.

.

vendredi 21 avril 2017

Monsieur Patron

Un grand patron est un film français réalisé par Yves Ciampi en 1951, d'après un scénario de Pierre Véry et sur une musique de Joseph Kosma.Ce film dresse le portrait d'un grand chirurgien parisien, joué par Pierre Fresnay. Cela sert de support à une charge sans concession de la grande bourgeoisie française. À sa sortie en 1951, le film obtient un grand succès public. La scène de fête dans la salle de garde oú une fille danse sur une table a fait l'objet de pressions de la part d'associations défendant les « bonnes mœurs », qui ont voulu faire interdire le film. A première vue la réalisation parait un peu poussiéreuse avec un petit coté documentaire d'époque sur l'hopital, finalement le scénario s'avère assez profond avec un Fresnay solide comme d'habitude. Un film intéressant.Plusieurs histoires gravitent autour de celle du Professeur Delage (Pierre Fresnay). Sa femme Florence (Renée Devillers) totalement dévouée et sacrifiée aux succès de son illustre époux et qui aurait tellement voulue avoir un enfant. Son filleul Georges (Philippe Mareuil), qui est l'un de ses étudiants, qui se demande s'il est fait pour la médecine alors qu'il se trouve mal à la vue du sang. Son adjoint, Marillac (Jean-Claude Pascal), un très bon chirurgien qui drague toutes les étudiantes et les infirmières. Yves Ciampi conduit sa réalisation avec la maîtrise et les compétences d'un médecin qu'il est aussi. Il n'est pas rare qu'un professionnel passe derrière la caméra comme l'a également fait André Cayatte qui, lui, était avocat (Nous sommes tous des assassins). Yves Ciampi se décidera à choisir le cinéma en 1946. Il tournera encore deux films sur les problèmes de la médecine : Un sujet sur la drogue « L'Esclave » et un autre sur la médecine illégale « Le guérisseur ».


   

Gros succès de l'année 1951, ce film est généralement peu cité dans les histoires du cinéma. Pourtant, une nouvelle vision est une nécessité. Le scénario signé Yves Ciampi et Pierre Véry (l'auteur des Disparus de Saint-Agil et autre Assassinat du père Noël) est plus complexe qu'il n'y parait et apparait in fine comme un tableau pour le moins critique du monde médical et, à travers lui, d'une certaine bourgeoisie française. Le personnage de mandarin, remarquablement interprété par le génial Pierre Fresnay, se situe au centre de plusieurs histoires ayant chacune leur enjeu: faire de son neveu un héritier ou, à défaut, un médecin; obtenir son entrée à l'Académie en faisant valoir la réussite de sa nouvelle méthode chirurgicale dans la greffe rénale; prendre soin d'un enfant orphelin dont la tante est décédé peu après une de ses interventions. Porté par Pierre Fresnay, qui dans cette partie de sa carrière incarna beaucoup de personnages héroïques et humanistes, le film est passionnant du début à la fin et témoigne de la réalité de la profession médicale dans les années 50. Ancêtre des séries TV se déroulant dans cet univers, mais bien supérieur à elles, UN GRAND PATRON est sans doute le meilleur film d'Yves Ciampi, la carrière ultérieure de ce réalisateur n'ayant pas tenu toutes les promesses de ce coup d'éclat."Dieu nous garde des demi-dieux" lance l'épouse du grand patron, dans un des rares moments où elle juge son génie de mari.Cette épouse est jouée par Renée Devillers. En femme sacrifiée, mais toujours supérieure à sa souffrance, elle tient ici un rôle assez semblable, quoique moins dramatique, à celui qu'elle interprète au côté de Louis Jouvet, dans un très joli film appelé "Les Amoureux sont seuls au monde". 




