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vendredi 31 mars 2017

Raindrops keep falling ..

Un amour de pluie est un des films de Romy Schneider que je préfère. Parce que c'est une bouffée d'air frais dans la seconde période de sa filmographie. Entre tous ces drames complexes et exigeants, un amour de pluie peut faire pâle figure et être considéré comme une bluette sans intérêt. Il n'en est rien. C'est un film doux, pleins de grâce et de justesse, de tendresse pour ses personnages. Romy Schneider interprète une femme mariée qui part en vacances avec sa fille et qui tombe sous le charme d'un bel italien incarné par le séduisant et charismatique Nino Castelnuovo. Sa fille connaîtra elle aussi une histoire d'amour, sa première. Jean-Claude Brialy signe un film léger et c'est totalement délibéré de sa part. C'est de cette façon qu'il faut aborder ce film touchant qui nous offre une nouvelle fois une Romy Schneider magnifique et lumineuse et un Nino Castelnuovo séducteur à souhait.S'il est encore possible de tomber amoureux de Romy Schneider, ce film en est la plus parfaite occasion. Jean-Claude Brialy réalise un film simple et frais, d'une grande subtilité. Il filme la plus belle actrice de l'époque avec amour et passion qu'il transmet habilement au spectateur conquis. A voir !Une mère et son adolescente de fille partent se ressourcer à Vittel et en profitent pour se heurter chacune à une idylle. Romy Schneider est magistrale et campe à la perfection une femme de caractère aussi perdue que sarcastique. La scène où elle qualifie Jean Claude Brialy de « Petit Monsieur » est jubilatoire, celle où elle se balade dans sa robe noire, verre à la main montre toute sa grâce. A ses côtés, une jeune actrice un brin bêcheuse et dont l’intrigue est moins convaincante. Il en reste un bon petit moment avec une grande actrice.

               
               


Tourné par Romy, alors en plein divorce -difficile- d’avec son époux, l’acteur et metteur en scène allemand Harry Meyen, le père de David, entre ‘César et Rosalie’ et ‘Le train’, sous la direction de son ami Jean-Claude Brialy, ‘Un amour de pluie’ (1973, 101mn, coécrit par Yves Simon, musique de Francis Lai) fut pour elle un film de vacances, à l‘image du sujet du film : Romy, mariée à Michel Piccoli (qui ne joue pas dans le film, mais qui appelle Romy trois fois au téléphone et que l’on voit quand même sur une photo de famille), est en cure à Vittel avec sa fille ; toutes les deux y tombent amoureuses, Romy du bel italien Nino Castelnuovo (‘Rocco et ses frères’, ‘Les parapluies de Cherbourg’) -de passage lui aussi-, sa fille de Mehdi El Glaoui (le fils de l’ancien Pacha de Marrakech et de Cécile Aubry, devenu une gloire nationale grâce à ‘Poly’ et à ‘Belle et Sébastien’ dans les années 60)...


               

Avec aussi l’excellente Suzanne Flon (la propriétaire pas mal allumée de l‘hôtel, grande admiratrice de Piaf), Philippe Castelli (le réceptionniste pas allumé du tout de l’hôtel), Jean-Claude Brialy (qui fait une très courte apparition en maître d’hôtel dragueur) et un certain Mohammed Boufroura, plus connu sous le nom de Jacques Villeret (22 ans alors et dont c’était la 2° apparition à l’écran). C’est un film de vacances sur les amours de vacances, transitoires par définition. Il n’y a pas vraiment d’histoire au sens strict du terme, mais tout simplement une illustration de ces amours sur fond de ‘dépliant touristique’ pour le Vittel d’alors. Heureusement que Romy est très en beauté (et même un peu dénudée) dans le film et qu’il en émane un très léger parfum de bonheur ; sans quoi ce long-métrage extrêmement léger aurait depuis longtemps été emporté par les vents de l’oubli. Si vous avez envie d’aller faire un petit tour à Vittel dans les bagages de Romy...le père noël a glissé ça dans sa hotte pour moi .ce n 'est pas un grand film , mais il y a quand même des choses intéressantes .un film probablement tourné par une bande de copains .une récréation pour eux et pour romy schneider et jc brialy , si on a en mémoire les autres films de la même époque .le cinéma alors faisait encore rêvé et pas seulement lui .un attention a porter sur les costumes .un peu de tendresse dans ce monde de brutes .(Allociné)


   

