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lundi 17 avril 2017

Cops 88

Tiré d'un roman d'Ellroy, Cop est parait-il une déception pour ceux qui qui connaisse le roman. Moi n'ayant pas lu le roman j'ai vu ce film (j'ai le dvd) avec aucun à prioris. Et bien moi je dois dire que je l'ai bien aimé ce thriller, l'histoire si elle est finalement assez conventionelle fonctionne et on ne s'ennuie pas du tout. Le casting aide à cela je dois dire, James Woods en tête d'ailleurs. Il y'a aussi une bonne ambiance, un peu film noir comme ça mais bon c'est tiré d'un Ellroy donc c'est normal. J'aime bien ce genre d'ambiance sombre avec femme fatale, flic un peu border-line. C'est vrai que le film aurait pu être plus méchant car finalement il y'a peu de violence et celle-ci est plus suggérée en fait mais bon. Un film à voir, pas un chef d'oeuvre certes mais se laisse voir. Le metteur en scène James B.Harris adapte ici un livre de James Ellroy, maître du roman noir contemporain! Dans ce polar crépusculaire et tendu, on retrouve l'atmosphère et l'originalité du film noir classique! Ce qui fascine dans cette histoire criminelle, c'est que les deux personnages principaux sont habités par les mêmes démons! Les circonstances ont fait de l'un un policier, de l'autre, un criminel! Volontairement ambiguë, l'action se déroule dans un univers glauque et pervers! James Woods, acteur et producteur du film, y interprète un policier inquiétant et fascinant! Un suspense d'enfer, une intrigue au rasoir...James Woods est magnifique...James B. Harris, d'abord connu pour ses activités de producteurs (notamment de trois films de Stanley Kubrick), passa de temps en temps derrière la caméra et en 1988, il adapte le roman "Lune Sanglante" de James Ellroy qui nous fait suivre un policier enquêtant sur un psychopathe qui s'attaque de manière très sordide sur des jeunes femmes du côté d'Hollywood.


   

Pour cela, il fait appel à James Woods (également co-producteur) alors au top de sa carrière (sortant de l'excellent "Salvador" après avoir connu de prolifique années 1980 au côté de Leone et Cronenberg notamment) dans le rôle principal. Et on peut dire que c'est brillant. Il nous livre un polar sombre où l'enquête est très bien ficelé et captivante et en y rajoutant une dimension psychologique avec l'étude humaine de ce policier, qui se retrouve sur l'enquête par pur hasard après avoir décroché un téléphone. Peu à peu et assez vite, on découvre un policier sans scrupule, individualiste, cynique ou encore obsessionnel plaçant la justice et la vérité avant tout et c'est une véritable plongé dans son âme qu'il nous livre. D'ailleurs c'est une description vraiment sombre et ambigu de la nature humaine où chaque acte (même les plus nobles) semble motivé par des intentions plus ou moins sombre.





Il arrive à donner une atmosphère noire, crépusculaire et âpre, prenante de bout en bout et il maintient le suspense à travers divers rebondissements bien pensées. Il sait aussi prendre son temps pour mettre en place cette atmosphère et présenter les personnages. Sa mise en scène est adéquate et nerveuse, on est dans une ambiance typique de la fin des années 80 et du début des années 90, que ce soit par rapport à l'utilisation des couleurs, au style ou bien au fond musicale (de bonnes factures d'ailleurs). Puis dans le rôle titre, James Woods est impeccable, et si sa carrière est plutôt bonne, elle peut laisser un petit gout amer tant il pouvait prétendre à mieux. Il donne de l'intensité à son personnage. Les autres acteurs et notamment Lesley Ann Warren lui rendent bien la réplique. A l'image de cette dernière scène très marquante, c'est un polar sombre qu'il nous livre, aux personnages très bien écrit et ambigu, bien interprétés et à l'atmosphère désenchanté et noire.(https://www.mad-movies.com/forums/index.php?showtopic=14570)


                 


