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jeudi 16 février 2017

Wolf men

Après les énormes succès des franchises Dracula et Frankenstein, Universal Pictures entre de plein pied dans les 40’s comme étant la firme phare du cinéma d’horreur. Néanmoins, l’aura des deux comédiens incarnant les deux plus célèbres monstres de la firme, Bela Lugosi pour le célèbre vampire et Boris Karloff pour la légendaire créature créée par Mary Shelley, baissant, il fallut trouver un nouveau mythe, chose à laquelle s’employèrent Curt Siodmak et George Waggner en 1941. Leur travail déboucha sur The Wolf Man, alias Le Loup-Garou, bande particulièrement cotée auprès des fantasticophiles aguerris. Le métrage met en scène le jeune Larry Talbot, deuxième fils de Sir John Talbot, qui revient dans le domaine familial, entendant devenir l’héritier de son père. Larry, parti seul faire sa vie dès l’âge de 17 ans, entame cette reconversion depuis l’annonce de la mort de son frère aîné suite à un accident qui le place désormais comme seul héritier de la fortune paternelle. Un soir, alors qu’il tente d’aider une jeune femme qui se voit attaquée par un loup, Larry se fait mordre par la sale bête en question. Peu après, il se rend compte qu’il se transforme peu à peu en loup-garou…
Doté d’un maigre budget de 180.000 dollars, Le Loup-Garou est la preuve qu’Universal Pictures mise peu sur son rayon fantastique et horrifique dans une décennie faisant la part belle à d’autres genres. Néanmoins, George Waggner s’emploie à mettre en scène de manière plutôt originale le nouveau mythe des studios. 


   
 

Procédant de manière économe aux effets spéciaux en pratiquant la superposition artisanale lors des séquences de transformation de Larry Talbot, le cinéaste donne lieu à une espèce de série B qui, pourtant, laisse entrevoir une énorme qualité scénique.
Si les décors restent particulièrement marqués par le manque de moyens, ceux-ci rendent au mieux l’ambiance crépusculaire désirée dans le script de Curt Siodmak, et donnent même naissance à quelques séquences d’anthologie. Parmi celles-ci, la scène finale, particulièrement haletante et indécise, fait partie des hauts faits d’arme du patrimoine fantastique de l’Histoire du cinéma. Le Loup-Garou, tant dans le développement de son intrigue que dans sa mise en scène, fait d’ailleurs partie des réussite majeures des studios Universal, donnant d’ailleurs naissance à une nouvelle star du genre, Lon Chaney Jr., fils d’un comédien qui fit déjà les beaux jours du cinéma fantastique en son temps.


                               

Véritable réussite formelle, Le Loup-Garou demeurera à jamais l’un des grands classiques d’un cinéma d’épouvante qui ne cessa par la suite de se développer. Si le reste de la franchise mettant en scène la bête à poils ne fut pas vraiment heureuse (loin s’en faut), force est de constater que Siodmak et Waggner créèrent un mythe fantastique qui, aujourd’hui encore, se transmet par le biais de nombre de production. Le cinéma de genre doit en tout cas énormément à cette œuvre fondatrice, source d’inspiration inépuisable pour les cinéastes du monde entier.(http://www.cinemafantastique.net/Loup-garou-Le.html)





Frankenstein meets the Wolfman - Les années 30 constituent une ère bénie du cinéma horrifique. Une décennie entière consacrée à l’accession au panthéon d’une pléiade de monstres exhumés par le studio Universal qui leur attribue une large place dans les salles obscures en s’appuyant sur des acteurs devenus de véritables icones du genre. Frankenstein, la momie, le loup-garou, Dracula, l’homme invisible, autant de figures mythiques découlant d’œuvres littéraires ou des légendes d’un patrimoine universel. Mais la seconde guerre mondiale vient bouleverser des plans bien huilés et les restrictions budgétaires accompagnées d’une réduction du personnel technique entraînent la major à reconsidérer ses productions. Ainsi se succèdent toute une série d’oeuvrettes recyclant allègrement chacune de ces créatures en les plaçant dans des situations sinon rocambolesques au moins inconfortables. Avant que chacun n’ait droit à sa rencontre avec les deux nigauds Abbott et Costello, vient le temps des resucées souvent inanimées de ce bestiaire merveilleux. Principale victime de cette succession mercantile, la créature de Frankenstein devra quitter sa fiancée pour rencontrer le fils de son créateur (Le fils de Frankenstein) avant que son fantôme ne soit ressuscité dans l’épisode de Kenton (Le Fantôme de Frankenstein). L’impensable se produit lorsque George Waggner, créateur du Loup-garou deux ans auparavant, songe à une improbable rencontre entre le poilu de service et son alter-ego cicatrisé. Basé sur un script signé Curt Siodmak, scénariste de multiples bisseries comme The Ape, Le fils de Dracula et Bride of the Gorilla, le métrage propose donc une rencontre peu fortuite entre Larry Talbot, frappé d’une double malédiction (sa métamorphose lycanthropique accompagnée d’une impossibilité à décéder), et la créature qui, malgré les nombreux sévices encourus au fil des épisodes, persévère à terroriser les villageois. 



   


Séquelle directe (ou presque) du métrage de Waggner, Frankenstein rencontre le loup-garou n’hésite pas à mépriser certains détails pour légitimer la présence des deux monstres sacrés dans un même plan. Ainsi s’enchaînent des tas de coïncidences et démarches étranges afin de permettre à l’intrigue de se mettre doucement en place : Talbot décide quel seul l’illustre médecin pourra l’aider et que ses notes lui sauveront la vie (!), ce qui le pousse à défrigérer le corps de la créature dans un élan de générosité incompréhensible et à rencontrer l’ultime descendante dudit médecin. Des péripéties qui s’écoulent pour atteindre l’apothéose tant attendue de l’échauffourée entre les deux créatures dans une séquence finale jubilatoire qui réutilise au passage les décors du labo détruit de l’opus frankensteinien précédent. Une intrigue échevelée traduite de façon linéaire par la caméra du sherlockholmesien Roy William Neill qui peine à insuffler à ses personnages la moindre vie, sombrant plutôt dans les stéréotypes conventionnels des campagnards ignorants en pleine mutinerie aveuglés par une peur inhérente au traditionalisme légendaire dans lequel ils ont été élevés et optant pour l’heure pour un ton décalé qui parvient tout de même à amener un certain crédit à l’oeuvrette de commande (à l’instar du Freddy vs. Jason ?). 





Enfin, cerise sur le gâteau, pour terminer d’asseoir l’inconvenance de la présente œuvre, il faut lorgner du côté du casting. Le monstre de Frankenstein, rôle boudé par un certain Bela Lugosi en son temps qui ne désirait pas faire la carpe derrière une tonne de maquillage, est enfin campé par le mythique comte Dracula qui, depuis son éviction des séries B au profit du Z, change son fusible d’épaule et accepte d’interpréter une créature bringuebalante, amputée de toute caractéristique psychologique. A côté du plus mauvais monstre de la série, évoluent Lionel Atwill, l’excellent inspecteur du Fils de Frankenstein et le mémorable docteur Bohmer, assistant du savant-fou dans Le fantôme de Frankenstein, reconverti ici en maire peu crédible. Quant à Lon Chaney Jr. qui immortalise à nouveau le personnage de Larry Talbot, il fut également de la partie en campant la créature dans Le Fantôme de Frankenstein en 1942 aux côtés de … Bela Lugosi devenu Ygor pour deux épisodes.(http://www.cinemafantastique.net/Frankenstein-rencontre-le-loup.html)

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