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vendredi 28 avril 2017

Sol Kaplan

Sol Kaplan est un compositeur et pianiste américain, né le 19 avril 1919 à Philadelphie (Pennsylvanie), mort le 14 novembre 1990 à New York (État de New York).D'abord pianiste-concertiste, on lui doit ensuite la composition de musiques de films de 1941 à 1979 et, pour la télévision, des musiques pour trois téléfilms et deux séries (dont plusieurs épisodes de Star Trek) entre 1967 et 1979. Pour le théâtre à Broadway (New York), il est également l'auteur de quelques musiques de scène. Dans les années 1950, sa carrière au cinéma est ralentie, car il est victime du maccarthisme et présent sur la « liste noire » des studios hollywoodiens.Il est connu pour la formidable musuque de Niagara. Sa dernière musique de film est pour Violences sur la ville, réalisé en 1979 par son fils, Jonathan Kaplan (1947-). Judith 1966 Le Golden Age recèle encore des trésors. La preuve, ce score pétaradant d’un Kaplan décidé à se mesurer à ses pairs à grands coups d’inoubliables mélodies.


                   


L’inclusion de l’album stéréo de 1966 compense ici le terne mono du score complet. Une vraie découverte.Une galette qui a largement sa place dans toute discothèque. De beaux thèmes, des ambiances procurant un plaisir d’écoute, enfin de la musique. Attention toutefois, toutes les pistes n’ont pas la même qualité d’enregistrement.Le mois dernier, Intrada proposait une autre composition de Kaplan qui déjà avait enchanté la rédaction. Judith vient enfoncer le clou avec un score dont le thème sublime du personnage principal ne vous quittera plus. THE SPY WHO CAME IN FROM THE COLD (1965) Un grand écart particulièrement acrobatique entre décontraction 60’s, jazz à l’élégance un peu désuète et une forme de dépression étouffante propre aux compositions relatives à la Guerre Froide. Pas essentiel, mais historiquement passionnant.Un thème principal qui swingue, de la source music manciniesque et un suspense oppressant, lourd de menace cuivrée et de saxophones fureteurs : toute une époque !


                

Un peu répétitif mais solide.Derrière les cascades easy listening attendues, un score plus retors qu’il n’y paraît. Cuivres ronflants, donc, mais aussi clarinettes inquiètes et percussions orageuses ou grinçantes. Le titre, d’un point de vue musical, trouve une traduction assez littérale ! Vous savez quoi ? J’aime bien. Oui, vous avez bien lu. Un score pastiche d’une époque, véritable orgie entre le jazz et James Bond. Certes plus classique, et moins fou, qu’un Barry, mais il y a largement de quoi geler les coucougnettes aux plus dubitatifs.Une chose est certaine, la musique ne souffle à aucun moment le froid ! En ces temps de standardisation galopante, on donnerait cher pour exhumer la formule qui permit à Kaplan de manger à tous les râteliers sans jamais gaver son auditoire.Des compositeurs ayant œuvré dans la musique de film d’espionnage des années 60, il en existe à la pelle. Le génie de Kaplan réside dans l’intégration à l’orchestre d’un jazz sincère au swing phénoménal.(http://www.underscores.fr/chroniques/underscorama/2014/06/judith-sol-kaplan/)

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