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vendredi 17 février 2017

John Ireland

John Ireland est un acteur, producteur et réalisateur américain né le 30 janvier 1914 à Vancouver (Canada), et mort le 21 mars 1992 à Santa Barbara, en Californie (États-Unis).Il débute comme nageur professionnel dans un show aquatique puis se tourne vers le théâtre et interprète à Broadway des pièces de William Shakespeare. Il débute au cinéma en 1945 dans un film de guerre Le Commando de la mort. Il joue dans les années 1950 nombre de rôles de dur cynique dans des westerns ou des films d'aventures. Il est proposé pour les Oscars en 1949 pour son rôle dans Les Fous du roi (All the king's men). En 1953, il se lance dans la mise en scène avec Hannah Lee. En 1954, il poursuit en justice pour diffamation une compagnie de télévision qui l'accuse d'être un sympathisant communiste. Un accord entre les deux parties est conclu avant le jugement1. En 1967, il joue dans un épisode (Judgment at Red Creek) de la série télévisée Bonanza. Il meurt d'une leucémie en 1992. Son nom est gravé sur le Walk of Fame à Hollywood. Il est le demi-frère de l'acteur Tommy Noonan.(Wiki)




                     

Dans le Chicago des années 30, l’histoire d’amour entre une danseuse marquée par la vie et un avocat véreux, boiteux et solitaire. Traquenard (dont le titre original, superbe, est Party girl) est le dernier film de Ray avant les expériences malheureuses des superproductions tournées en Europe et ses essais underground. Produit par la MGM, Party girl navigue entre le mélodrame, la comédie musicale, dont il emprunte la palette chaude et dorée, et le film noir. C’est la première beauté du film que de plonger, sans en atténuer la cruauté, le monde des mafiosi dans l’univers bariolé du music-hall, comme en souvenir de Chantons sous la pluie et du ballet avec, déjà, Cyd Charisse. Party girl reprend l’histoire d’amour de Johnny Guitare, sur la dernière chance de deux êtres abîmés par des blessures physiques et morales, et fut en son temps une parfaite illustration de la politique des auteurs. En effet, brimé par le système des studios, plein d’indifférence pour un projet auquel il n’avait pas participé au stade du scénario (il fut désigné pour filmer cette commande de routine avec deux vedettes alors en perte de vitesse, Taylor et Charisse), Ray ne cacha jamais son mépris pour Party girl, dont il déserta à plusieurs reprises le tournage. C’est pourtant un de ses meilleurs films, et surtout une oeuvre de conclusion qui fait le bilan d’une thématique très personnelle sur le couple, la déchéance et la rédemption par l’amour, même s’il faut pour cela emprunter le chemin de la trahison et de la délation. Mais surtout Party girl consume dans un dernier éblouissement les feux de l’âge d’or hollywoodien. L’incrustation dans le récit de pures scènes de genre telles que les ballets musicaux ou les règlements de comptes entre gangsters, morceaux d’anthologie hérités du cinéma hollywoodien classique (réminiscences du Petit César de LeRoy et du Scarface de Hawks), ne fait que souligner la distance que prend Ray avec les codes du film criminel.


   


Ray regarde ces grands modèles et en reproduit leurs ornements les plus voyants pour mieux s’en différencier et faire autre chose. Party girl annonce en fait quelques grands films crépusculaires des deux décennies à venir. A la même époque où Minnelli réalise ses mélos maniéristes, Ray est déjà dans le cinéma américain réflexif, qui utilise à la perfection des formes acquises pour mieux les dépasser. La justesse et la profondeur de la description psychologique des deux principaux protagonistes contrastent avec l’univers factice qui les entoure. Party girl est donc le grand film du vieillissement, de la fêlure dissimulés derrière une exhibition de virtuosité et de couleurs flamboyantes. Il fallait s’appeler Nicholas Ray, romantique autodestructeur et amoureux de ses antihéros et de ses acteurs ­ Robert Taylor et Cyd Charisse tombent ici les masques du star-system ­ pour réaliser aux frais de la sirupeuse MGM un douloureux film d’amour et de violence, qui sous les paillettes du Technicolor ne parle que de la prostitution des corps et des âmes.(http://www.lesinrocks.com/cinema/films-a-l-affiche/traquenard-4/)




