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dimanche 5 mars 2017

Science de l 'éduc...

«Qui serais-je si j’avais grandi seul, coupé des hommes, dans un lieu perdu, loin de tout ?» Rares sont ceux qui ne se sont pas posé cette question un jour. Sans l’éducation et la culture, serions-nous des mammifères comme les autres, sinon bien plus faibles et inadaptés ? De la légende de Romulus et Remus – les fondateurs de Rome élevés par une louve – aux aventures de Mowgli, cette question n’a cessé de hanter l’humanité. Au XXe siècle, l’histoire de Tarzan fut sans doute la transcription la plus populaire de cette interrogation universelle. Des anthropologues au grand public, ce personnage né au début du siècle dernier a fasciné les générations.«Moi, Tarzan ! Toi, Jane !». Avant d’être un sujet de dissertation anthropologique ou philosophique, Tarzan reste avant tout l’histoire d’un formidable succès culturel. A telle enseigne que pour le commun des mortels, en rappeler l’origine tient de la gageure. Un roman ? Un film ? Un dessin animé ? Un «comics» américain ? Difficile de définir précisément l’origine de Tarzan tant il est devenu une figure mythique. Quelques clichés : l’homme de la jungle s’est attiré l’affection d’une guenon nommée Cheeta, il rencontrera un jour une femme nommée Jane Parker, il se déplace dans la forêt vierge de liane en liane, rivalisant en agilité avec les singes. Et surtout, il pousse un cri inimitable, à la fois vulnérable et terrorisant.Rien de faux dans ce portrait, qui pourtant n’a plus grand-chose de commun avec le «premier Tarzan», celui de l’Américain Edgar Rice Burroughs. Né en 1875 à Chicago, il est le père légitime de Tarzan, dont il raconte les premières aventures en 1912 dans Tarzan of the Apes, traduit en français en 1926 (Tarzan chez les singes) aux éditions Fayard. A partir de 1918, il livrera une aventure inédite de Tarzan à un rythme quasi annuel, tandis que l’industrie du cinéma s’est déjà emparée du personnage. L’auteur déplorera la grande distorsion entre «son» Tarzan et les adaptations qui en sont faites au cinéma. Egalement connu pour ses œuvres de science-fiction, comme le Cycle de Mars, Edgar Rice Burroughs meurt en 1950. Aucune Cheeta dans son œuvre, ni de Jane. Ces deux personnages clés sont apparus ultérieurement, au fur et à mesure des innombrables adaptations des aventures de l’homme-singe au cinéma.


   

Car c’est bien le septième art qui fit de Tarzan un héros international. Le septième art certes, et surtout Johnny Weissmuller, repéré par la Metro Goldwyn Mayer, qui l’incarne à partir de 1932 et lui fait pousser son premier cri après 14 ans d’aventures silencieuses au cinéma muet où s’illustrèrent les premiers interprètes de Tarzan.Avant de devenir l’idole des sales obscures, Johnny Weissmuller – qui avait quitté, enfant, l’Autriche-Hongrie – fut un immense champion. Premier nageur à passer en dessous de la minute au 100 m nage libre en 1922, il cumula records du monde et médailles d’or au cours de sa carrière sportive. Il incarna Tarzan à partir de 1932, et ce, à douze reprises. Il fut le héros d’une série B, Jungle Jim, jusqu’au milieu des années 1950. Johnny Weissmuller est mort en 1984, à l’âge de 79 ans.Bien loin du personnage dont les vingt-six romans d’Edgar Rice Burroughs racontent les aventures, «Tarzan- Weismuller» rencontre Jane, recueille un enfant, part à New York, combat les nazis, adopte Cheeta... Tarzan a définitivement échappé à son créateur, comme il échappera ensuite a Weissmuller.