Véritable polar hard-boiled des années 80 aujourd'hui oublié, Blue-Jean Cop s'avère être une des meilleures productions du genre. Réalisé par James Glickenhaus (Le Retour du Chinois) et interprété par les excellents Peter Weller (son meilleur rôle avec RoboCop, tourné la même année) et Sam Elliott, ce dernier continuant sur sa lancée après une carrière passée sur le petit écran et quelques rôles au cinéma dont le rôle de Gar dans le biopic Mask. Changement de registre radical donc pour l'acteur moustachu puisqu'il campe ici un flic bourru aux méthodes expéditives, un dinosaure incorruptible s'alliant avec Weller l'avocat volage. Violent, sombre, glauque, aux rues dégueulasses et aux personnages inquiétants, Blue-Jean Cop nous entraîne une énième fois dans les bas-fonds du New-York des années 80, en proie à la violence des rues et à la corruption des forces de l'ordre. Oscillant entre Serpico et L'arme fatale, le long-métrage sert un buddy movie des plus sérieux, n'oubliant ni les punchlines bien envoyées ni les scènes d'action efficaces. On se délectera donc d'un scénario captivant, épaulé comme il se doit par des passages mémorables comme une époustouflante (bien qu'un peu courte) course-poursuite en plein cœur de la ville ou encore une empoignade virulente dans une fête foraine. Comme un poisson dans l'eau, Glickenhaus filme New-York à la manière d'un Ferrara ou d'un Scorsese, n'épargnant personne et nous dévoilant ce côté typiquement ténébreux de la ville, peuplée de dealers, de putes et de ripoux. Si on pourra reprocher un final un brin expéditif et surtout ridiculement improbable, le long-métrage reste dans l'ensemble extrêmement réaliste, alternant entre enquête underground et procès impossible. Ainsi, avec son excellente interprétation, ses fusillades explosives, sa mise en scène soignée et son scénario malin, Blue-Jean Cop devient une petite perle du cinéma d'action des années 80 à déguster avec plaisir.



   



Quasiment oublié, "Blue Jean Cop" (ou "Shakedown" lors de sa sortie au cinéma) bénéficie ici d'un retour fracassant avec un nouveau master édité par Carlotta permettant d'apprécier le film comme il se doit. Le film, s'éloignant des autres œuvres plus violentes de James Glickenhaus, est construit comme un polar dans lequel un avocat et un flic désabusé vont enquêter sur la corruption de la police de New York. Pour un film étiqueté comme bis, "Blue Jean Cop" surprend d'abord par sa grande qualité. On se retrouve devant une œuvre avec du budget (en témoigne les séquences d'action bien foutues), au scénario très bien construit prenant son temps pour bâtir son intrigue et amener les éléments clés de la narration ainsi que devant une poignée de personnages finalement écrits. Entre l'avocat qui veut quitter ce métier qu'il aime trop et qui retombe dans les bras de son ancien amour (Patricia Charbonneau, séduisante brune oubliée depuis) ou le policier désabusé qui a joué le jeu avec ses collègues corrompus mais qui décide de se secouer, on peut dire que le film ne nous laisse pas le temps de nous ennuyer.





C'est donc une plongée saisissante qu'effectue James Glickenhaus, nous dévoilant New York comme beaucoup de cinéastes avant lui avec un sens du réalisme aigu. La ville, bien que superbe, est crade, poisseuse et cache son lot de pourritures. Glickenhaus s'amuse à promener ses personnages dans la ville en évitant les clichés de la carte postale et en visant le réalisme. Un réalisme qui nous donne des aperçus d'hôtels miteux, de boîtes de nuit bourrées de drogués et de postes de police cachant sûrement plus de salauds que les trottoirs de son quartier. Ne négligeant ni ses personnages, ni son enquête, "Blue Jean Cop" vient vite se ranger au niveau des polars qui ont de l'allure, loin de l'humour et de la grande réussite de "L'Arme Fatale" mais néanmoins supérieur à "48 Heures". Comme tout buddy-movie qui se respecte, le film repose en grande partie sur l'alchimie entre ses acteurs et à ce niveau-là, c'est un régal de découvrir Peter Weller en avocat fonceur à la grande gueule face à un Sam Elliott toujours aussi laconique, l’œil qui frise, la moustache entretenue et la dégaine facile. Du grand divertissement doublé d'un solide polar, du genre qu'on ne voit plus vraiment aujourd'hui.(Allociné)


                 

