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dimanche 26 février 2017

Dig

Dig est un album de jazz du Miles Davis Sextet paru en 1951 sur le label Prestige. Le trompettiste Miles Davis est accompagné par deux jeunes saxophonistes, Sonny Rollins au ténor et Jackie McLean à l'alto alors âgé de 19 ans et qui effectue son premier enregistrement. Le pianiste Walter Bishop est aussi présent ainsi que le contrebassiste Tommy Potter et le batteur Art Blakey.
Le label Prestige est l'un des premiers à utiliser le format de disque 33 tours, créé par Columbia Records en 1948. Le format 78 tours exige une durée d'enregistrement inférieure à 4 minutes tandis que le nouveau format 33 tours permet des durées plus longues. Le morceau Bluing sur cet album est l'un des premiers titres de près de 10 minutes ; ce qui permet à Miles Davis de s'exprimer davantage. Son approche de l'improvisation trouvait ainsi assez d'espace pour prolonger les solos sur l'ensemble des titres de l'album.
Plusieurs versions de cet album sont parues par la suite, notamment au format 30 cm en 1956, avec deux titres supplémentaires : My Old Flame  (Sam Coslow, Arthur Johnston – 4:01) et Conception (George Shearing – 6:34).
Les morceaux sont enregistrés le 5 octobre 1951 à l'Apex Studio situé à New York. L'album d'origine est référencé Prestige PRLP 7012.



       


« Ma deuxième séance Prestige de l'année devait avoir lieu en octobre 1951. Je voulais faire mieux que la première fois. De plus, Prestige devait m'enregistrer en utilisant une nouvelle technologie, le microsillon. Bob Weinstock m'avait expliqué que cela me permettrait de dépasser la limite des trois minutes imposée par les 78-tours. On pourrait étirer les solos comme on le faisait live en club. J'allais être l'un des premiers artistes de jazz à enregistrer en 33-tours, jusque-là réservés aux concerts live. J'ai engagé Sonny Rollins, Art Blakey, Tommy Potter, Walter Bishop et Jackie McLean. C'était le premier enregistrement de Jackie. J'ai fait là mon meilleur enregistrement depuis longtemps j'avais bien travaillé, j'avais fait répéter l'orchestre, tout le monde connaissait le répertoire et les arrangements, Sonny comme Jackie McLean, a joué comme un dingue. Le disque s'est intitulé Miles Davis All Stars; mais on l'appelait parfois simplement « Dig ». Mingus m'avait suivi en studio avec sa basse et a joué un peu en arrière-plan sur Conception. Il ne figure pas sur la pochette à cause de son contrat d'exclusivité avec Verve. »
— Miles. L'autobiographie, Miles Davis avec Quincy Troupe, p.156, Infolio, 2007.





Né à Harlem le 9 septembre 1930, Sonny Rollins étudie d'abord le piano, puis opte pour le saxophone alto à 11 ans, et enfin le saxophone tenor à 16 ans. Entre 1948 et 1954, il travaille avec des boppers influents tels Thelonious Monk, Jay Jay Johnson, Charlie Parker, Fats Navarro, Bud Powell, Max Roach, Art Blakey, et le Modern Jazz Quartet. Mais son partenaire le plus régulier à cette époque est Miles Davis, avec qui il en club et fait des enregistrements à partir de 1951. En 1954, au cours d'un de ces enregistrements, il joue ses propres compositions, "Airegin", "Doxy", et "Oleo". Ces morceaux sont aujourd'hui des standards du jazz.(http://www.planete-jazz.com/jazzmen.php?genre=Hardbop&who=Sonny%20Rollins)

