo9UY/file.html
    http://www.mediafire.com/file/ymmo3nf19yc/%281964%29+The+Cat.zip
    https://mega.nz/#!lJdmlIyK!qzhsyZTqXY6dFgEzn6XMoZfc_PSRfbg-zvpxf8CA8XY
    http://data.hu/get/6454251/Jimmy_Smith_-_Dot_Com_Blues.part2.rar
    http://data.hu/get/6454254/Jimmy_Smith_-_Dot_Com_Blues.part1.rar
    http://www.mediafire.com/file/bnmnd1olmzj/JimmySmith_SitOnIt.zip
    http://www.mediafire.com/file/uqdfgv948vf5l7a/Jimmy+Smith+-+Lonesome+Road.rar

    RépondreSupprimer