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mardi 14 février 2017

Joanna Cassidy

Joanna Cassidy, née le 2 août 1945 à Haddonfield, dans le New Jersey, est une actrice américaine.Joanna Cassidy est notamment apparue au cinéma en strip-teaseuse au serpent dans Blade Runner (1982), en reporter de guerre dans Under Fire, de Roger Spottiswoode (1983) et en serveuse sexy dans Qui veut la peau de Roger Rabbit ?. Elle a tenu des rôles dans de nombreuses séries télévisées : Falcon Crest, Melrose Place et de séries télévisées : Mission impossible, Six Feet Under, Star Trek: Enterprise, et bien d'autres.(L’actrice Joanna Cassidy (Six Feet Under, Boston Justice) apparaîtra dans Body of Proof, la nouvelle série que lancera la chaîne américaine ABC à la rentrée. Body of Proof fait une nouvelle recrue. Selon TV Guide, Joanna Cassidy, qu’on a notamment pu voir dans Boston Justice et Six Feet Under, a rejoint le casting de la nouvelle série d’ABC. Elle campera la mère du Dr. Megan Hunt, le personnage joué par l’ancienne Desperate Housewife Dana Delany.)


                   


Documentariste pour la BBC, Michael Williams prépare un film sur l'imagerie diabolique. Parmi le matériel qu'il a rassemblé, un tableau en particulier le fascine. On y voit une jeune fille poursuivie par une foule en colère jusqu'à un bûcher, tandis que Satan trône dans les airs et qu'une autre femme est en train de brûler. L'intérêt de Michael vient sans doute du fait que sa femme a péri récemment dans un incendie, laissant leur fille Emilie traumatisée. Michael décide d'aller en Italie à la recherche du tableau, accompagné de sa fille et de Jill, la gouvernante d'Emilie. Sur place, il rencontre sa productrice exécutive, Joana Morgan, ainsi que la comtesse Capelli, occultiste de renom. Peu après, le comportement d'Emilie change. Avec EMILIE, L'ENFANT DES TÉNÈBRES, le niveau s'élève très nettement par rapport au film de Mario Bianchi, LA BIMBA DI SATANA (également chroniqué dans Sueurs Froides). Massimo Dallamano connait autrement mieux son métier que tous les Bianchi d'Italie et le prouve par la supériorité éclatante d'un film dont l'argument ressemble à celui (postérieur) de LA BIMBA DI SATANA. On y retrouve d'ailleurs plusieurs similitudes: mort de la mère, trauma de la fille, présence d'un docteur et d'un protecteur de l'enfant (Sol dans LA BIMBA DI SATANA, Jill Perkins dans EMILIE, L'ENFANT DES TÉNÈBRES), rêves et hallucinations qui se confondent, possession, etc. Dans les deux cas se niche aussi la question sexuelle au coeur de la malédiction. Ainsi, on retrouve chez Bianchi l'infidélité de Myra/Maria et la jalousie d'Antonio (traitée avec désinvolture), tandis que Dallamano développe de manière plus crédible les sentiments de désir ou d'amour que Jill, Joanna et même sa propre fille projettent sur Michael Williams. L'art de Dallamano se dévoile dans sa maitrise de la dramaturgie et dans la progression narrative, mais aussi via le travail du détail signifiant: le motif crucéiforme sur le pull de Michael (pour repousser le diable), un personnage qui s'intercale dans le champ de projection d'une dia, ce qui lui donne un visage de morte-vivante (la possession est aussi "projection" spirituelle). L'image projettée sur un visage renvoie d'ailleurs aussi assez directement au documentaire que tourne Michaël (l'imagerie diabolique). Plus loin, dans un restaurant, le choix de Michaël d'un plat flambé sert de réminiscence au destin de sa femme. Enfin, les femmes sont toutes rousses, signe du mal dans la croyance populaire de jadis.


   

Arrivé tardivement à la réalisation et mort prématurément en 1976 dans un accident de voiture, Massimo Dallamano n'aura pas connu le déclin du cinéma italien de genre. Il n'aura pas non plus eu le temps de s'égarer dans une filmographie pléthorique: on lui doit à peine une douzaine de films, essentiellement entre 1967 et 1976. Un film est aussi une oeuvre collective. A ce titre, l'art du directeur (ou du producteur) consiste aussi dans la capacité de bien choisir son entourage. IL MEDAGLIONE INSANGUINATO bénéficie ainsi de la musique de Stelvio Cipriani et surtout de la photographie de Franco Delli Colli. Si celui-ci n'a pas le prestige de Tonino Delli Colli (directeur de la photographie pour Sergio Leone ou sur LE NOM DE LA ROSE), il n'en démérite pas moins pour autant. Reconnaissance tardive, IL MEDAGLIONE INSANGUINATO a été restauré et projetté à la Mostra de Venise en 2005. La jeune Emily est jouée par Nicoletta Elmi, actrice-enfant qui figure dans des films dès ses 5 ans pour s'éloigner du cinéma à l'âge de 25 ans. Durant sa carrière, on l'aura croisée chez Aldo Lado (CHI L'HA VISTA MORIRE?), Paul Morissey (DE LA CHAIR POUR FRANKENSTEIN), Mario Bava (BARON BLOOD), Dario Argento (PRODONDO ROSSO) et Lamberto Bava (DÉMONS).