vendredi 24 février 2017

Jenny Agutter

Jennifer Ann « Jenny » Agutter est une actrice britannique, née le 20 décembre 1952 à Taunton dans le Somerset.Fille d'un militaire de carrière, elle voyage beaucoup pendant son enfance. Depuis le début des années 1960 et jusqu'à nos jours, elle a joué dans de très nombreux films ou dans de nombreuses séries télévisées anglaises. À l'âge de 21 ans, elle déménage pour Los Angeles, où elle obtient le succès grâce à des films comme Equus (1977) ou Le Loup-garou de Londres (1981). Son rôle le plus célèbre est sans doute celui de Jessica 6 dans le film de science-fiction L'Âge de cristal (Logan's run, 1976). Elle a par ailleurs joué trois fois dans des adaptations du classique de la littérature pour enfants The Railway Children (de Edith Nesbit), en 1967, 1970 et 2000.Jenny Agutter est restée célibataire jusqu'en 1989, où, lors d'un festival des arts à Bath dans le Somerset, elle rencontre Johan Tham. Ils se sont mariés le 4 août 1990. Jonathan, leur fils, est né le 25 décembre 1990. Ils vivent à Londres. Elle est nommée Officier de l'ordre de l'Empire britannique (OBE) en 2012.(Wiki)



   


Nous sommes en 1987 et c'est la touche finale pour ce film, "The Dark Tower", réalisé par Ken Barnett, qui nous conte l'histoire d'une tour, ou certaines personnes vont enquêté du fait de morts inexpliqué. Petit à petit, les doutes vont amené a se demandé si le building n'est pas sujet a une action d'une entité démoniaque. Le building serait il possédé ? Une production anglo hispano américaine qui sera entièrement tourné à Barcelone, en Espagne, avec au casting, Michael Moriarty, et une certaine Jenny Agutter, dont la carrière sera forgée de haut et de bas, et dont on se souviendra plus de son rôle dans "Logan's Run" que dans "Chucky Play" ou encore dans "Avenger" ou "Captain America". Mais ce ne sera pas la faute des acteurs si ce film sera une calamité. Déjà, le scénario est tellement bancale, que son rendu à l'écran est une catastrophe. A tels point qu'il faudra deux réalisateurs pour finir le film. Car en réalité d'un Ken Barnett, il ne s'agit que d'un prête nom pour Freddie Francis, et Ken Wiederhorn, tous deux n'ayant pas voulu apparaître au générique sous leurs vrais noms. Au montage, la projection test est une catastrophe. Du coup, le film va traîné, traîné, traîné, au point que sa vente va être un calvaire, tant le thème du film avait déjà été traité par un autre film, de bien meilleur qualité, et sur une histoire similaire, "The Lift" du néerlandais Dick Maas, en 1983 (dont il fera lui même son propre remake en 2001). Du coup, 2 ans après, les producteurs se résigneront a enfin le sortir en vidéo, en 1989, sur un marché déjà saturé. Pure perte, car la critique considérera le film comme l'un des thrillers les plus incohérent et les plus raté du genre. A tels point qu'on peu dire que ce film est un vrai film du grenier, tant ils doivent être rare les gens qui ont pu le regardé, tout du moins jusqu'a la fin.La Tour de l’angoisse est un film qui ne paie pas de mine, mais qui s’avère au bout du compte une belle découverte.


   

Coté casting, ca tient la route. Le film repose sur les épaules notamment de Michael Moriarty, qui s’avère assez sobre mais suffisamment investi pour convaincre. Theodore Biker à ses cotés est un scientifique paranormal crédible, qui donne vraiment corps à son personnage et vole même la vedette à Moriarty plus d’une fois. Néanmoins, celle qui sort clairement du lot c’est Jenny Agutter. Elle est parfaite dans la peau de son personnage. Elle a du charisme, une indéniable photogénie, et elle à un coté assez envoutant qui donne à l’ensemble du film une dimension mystérieuse et intrigante. Vraiment un bon choix de casting, auquel il convient d’ajouter des seconds rôles globalement solides. Le scénario est un bon point pour le métrage, en dépit d’un rythme un peu lent. En effet, passé le premier quart-d’heure, qui enchaine bien les rebondissements, il devient plus mou et s’étire inutilement en longueur, jusqu’à une fin dynamique. Malgré cela, l’histoire est intéressante à suivre, notamment parce qu’elle essaye de développer une enquête réaliste, et qu’elle ne repose pas uniquement sur du spectaculaire. Par ailleurs la fin est remarquable et elle m’a très clairement incité à relever ma note car elle surprend par rapport aux films du genre. Visuellement, le métrage s’en sort bien. La mise en scène est honorable. Sans être révolutionnaire, on sent une certaine attention portée aux cadrages, à la lisibilité de l’action aussi, et à la dramatisation qui se révèle bien efficace vers la fin.