Cette belle et émouvante actrice, que certains dictionnaires du cinéma oublie purement et simplement, mérite bien un petit hommage, avant même Pierre Fresnay, inégalable bien sûr, avant Jean-Claude Pascal, dans un des rares rôles dignes de lui, avant Pierre Etaix, Georgette Anis, ou ce pauvre Maurice Ronet, dont le beau visage n'apparaît qu'un instant dans un rôle de comateux. Il faut également rendre la place qu'il mérite à Yves Ciampi, réalisateur dédaigné - "Typhon sur Nagasaki" avec Jean Marais et Danielle Darrieux, film-catastrophe avant la lettre, ainsi que "Qui êtes-vous Monsieur Sorge ?", fascinant portrait d'espion, devraient être reconnus et sortir en DVD -. Ses films ont un aspect documentaire, genre pour lequel il eût toujours beaucoup de goût, qui les rend plus précieux encore à mesure que le temps passe. Docteur en médécine, dûment diplômé, Ciampi avait écrit un scénario appelé "Le Patron", souvenir de ses études et de son internat, que tous les producteurs avaient refusé, le trouvant trop dur. C'est Pierre Véry qui le rendit acceptable, en y introduisant les deux enfants à la recherche de l'"Homme invisible" auquel le grand patron ressemble lorsqu'il a mis son calot et son masque blancs pour opérer. Jolie trouvaille qui relie des séquences qui auraient pu paraître arbitrairement amenées, et qui, surtout, permet des moments d'humanité adoucissant un peu le portrait du professeur Delage joué par Pierre Fresnay. (https://www.amazon.fr/Grand-patron-Pierre-Fresnay/dp/B000UZD4KS)






Monsieur Fabre est un film français réalisé par Henri Diamant-Berger, sorti en 1951.Film sur la vie de l'entomologiste Jean-Henri Fabre, consacrée entièrement à l'étude passionnée des mœurs des insectes. D'Avignon à Paris, de Paris à Sérignan où il finira ses jours, et honoré par Raymond Poincaré, alors président de la République. Sa patience, son obstination, son savoir seront reconnus par Napoléon III, l'éditeur Delagrave, le philosophe Stuart Mill et trouveront leur aboutissement dans ses Souvenirs entomologiques.Jean-Henri Fabre est donc un individu hors du commun. Entomologiste passionne, il passe le plus clair de son temps a etudier les moeurs des insectes. Napoleon III ou encore le philosophe Stuart Mill vont s'incliner devant les travaux de ce scientifique. La France a honoré plusieurs savants dans des longs-métrages très intéressants dont "Monsieur Fabre" d'Henri Diamant-Berger, film drôle, émouvant et sensible! Pierre Fresnay qui campe un excellent entomologiste n'en croit ni ses yeux ni ses oreilles en 1951! C'était bien la première fois qu'on osait lui tenir tête sur un plateau de cinéma! En acceptant de passer le costume de Jean-Henri Fabre, il n'imaginait pas qu'un gamin haut comme trois pommes puisse en ces termes "J'veux pas! J'veux pas! C'est pas mon père!" l'envoyer sur les roses! Ce gamin de 4 ans, c'était Patrick Dewaere (dans son premier rôle au cinéma) qui n'a que faire de la caméra et, de plus, il n'ètait guère à l'aise dans son habit! il le trouvait ridicule et avait même l'impression d'être vêtu comme une fille! Hormis cette anecdote, dans le domaine de la biographie filmée, "Monsieur Fabre" est une réussite avec un Pierre Fresnay qui offre ici de beaux numéros d'acteurs...





C'est Pierre Fresnay qui réalise une excellente interprétation de Fabre. Le scénario développe très bien l'étude de ce personnage particulier au fort caractère ainsi que sa vie de famille qui était très importante pour lui. Le film est illustré par d'intéressantes séquences documentaires sur les insectes étudiés par Fabre : la mante religieuse, les papillons, les fourmis ... Fabre est très connu pour la qualité des textes qu'il a rédigé sur la vie des insectes et notamment pour ses souvenirs d'entomologie paru chez Delagrave un éditeur qui l'a soutenu dans ses travaux. Le film fait de nombreuses références à ces textes. L'un des principaux attraits du film est de montrer Fabre au travail, dans son laboratoire et sur le terrain. Certaines parties de sa vie sont passées sous silence ou juste effleurées. Le scénario n'est pas réellement captivant mais il ne peut que passionner tous les amateurs d'entomologie. La mise en scène est quelconque sauf les scènes concernant directement les insectes, rarement filmés au cinéma.(https://www.senscritique.com/film/Monsieur_Fabre/critique/35675710)

1 commentaire:

  1. http://uptobox.com/9sdodwbm4jrn
    http://uptobox.com/q2hoadw0z3av
    http://uptobox.com/9380vslpu6f5

    RépondreSupprimer