En 1948, il tire sa révérence en incarnant une dernière fois Tarzan sur grand écran, à l’occasion d’une confrontation avec des sirènes. Le personnage continuera une carrière au cinéma, mis en scène et joué par une succession de personnalités. Ses aventures sont déclinées en BD, dès 1936, avec le dessinateur Burne Hogarth tandis que de nouveaux romanciers prennent la relève d’Edgar Rice Burroughs. Le petit écran n’est pas en reste, proposant la première adaptation des aventures de Tarzan à la télévision en 1966, tandis que le dessin animé trouve avec ces aventures un support rêvé pour enchanter les plus jeunes. Et l’on ne compte plus les produits dérivés, figurines, dessins animés (les studios Disney en produisirent une version dans les années 1990), pastiches (comme La Honte de la jungle, réalisé par Picha, et George de la jungle, en 1997), chansons (le mythique « Tarzan Boy » de Baltimora en 1985) et autres films X, inspirés par ce personnage.(http://www.cnewsmatin.fr/culture/2013-08-03/tarzan-un-mythe-universel-507610)






L'enfant sauvage - Un film à part dans l'oeuvre de Truffaut. Singulier par son austérité bressonienne, sa sécheresse intraitable, aux antipodes des harmonies plus souples des autres films. Un an après Mai 68, envers et contre beaucoup, muni seulement d'objets rudimentaires, Truffaut célèbre dans le dénuement la culture et la pédagogie, en s'appuyant sur le cas d'un enfant sauvage de 1798. L'éducation de Victor ne se fait pas sans cruauté : sa souffrance sourde, sa peur des punitions, son incapacité à parler sont palpables. De sa voix blanche, Truffaut dirige, oriente. Fuyant le sentimentalisme, il rappelle cette évidence : tout enseignement est une mise en scène. Plus ambivalent qu'il y paraît, ce film, qui tient de l'exposé quasi scientifique, anti-« success story », s'arrête très brutalement, sans que l'on sache précisément ce que deviendra l'enfant, s'il s'intégrera à la société des hommes, s'il sera heureux. On a seulement pressenti le passage de l'instinct à l'humain. Ce n'est ni bien ni mal : c'est émouvant et terrible.Dès le premier plan, une ouverture en iris vient isoler sur l'écran noir une paysanne dans la forêt. C'est par un regard féminin que l'existence de l'enfant sauvage est révélée. On le suivra un long moment jusqu'à ce qu'il s'installe entre les branches d'un arbre pour se balancer d'un lent mouvement d'avant en arrière. La caméra s'éloigne alors en zoom avec une fermeture à l'iris. L'auto-bercement du sauvage à la fin de ce segment est caractéristique des jeunes autistes. L'enfant qui n'a pas connu sa mère, devient lui-même la mère qui berce. De ce fait il perd son identité. Se substituant à la mère, Le docteur Itard va ainsi redonner une identité, une individualité à son fils adoptif. Il faudra néanmoins pour cela attendre la dernière scène du film, le retour spontané de l'enfant après sa fugue. Itard à son bureau vient d'exprimer sa certitude que l'enfant ne reviendra pas.Un très gros plan de son écriture permet de lire les mots que prononcent la voix-off : "Malheureusement le jeune Victor s'est échappé". A cet instant précis, le visage de l'enfant apparaît contre la vitre. Ce qui se passe alors est remarquable : Itard arrête d'écrire pour aller rejoindre Victor et l'accueillir, inversant ainsi le schéma du film où on le voit sans cesse quitter la scène d'une action pour la consigner par écrit. La voix off dans ce dernier épisode n'impose plus sa distance à l'expression de la joie des retrouvailles ; elle laisse la place à la parole émue du docteur : "Tu n'es plus un sauvage, même si tu n'es pas encore un homme".


   

L'action de Victor a non seulement démenti le sombre message de l'écriture, mais elle en a interrompu le flot. En revenant dans sa maison, le sauvage a sans doute manifesté son besoin des autres ; il a aussi permis à Itard de sortir du reflet de la vie pour accéder à une réalité où l'échange d'un regard marque le triomphe d'une communication directe et un don réciproque. Car l'éducation donnée par Itard ira moins loin qu'il ne l'avait prévu. Itard se trompe lorsqu'il affirme à Victor; à la fin du film : "Tu es un jeune homme extraordinaire, un jeune homme aux grandes espérances". L'apprentissage du langage restera un échec (ce n'est pas Miracle en Alabama, magnifique film d'Arthur Penn). Mais l'échange de regard marque le triomphe de la relation humaine. C'est elle que scande la musique de Vivaldi depuis Itard découpant l'article du Journal des débats, le vieil homme qui lave l'enfant ou la compréhension du miroir.L'enfant sauvage est le film des premières fois. Cet enfant a grandi à l'écart de la civilisation, si bien que tout ce qu'il fait dans le film, il le fait pour la première fois.