              

Freddie Francis réalisait là son dernier film, et on sent qu’il a un certain bagage derrière lui, tandis que Ken Wiederhorn est tout de même un réalisateur solide dans le cinéma bis. La photographie comme la mise en scène est convenable mais pas exceptionnelle, et je dirai qu’elle peine à traduire une réelle ambiance. C’est un peu dommageable car la jaquette annoncée quelque chose d’esthétiquement plus racé. Les décors eux non plus ne sont pas au top, avec une tour qui est loin d’impressionner. Alors le film propose peu d’effets spéciaux ou de trucages, je ne me prononcerai d’ailleurs pas sur eux car leur présence est trop marginale pour être signifiante. De même, il est difficile de classer ce film dans le genre horrifique, et il est bien davantage un suspens exploitant la veine fantastique. La bande son est typique des années 80, planante et répétitive, mais cela apporte toujours une touche rétro bien agréable. Au final, Dark Tower est un film qui s’appuie prépondérement sur son scénario et ses personnages pour convaincre, et ca marche. Même si les amateurs de films nerveux seront déçus, le film se suit avec un certain plaisir grâce à une histoire bien posée et une narration solide s’appuyant d’une part sur un excellent début et d’autre part sur une excellente fin. Visuellement pas mal du tout, emmené avec conviction par Jenny Agutter, il mérite très certainement le visionnage bien qu’il ne soit pas facile à trouver.(http://lesfilmsdugrenier-fr.blogspot.fr/2017/02/dark-tower-1987.html)


               

Une excellente suite à jeu d'enfant. 'Chucky, la poupée de sang' fait réellement honneur au premier opus. Certes, les assassinats de notre poupée ''Brave gars'' sont , selon moi, moins violents et moins créatifs, mais ces lacunes sont contrebalancées par l’interprétation de Chucky qui communique davantage et fait preuve de plus d'humour noir. Une suite de qualité qui fait honneur à cette saga.ce deuxieme episode est moins bien que son predecesseur mais je l adore ! toujours bien filme avec des bons acteurs mais helas le film est trop court pour moi mais reste un classique pour moi ! l animation de chucky est parfaite ! il est bien en mouvement et j ai l impression que le style de celui n est pas le meme que dans le premier mais ca fait du redesign !!!! et surtout il etait mois effrayant mais j avais quelques doses d angoisse a quelques scènes sinon excellent film !!!!!!!!Child's Play 2 constitue une suite extrêmement logique au premier opus, et les deux films vus comme un tout se complètement parfaitement. Le premier film nous bluffait avec ce nouveau type de serial-killer et était plus axé sur la présentation de Chucky et le potentiel des poupées tueuses. Cet épisode ressemble beaucoup plus à un film d'horreur comme on l'entend généralement, l'ambiance est bien plus sombre et le film lui-même est nettement plus gore : maintenant qu'on connait Chucky, faut le faire passer aux choses sérieuses. La réalisation, plus précisément les mouvements de camera, permet de donner à ce film toute son atmosphère et bien que les situations et meurtres sont téléphonés et prévisibles, on sent la tension véritablement s'installer, John Lafia prend son temps et nous laisse de faux indices, et ça devient un régal.


