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mercredi 24 mai 2017

Le Sommet des Dieux

En 1924, le Britannique Mallory, premier homme à avoir atteint 8000m d'altitude sans oxygène, a disparu avec son compagnon de cordée Irvine en essayant de gravir pour la première fois l'Everest, qui culmine à 8850m. La grande question est de savoir si les deux alpinistes ont atteint le plus haut sommet du monde avant de mourir. Cette question pourrait trouver une réponse si leur appareil photo était retrouvé et que l'on puisse en exploiter les épreuves. Ce serait une petite révolution chez les spécialistes puisque officiellement, c'est en 1953 que le Néo-Zélandais Hillary réussi le premier cet exploit. Le roman de Yumemakura Baku qu'adapte en bandes dessinées Jirô Taniguchi se passe de nos jours. Fukamashi, un photographe spécialisé en alpinisme, pense avoir mis la main sur l'appareil photo de Mallory mais se le fait voler. Bien décidé à retrouver son trésor, ses recherches le mènent sur les traces de deux autres alpinistes japonais de renom : Habu Jôji et son rival Hase Tsuneo. Le sommet des dieux est une immersion totale dans le monde de l'alpinisme. Mais n'allez surtout pas croire que ça s'adresse aux initiés : on y plonge avec une facilité déconcertante et l'enquête policière qui nous est proposée est tout simplement passionnante. L'intrigue progresse doucement mais ne piétine jamais. Entre deux avancées, une nouvelle plongée dans ce milieu où seul les surhommes ont une place. La concurrence y est rude et chacun cherche à faire son propre exploit, sa propre "première": "quelqu'un a déjà gravi ce sommet par la face Nord ? Peu importe, je serai le premier à le faire par la face Ouest !" "Toutes les faces ont déjà été empruntées ? Et bien je serai le premier à le faire en solitaire, sans oxygène"...


                

C'est fascinant comme l'ambiance est tendue et Tanigushi nous régale avec ses paysages vertigineux. On s'y croirait ! Tanigushi, justement, est particulièrement présent dans les librairies depuis sa consécration avec Quartier Lointain. Mais quand commencera-t-il à nous lasser ? Sûrement pas avec Le sommet des dieux dans lequel il ne fait que confirmer son immense talent, que ce soit en tant que conteur ou qu'illustrateur: son trait est fin et précis, sa narration posée parfaitement menée. Pour finir, un petit mot d'actualité: le corps de Mallory a été retrouvé en 1999. Des rumeurs ont circulé récemment sur la réapparition de son appareil photo et au printemps 2004, une équipe est allée sur place à sa recherche... A noter que la série, terminée au Japon, compte 5 volumes.(http://www.bdgest.com/chronique-321-BD-Sommet-des-dieux-Volume-1.html?_ga=2.170534563.2001380530.1495688100-1892203348.1495687721)


                 

A l’assaut de l’Everest ! Taniguchi, merveilleux Taniguchi ! Je ne sais pas comment j’ai fait pour bouffer du manga pendant une bonne partie de mon adolescence, et passer pendant tant d’années à côté de ce dieu du manga ! Heureusement, un ami m’a fait réintégrer le droit chemin en m’offrant les deux premiers tomes du Sommet des dieux.Des dessins à couper le souffle ! (Bon, je n’arrive pas à prendre des photos du manga avec mon appareil et les planches chopées sur le net ne rendent pas hommage au magnifique travail de détail effectué sur les paysages de montagnes). Que vous soyez passionnés d’alpinisme ou non, ce manga vous transporte sur le toit du monde, en Asie centrale. Observez les héros s’équiper pour d’impressionnantes aventures, et pénétrez au Népal. Deux histoires sont imbriquées dans le Sommet des Dieux. La première est la recherche de l’appareil photo d’un certain George Mallory par Fukamachi, un jeune journaliste. Mallory est un jeune britannique parti en 1924 à l’assaut de l’Everest avec son compagnon Andrew Irvine. J’avoue que je n’avais entendu parler de lui avant de lire ce manga mais il aurait atteint le sommet avant ceux qui ont réalisé officiellement cet exploit et dont les noms sont entrés dans l’histoire: Edmund Hillary et Tensing Norgay, en 1953.


                 

Mais Mallory et Irvine n’auraient-ils pas été les premiers à accomplir cette prouesse ? Difficile à dire, car ils n’en sont jamais revenus. Seul l’appareil photo de Mallory pourrait résoudre ce mystère. Pour Fukamachi, la piste du Kodak est donc d’une importance capitale. Dans sa quête, il rencontre Habu (deuxième histoire imbriquée) un alpiniste taciturne mais passionné, qui n’a qu’une seule idée : atteindre le sommet de l’Everest par un chemin qui n’a jamais été réussi. Vous comprendrez sans peine que si cette voie n’a pas été plus explorée, c’est qu’elle est dangereuse. Qu’à cela ne tienne. Habu aime le danger. Il ira, par la face Nord, sans oxygène, et en hiver en plus, histoire de corser un peu le défi (sinon c’est pas drôle). Vous l’aurez compris, le héros est un taré. Et bougon avec ça ! Mais malgré son côté antipathique, il est très attachant et on le suit avec joie dans son entreprise. Bref, le sommet des Dieux est un petit bijou. Les dessins de Taniguchi sont à mourir tant ils sont beaux. Amis de la montagne, ce manga est pour vous ! (https://sansfarine.wordpress.com/2014/01/05/le-sommet-des-dieux-de-jiro-taniguchi/)

1 commentaire:

  1. http://uploaded.net/file/2v1zbpf7
    http://uploaded.net/file/rq0lujj1
    http://uploaded.net/file/4x90ewyu
    http://uploaded.net/file/4ywimipy
    http://uploaded.net/file/qdwo9cg7

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