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mercredi 1 mars 2017

Noyades

« La piscine » fait partie de ces films que l’on peut revoir un nombre incalculable de fois (du moins que je peux revoir un nombre incalculable de fois) avec le même plaisir pour de nombreuses raisons mais surtout pour son caractère intelligemment elliptique et son exceptionnelle distribution et direction d’acteurs. Dès les premières secondes, la sensualité trouble et la beauté magnétique qui émane du couple formé par Romy Schneider et Alain Delon, la langueur que chaque plan exhale plonge le spectateur dans une atmosphère particulière, captivante. La tension monte avec l’arrivée d’Harry et de sa fille, menaces insidieuses dans le ciel imperturbablement bleu de Saint-Tropez. Le malaise est palpable entre Jean-Paul et Harry qui rabaisse sans cesse le premier, par une parole cinglante ou un geste méprisant, s’impose comme si tout et tout le monde lui appartenait, comme si rien ni personne ne lui résistait. Pour tromper le langoureux ennui de l’été, un jeu périlleusement jubilatoire de désirs et de jalousies va alors commencer, entretenu par chacun des personnages, au péril du fragile équilibre de cet été en apparence si parfait et de leur propre fragile équilibre, surtout celui de Jean-Paul, interprété par Alain Delon qui, comme rarement, incarne un personnage vulnérable à la sensualité non moins troublante. L’ambiguïté est distillée par touches subtiles : un regard fuyant ou trop insistant, une posture enjôleuse, une main effleurée, une allusion assassine. Tout semble pouvoir basculer dans le drame d’un instant à l’autre. La menace plane. L’atmosphère devient de plus en plus suffocante. Dès le début tout tourne autour de la piscine : cette eau bleutée trompeusement limpide et cristalline autour de laquelle ils s’effleurent, se défient, s’ignorent, s’esquivent, se séduisent autour de laquelle la caméra virevolte, enserre, comme une menace constante, inéluctable, attirante et périlleuse comme les relations qui unissent ces 4 personnages.


   

Harry alimente constamment la jalousie et la susceptibilité de Jean-Paul par son arrogance, par des allusions à sa relation passée avec Marianne que cette dernière a pourtant toujours niée devant Jean-Paul. Penelope va alors devenir l’instrument innocent de ce désir vengeur et ambigu puisqu’on ne sait jamais vraiment si Jean-Paul la désire réellement, s’il désire atteindre Harry par son biais, s’il désire attiser la jalousie de Marianne, probablement un peu tout à la fois, et probablement aussi se raccrochent-ils l’un à l’autre, victimes de l’arrogance, la misanthropie masquée et de la désinvolture de Harry. C’est d’ailleurs là que réside tout l’intérêt du film : tout insinuer et ne jamais rien proclamer, démontrer. Un dialogue en apparence anodin autour de la cuisine asiatique et de la cuisson du riz alors que Jean-Paul et Penelope reviennent d’un bain nocturne ne laissant guère planer de doutes sur la nature de ce bain, Penelope (dé)vêtue de la veste de Jean-Paul dans laquelle elle l’admirait de dos, enlacer Marianne, quelques jours auparavant, est particulièrement symptomatique de cet aspect du film, cette façon d’insinuer, cette sensualité trouble et troublante, ce jeu qui les dépasse.



  

Cette scène entremêle savoureusement désirs et haines latents. Les regards de chacun : respectivement frondeurs, évasifs, provocants, dignes, déroutés… font que l’attention du spectateur est suspendue à chaque geste, chaque ton, chaque froncement de sourcil, accroissant l’impression de malaise et de fatalité inévitable. Aucun des 4 personnages n’est délaissé, la richesse de leurs psychologies, de la direction d’acteurs font que chacune de leurs notes est indispensable à la partition. La musique discrète et subtile de Michel Legrand renforce encore cette atmosphère trouble. Chacun des 4 acteurs est parfait dans son rôle : Delon dans celui de l’amoureux jaloux, fragile, hanté par de vieux démons, d’une sensualité à fleur de peau, mal dans sa peau même, Romy Schneider dans celui de la femme sublime séductrice dévouée, forte, provocante et maternelle, Jane Birkin dont c’est le premier film français dans celui de la fausse ingénue et Maurice Ronet dans celui de l’ « ami » séduisant et détestable, transpirant de suffisance et d’arrogance…et la piscine, incandescente à souhait, véritable « acteur ».(http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2012/12/07/critique-de-la-piscine-de-jacques-deray-avec-alain-delon-rom.html)