   

Point négatif, inhérent au principe même du film : ce qui pourrait être effrayant perd nettement de son impact lorsque c'est une poupée rousse faisant dans l'ironie qui est dans l'action. Bien que ça soit parfaitement malsain.Chucky rempile, cette fois uniquement pour le meilleur et sous une nouvelle approche. En effet, cette première suite, surpassant allègrement l'original, opte pour ce qui fera le succès de la saga, soit la grandiloquence outrée, ''personnalisée'' par sa marque de fabrique qu'est la poupée de sang. Si ce film aux allures de série B triviale réussit tant son entreprise, c'est parce que s'y intègrent sans timidité les traits de son personnage et son caractère grossier et sadique, l'assassin enfermé dans un corps de poupée se muant véritablement ici en gremlins terroriste au phrasé tonitruant. Alors que Jeu d'enfants s'emmêlait les pinceaux et tentait tant bien que mal de conserver le plus grand sérieux du monde, Chucky 2 tourne le dos à tout accès pompier pour mieux s'imprégner d'une hystérie adolescente.


                

Le ravalement de façade abouti à une comédie horrifique pince-sans-rire, un peu potache mais sans logorrhée gaguesque, sans pour autant omettre des scènes de terreur réussies. Les points culminant du film sont d'ailleurs ceux ou ces deux aspects antagonistes s'accordent pour entrer dans une harmonie délirante (scènes de l'école, de la cave et surtout de l'usine). Tout de même, l'exercice demeure absolument vain, mais particulièrement divertissant et ce d'abord grâce au crétinisme ambiant. Meme si la saga du début a pas mal vieillit, eh bien sachons que c'est avec ces vieux film (on reconnait la façon, les dialogues, les effets...) que l'on a pris nos reelles frayeur! LE rythme est toujours là, et Chucky revient toujours en pleine forme. LE film reprend la meme trame (qui est connu de tous) que le précédent en essayant de faire cela de façon logique.. Les premiers chucky, sont vraiment flippant! LEs derniers (quoique tout aussi bien reéussi) en sont franchement plutot marrant que flippant. Enfin Chucky frappe encore une fois, et ne rate pas son objectif principal. Bref, elle nous régale sans aucun temps et quelques surprises au passage^^ Rien de mieux pour se vider la tete, et stresser à fond!(Allociné)

mercredi 22 février 2017

Bud Cort

Bud Cort, nom de scène de Walter Edward Cox, est un acteur américain né le 29 mars 1948 à Nouvelle-Rochelle (New York).Après avoir enchaîné des films d'auteur qui furent de très grands succès (M.A.S.H., Harold et Maude), il est l'un des plus jeunes acteurs à être distingué au début des années 1970 : nommé pour les prix Golden Globe du meilleur acteur (1972) et BAFTA de l'acteur le plus prometteur (1973), récompensé par une Étoile de Cristal par l'Académie du cinéma de Paris (1973), plus une distinction exceptionnelle : honoré à 25 ans pour sa courte carrière par la Cinémathèque française, comme l'ont été avant lui seulement quelques acteurs emblématiques (Charles Chaplin, Buster Keaton, Laurence Olivier, Orson Welles). En 1979, alors en pleine ascension professionnelle, il est victime d'un terrible accident de voiture qui le laisse défiguré, bras et jambe cassés. Cet accident eut de nombreuses répercussions autant dans sa vie privée que professionnelle : procès perdu, carrière altérée, et surtout onéreuses et multiples interventions chirurgicales plastiques et réparatrices assorties d'une physiothérapie qui lui coûtèrent toutes ses économies.(Wiki)


                 

