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dimanche 30 avril 2017

Harlem

Cotton Comes to Harlem (1970) - J'ai lancé le film sans trop savoir de quoi il s'agissait ; en fait c'est un film de blaxploitation genre que je connais peu mais que je peux apprécier. Malheureusement je ne me suis pas beaucoup amusé ici. Il y a des éléments intéressants, ne fut-ce que ces deux flics qui font penser à Starsky et Hutch mais version négro, ça me botte : ils sont cool, ils ont de l'assurance et ils n'hésitent pas à pratiquer la castagne. En plus, quand ils tirent au flingue, ça explose !! Seulement voilà, l'enquête est chiante, les scènes d'action plutôt rares, les personnages peu approfondis, mal exploités. Le méchant promettait du lourd, un black charismatique qui roule les brebis égarées en ces temps de ségrégation raciale mais fait partie justement des éléments mal exploités. La mise en scène fonctionne, pas vraiment d'embrouille à ce sujet-là : la photographie et le découpage sont typiques de la décennie, ptet moins tremblant qu'un "Dirty Harry", mais ça n'empêche pas de coller aux personnages. Les acteurs semblent tous assez contents de participer au film : ainsi donc, même si le personnage ne permet pas de s'épanouir, on sent que chacun s'implique dans son rôle, dans le film. Y a quelques donzelles plutôt mignonnes en plus, dont une qui exhibe bien ses fesses et ses seins. Bref, c'est dommage que l'histoire soit si molle.(senscritique)


   


Première réalisation plus que parfaite pour l’acteur Eddie Murphy qui a pris d’énormes risques en souhaitant mettre en scène un long-métrage alors que sa carrière n’en était qu’à ses débuts (sept films en l’espace de cinq, dont pas mal de succès), on peut dire qu’il n’a pas perdu de temps et si certains ont pu le critiquer sur le fait de s’être précipité, on peut cependant que le féliciter car Les Nuits de Harlem (1989) s’avère être un passionnant polar sur fond de bars clandestins, de pègres et de flics corrompus dans les années 20. Le film alterne aussi bien le polar noir et l’humour, le tout étant parfaitement intégré au cœur de magnifique décors et costumes (le film fut d’ailleurs nominé à l'Oscar des Meilleurs costumes), sans oublier bien évidemment une superbe distribution où l’on retrouve aux côtés d’Eddie Murphy : Richard Pryor & Redd Foxx.Un petit buddy movie tranquille avec Eddie Murphy et Richard Pryor dans une ambiance de Prohibition des années 20. Les autres acteurs sont crédibles -on retrouve des figures intéressantes du cinéma noir américain- sauf exceptions : certains surjouent tellement que c’en est insupportable (par exemple Arsenio Hall) Bref, on retrouve des figures intéressantes du cinéma noir américain tels Stan Shaw, Redd Foxx, Arsenio Hall. L’ambiance générale est donc bien sympathique et la reconstitution historique est vraiment très fidèle au niveau des costumes, des lieux (le tripot des associés Sugar et Quick est impressionnant), des voitures (on a même le droit à une petite course-poursuite)…


   

Malgré tout les extérieurs se font rares et les descentes arrivent la nuit, exclusivement. On voit également d’entrée qu’il est difficile de passer derrière des chefs d’œuvre comme ‘Les Incorruptibles’ ou ‘Il était une fois en Amérique’. Le plus gros point faible reste le rythme qui est d’une lenteur toute particulière, on s’ennuit parce qu’Eddie Murphy n’arrive absolument pas à insuffler un minimum d’intérêt dans l’histoire, non pas que les personnages sont vides de caractère mais les ‘accidents’ troublant le bon fonctionnement du club n’ont rien de terrible. On ne sent pas les deux compères profondément menacés par des gangs rivaux. Peut-être que le film aurait été meilleur si Murphy n’était pas derrière la caméra…Le résultat des "nuits de harlem" est brut.L'édulcorage et les exigences des autres réalisateurs est loin.Ici,c'est un film de Murphy est c'est le seul réalisé par Murphy.Certains vont dire qu'on s'y fait chier devant (il s'y passe pas grand chose les scènes sont longues,lentes et souvent nocturnes)et que le film n'est qu'un paquet de vulgarité.Mais moi j'adore Murphy donc j'adhere carrément à l'humour que dégage ce film.Pryor est sympathique mais l'éleve à dépasser le maitre.(Allociné)


               


Un croque mort naïf dans le collimateur de gangsters [...] Bill Duke, le Black qui apparaissait aux côtés d'Arnold Schwarzenegger dans "Commando" et surtout dans "Predator", passe en 1991 derrière la caméra pour adapter « La reine des pommes » de Chester Himes, un classique du roman policier! Sur fond de rythm and blues (Chuck Berry, Little Richard, Johnny Ace et son superbe « Pledging My Love » ), il oscille entre la violence et l'humour pour retracer une abracadabrante course au trésor où Forest Whitaker, à la tête d'une distribution entièrement composée d'acteurs noirs, interprète un croque-mort bigot! Un personnage que l'on peut définir comme un « monstre d’innocence égaré dans un monde dangereux » . Amoureux transi de la plantureuse et aventurière Robin Givens (elle eut son heure de gloire en se mariant avec un certain Mike Tyson), ce héros naïf renoue avec le regretté Gregory Hines, un frère expert en arnaques, et affronte un gang de voleurs sans scrupules dans les tripots de Harlem où Whitaker semble « voler » tel un oiseau dans la scène amusante des toits! L'invention est souvent constante, l'émotion bien dosée, la fresque divertissante, le comique extravagant! Avec sa course au trésor, sa femme fatale et son Black Mic-Mac à Harlem, "Rage in Harlem" n'est ni plus ni moins qu'un polar pour rire...Le réalisateur passe près de cinquante minutes à développer ce qui a bien pu se passer avant que l'histoire même de La Reine des pommes démarre. Un procédé à la fois intéressant et barbant, vu qu'on attend un peu que le film commence.