Ceux qui ont eu vingt ans en 1984 verseront une larme nostalgique et n'oublieront pas de sitôt cet été à Saint-Tropez avec sa plage de sable chaud, ses planches à voiles, son décor lisse et snob, et surtout Chris alias Valèrie Kaprisky, belle, sensuelle et dèpourvue de scrupules! En mère déjà blessée par le temps, Caroline Cellier se montre superbe et aussi sensuelle que sa fille Chris! Sa prestation pleine de charme lui vaudra d'ailleurs le César de la meilleure actrice dans un second rôle! Bernard Giraudeau se montre également formidable en grand séducteur avec sa phobie des guêpes! Une chronique culte de Saint-Tropez à l'époque des vacances, avec l'excellente bande originale de Nina Hagen et une Valèrie Kaprisky qui assura le triomphe du film avec son univers à la Sagan qui le sauve d'une certaine convention! Alors gare aux coups de soleil et surtout attention aux méduses tropéziennes...Ah, L’année des méduses. Ce n’est pas un grand film, loin de là, mais ça vaut son pesant de cacahuètes quand même. A mi-chemin entre le nanar (un peu voyeur) et le mauvais film –oui oui il y a bien une nuance entre les deux – L’année des méduses vaut quand même le détour. Ne serait-ce que pour les paires de seins qu’il trimbale de long en large dans ce film. C’est vrai, la première fois que j’ai vu ce film, je suis littéralement tombé sous le charme de Valérie Kaprisky. 22 piges à l’époque, dans le rôle d’une adolescente de 16 seulement, des courbes légendaires et une cordiale beauté naturelle font de cette femme l’atout principal du film. Il faut dire que Caroline Cellier n’était pas non plus sale à l’époque (maintenant je ne sais pas, il faut dire que je ne connais même pas cette femme en dehors de ce film), et que ce bougre de Bernard Giraudeau tient là un rôle de séducteur qui lui va à ravir.





C’est un peu malsain, assez mal fait en ce qui concerne l’intrigue des méduses, mais ce film a quand même un petit quelque chose qui fait qu’on le regarde jusqu’au bout. C’est déjà ça.L'été, la plage, les riches, les jeux de séduction, la jalousie... Un bon film français, assez typé années 80, avec une B.O. singulière (Nina Hagen) et des acteurs au top. Mention spéciale pour l'envoûtante Caroline Cellier et mention très spéciale pour Bernard Giraudeau, beau et cynique à la fois. Cela dit, à cause d'un manque de piquant (eh oui, les scènes de sexe ne font pas tout!!) et d'une Valérie Kaprisky sexy, certes, mais pas belle et offrant une interprétation plutôt agaçante, je m'abstiendrai de mettre quatre étoiles à ce film. A voir quand même, pour ceux et celles qui ont besoin de se réchauffer.Une intrigue de roman de plage, une mise en image de téléfilm, des clichés tropéziens, un metteur en scène qui n'est en fait qu'un romancier plutôt moyen... Tout concourt à discréditer ces MEDUSES, et pourtant le plaisir est là. Allez savoir à quoi ça tient...