C'est aussi la première fois que Truffaut joue dans un de ses films, marquant un renversement dans le jeu des identifications : "Jusqu'à L'Enfant sauvage, quand j'avais eu des enfants dans mes films, je m'identifiais à eux et là, pour la première fois, je mes suis identifié à l'adulte, au père." Ainsi, alors que Les 400 coups étaient dédié à Bazin dont Truffaut fut "l'enfant sauvage", ce film est dédié à Jean-Pierre Léaud ; hommage de Truffaut à son acteur favori dont il fut, comme Itard pour Victor, le pédagogue : "Pendant que je tournais le film, je revivais un peu le tournage des 400 coups pendant lequel, j'initiais Jean-Pierre Léaud au cinéma". Ce film marque également la première collaboration entre Truffaut et Nestor Almendros qui travaillera sur huit autres films du cinéaste. Dans son livre, L'Homme à la caméra, Almendros souligne que L'Enfant sauvage est un hommage à la photo des films muets. Chaque image de L'Enfant sauvage reflète la beauté de ce premier regard du cinéma sur le monde que vient connoter dans le film l'usage régulier d'une ponctuation avec ouverture ou fermeture à l'iris.(http://www.telerama.fr/cinema/films/l-enfant-sauvage,8909,critique.php)




Je ne connais pas bien Die Antwoord et ce que j’ai écouté du groupe ne m’a pas convaincu : ce n’est pas mon genre. Mais il faut admettre qu’ils ont un style particulier, et il totalement mis en avant et pleinement utilisé dans le nouveau film de Neill Blomkamp. Leurs personnages s’appellent par leur nom de scène, arborent leurs tatouages au nom de leurs albums, portent des vêtements inscrits de leur nom de groupe, leur musique est même utilisée dans la bande originale du film. Je ne sais pas si leur influence va encore plus loin, mais « Chappie » est un film assez surprenant. Il y a dans les décors et tout équipement un côté « punk », et malgré un aspect sombre, le tout est très coloré. On va des murs repeints aux vêtements flashy, en passant par les armes jaunes qui donnent un aspect gentiment décalé aux scènes où elles sont utilisées. Le film tente de questionner sur l’idée d’intelligence artificielle pensante, sur le rapport avec un créateur, et sur les différences. S’il y a bien certaines fulgurances, une phrase par-ci par-là qui amène un rapide questionnement, la plupart du temps on se laisse plus guider sans trop réfléchir. Pas forcément intelligent dans son propos, le nouveau film de Blomkamp reste un film ingénieusement monté, et très agréable à suivre. On peut noter également quelques belles images, bien cadrées et stylisées. Si « Chappie » est un film fort sympathique, avec de bonnes idées, il y a également beaucoup de petits défauts. Le début du film essaie à la manière de District 9 d’expliquer son histoire par un ensemble de fausses informations télévisées. Le film n’est pas exempt de cliché, que ce soit dans ses personnages ou ses situations et retournements.




La notion de temps est également assez mal traitée : même si Chappie est doté de la capacité d’apprendre vite, on a parfois du mal à croire que les événements se déroulent en moins de cinq jours. De plus, un des personnages arrive à être intéressant lors d’une scène pour être presque insupportable la minute d’après. Le plus gros du film étant sa fin (qui m’a d’ailleurs fait penser à un film récent détesté par le public qui considérait à tort que son réalisateur pétait plus haut que son « luc »), on peut sortir avec un avis un peu moins enjoué que pendant le visionnage. Cette fin paraît bien trop facile, et même carrément abusée, mais encore une fois, le montage et la musique, avec l’apparition du générique qui confirme que le film possède un certain cachet, rattrape un peu ce coup dur. « Chappie » n’a rien d’innovant, il n’est pas aussi marquant que « District 9 », il est heureusement bien meilleur que « Elysium » et c’est un film qui ne se prend pas tant que ça au sérieux. En un mot, et ça pourra paraître être une conclusion à deux balles, je dirais que le film est cool. Et rappelez-vous, la réponse, c’est Die Antwoord.(Allociné)

1 commentaire:

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