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dimanche 5 février 2017

Peter Yates

Disparu le 9 janvier 2011 à l’âge de 82 ans, Peter Yates fait certainement partie de ces cinéastes dont l’œuvre reste largement méconnue, peu diffusée et probablement globalement à réévaluer (et aussi à ne pas confondre avec celle, encore plus inégale, de son presque homonyme Peter Hyams). Un cinéaste habile, parfois même virtuose dans certains de ses films mais jamais considéré comme un « auteur ». A l’heure où les cinéastes de sa génération (ceux ayant débuté au début des années 60) étaient souvent leurs propres scénaristes (ou coscénaristes), Peter Yates, lui, n’a (co)signé qu’un seul de ses films, Trois milliards d’un coup (Robbery, 1967), qui retraçait la fameuse attaque du train postal Glasgow-Londres (connu des Britanniques sous le nom de Great Train Robbery), qui inspira également Gérard Oury l’année suivante pour Le Cerveau, dans un autre genre. La carrière de Peter Yates peut se découper en trois parties, de valeur artistique assez inégale. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, puisqu’il a fait une bonne partie de sa carrière à Hollywood et y a signé ses plus grands succès commerciaux, Yates était anglais. Et c’est à la télévision qu’il se fit la main, sur deux des plus beaux fleurons de ITV, Le Saint et Destination Danger.


               

Parallèlement, il signe sa première réalisation pour le cinéma avec un « véhicule » pour la pop star n° 1 des années pré-Beatles, Cliff Richard, l’ex-leader des Shadows, avec Summer Holiday (1963), qui remporte un grand succès. Robbery, produit par son interprète principal, Stanley Baker, lui vaut son ticket pour les Etats-Unis, où il démarre, l’année suivante, par un éblouissant coup de maître, Bullit, l’un des films les plus mythiques de Steve McQueen et certainement le titre qui vient d’abord à l’esprit quand il s’agit d’évoquer la filmographie de Peter Yates. Pourtant, pendant les dix ans qui vont suivre, presque tous ses films vont s’avérer intéressants, dans des registres assez différents. Il est possible que John and Mary (1969), où le couple Dustin Hoffman / Mia Farrow disserte sur le Week-end de Godard (!), ait un peu mal vieilli, comme la plupart des productions hollywoodiennes de l’époque singeant un peu trop le cinéma moderne européen de l’époque. Mais le début de la décennie 70 voit Yates aligner La Guerre de Murphy (Murphy’s Law, 1971), où Peter O’Toole se retrouvait presque seul sur une île minuscule à la fin de la Seconde guerre mondiale, Les Quatre malfrats (The Hot Rock, 1972), adaptation du polar Pierre qui roule de Donald Westlake avec Robert Redford, puis surtout Les Amis d’Eddie Coyle (The Friends of Eddie Coyle, 1973), polar crépusculaire avec Robert Mitchum.Alors que Peter Yates se forge une solide réputation d’auteur de film noir, il change radicalement de genre avec ses deux films suivants. Il n’est pas certain que Ma femme est folle (For Pete’s Sake, 1974), avec Barbra Streisand, mérite une réhabilitation, mais Ambulances tous risques (Mother, Jugs & Speed, 1976), en dépit de son titre français stupide, est une comédie beaucoup plus noire qui mérite peut-être davantage le détour, ne serait-ce que pour son casting assez étrange : Raquel Welch, Bill Cosby, Harvey Keitel…(http://www.culturopoing.com/cinema/dossiers-hommages-cinema/mort-du-cineaste-peter-yates/20110110)

   
   

Henry a un objectif : tout faire pour grimper les échelons de la société, le plus rapidement possible. Cette jeune femme veut surtout le faire par amour pour son mari, un modeste chauffeur de taxi qui n'a jamais pu faire de grandes études. Mais pour parvenir à ses fins, Henry va dépasser les limites. Un jour, elle emprunte de l'argent et plonge son mari dans les dédales d'une sombre opération financière. Petite comédie plutôt réussie où Barbra Streisand fait carrrément un show pendant 90% du film.Film américain de 1974, For Pete's Sake, comme le titre original l'indique, est une comédie burlesque où une femme est prête à tout pour son mari; elle va ainsi cotoyer l'univers du crime dans une succession de séquences loufoques. C'est fait avec beaucoup de bonne humeur. On s'amuse beaucoup.


                 


Les Grands Fonds 1977 - En vacances aux Bermudes, un couple découvre une épave lors d'une plongée sous-marine. Des gangsters les prennent alors en otage... Même si le tout manque quelque peu de suspense et de séquences marquantes, on passe tout de même un sympathique moment devant ce long métrage, qui est de la part du réalisateur de " Bullitt ". Cette chasse au trésor, qui est une adaptation d'un roman de Peter Benchley ( c'est à lui que l'on doit le roman " Les Dents de la Mer " ), propose une mise en scène de qualité, notamment en ce qui concerne les séquences sous-marines qui possèdent en plus une photographie des plus appréciables. Niveau casting, les acteurs présent dans le film ( Robert Shaw, Nick Nolte, Louis Gossett ou encore Eli Wallach ) sont plutôt bon dans leurs rôles et le tout est accompagnée d'une très belle partition musicale de John Barry. Je ne pourrais terminer ma critique sans parler évidemment de la présence de la somptueuse Jacqueline Bisset, qui illumine véritablement ce long métrage à chaque fois qu'elle apparaît à l'écran. J'avoue que si j'ai réellement porté une quelconque attention pour ce film c'est bel et bien qu'il est l'adaptation d'un roman de Peter Benchley (R.I.P). Le grand auteur du grand livre et film «Les Dents de la Mer». Mais je me permets d'ajouter que le film est bien totalement différent, même si c'est un suspense thriller aquatique (la marque fabrique de Benchley). La vraie menace est bien en dehors de l'eau, ce qui est l'inverse dans Jaws (mis à part le Maire hein! Juste inconscient clui là!). Ayant lu quelques critiques trouvant le film quelque peu soporifique et bien moi je le trouve vraiment sympathique à regarder. Ne faisant pas dans la surenchère, pouvant ainsi profiter du succès des Dents de la Mer et faire dévorer tout ce qui bouge et bien ce n'est pas le cas. Les Grands Fonds reste sobre et j'apprécie. Les scènes aquatiques sont très bien filmées (la scène d'intro est magnifique), et la structure du film est très bien faite et bien équilibrée. On retrouve même le grand Robert Shaw, toujours aussi charismatique le msieur!




Première demi-heure très bonne, tant qu’on est dans le mystère et où tout reste encore à découvrir, identifier quel sera le ton principal et la réelle menace, d’ailleurs la mise en scène est intéressante (ex : la séquence des haïtiens qui fouillent Bisset) en plus de quelques plans plutôt jolis et des acteurs font le job. Mais alors ensuite je me suis pas mal ennuyé, l’action s’éteint pour devenir assez banale, les séquences se répètent, l’enjeu se révèle moins attrayant et la fin est décevante, en fait je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus immersif, tendu et intrépide. Ça serait beaucoup dire de qualifier ce film comme raté mais disons que ça loupe le coche, et c’est dommage, mais ça se voit qu’il veut surfer sur le succès des Dents de la Mer (rien que l’affiche et la présence au casting de Robert Shaw).(Allociné)

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