Peu fertile dans les années 80, le cinéma de genre français a cependant proposé quelques œuvres allant de l'estimable au remarquable, que ce soit dans le domaine de l'horreur (LE DEMON DANS L'ILE de Francis Leroi, 1982 ; 3615 CODE PERE NOËL de René Manzor, 1989), de l'anticipation (LE DERNIER COMBAT de Luc Besson ; LE PRIX DU DANGER de Yves Boisset, 1983) ou du fantastique (LE PASSAGE de René Manzor, 1986 ; BAXTER de Jérôme Boisvin, 1988). Le film de Joël Santoni est un des très rares exemples de « thriller » tricolore dont une des particularités est d'être interprété par deux acteurs réputés et plutôt habitués au cinéma d'auteur, Nicole Garcia (MON ONCLE D'AMERIQUE d'Alain Resnais, 1980) et Jean-Pierre Bacri (ESCALIER C de Jean-Charles Tacchella, 1985).Quant à Joël Santoni (qui partage des origines "pieds-noirs" avec ses deux interprètes principaux), il n'a signé que quatre films pour le grand écran, MORT UN DIMANCHE DE PLUIE représente son « chant du cygne » puisque que le réalisateur ne se verra plus offrir de propositions autres que télévisuelles, à l'instar de certains de ses talentueux et turbulents confrères (Joël Séria, Serge Leroy, Yves Boisset...) Assez librement adapté d'un court roman noir de la britannique Joan Aiken, MORT UN DIMANCHE DE PLUIE appartient au genre du « thriller domestique », récit à suspense dans lequel une famille (souvent fragilisée de l'intérieur) se retrouve menacée par un danger beaucoup plus grave venu de l'extérieur et qui tente de la détruire. Il est assez étonnant de remarquer que le film de Joël Santoni semble préfigurer la véritable déferlante de « thrillers domestiques » américains qui envahira les écrans dès l'année suivante et dont on peut rappeler quelques titres représentatifs : LIAISON FATALE (Adrian Lyne, 1987), LE BEAU-PERE (Joseph Ruben ,1987), LA MAIN SUR LE BERCEAU (Curtis Hanson, 1992)... La grande force de MORT UN DIMANCHE DE PLUIE est de parvenir, dès sa séquence inaugurale, à instaurer un climat de tension et d'angoisse : sous une pluie battante, un travelling latéral suit la silhouette d'un homme boiteux au visage dissimulé par une capuche et dont une main est remplacée par un crochet ; l'individu est posté derrière la large baie vitrée d'une demeure moderne et observe ses occupants, une mère et sa fille.



   

Ce saisissant incipit permet aux scènes d'exposition qui vont suivre (la présentation d'un couple qui s'aime mais traverse une crise) de dépasser leur statut plutôt banal : nous savons qu'une menace physique plane sur le couple et sur la cellule familiale. Lorsque la menace s'incarne progressivement et insidieusement sous les traits de Bronsky (l'excellent et regretté Jean-Pierre Bisson, tout aussi terrifiant ici que dans son rôle de tueur en série dans LES MOIS D'AVRIL SONT MEURTRIERS de Laurent Heynemann, 1986, décidément...), le film plonge alors dans une atmosphère délétère qui ira s'amplifiant jusqu'au finale. Avant cela, Joël Santoni aura su conférer une identité et une puissance iconique à son long métrage en faisant de la maison d'architecte, où tous les enjeux dramatiques vont se cristalliser, un lieu à la fois symbolique (immense et presque vide, il peut figurer le désert moral que traverse le couple) et purement cinégénique : remarquablement filmé au format 2.35, son espace isole, emprisonne et réduit ses personnages. Le climat mortifère qui se développe presque entièrement en huis-clos est encore accentué par le choix esthétique d'immerger ( !) le récit dans une pluie quasi-incessante qui permet ainsi au film de flirter avec les lisières du fantastique. Cette dimension est également prégnante lors des séquences finales baignant dans l'onirisme (Nicole Garcia traquée et vêtue d'une robe rouge qui étincelle dans la nuit) et le conte de fées ; impossible également de ne pas voir en Bronsky la figure de L'Ogre et en sa femme (la remarquablement abjecte Dominique Lavanant) celle de la Sorcière.


                           

Le dernier tiers du métrage, tout en utilisant de façon très efficace les ressorts et les artifices du « slasher » (une première dans le cinéma français) pour illustrer son récit de vengeance et de folie homicide, n'en perd pas pour autant son sens aigu de la caractérisation. Tous les protagonistes sont en effet parfaitement crédibles et très justement interprétés ce qui évite au film de tomber dans les écueils que son sujet extrême pouvait soulever : le manichéisme ou la caricature. Certes, les « monstres » (le couple Bronsky et leur fillette autiste) agissent de façon ignoble mais ils apparaissent aussi comme des êtres pathétiques, des victimes broyées par une classe dominante, méprisante et sans scrupules que représente le personnage interprété avec justesse par Jean-Pierre Bacri. Si MORT UN DIMANCHE DE PLUIE traite, en filigrane, de plusieurs thèmes passionnants tels que la déshumanisation, la guerre des classes ou l'enfance maltraitée, si sa narration revêt souvent une dimension métaphorique et symbolique, le film de Joël Santoni est avant tout une œuvre stylisée, viscérale, dérangeante (attention à la brève mais traumatisante séquence de la séquestration de Cric) et sans véritable équivalent dans le cinéma français de l'époque. Le film a peut être influencé le thriller américain LA PRISON DE VERRE (Daniel Sackheim, 2001) et a en tout cas fortement inspiré le duo Alexandre Bustillo/ Julien Maury pour leur radical et éprouvant A L'INTERIEUR (2007). Un peu oublié, MORT UN DIMANCHE DE PLUIE est à réévaluer au plus vite !(http://www.sueursfroides.fr/critique/mort-un-dimanche-de-pluie-2618)

1 commentaire:

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