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lundi 20 février 2017

Richard Franklin

Richard Franklin est un réalisateur et producteur australien né le 15 juillet 1948 à Melbourne (Australie) où il est mort le 11 juillet 2007.Richard Franklin avait d'abord fait un petit détour par la sexploitation fauchée avec la comédie érotique Fantasm signée sous un pseudonyme, ce qui lui a permis de financer Patrick. Après le succès de Déviation Mortelle, il partit à Hollywood où il s'illustra notamment sur Psychose 2, la suite tardive du classique de Alfred Hitchcock.
Grand admirateur du maître du suspense, Richard Franklin avait prêté une copie du scénario de Fenêtre sur Cour à Everett De Roche pendant le tournage de Patrick. Après avoir lu le scénario, De Roche a suggéré à Richard Franklin que les longues routes de l'Outback australien seraient un décor idéal pour un suspense de ce genre. Déviation Mortelle (Roadgames en V.O.), c'est donc la rencontre entre Fenêtre sur Cour et Duel, avec une pincée de Mad Max, pour un thriller qui incorpore toutes ses références sans tomber pour autant dans l'exercice de style servile.


              


Déviation Mortelle - (1981)Pat Quid est un routier qui conduit un semi remorque en Australie. Sur la route il a l'habitude de prendre les auto stoppeurs. Un de ses passe temps préférés est de jouer à des jeux pendant le trajet (comme inventer l'histoire des gens qu'il croise sur la route) Pamela est une auto stoppeuse qu'il prend avec lui et lorsqu' elle disparaît, il soupçonne le conducteur d'un camion dont le comportement étrange lui fait penser au tueur en série dont tout le monde parle à la radio. En poursuivant le chauffeur, il attire l'attention de la police qui se met à croire qu'il est le suspect... Un thriller road movie dans la droite ligne de Duel et de Mad Max et qui surfe sur la vague australienne de l'époque..... Stacy Keach a un rôle qui ne le met pas en valeur, plutôt de trop mauvais dialogues qui ne nous permettent pas de rentrer dans le film. Non, la seule originalité réside dans les paysages et surtout Déviation mortelle nous permet de voir au cinéma l'extraordinaire plaine de Nullarbor, ce qui est très rare.... Entre Hitcher, Duel et Mad Max.Un road movie australien "à l'ancienne" du tout début des années 80 devenu rare en France et porté par un Stacy Keach excellent. De la tension, du suspense et un scénario intelligent font de ce film, un classique à voir ou à revoir. Jamie Lee Curtis a un bon rôle secondaire et s'en tire très bien. Entre Hitcher et Duel mais dans l'ambiance australienne.je ne comprend pas que ce petit bijou de cinéma de genre n'est pas l'honneur d'une sortie dvd en France. Ce long métrage comporte un tas d'ingredient pour le plaisir du spectateur. Il y à dans le désordre: Des personnages attachants, cascades automobiles, humour, scène paranoïaques et un vrai suspence au bout du compte. A découvrir d'urgence.


   

Richard Franklin et son scénariste prennent leur temps pour faire monter la tension : la première moitié du métrage est centrée sur le personnage de Pat Quid dont Stacy Keach fait un héros tout à fait sympathique. Par petites touches, on devine que Pat Quid a bien bourlingué et que ce boulot de camionneur n'est que le plus récent dans une longue liste d'emplois qu'il a occupés sur différents continents. Pat lutte contre l'ennui...et le manque de sommeil...en parlant avec son dingo, en déclamant des poèmes et en essayant de se montrer aimable avec tous ceux qu'il rencontre (ce qui n'est pas toujours facile car dans ces coins reculés de l'Australie, les dingos ne sont pas très bien vus). Les gens qu'il croise sont d'abord présentés sous la forme de "vignettes", de scénarios qu'il s'imagine et des petits noms amusants dont il les affuble (un motard avec une crise d'éternuement devient ainsi "Sneezy Rider").


