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mardi 21 mars 2017

Les Vampires de l'espace

Retour de mission, le vaisseau du commandant Calsen rencontre un immense astronef, masse sombre et immobile dans l’infini de l’espace. Une épave vide sans doute… Pas exactement : les hommes de Carlsen y découvrent une trentaine de créatures d’apparence humaine, en animation suspendue. Trois d’entre eux – un homme et deux femmes, seront ramenés sur Terre, mais Carlsen est loin de se douter des conséquences atroces de ce transfert. Dès leur réveil, les mystérieux passagers de l’astronef révèlent leur nature : ce sont des vampires, affamés d’énergie vitale, et pour leurs victimes c’est la mort immédiate. La destruction des « monstres » est aussitôt décrétée, mais l’une des femmes s’échappe. D’autant plus dangereuse qu’elle est extraordinairement belle. L’espèce humaine est en péril… Un roman novateur qui nous plonge dans un futur pas forcément très éloigné de notre monde actuel, où la rencontre entre des cosmonautes et un vaisseau à la dérive va mettre en péril la race humaine. Les vampires décrits par Wilson tiennent plus du vampire psychique, car c’est de l’énergie de leurs victimes dont ils s’abreuvent, un peu à la manière du Horla de Maupassant. Wilson prête aussi à ses vampires le pouvoir de parasiter un corps de leur esprit, et ainsi s’affranchir des limites physiologiques de leur corps. De même, l’auteur met ici en scène els origines de la légende des vampires dans un contexte science-fictionel vraiment bien pensé. Au final un roman intelligent, écrit avec une bonne maîtrise de la psychologie des personnages qui donne une vision originale et crédible de l’origine du mythe des infants de la nuit.(http://www.vampirisme.com/livre/wilson-colin-les-vampires-de-l-espace/)





La Planète des vampires (1965): En véritable touche-à-tout du cinéma et en artisan modèle, il paraissait inévitable que Mario Bava transite par le giallo, genre prédestiné pour l’auteur tant les règles qui le dominent et certains de ses éléments de base trouvaient déjà leur existence dans Le masque du démon. Que le réalisateur fasse une pirouette pour se jeter dans les créations du Far West n’étonna pas grand monde non plus tant l’Italie est alors un terrain propice à la réalisation des westerns sauce spaghetti. Mais à imaginer un tant soit peu que le personnage s’investisse dans la science-fiction, il y avait tout de même un sérieux pas à franchir. Et pourtant, le fossé a été enjambé et ce, avec brio. Avec dans son portefeuille un budget extrêmement limité et des moyens techniques pas plus élaborés, Mario Bava, le cœur battant et les cheveux au vent s’attèle corps et âme à faire de cette sous-production une réussite dans le domaine. Pour cacher sournoisement le manque cruel de moyens, l’auteur regorge d’idées en tout genre qui vont porter leurs fruits et faire de l’œuvre un lieu-dit inévitable de tout cinéphile. Bava colmate les brèches comme il peut et use et abuse d’artifices divers pour faire oublier au spectateur l’indigence budgétaire de l’œuvre. Les décors ne correspondent en rien à une planète étrangère ? Pas de soucis, on inonde le tout de fumée qui rend les décors moins visibles et plus étranges. Les effets spéciaux ne sont pas à la hauteur des ambitions ? Qu’à cela ne tienne, Bava dissimule le manque d’effets et d’actions par des questionnements incessants chez ses personnages, emmenant l’intérêt des spectateurs et les détournant du vrai sujet. Bien plus, le réalisateur parvient même à éveiller la curiosité des spectateurs par un traitement elliptique, faisant apparaître des scènes incompréhensibles suscitant des interrogations multiples au sein du public et ne leur donnant de réelles explications que de longes minutes après. Outre ces louvoiements efficaces dignes d’un prestidigitateur aguerri, le métrage frappe bien entendu (comme toujours dans l’œuvre bavienne) par son imagerie intacte et sa photographie léchée. Une palette de bleus, rouges et verts en Technicolor qui plante à elle seule le décor futuriste du métrage et charme par son exagération chromique.



            

Quant aux maquillages élaborés, ils sont d’une perfection criante et utilisent les vieux effets scolaires du cinéma débutant, rappelant le bon vieux temps où le numérique n’existait pas et où il fallait créer avec pas grand-chose.
Malheureusement, si le traitement pictural de l’image est superbe et si les ruses de Bava fonctionnent à merveille, il faut avouer que l’œuvre manque cruellement d’une chose essentielle : un scénario digne de ce nom et nous gave assez souvent de dialogues spongieux (que les personnes qui affirment que dialogues intelligents et science-fiction sont icompatibles se taisent !). Retournant son œuvre comme il le peut, faisant tourner en rond des acteurs dont la présence est loin d’être indispensable, Bava s’égare du scénario de base et ne donne priorité qu’aux décors créés et à l’ambiance photographique de son film.