La Grosse Pomme de l’ère pré-Giuliani et son climat d’insécurité visible ont donné lieu à une vague d’exploitation prenant pour cadre un NYC cradingue et dégénéré : Street Trash (Jim Muro), le génial Frankenhooker (Frank Henenlotter) ou le plus méditatif Wolfen (Michael Wadleigh), les premiers Abel Ferrara... Scénarisé par Larry Cohen, réalisé par William Lustig (Maniac, c’était déjà lui), Maniac Cop s’inscrit dans cette veine d’horreur urbaine. A ceci près que la menace se trouve ici du côté de la loi, son tueur en série portant l’uniforme des forces de l’ordre. Jouant de l’effet de compliance qui fait obéir les badauds à tout ce qu’un agent de police leur ordonne (l’habit fait bel et bien le moine), avant que l’affaire ne jette le discrédit sur tous les policiers en service, le film, pour un budget dérisoire dont le metteur en scène tire un résultat impressionnant, entame une sympathique franchise. Le Maniac Cop reprendra rapidement du service dans une suite (en 1990), supérieure au premier opus, riche en scènes d’action, toujours en collaboration avec Cohen, qu’annonce ici une fin ouverte.Outre un cameo de Jake La Motta (Lustig est son neveu) et un rôle secondaire pour Richard - Shaft - Roundtree (dans un rôle proche de celui qu’il reprendra dans Seven), on aura surtout le plaisir d’y retrouver Bruce Campbell, gueule qui incarne à lui seul tout un pan semi-cartoonesque du cinéma de genre de ces années. Encore qu’à parler de gueule, employer Robert Z’Dar pour le maniaque équivaut grosso modo à un délit de faciès.


   

L’histoire, bête à manger du foin, de cet ancien flic revenu d’entre les morts pour se venger de l’institution policière qui l’a envoyé se faire défigurer en prison est un prétexte idéal à une succession de bastos, matraque en main. Soutenue par un score brillant (mise en avant dans plusieurs flash-back muets), la mise en scène de Lustig, en d’élégants travellings, des cadrages inventifs sur la ville et ses intérieurs de commissariat, fait montre d’une maestria étonnante.En un peu moins d’une heure et demie qui ne relâche pas sa garde, Maniac Cop déploie un sens du polar vicieux en mégalopole propre à ce petit maître du glauque citadin. L’ouverture nocturne, particulièrement efficace, amorce l’enquête sur les chapeaux de roue. Le premier tiers (avant que Campbell, accusé à tort, ne se mette lui-même sur la trace du Maniac Cop) est une réussite toute en tension, en sécheresse virtuose. Si, une fois le visage de la menace dévoilé, le film se conclut sur un mode poursuite plus convenu, cette première partie suffit à en faire un joyau de brutalité rentre-dedans.




Les rues chaudes, la nuit tombée, deviennent un terrain de jeu sadique où les victimes n’ont guère le temps de démontrer leur talent à cache-cache, que la lame du tueur à képi ne les traverse ou que sa poigne de grand brûlé ne se tende pour leur briser la nuque. Par la magie d’un montage absolument complice, le Maniac Cop est toujours là, présent au rendez-vous, tout de suite au bon coin de rue.Film culte, pour une fois l’expression n’est pas galvaudée, Maniac Cop est une référence de la cinéphilie déviante, un jalon particulièrement méritant du bis américain. Ses fans qui l’ignoreraient encore seront heureux d’apprendre que Nicolas Winding Refn en parraine le retour contemporain, en collaboration avec son créateur original. Récupération prestigieuse mais pas hasardeuse, tant l’œuvre de Lustig témoigne d’une cohérence esthétique singulière, celle d’un cinéaste de talent qui s’est forgé une signature.(http://www.dvdclassik.com/critique/maniac-cop-lustig)

5 commentaires:

  1. http://uptobox.com/asnl6w71ft2f
    https://1fichier.com/?m4jjd8t82j
    https://dfiles.eu/files/oozmzp79c

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  2. Hello, un "big up" pour le film "Blue Jean Cop" que je n'ai pas vu et je raffole des polars comme l'excellent"The new centurions" de Richard Fleisher. Merci et bon week-end!

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    1. Merci ! J'apprécie également Les flics ne dorment pas la nuit, bonne idée ..

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  3. Bonne "découverte" avec Blue Jean Cop !

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