Sûrement pas à ses qualités cinématographiques ! Mais bon : les acteurs jouent le jeu (Giraudeau et la petite Kaprisky savent incarner les clichés, quant à Caroline Cellier, elle irradie).Et puis dans le genre roman photo c'est pas mal du tout, même si ça ne casse pas trois pattes à un canard. Et puis ça donne furieusement envie d'être au soleil, à bronzer bêtement en lisant un magazine à la con.Certes, pas un chef d'oeuvre, mais de très bons comédiens:Giraudeau(paix à son âme), en séducteur(!!!), Kaprisky, gamine manipulatrice et Caroline Cellier, toujours aussi belle! On est quand même surpris par la méchanceté ou la folie de cette jeune femme(Kaprisky), quand on ne connait pas la fin, on ne s'y attend pas vraiment... et puis, les méduses,brrr... c'est répugnant, non? Bon petit film quand même, qui donne envie d'aller draguer dans le Var! Mais gare aux jeunes filles shtarbées!!!(Allociné)





Attention série de noyades qui attire l'attention d'un Philippe Noiret en inspecteur de police! Une épidémie en marche pourrait-on dire mais fort heureusement, la haute saison touristique n'est pas encore commencée! Un film policier de Pierre Granier-Deferre ça ne se refuse pas surtout quand cette enquête policière est impeccablement tenue par une distribution éclatante et qu'elle est tournée dans la belle station balnéaire de Saint-Palais-sur-Mer en Charente-Maritime (une bonne adresse au passage pour vos futurs vacances). Beauté des visages et des corps féminins, filmés de près et magnifiquement éclairés! Avec cerise sur le gâteau de jeunes actrices séduisantes (Anne Roussel et Gabrielle Lazure en tête), une Suzanne Flon en ramasseuse de coquillages et la participation exceptionnelle de Laura Betti et Stefania Sandrelli! Guy Marchand, quand à lui, reçoit une nomination au César pour son personnage de flic qui « frappe » où quelques mots suffisent à le définir : « Un joli corps, c'est drôlement beau. Vous vous retournez toutes les combien ? Toutes les 12 minutes! Comme le gigot ! » . C’est étrange mais on dirait qu’ici les noyés entrent dans l’océan en silence pour ne pas déranger les vivants avec la musique sympathique de Philippe Sarde (et Dominique Zardi) que l’on peut s’amuser à siffler comme le fait Noiret et Marchand dans le film...Un polar estival signé Pierre Granier-Deferre (riche filmographie dont "Adieu, poulet", "Le chat"...) qui pose sa caméra au bord de l'Océan Atlantique, dans une charmante station balnéaire des Charentes-Maritimes. Hélas, la saison touristique semble compromise lorsque les cadavres de noyés s'amoncellent jour après jour... "Noyade interdite" (1987) repose sur un tandem d'enquêteurs antagonistes : Philippe Noiret dirige l'enquête dans ces lieux qu'il a bien connu, avant qu'une sombre affaire n'entache sa réputation, et son subalterne Guy Marchand, qu'il ne ménage pas, rêve bientôt de pouvoir "se payer" le patron.


   

Les joutes caustiques de ces deux-là sont bien dialoguées et s'avèrent souvent savoureuses. Autour de ce duo de flics s'agite une galerie de personnages hauts en couleur et plus suspects les uns que les autres. Afin d'illustrer le principe "sea, sex and sun", Granier-Deferre a recruté une armée de nymphettes, chargées de flatter le regard du public masculin : Gabrielle Lazure, Elizabeth Bourgine, Marie Trintignant, Anne Roussel et même la grande Stefania Sandrelli. Le décor ainsi planté ne manque pas de cachet, d'autant que le reste de la distribution est également prestigieuse : Suzanne Flon en mamie zinzin, Andréa Ferreol en femme bafouée colérique, ou Raoul Billerey en maire sans scrupules de la bourgade. Ce qui affaiblit le film, c'est la dimension invraisemblable du dénouement, tant les motivations du coupable semblent floues et insuffisantes pour justifier un tel massacre. De même, le personnage joué par Noiret paraît souvent peu crédible, à l'image de ses réactions disproportionnées et de son succès éhonté auprès de la gent féminine! Qu'importe, "Noyade interdite" mérite le coup d'œil, au moins pour les nostalgiques d'un certain cinéma, et pour les amateurs de polars alliant humour et drame.(Allociné)

1 commentaire:

  1. https://1fichier.com/?1668cdf27o
    http://nitroflare.com/view/947BA185539201E/Year_of_the_Jellyfish_aka_LAnnee_des_Meduses_1984.rar
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