                 

En somme, La planète des vampires reste la meilleure preuve que Bava est un excellent mécanicien photographique, un artiste à la palette étendue et un virtuose de l’image et de l’ambiance mais qu’il ne peut jamais être réellement traité comme un auteur à part entière. En ce sens, le message politique distillé en toute fin de métrage nous le prouve : le réalisateur privilégie fortement la forme au fond et tente maladroitement de légitimer une œuvre parfois trop abstraite.
Reste que l’œuvre est indubitablement un classique du cinéma bis italien (qui regorge de films de science-fiction) et se démarque comme une œuvre graphiquement incontournable dont s’inspirèrent d’ailleurs les scénaristes de la série Star Trek ainsi que le roublard O’Bannon qui pilla certaines scènes pour les transposer dans son Alien. (http://www.cinemafantastique.net/Planete-des-vampires-La.html). 




Des vampires chauves-souris de l'espace, Londres à feu et à sang envahie de zombies, des acteurs à l'accent délicieusement british, Mathilda May se baladant toujours à poil, de la grosse production value côtoyant du kitsch intégral limite Groland, de la télépathie, la seule musique de film grandiloquente "Star Wars"-style de Henry Mancini... Bref, un joyeux bric-à-brac bordélique qui se laisse étonnamment bien regarder. Surtout en passant au Blu-ray qui efface les images dégueulasses des éditions VHS et DVD (chapeau à la restauration de haute tenue sortie chez Arrow Video UK). Définitivement recommandé.Natif de Austin (Texas) en 1943, Tobe Hooper fait son premier film, un film familial avec sa caméra 8 mm à l'âge de trois ans. Il passe son enfance à faire des films amateurs. Assez vite, il acquiert la réputation de réalisateur culte avec le désormais incontournable Massacre à la tronçonneuse en 1974 qui réussit même à être honoré à la quinzaine des réalisateurs au festival de Cannes. Massacre à la tronçonneuse entre ainsi au panthéon des films d'horreur les plus effrayants et aussi un des plus rentables. Succès critique et public du film, qui se aura droit à trois suites (pour l'instant) et qui lance un nouveau genre:le tueur masqué, genre cinématographique plus connu sous celui de slasher-movie. Le réalisateur à l'aise dans l'épouvante décide d'y consacrer sa carrière. Il est aussi l'un des premiers à s'attaquer à un livre de Stephen King, à savoir Les vampires de Salem (The Salem's Lot) sous la forme d'une mini-série de quatre heures. Alors l'un des réalisateurs les plus en vues, il voit les propositions affluer. On le retrouve alors aux commandes de Massacre dans le train fantôme ou de Lifeforce


   

Mais son dernier grand succès est Poltergeist, film produit par Steven Spielberg. Une histoire moderne de maison hantée ou des revenants terrifient une famille moyenne américaine. Nous voilà en 1982, soit huit ans après Massacre à la tronçonneuse et, dorénavant Tobe ne connaitra pratiquement que des déboires cinématographiques, excepté la réalisation d' épisodes des Contes de la Crypte et la suite de Massacre à la tronçonneuse: Massacre à la tronçonneuse 2. L' échec de Lifeforce atteint de plein fouet Tobe Hooper qui contrairement à Wes Craven et John Carpenter ne reviendra pas au meilleur de sa forme. A partir de la fin des années 80, Hooper se manifeste plus dans la petite lucarne et se fait plus rare au cinéma. Il participe à la série dédiée à Freddy Krueger et réalise le pilote de la série de science-fiction, Dark Skies. Si l'on ne devait retenir qu'un film des années 90, il s'agirait de The Mangler , avec Robert Englund ou il est question d'une machine à laver tueuse. Pour le reste, la suite de sa carrière se poursuit sous le signe de la médiocrité. Preuve en est, la sortie en 2000 d'un film inédit de 1993, Night Terrors et plus récemment Crocodile directement en vidéo. Qu' il est bien loin le temps des frissons de Massacre à la tronçonneuse et de Poltergeist !(https://www.horreur.net/personnalite/tobe-hooper-14)

1 commentaire:

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