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samedi 11 mars 2017

George C. Scott

George C. Scott est décédé au terme d'une carrière d'acteur à Hollywood et sur Broadway qui a duré 50 ans.
Il est apparu dans quelque 70 films au cinéma et à la télévision ainsi que dans des dizaines de pièces de théâtre. Il s'était fait connaître par sa composition du bouillant général Patton, pour laquelle il a remporté un Oscar en 1970. Mais il avait refusé la récompense, une première lors de cette cérémonie. Il avait déclaré que la cérémonie des Oscars n'était qu'un «défilé de viande». L'acteur a aussi été en nomination pour ses rôles dans «Anatomie d'un meurtre» et «L'hôpital».
Adolescence à Detroit : études à la Redford High School. À dix-sept ans, il s'engage dans les Marines. Quatre ans plus tard, études de journalisme à l'Université du Missouri.
A partir de 1972 avec Rage et a récidivé avec The Savage is Loose, en 1974. Il a beaucoup joué pour la télévision et ce dès 1959. Les plus importants de ses téléfilms sont " Jane Eyre " (1970), " Fear on trial " (1975), " Oliver Twist " (1982), " A Christmas carol " (1984).(http://cinememorial.com/acteur_GEORGE_C._SCOTT_546.html)


                            


Le Dernier de la Liste -(1963).John Huston se lance de la petite intrigue d'investigation avec tueur en série qui a établi une liste à la Kill Bill, ancien membre du contre-espionnage anglais associé à un français (Jacques Roux !) à sa poursuite, nobles anglais qui s'adonnent à la chasse à courre (symbole obligé de la poursuite) et caméos de luxe (saurez-vous découvrir qui se cache derrière ces visages honteusement maquillés : en vrac, Mitchum, Curtis, Sinatra, Douglas, Lancaster ?). Douglas, qui cherche dans un premier temps à cacher des traces d'un passé honteux, incarne un type on ne peut plus ambitieux lui-même à la poursuite d'un héritage : il est donc l'homme à abattre mais le gars est particulièrement futé étant un expert en "dissimulation". Il fait preuve également d'une certaine imagination pour maquiller ses meurtres en accidents (de la cage d'ascenseur qui s'emballe à l'explosion d'un avion en plein vol) mais les deux hommes qui sont à ses trousses, passionnés dans la résolution d'énigmes, ne vont pas tarder à remonter la piste... Faux-semblants, jeu de masques, messages à déchiffrer, personnages torves, John Huston semble bien s'amuser dans cette affaire et même si le film ralentit méchamment dans son dernier tiers - c'est sympa la chasse à courre, mais c'est difficile de se montrer au niveau d'un Renoir... -, on prend un certain plaisir à suivre cette petite enquête pleine de mystères. Alors oui, au niveau du maquillage (pauvre Kirk qui doit s'affubler des pires faciès), c'est vrai que le cinéaste a un peu la main lourde... Il faut d'ailleurs attendre le générique de fin pour que chacun se dévoile, histoire de lever le voile (et les masques) sur les derniers petits secrets de la trame... Bon pourquoi pas. Comme le noir et blanc de Joseph MacDonald est relativement chiadé et que la musique de Jerry Goldsmith est assez entraînante, ce divertissement intriguant demeure d'un bon niveau général... On est tout de même de la "géniale moiteur" de, disons, La Nuit de l'Iguane qui sera, justement, le film suivant du grand John.



   


Entre deux films ambitieux (Freud, passions secrètes et La Nuit de l'iguane), John Huston s'amuse. Il rassemble quelques amis, acteurs de renom, et leur demande de se grimer, de jouer des rôles impossibles (Burt Lancaster en vieille dame !) dans une histoire rocambolesque et jubilatoire. Adrian Messenger confie à Gethryn, un agent secret original, une liste de onze personnes sur lesquelles il doit enquêter. Peu après, son avion explose. Malgré la mort de son étrange commanditaire, Gethryn continue l'enquête et constate bientôt que les onze personnes sont mortes, mais qu'elles ont toutes séjourné dans un camp en Malaisie. Les rebondissements jalonnent cette parodie des films d'espionnage qui ne se prend jamais au sérieux. Les esprits chagrins lui reprocheront un certain manque de rythme, une mise en scène nonchalante et le cabotinage excessif de certains acteurs. Les autres ne bouderont pas leur plaisir devant ce sympathique divertissement d'un des grands maîtres du cinéma... Gérard Camy      


