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vendredi 10 mars 2017

Les Apaches !!

La Fureur Des Apaches - En cette année 1964, Admiral Pictures, petite compagnie indépendante soutenue par la 20th Century Fox, met en chantier avec Apache Rifles un "remake" de Indian Uprising (Les Derniers jours de la nation Apache), un western signé Ray Nazarro datant de 1952. On confie la mise en scène au très prolifique William Witney, un réalisateur qui fit surtout les beaux jours du serial, ayant notamment mis en scène en 1939 l’un des plus réputés de ces derniers auprès des aficionados, Zorro's Fighting Legion, mais également des aventures des célèbres Dick Tracy, Fu Manchu ou encore Docteur Satan. Il réalisa aussi bon nombre de série B ou Z avant de terminer sa carrière toute aussi féconde à la télévision avec de nombreux épisodes de Bonanza, Chaparral, Tarzan, Le Virginien, etc... Pour La Fureur des Apaches, les auteurs reprennent non seulement l’intrigue du film original de Ray Nazarro (ce qui me semble logique étant donné qu’elle s’appuie sur le scénario écrit à l’époque par Kenneth Gamet et Richard Schayer) mais, faute à un budget minimal, y puisent également de nombreux stock-shots, exclusivement pour les séquences de combat. Le rendu est par ce fait assez inharmonieux, la colorimétrie des séquences puisées dans le film de 1952 n’ayant pas grand-chose à voir avec celle des scènes tournées en 1964 ; les lieux de tournage étant également différents, les raccords entre les paysages ne se trouvent ainsi pas très heureux. Tout cela n’est pas très grave et nous pouvons tout à fait l’accepter vu les moyens ridicules alloués par la production, mais cette "incohérence plastique" explique en partie la faiblesse des scènes mouvementées qui se révèlent ainsi beaucoup moins crédibles.Sorti peu après Rio Conchos de Gordon Douglas, le western de William Witney a dû paraitre anachronique à de nombreux spectateurs ; en effet, La Fureur des Apaches ressemble beaucoup plus à un western du début des années 1950 qu’à un film datant du début des années 1960.


   


Les premiers opus de Sam Peckinpah et Sergio Leone allaient très peu de temps après sa sortie lui faire prendre définitivement un coup de vieux. Cela étant dit, si l'on fait abstraction de sa date de sortie, on pourra prendre du plaisir face à ce sympathique western classique et fortement pro-Indien et anti-raciste. Audie Murphy interprète un officier de l'US Army n’éprouvant que mépris pour les Indiens après que son père a été renvoyé de l’armée pour leur avoir fait "trop confiance". Dans son esprit, son père a eu tort et il décide de laver son nom en s’occupant de gérer le conflit entre Indiens et prospecteurs, en essayant de freiner les velléités de révolte des tribus Apaches. Durant sa mission (qu’il se voit d’ailleurs retirée pour avoir écouté un peu trop attentivement les revendications des Indiens), il tombe sous le charme d’une missionnaire qui vit au sein de la tribu. Que ce soit la jeune femme ou le médecin de l’armée, ils tenteront tous les deux (et avec succès) de lui inculquer la tolérance tout en lui faisant toucher du doigt la légitimité de la colère des Apaches. Les scénaristes appréhendent assez bien et en douceur le revirement qui va s’opérer chez ce militaire - au départ assez borné - au contact de personnes censées et nobles. L’amitié (ou tout du moins le respect mutuel) qui va naitre entre le fils du chef Apache et lui n’en est que plus touchante.




Tout aussi intéressant, le scénariste Charles B. Smith (dont ce sera le seul travail pour le cinéma) met aussi en avant le fait que les vils chercheurs d’or étaient soutenus par le gouvernement américain quant à leur accession aux terres convoitées et "volés" aux Indiens. Même si ce n’est pas nouveau et qu’un nombre considérable de westerns avaient déjà abordé le sujet, le western pro-Indien étant un peu tombé en désuétude durant les années 60 ; une sincère piqure de rappel n’était ainsi pas de trop même si John Ford, sur un sujet à peu près similaire, l’avait martelé lui aussi quelques semaines auparavant dans Cheyenne Autumn (Les Cheyennes). Soit dit en passant, et même si cela risque de faire grincer des dents, il n’est d’ailleurs pas interdit de préférer la petite série B de William Witney au prestigieux film de Ford, le noble message arrivant à passer avec au moins autant de puissance puisque moins insistant et moins sentencieux. Et puis la séquence de massacre par L.Q. Jones de civils indiens, femmes et enfants, filmée frontalement, s’avère d’une puissance à laquelle on ne s’attendait pas au sein d’un tel film de série qui reste autrement dans l’ensemble très convenu.(http://www.dvdclassik.com/critique/la-fureur-des-apaches-witney)