              

Ces personnages resurgissent régulièrement sur le parcours de Pat Quid (qui prend place dans des paysages très bien mis en valeur) de manière souvent savoureuse ce qui fait que cette mise en place ne manque pas d'humour, malgré quelques longueurs. La solitude de Quid prend fin lorsqu'il décide, contre ses principes, de prendre une auto-stoppeuse, une charmante héritière (qu'il surnomme "Hitch"...pour "Hitchhiker" ou "autostoppeur" en V.F. mais également une référence supplémentaire à Hitchcock) qui a décidé de partir à l'aventure (Jamie Lee Curtis, la reine de la série B horrifique U.S. de l'époque avec ses rôles dans les deux premiers Halloween, Fog, Le Bal de L'Horreur et Le Monstre du Train), ce qui déclenche une série d'événements qui le mettront à la poursuite du serial killer au van vert. (http://www.manga-sanctuary.com/forum/deviation-mortelle-richard-franklin-t89901.html)


                

Dans le bis pittoresque, Link atteint la stratosphère, avec ses singes boostés à 85 de QI et son climat franchement second. Malheureusement, il est difficile de savoir où il veut en venir, ou plutôt, il est difficile de comprendre la stratégie de ses auteurs. Partant sur des bases très ambitieuses, le film se réduit de manière invraisemblable, pour devenir une espèce de slasher qui n'aurait le droit de dire son nom. En plus de sa villa dans un cadre bucolique et de ses animaux mutants dont on adoptera à l'occasion le point de vue, Link partage de nombreux points communs avec Phenomena, film italien d'Argento sorti un an et demi avant. La réalisation est charmante et l'intelligence de la mise en scène est d'autant plus troublante, face à la légèreté voir aux béances du scénario. Une tension étrange se ressent : le suspense ne saurait exister, mais la folie se répand librement. Rien ne viendra contrecarrer la descente aux enfers prévisible, tandis que les rares humains autour de Jane sont évincés systématiquement, à commencer par le professeur Phillip. Link minore sciemment toutes les voies scientistes que les projets de ce dernier suggéraient ; il y préfère une espèce de romance sans amour et à sens unique, se rapprochant du film d'épouvante, où une otage semi-consentante laisse Link, le singe surdoué, refermer son piège sur elle. Révélé par Patrick en 1978 et connu pour Psychose II, le réalisateur australien Richard Franklin s'est dit insatisfait du résultat. Il n'a probablement pas pu communiquer une richesse de sentiments et d'intentions, qui n'arrivent au spectateur que de façon fragmentée. Link laisse des impressions un peu chancelantes, mitigées s'il faut les évaluer, mais son originalité et même son éventuel ratage interpellent.


   


On a l'impression d'avoir participé à une expérience perçante, mais comme tétanisée au moment d'affirmer sa vocation. C'est comme arriver sur une île lointaine, où se ressent une familiarité indicible, puis rester assigné à la salle d'attente, où les histrions du coin se délassent, avec parfois un féroce sens du style.(https://zogarok.wordpress.com/)S'il est (honteusement ?) indéniable qu'au titre des grands singes au cinoche, nous avons toujours été plus clients de Cannonball 2 (et Doux, Dur et Dingue) que de Max Mon Amour*, Link aurait pu être à nos yeux un moyen terme et, au vu de son anthropomorphisme poussé à l’extrême et l’ambiguïté qui s'en suit fatalement, une sorte de trait d'union bienvenu entre de gratuits tricks simiesques et un questionnement plus viscéral de notre propre animalité. Las, ce n'est qu'après une interminable mise en place (quarante bonnes et bruyantes minutes, volontiers simplistes et désagréablement hystériques dans leur didactique et leur spectaculaire*, où même Terence Stamp ne brille guère) que l'on découvrira que le film ne tient pas ses promesses et n'est jamais à la hauteur de ses enjeux (enjeux qu'il repousse d'ailleurs, au profit d'un bête thriller "d'assaut").


              

Ouvertement infusé d'enjeux à savants fous (façon Dr Moreau) pourtant, et de tentations sexo-technologiques 70's-80's (on pense, de manière assez incongrue, autant à Electric Dreams - pour l'aberration érotique - qu'à ... Phantom of the Paradise - pour les frustrations et le voyeurisme), Link se contente de tourner à l'énergie et la dramaturgie habituellement répandues dans des titres d'enfants-monstres (type Village des Damnés, etc.), où des presqu'adultes (presqu'humains ?) franchissent sans cesse la ligne rouge et deviennent une pure menace sans foi ni loi, proprement uncivilized. Se contentant d’effleurer son sujet et de n'en tirer qu'une petite mécanique très convenue (il importe finalement peu que le film orchestre des singes plutôt qu'un autre "prédateur" !) voire éculée (l'arrivée du fiancé et de ses potes !) et salement filmée (vilaine steadycam et pénible vue subjective), Franklin déçoit autant qu'il agace. Au point qu'on aurait finalement voulu le script dans les mains d'un Argento ou même, oui allez !, d'un Oshima. toujours pas vu Greystoke ! ** la partition de Goldsmith, "singeant" celle de Gremlins n'aide pas.(Jocelyn Manchec)

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