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mercredi 8 mars 2017

Space babies

Le Mystère Andromède est avant tout un roman de Michael Crichton, paru deux ans avant la sortie du film (soit en 1969) et qui connut un grand succès (roman qui a d’ailleurs fait l’objet d’une adaptation télévisuelle produite par Ridley Scott en 2008). Diplômé de l’Harvard Medical School, Crichton a donné dans la plupart de ses romans une place essentielle à la technologie, à la médecine et à la science en général. On retrouve d’ailleurs cet aspect dans plusieurs des longs-métrages qu’il réalisa, comme par exemple Morts Suspectes (Coma), un honnête thriller en milieu hospitalier avec Michael Douglas, et Looker, avec Albert Finney et James Coburn, un film de SF avec de bonnes idées mais souvent maladroit.Le Mystère Andromède s’inscrit pleinement dans cette volonté de Crichton d’utiliser ses connaissances scientifiques pour élaborer des récits documentés, crédibles et extrêmement précis. Ce roman est considéré comme le plus important de sa carrière (même si Jurassic Park, paru en 1990, fera évidemment beaucoup parler de lui, notamment après son adaptation cinématographique par Steven Spielberg) ; c’est en tous cas celui qui lui apporta une véritable reconnaissance en tant qu’auteur. Il faut dire qu’il s’agit là d’un modèle de récit de science-fiction, construit de manière assez classique mais particulièrement pointu et détaillé sur le plan scientifique ; et qui comporte, comme beaucoup d’œuvres de fiction sorties à cette époque, des références explicites au contexte de la guerre froide, l’auteur pointant notamment les dangers de la célèbre course aux armements.C’est l’expérimenté Robert Wise qui, sur un scénario très fidèle au roman, porta celui-ci à l’écran. Comme le souligne justement le critique Jean-Baptiste Thoret dans son analyse proposée sur le DVD du film, Wise est l’archétype du « faiseur », de l’artisan qui réalise, souvent sur commande, des films dans des genres très différents, mais avec suffisamment de style et de rigueur pour avoir laissé dans le paysage cinématographique américain une aura et une empreinte qui lui sont propres.


   



Wise avait déjà signé un grand classique de la science-fiction dans les années 50 avec Le Jour où la terre s’arrêtera et il témoigne, dans Le Mystère Andromède, de ce savoir-faire qui, quand il est mis au service d’un scénario bien construit et intelligent, donne des films finalement assez parfaits, sans aucune fausse note pour en altérer la mécanique précise et efficace.Après quelques scènes qui permettent de poser la situation et de présenter les personnages principaux et leur rôle, Le Mystère Andromède se concentre ensuite pour ainsi dire exclusivement sur les recherches des quatre scientifiques qui tentent, au sein d’un laboratoire ultra-sophistiqué, d’isoler, d’identifier puis d’analyser un micro organisme extra-terrestre.La particularité du film réside donc dans son approche extrêmement technique, scientifique, qui laisse volontairement peu de place au spectaculaire et à la dramatisation.



Tout est minutieusement détaillé : les procédures au sein du laboratoire, la phase de décontamination et d’immunisation des scientifiques (objet de six minutes de film), et évidemment toutes les étapes de tests, de recherche et d’analyse de l’organisme. Le résultat fascine par sa crédibilité et sa précision. Cela fonctionne d’autant mieux que les personnages sont bien définis : chaque scientifique a ses compétences propres mais aussi une personnalité bien à lui.Wise met en scène ce fascinant huis clos scientifique avec un juste dosage de sobriété et de style, d’application et d’inspiration. On retrouve dans plusieurs scènes le procédé du split screen popularisé par Richard Fleischer en 1968 avec L’Étrangleur de Boston et – parce que Wise l’utilise avec parcimonie – cela fonctionne plutôt bien.Côté photographie, le metteur en scène bénéficie d’un collaborateur précieux en la personne de Richard H. Kline, connu entre autres pour L’Étrangleur de Boston (décidément), Furie (de Brian De Palma), Star Strek (du même Robert Wise) et La Fièvre au corps de Lawrence Kasdan.Lent mais sans temps mort, Le Mystère Andromède, qui se distingue par la dimension très technique du récit, est un film intéressant, efficace et finalement assez fascinant, mis en scène avec toute l'expérience de son réalisateur.(http://www.citizenpoulpe.com/le-mystere-andromede-robert-wise/)