   

L'équipe prend le parti de montrer une Imabelle plus victime sensible que manipulatrice professionnelle et un Goldy pas du tout déguisé en femme (et qui ne meurt même pas tant qu'on y est). Forest Whitaker, à qui malheureusement on confie souvent des rôles de benêts/gentils à cause de sa légère difformité, joue parfaitement le concon, même si c'est loin d'être sa meilleure performance. Le film dilue par contre énormément le côté Harlem crade et mal-famé et ne montre que sa face (quasi-fausse d'ailleurs) joyeuse, dansante, colorée et certainement pas ségrégationniste, ce qui non seulement trahit l'un des intérêts principaux du bouquin, mais surtout ment sur le fond général du livre et sa raison d'être. Au final, on assiste à une adaptation légèrement fidèle, fortement remaniée, et pas dans le bon sens. Dommage avec un grand D. Le film a plutôt bien vieilli avec une bonne équipe d'acteurs. Le réalisateur propose une photographie soignée un peu artificiel qu'on retrouve dans pas mal de film cossu de l' époque. Par contre il s'agit bien d'une comédie et je la qualifierai de pré-Tarentinesque seulement ça ne va jamais très loin. On reste sur sa faim malgré le potentiel.(Allociné)


                  

Avec "Les Seigneurs du Harlem" (Hoodlum), Bill Duke nous emmène à New-York en pleine période de la grande dépression et plus précisément à Harlem où l'on va suivre "Bumpy" Johnson qui sort tout juste de prisons et qui va s'opposer à la montée en puissance de Dutch Schultz, mafieux juif allemand, qui réussit à s'imposer avec violence à Harlem. Bill Duke nous immerge dans cette époque post-prohibition de fort belle manière, d'abord grâce à cette superbe décoration, que ce soit au niveau des décors, des costume ou des rues de New-York, mais aussi grâce à sa bonne direction d'acteurs qui rend crédible les personnages, que ce soit Tom Roth qui ne rentre jamais dans le surjeu et qui s'avère impeccable en Dutch, Lawrence Fishburn dans le rôle de Bumpy ou encore Andy Garcia dans celui de Lucky Luciano. De plus, Bill Dukese penche sur une partie de cette histoire très peu abordé au cinéma et plus généralement peu connu, celle de grands gangsters noirs et notamment Bumpy qui n'a pas eu la même chance que Al Capone ou Lucky Luciano pour rentrer dans le rang des légendes de gangsters. L'histoire est plutôt bien écrite, le déroulement est plutôt classique mais convaincant, tout comme les personnages, Duke sait les rendre intéréssant que ce soit le fou Dutch au réaction inattendue ou Bumpy, de plus en plus froid. Il montre bien comment on peut se bruler les ailes dans ce milieu à force d'avoir trop d’ambitions et d'en vouloir toujours plus. Néanmoins on peut regretter que certains thèmes (les loteries) et personnages (Lucky Luciano) ne soient abordés qu'en surface et soient peu approfondis.


   

Quelques séquences sont vraiment très bien faite et valent le détour, notamment celle de l'explosion. Dans l'ensemble un bon film, qui aborde des thèmes intéréssant tout en étant bien interprété et réalisé, et si ce n'est pas l'un des meilleurs films du genre, on aurait tort de s'en passer.En 1934 et 35, la Grande Dépression américaine fait le lit des commerces illicites, seules bouées de sauvetage de la plupart des gens, à la tête desquels font fureur les loteries clandestines organisées par les maffias. Pour en posséder le contrôle hautement fructifiant, un gang mené par un leader juif Allemand enragé entre en guerre contre celui de Noirs de Harlem et déclenche un échiquier meurtrier arbitré par les Italiens et le pouvoir corrompu de la Police et du bureau du Procureur. Bonne petite chronique violente de guerre de gangs aux forts accents de rivalités ethniques, de corruption généralisée et de misère deshumanisante, où il fait bon retrouver des pointures sauvages et ténébreuses d’il y a 20 ans tels que Lawrence Fishburne, Andy Garcia et surtout un impressionnant Tim Roth.(Allociné)

3 commentaires:

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    http://uptobox.com/tiwv6pq1l3fg
    https://1fichier.com/?sg9m1fa7yh&af=62851 (Lien du BONFILM-NENARD)
    https://1fichier.com/?pfihi7nz2g

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  2. Hello Corto
    Jamais vu "les seigneurs de Harlem", merci.

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    1. peut etre le mieux des quatre ...A bientot !!

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