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vendredi 17 mars 2017

Certains l'aiment Fip

Chaque mercredi de 20h à 22h, une émission animée par Susana Poveda et réalisée par Denis Soula. Fip met le cinéma sur écoute et invite les auditeurs à une balade dans l’imaginaire musical d’un cinéaste, d’un genre ou d’un compositeur de BO. En explorant les partitions d’un cinéma sensible au son et aux vibrations, Fip propose un puzzle impressionniste jouant sur l’émotion et les sensations.Fip met le cinéma sur écoute et invite les auditeurs à une balade dans l’imaginaire musical d’un cinéaste, d’un genre ou d’un compositeur de musique de films en explorant les partitions d’un cinéma sensible au son, aux vibrations, à la mélancolie ou à l’énergie de la musique dans un film. Ecouter le cinéma, un puzzle impressionniste jouant sur l’émotion et les sensations.
Nonchalamment posée derrière le micro, un sourire aux lèvres et dans la voix, l'animatrice Susana Poveda commente le morceau de jazz qu'on vient d'entendre. Une façon complice de distiller des informations culturelles aussi éclectiques que la programmation, sur un ton sensuel mêlant humour et humeur : voilà l'esprit Fip. Cette radio musicale, précieuse et gourmande, serait-elle menacée ? Si Mathieu Gallet, pdg de Radio France, a démenti sa suppression, la situation économique du groupe, particulièrement tendue, fait craindre sa transformation en webradio. Pendant la grève des personnels de la Maison ronde (en cours au moment où nous écrivons), les titres tournent en boucle sur l'antenne, les voix de velours résonnent de manière sporadique.

Tout ici !!!

Elles en ont ravi plus d'un en adoptant ce que Kriss, qui fut une animatrice emblématique de la radio, appelait la voix « wawa » – une façon de parler éthérée, comme dans un souffle. La mission d'origine des « Fipettes » ? Faire rêver l'auditeur, en s'adressant à lui comme une hôtesse de l'air à ses passagers. Les années ont passé, les timbres ont gagné en spontanéité, les sensibilités se sont affirmées. « J'y mets un truc coquin, espiègle », confie Susana Poveda, qui, exotique, donne parfois l'heure en espagnol. Comédiennes pour la plupart, elles sont dix à avoir réussi l'audition – seul sésame d'entrée – qui ouvre les portes de la station. « Au début, on nous demandait une voix détimbrée, façon Fanny Ardant, dont les "percutantes" sont absorbées, explique Jane Villenet, sur les ondes « fipiennes » depuis 1982. Mais, par souci d'authenticité, j'ai progressivement récupéré ma propre voix. » Inventé en 1971, le « concept Fip » pourrait sembler caricatural : un flot de musique et une animation exclusivement féminine. Longtemps, les Fipettes ont langoureusement détaillé les aléas de la circulation. Mais gare à quiconque sous-entendrait qu'elles font office de potiches. « Il n'y a aucun mal à être une femme sensuelle, assure Jane Villenet. On n'est pas que ça, mais on est aussi ça. » Une voix donc, mais pas que : les animatrices ont carte blanche pour leurs textes, informatifs et décalés, qu'elles écrivent ou improvisent à l'antenne. Y insufflant douceur, rire, mystère ou théâtralité. Se montrant présentes (sans être écrasantes), pertinentes et impertinentes. Piquant joliment l'oreille, la rendant accro. Contribuant à faire de leur station une des pépites du service public.(http://www.telerama.fr/radio/sirenes-des-ondes,125023.php)

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