               


Ce n'est pas un film de détectives comme les autres ; il est une exception car le genre est détourné par Huston qui mélange un humour discret avec une ambiance de film criminel, soutenu par le noir et blanc, référence aux couleurs du papier et de l'encre que constituent cette fameuse liste de noms, et également à la nouvelle policière, courte et au rythme rapide pour ne pas perdre le fil, même si l'intrigue reste complexe, de par la multitude des soupçons sur les personnages. C'est uniquement le mystère concernant ces masques et maquillages qui est en fait l'intérêt du film ; les personnages n'ont aucune profondeur, sans pour autant être mauvais, l'histoire ne révèle pas de l'exceptionnel non plus, de plus en contenant beaucoup de détails non développés. Huston semble avoir poussé le jeu plus loin, en composant des grimages aux rides forcées et à l'accent français laborieux du complice de Scott. En bref, le Dernier de la Liste est une petite pépite amusante sur le genre criminel et dans la filmographie de Huston. Source : http://shangols.canalblog.com/archives/2012/05/20/24300451.html


                            


Revoir aujourd'hui un film tel que Hardcore (1979) est surtout l'occasion de mesurer à quel point certains cinéastes (en l'occurrence Schrader, mais bien d'autres infiniment plus estimés) peinent parfois à trouver le juste équilibre entre élection d'un « grand sujet » et « mise en scène » de ce sujet. Ainsi, Hardcore s'appréhende-t-il désormais entre rictus devant son esthétique kitschissime (peu de films seventies ont pris un tel coup de vieux !) et malaise profond devant l'évidente absence de point de vue de Schrader sur son sujet (la pornographie, son industrie, le rapport au sexe d'un homme de confession calviniste...). Pour dire les choses franchement : Hardcore est tout simplement nul, mal fichu, à peine sauvé par la peu discutable qualité du jeu (mais est-ce une surprise ?) de l'impeccable Georges C. Scott. Aussi, deux approches semblent possibles pour ouvrir cette nullité à la possibilité d'une situation, d'un replacement « auteuriste » sans lequel tout serait définitivement joué. Premier abord, celui – voisin finalement de l'escapade de Van Horn, patron respectable d'une usine du Michigan, dans les bas-fonds californiens, à la recherche de sa fille unique disparue – de la découverte mi-inquiète mi-fascinée d'un monde quasi apocalyptique, oppressant, dont les bases ne reposeraient sur rien d'autre que l'annihilation de toute demande par une offre agressive de sexe à tous les coins de rue. 


   

La question du désir et de l'amour s'y voit d'emblée amputée de l'exposition et l'étalage du corps : tout est à prendre ou à laisser ; moyennant finance, le client-roi, beau ou laid, habitué ou de passage, a la garantie de disposer du temps nécessaire à la seule satisfaction de ses vices et pulsions les plus enfouis (cf les premières séquences confrontant Van Horn, à la recherche de sa fille, au langage mécanique et tarifaire des prostituées et responsables de sex shop). Si le fait que le père-enquêteur ait autre chose en tête que de se laisser prendre au jeu du tout sexuel n'a en soi rien d'irréaliste, le souci pour qui observe ces scènes se situerait plutôt au niveau du constat paradoxal de leur parfaite absence de « corps ». Que dire sinon que le milieu n'étant ici approché ni du point de vue (a priori hostile, méfiant, voire apeuré) de Van Horn, ni dans celui d'une pleine adhésion de Schrader à ses images, la place du spectateur se retrouve assez vite comme diluée dans un non-lieu, un bien peu confortable « nulle-part ». Source et suite : http://www.iletaitunefoislecinema.com/chronique/3478/hardcore-1979

1 commentaire:

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