“STARMAN” constitue une œuvre à part entière dans la filmographie du cinéaste indépendant John CARPENTER. Spécialisé dans la réalisation de films d’horreurs et fantastiques (« Halloween : la nuit des masques », « The Thing », « Christine »), ce dernier ne s’était jusqu’ici jamais consacré à une production « Hollywoodienne grand public ». Il voit ainsi dans « Starman » l’opportunité de surmonter l’échec commercial de « The Thing » et d’enrichir sa carrière d’un road-movie romantique mettant en scène un extraterrestre pacifique et une jeune femme veuve. Carpenter se met donc au défi de créer un film optimiste porté par un discours humaniste. « J’ai été d’emblée séduit par le scénario de Starman, que m’avaient adressé les directeurs de la Columbia », admettait le réalisateur. « J’ai trouvé un ton drôle et chaleureux, avec tous les ingrédients nécessaires à un bon film». Le scénario connut plusieurs versions, certaines tirant davantage vers la science-fiction, avant de privilégier le côté romantique. C’est Dean Riesner qui, selon Carpenter, était responsable en grande partie de cette réécriture. L’intrigue générale a des similitudes avec le Terminator de James Cameron à ceci près que l’extraterrestre a la candeur d’E.T. de Spielberg et que la menace réside cette fois-ci du côté des hommes, non du Visiteur d’outre-espace (ou d’outre-temps dans le cas du Terminator).L’une des grandes qualités de ce film réside dans la prestation de Jeff Bridges (récemment revu dans « Iron Man » et « Tron 2 »). Il interprète avec habilité un extraterrestre naïf et quelque peu maladroit (une optique présente dans le « Superman » de Richard Donner mais sous une forme différente). En effet, ayant reproduit à la perfection le corps du défunt Scott Hayden, à partir d’une mèche de cheveu conservé précieusement à l’intérieur d’un album de photos, la créature, vivant à l’origine à l’état de pure énergie, se déplace comme un androïde maladroit et rigide. 


   

Néanmoins, ce Starman n’est pas pour autant dénué d’émotions. Bien au contraire : la curiosité et la compassion sont en fait les premières émotions de cet homme venu d’ailleurs face au monde qu’il découvre au cours de ces trois jours. Contraint de regarder pour imiter, il est amené peu à peu à comprendre. Comme l’enfant, il interprète ce qu’il voit et réagit à sa manière, avec générosité et candeur, par exemple en rendant la vie à un daim abattu par un chasseur et exposé sur le capot de sa voiture. Ce faisant, il s’attire la haine du chasseur, non par provocation délibérée mais par ignorance des « coutumes » et des rites terriens. L’humour surgit de manière inattendue lorsque, frappé par le chasseur, l’alien réagit de la manière chez lui la plus naturelle : en imitant le comportement du chasseur, qu’il frappe en retour... avant de plier sous l’assaut d’un groupe de braves campagnards venus à la rescousse de leur ami.


                                 


Si l’observation du monde par Starman représente l’un des thèmes majeurs de ce film, tant à travers les objets (les photos, la télévision,) et les comportements (la conduite automobile de Jenny), l’humour est également très important. Il prolonge et traduit à la fois l’innocence du Visiteur, en privilégiant la tendresse et la participation plutôt que la dérision et l’exclusion. On rit des malentendus et des situations non par réaction contre la naïveté de l’extraterrestre mais par sympathie et compassion, parce que son innocence est celle qu’on aimerait avoir conservée, et que son exemple nous démontre à quel point cette innocence est incompatible avec le monde réel.Michael Douglas est le producteur de “STARMAN” Côté Box Office, le film a rapporté près de 29 millions de Dollars sur le sol américain, pour un budget estimé à 24 millions.  (http://www.silverscreenchannel.fr/article-arma-70928495.html)

1 commentaire:

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