Le Jour des Apaches (titre original : Day of the evil gun) est un film américain de Jerry Thorpe, sorti en 1968. Un Western de 1968 réalisé par le fils de Richard Thorpe ("Ivanhoé"), Jerry, avec une bonne histoire sur la rivalité de deux cowboys qui se cotoieront pour la liberté de la mème femme et des enfants détenues par les Apaches dont l'un en est le père partit trop longtemps dont la famille le croyer mort et l'autre qui vient juste de l'épouser. Un long chemin et de mise à l'épreuve les attendent rencontrant sur le chemin l'armée Américaine, des Mexicains, le choléra (sujet secondaire rarement traité dans les Westerns), le désert et d'autres péripéties jusqu'au but. "Le jour des Apaches" avait les moyens de faire un grand film, des batailles grandioses, un scénario qui tenait la route et deux bons comédiens que sont Glenn Ford et Arthur Kennedy mais le film traine de pas mal de longueurs et manque de rythme. Ca aurait pu ètre mieux mais Jerry Thorpe n'a pas le talent de John Ford et d'autres grands réalisateurs Américains de l'époque, d'ailleurs, sa carrière fut brève.Ce western a pour originalité de placer le mari et l'amant de l'épouse main dans la main pour sauver cette dernière et les deux enfants qui sont prisonniers des apaches. A part ça le film reste classique et au final peu efficace surtout à cause de la mise en scène ; entre une poursuite des apaches après le duo râtée et un final aussi bâclé que facile le film ne réussit pas à créer un intérêt franc. Malgré de bons acteurs, dont Glenn Ford toujours impeccable, ce western qui date de 1968 à presque une génération de retard. Il se laisse regarder mais s'oublie bien vite.Un wester au scénario pour une fois très original puisqu'il s'agit ici de rassembler dans la même quête le mari et l'amant de la femme enlevée par de méchants indiens. Pour le reste, rien de très original, surtout pas cette fin en trompe l'oeil qui ressemble plus à un couvercle qu'à un clap de fin... Avant, il faudra heureusement s'être réjoui de revoir l'inaltérable Gleen Ford, vraie figure du cow-boy américain. Le jour des Apaches n'est certes pas un western qui rentrera dans les annales, mais son histoire est agréable et la mise en scène de Jerry Thorpe ( le fils du réalisateur Richard Thorpe ) possède des qualités non negligeables. En tête d'affiche, nous retrouvons un Glenn Ford très à l'aise et qui reste, à mon sens, comme le véritable point fort de l'oeuvre en général. L'acteur est à la fois touchant, mystérieux et émouvant dans le rôle d'un homme qui est prêt a tout pour retrouver sa femme et ses enfants capturés par une tribu d'indiens.


   

Il s'agit donc d'un sympathique western des années 60 et qui est à découvrir pour tout les fans du genre. Glenn Ford reste l'un de mes acteurs préférés, notamment dans le genre western, mais là je n'accroche pas, mais il me faut une seconde pour comprendre que Jerry Thorpe, bien qu'il soit le fils de l'illustre Richard Thrope, n'est qu'un réalisateur TV de seconde zone. Il ne faut donc pas attendre des miracles de western de catégorie B. Basé sur un piètre scénario, ce récit ne donne même pas l'envie d'aller jusqu'au bout. Ennuyeux, poussif, ce film sans ambition est nettement décevant. Dommage car cette histoire méritait mieux. A 52 ans, Glenn Ford est au bout du rouleau et Arthur Kennedy n'apporte absolument rien au scénario. Il faut attendre une heure pour trouver un quelconque intérêt avec l'arrivée de nos deux compères dans un village occupé par des soldats déserteurs. Et encore assiste t'on à un match de pingpong, un coup je réussis à échapper aux soldats, un coup je me fais reprendre et ainsi, plusieurs fois de suite, des scènes rédhibitoires en quelque sorte. Bref, au final un épisode indécrottable. (http://www.allocine.fr/film/fichefilm-49937/critiques/spectateurs/)

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