                

On a vu pire comme référence. Dans EMILIE, L'ENFANT DES TÉNÈBRES, elle se montre très convaincante en enfant en proie aux tourments mentaux ou démoniaques. Parmi les autres actrices, on évoquera encore Joanna Cassidy (la productrice amoureuse de Michael) dont la carrière se poursuit toujours. Actrice de multiples séries télé aux Etats-Unis, on l'a cependant également croisée aux génériques de THE GRUDGE 2, THE GHOSTS OF MARS ou encore dans QUI A PEUR DE ROGER RABBIT? Quant à Michael, il est interprété par Richard Johnson, acteur qui pourra s'enorgueillir d'avoir joué dans ZOMBI II de Lucio Fulci. Fulci se rappelle d'ailleurs encore à nous par le motif développé dans L'AU-DELÀ : une peinture ouvrant les portes de l'enfer, ce qui n'est pas sans évoquer le tableau démoniaque de cette EMILIE, L'ENFANT DES TÉNÈBRES, tourné 5 ans plus tôt. Si on fouille encore plus dans le passé, on peut relever que Massimo Dallamano a réalisé en 1970 l'adaptation (érotisée) du plus célèbre roman relatif à un tableau maudit, LE PORTRAIT DE DORIAN GRAY d'Oscar Wilde.(http://www.sueursfroides.fr/critique/emilie-l-enfant-des-tenebres-783)


               

Opération crépuscule (1989)- Réalisateur qui a lancé la carrière du redresseur de torts Steven Seagal « Nico » (1988), Andrew Davis est un spécialiste du film d’action. Ce film ne déroge pas à la règle. Le scénario est tarabiscoté et au final difficilement crédible, vétérans de l’opération Sundown (récupération des otages en Iran), conférences Est-Ouest et traité de dénucléarisation, extrème droite, trahisons… Le scénariste John Bishop parvient relie tout cela mais ce n’est pas ce que l’on retient du film. Ce que l’on retient c’est une chasse à l’homme croisée. Chaque camp tachant d’arrêter l’autre. La réalisation d’Andrew Davis est elle sacrément efficace. De plus il a un casting premier choix avec un Gene Hackman toujours magnifique et un Tommy Lee Jones parfait. On peut regretter que dans le film ils ne se confrontent pas plus souvent. Car les scènes avec ces deux acteurs sont vraiment très bonnes. Joanna Cassidy joue dans le charme musclé. Et le film d’action l’emporte sur le film d’espionnage.Voilà une série B bien digne des années 80, vous savez, l'époque où les personnages font des bonds de deux mètres quand ils prennent une balle dans le bide, ou encore ceux qui font un mouvement bien ample et énergique pour dégainer et tirer. L'intrigue politique est assez décevante dans le sens où on nous trimballe de piste en piste sans réel intérêt ni enjeu. Heureusement arrivent ces petits moments de bonheur sous forme de scènes d'action qui pètent bien (échange de coups de feu, voitures qui débarquent de nulle part pour écraser les héros) ce qui confère au film un ton assez fun malgré quelques coups de mou. La mise en scène est assez dynamique dans les scènes d'action. Après rien ne vient relever le ton lorsque les personnages blablatent, à part peut-être les acteurs qui font très bien leur job (Gene Hackman et Tommy Lee Jones sont toujours bons).


   

L'action est toujours lisible, ce qui peut d'ailleurs amplifier l'impression que certaines choses n'ont pas de sens (allez, un haut gradé téléphone directement à un civil pour le questionner, sans passer par aucun intermédiaire, et ce dans un couloir du bâtiment plutôt que depuis son bureau...). Bref, une série B assez débile qui a la chance de bénéficier d'un casting 5 étoiles pour une intrigue mal ficelée et des scènes d'action bien fofolles ; au final on ne s'ennuie pas trop devant le film.Sympathique série b d'espionnage qui se laisse voir sans ennuie malgré un scénario rocambolesque très années 80 avec guerre froide et complot au menu et qui finalement n'est pas pire qu'un James Bond classique. Andrew Davis a suffisamment de métier pour rendre le tout divertissant en ayant aussi l'intelligence de privilégié les décors naturels notamment ceux de "Chicago" sa ville fétiche et puis son casting est particulièrement solide si Tommy Lee Jones a un rôle plus discret, Gene Hackman porte le film sur ses épaules,il n'en faut pas plus pour faire un divertissement rythmé et efficace que l'on qualifiera de modèle de série b.(Allociné)

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