Ray commence par installer conjointement des composantes de film de gangsters et de comédie musicale : Chicago, années 1930, la Prohibition, des types un peu louches sont attablés dans un cabaret où défilent des girls. La comédie musicale est le meilleur moyen à Hollywood de figurer l’attrait de la chair – il y a bien des mélodrames sensuels, et bien sûr des films noirs où dominent de torrides femmes fatales, mais le musical, sous prétexte d’une ritualisation du geste, se permet davantage de dénudement. Ce genre exprime en général une aspiration à la fête, à la frivolité, une libération du corps par le mouvement et une disponibilité à l’amour par le chant. Le confronter ici au film de gangsters, sur lequel règne le crime organisé, confiner la danse à la scène d’un cabaret, c’est suggérer un rapport moins candide au corps, c’est même induire la notion de prostitution. Par l’absence de chansons lors des numéros de danse, la possibilité de l’amour se trouve quant à elle mise en doute. De fait, dans les coulisses, la question du rapport aux hommes – et, partant, la quête de reconnaissance et d’amour qui est le grand sujet de la comédie musicale – est soulevée sur un ton très désenchanté.(http://www.critikat.com/panorama/analyse/traquenard/)





L'association Bronson/Thompson avec à la production Globus/Golan n'est pas l'équipe gagnante pour former un bon film malheureusement mais Le Messager de la mort s'avère un bon petit film (on dirait un téléfilm plutôt) qui se laisse regarde sans déplaisir à défaut de nous enthousiasmer. Bien qu'un peu vieux pour le rôle Bronson a néanmoins toujours de la prestance, le scénario est pas trop mal et Le Messager de la mort commence par une scène de fusillade assez violente. Cependant ce film reste avant tout destiné aux fans de Charles Bronson.Charles Bronson joua à plusieurs reprises pour le réalisateur J. Lee Thompson. Le messager de la mort commence brutalement, un homme mystérieux, fusil à la main, massacre toute une famille, femmes et enfants... Bronson lui, joue un reporter qui mènera une enquête après l'accord de la police. Précisons que ce film est un des derniers de la carrière de Bronson. C'est pas ses meilleurs mais la dureté reste toujours un thème pour l'acteur qui cette fois se retrouve dans une affaire de mormon. Différent religieux, différent familial et corruption. J. Lee-Thompson n’est pas Peter Weir et donc, par conséquent, « LE MESSAGER DE LA MORT » n’est pas « WITNESS ». CQFD ! Surfant sur le succès du film sorti trois ans plus tôt et situé dans l’univers des Amish, la Cannon s’immisce dans celui des Mormons du Colorado par le biais d’un suspense vaguement teinté de fantastique. Un Charles Bronson de 66 ans tient paresseusement le rôle de Garr Smith, journaliste enquêtant sur le massacre d’une famille mormone.

   
                

Il remonte jusqu'aux hautes sphères du pouvoir. Le scénario est embrouillé, d’une absolue platitude et le héros ne présente aucun relief. « Débronsonisé », emmitouflé dans de gros anoraks fourrés, l’acteur déambule, calepin à la main, assure quelques séquences d’action sans démériter, mais n’arrive pas à sauver ce film de l’indifférence. Comble des combles, la seule et unique fois où il utilise une arme à feu, c'est pour tirer au fusil de chasse sur… un cercueil vide ! Le cast est plutôt intéressant, avec les vétérans John Ireland, Charles Dierkop et Jeff Corey en Mormons haut-en-couleurs et dans le rôle habituellement réservé à Jill Ireland, une autre « femme de », la charmante Trish Van Devere, Mme George C. Scott à la ville. À noter tout de même que l’image est soignée comparativement aux autres polars Cannon du tandem Thompson-Bronson, les décors parfois luxueux. Autre bon point : les premières minutes du film (le carnage), étonnamment bien filmées et montées, probablement dues à un réalisateur de seconde équipe, au vu du reste du film.(http://wild-wild-western.over-blog.com/article-le-messager-de-la-mort-1988-57509177.html)

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