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vendredi 14 avril 2017

Les Garçonnes

La Garçonne est un film français réalisé par Jean de Limur, sorti en 1936.Les parents de Monique Lerbier veulent, par intérêt, la contraindre à épouser un homme qu’elle n’aime pas. Elle quitte alors le foyer familial et succombe à toutes les tentations charnelles et plaisirs artificiels qui lui étaient jusque-là inconnus…Remake de la première adaptation cinématographique réalisée par Armand Du Plessy, La Garçonne (1923) qui fut frappée par la censure, cette version, comme la suivante réalisée par Jacqueline Audry (La Garçonne sortie en 1957), échappera aux censeurs en évitant de montrer des étreintes féminines pourtant bien sages qui avaient choquées dans les années 1920. La chanteuse incarnée par Édith Piaf cherche à séduire Monique (Marie Bell) ; les paroles de sa chanson disent clairement ce que le film s'abstient de montrer : Mes sens inapaisés, Cherchant pour se griser, L'aventure des nuits louches, Apportez-moi du nouveau. Le désir crispe ma bouche. La volupté brûle ma peau…C’est un patrimoine aussi insoupçonné que fascinant : quelques saisons de mode, au cœur des années folles, croquées pour le couturier Redfern entre 1924 et 1927. On doit ces merveilleux dessins – femmes longilignes, débarrassées des chapeaux monumentaux d’avant 1914, vêtues de souples drapés à ceinture basse et jupe courte – à Yvonne Vignier. Sa fille Françoise, archiviste et académicienne, a conservé précieusement ces témoignages d’un temps où Paris dansait sur un volcan. Ils consonnent étrangement avec un roman d’alors qui fut à sa parution, en 1922, un énorme succès de scandale : La Garçonne, de Victor Margueritte.






Ce dernier fut d’abord militaire puis, à partir de 1896, se consacra à la littérature. Son œuvre abondante s’inspire essentiellement de questions sociales, plus particulièrement de l’émancipation de la femme. " La Garçonne " le fit radier de la Légion d’honneur ! L’écrivain Michel Lagrange observe : « On ne doit pas lire La Garçonne avec des yeux et un esprit de 2011, blasés par les audaces d’une littérature de bas étage. En 1922, Margueritte crée le scandale en décrivant la révolte d’une grande bourgeoise contre sa caste, puis sa descente aux enfers dans un milieu sans tabou, où elle se livre aux débauches de l’alcool, de la drogue, de la sexualité effrénée, avant de remonter à la lumière en une renaissance inspirée par l’amour et le dépassement de soi. » Rien d’étonnant à ce qu’un tel roman ait été sans délai utilisé par le cinéma. Dès 1923, La Garçonne donnait lieu à une première adaptation. Le metteur en scène s’appelait Armand du Plessis, comme Richelieu ! Le rôle-titre était tenu par une vedette du muet, France Dhélia. Cette première version semble perdue. La deuxième adaptation est de 1936 ; elle est signée Jean de Limur, honnête réalisateur de films dits commerciaux.






La Garçonne, c’est Marie Bell, grande dame du théâtre que le cinéma a tout de même intéressée, si l’on en croit sa filmographie, qui compte plus de trente films parlants. Colette écrivait de Marie Bell : « Elle inspire tout sauf l’indifférence. Distraite parfois, et comme absente de l’action, elle y rentre par coups d’éclat, brille d’un feu et d’un pathétique exceptionnels, et retrouve son accent convaincant. » Autour d’elle, on retrouve dans la distribution un Henri Rollan au jeu aussi carré que sa mâchoire, ou une certaine Arletty. Arletty : « C’était avancé, comme idée. Victor Margueritte, l’auteur du roman, avait eu plusieurs procès. J’entretenais Marie Bell, dans le film. Une des dernières fois où nous nous sommes vues, peu de temps avant sa mort, nous avons évoqué ce souvenir. "Je t’entretenais dans La Garçonne, lui ai-je dit, heureusement que ce n’était pas dans la vie, tu m’aurais coûté cher !" Il faut dire que Marie ne devait pas être bon marché ! Et nous avons bien ri ! […] Le film a été un succès grâce au scandale qu’il provoque. Voir des "bonnes femmes" en garçonnes, fumant l’opium… […] Voir des homosexuelles-femmes, à cette époque-là ! ».Au début des années 1920. Monique Gerbier est une jeune fille issue de la bonne bourgeoisie. Elle découvre l'infidélité de son fiancé, Lucien Vigneret, auquel elle s'était donnée avant le mariage. Dégoûtée, elle rompt avec lui, mais également avec sa famille et son milieu. Elle est bien décidée à mener une vie de femme libre. Sombrant dans une vie de débauche, elle multiplie les liaisons, en particulier avec une femme, Niquette, ainsi qu'avec un danseur nu...





La troisième version, sortie le 15 mai 1957, est signée Jacqueline Audry, sur des dialogues de Marcel Achard. On ne badinait pas alors avec la morale : le film était interdit aux moins de dix-huit ans ! Le rôle-titre était dévolu à Andrée Debar qui, en 1955, avait joué dans Hernani pour le festival des Nuits de Bourgogne. Comme actrice, sa carrière fut assez brève, s’étant lancée dans la production du temps qu’elle était l’épouse de Roger Duchet, le maire de Beaune, plusieurs fois ministre et lui aussi producteur. Dans le film de 1957 apparaît une pléiade de très bons acteurs comme Fernand Gravey, Jean Parédès et aussi Claude Rich, lequel tournait encore récemment en Bourgogne, à Meursanges, dans le film Dix jours en or… La Garçonne est un film français de Jacqueline Audry, sorti en 1957.Déçue par son premier amour, le beau Lucien Vigneret qu'elle a surpris dans les bras de sa meilleure amie Ginette, Monique Sorbier, fille de riches industriels, se lance dans une vie de débauche. Amitié particulière (avec la chanteuse Nichette), amants successifs (dont un danseur nu : Peer Rys), drogue, la vie libre qu'elle mène la fait surnommer : "La Garçonne". Ses retrouvailles avec son ancien professeur Georges Sauvage au moment où Lucien redevient amoureux d'elle lui feront comprendre où se trouve le vrai bonheur.
Tout ici : http://www.bibletango.com/tangoencyclopedie/basencycl/basency_l/la_garconne_basency.htm

1 commentaire:

  1. http://www.multiup.eu/2f4cefb871174ac5e7bc7cd1b5977294
    http://www.multiup.eu/ab4d5a2390e73c498321855a10fb553d

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