Il s'agit d'une comédie noire. Le ton est très décalé par rapport au thème traité : l'exécution de la peine capitale. Le film se déroule en 1918 aux Etats Unis et les condamnés ont le choix entre être pendus ou être exécutés avec la chaise électrique. Jonas Candide est bourreau et il exécute les condamnés à mort qui ont opté pour la chaise électrique. Il se ballade ainsi de prison en prison avec son matériel qu'il transporte dans un camion curieusement décoré. Il doit exécuter une femme et c'est une première pour lui. Alors qu'il lui rend visite avant l'exécution il tombe amoureux d'elle et il fera tout pour retarder l'exécution. Malheureusement le scénario est trop axé sur le côté humoristique et n'est pas réaliste du tout. C'est dommage car le film perd en crédibilité et en intérêt alors que le sujet était potentiellement très poignant. Les personnages sont caricaturaux sans réelle profondeur. Le bourreau essaye de rassurer les condamnés avant leur exécution et arrive même à les faire sourire en leur faisant croire n'importe quoi. Ce n'est évidemment pas crédible ... Mais Sracy Keach dans le rôle du bourreau arrive tout de même a donner à son personnage une certaine part d'humanité. La mise en scène ne présente aucun intérêt particulier et n'aide en rien à rendre cette histoire captivante.The Traveling Executioner (1970), exploité en France sous les titres "La Balade du bourreau" ou "Le Bourreau", est une surprenante et atypique comédie noire traitant pour sujet principal de la chaise électrique aux Etats-Unis. L'intrigue se déroule en 1918, on y fait la connaissance de Jonas, un ancien forain reconverti en bourreau et qui a la particularité de traverser les Etats-Unis avec une chaise électrique portable.


   

Très pragmatique et consciencieux dans sa façon de travailler, il accompagne toujours les condamnés à mort avec beaucoup d'humanité (en essayant de ne jamais les faire souffrir), mais un beau jour, devant exécuter une jeune femme, il va en tomber amoureux et les ennuis vont alors commencer. Le film de Jack Smight est une fable corrosive sur le business de la mort et sur ce bourreau arnaqueur hors du commun (qui a même donné un nom à sa chaise : la "foudroyante"). Une comédie à l'humour noire et acerbe, qui surprend mais ne choque pas (contrairement à ce que pouvait supposer l'affiche du film). Une perle rare du cinéma américain à ne pas rater.Le ton est volontairement grotesque, mais à travers cet humour noir, c’est à la fois le portrait d’un homme, Jonas, et celui d’une Amérique autant en guerre qu’inquiète.


                

Jonas est un ancien prisonnier qui n’a trouvé comme moyen de rédemption que celui de devenir bourreau. Il fait semblant de s’identifier à son métier, jouant les bons professionnel. Mais au fond il est mélancolique et désespéré. Son seul rayon de soleil dans cette vie misérable sera sa rencontre avec Gundred qui pourtant se moque de lui et le manipule. Tout est donc à porte-à-faux. Le banquier qui a peur qu’on ne le prenne pas pour un bon patriote, le joueur de poker qui vole Jonas, mais aussi Jonas lui-même qui se révèle un baratineur extraordinaire. Evidemment le docteur est cupide et le gardien chef de la prison est une brute sanguinaire et concupiscente. Au bout du compte dans cette sarabande, c’est encore Jonas qui apparaît comme le plus sincère et le meilleur. Voleur, peut-être, escroc, certainement, mais il possède de vrais sentiments et accorde finalement sa pitié à un peu tout le monde.(http://alexandreclement.eklablog.com/la-ballade-du-bourreau-the-travelling-executioner-jack-smight-1970-a126663784)


               

Ce petit film méconnu (à ne pas confondre avec le "Braindead" de Peter Jackson) avec pourtant deux stars (Bill Pullman et Bill Paxton) mérite largement le coup d'oeil de part le traitement original de son sujet (psychose, paranoïa, délire schizophrénique). Je m'attendais à un banal film gore, je suis tombé sur un réjouissant thriller psychologique.En effet ce film n'a rien à voir avec le film de Peter Jackson. Il s'agit ici d'un film fantastique méconnu et pourtant très intéressant, qui nous plonge dans les méandre d'un cerveau paranoiaque. J'ai vu ce film il y a des années de cela à la télé, et j'avais adoré. l'ayant vu récemment, je n'ai pas été déçu, l'ambiance est très bonne, et Bill Pullman réalise une performance d'acteur assez...intriguante. si vous recherchez un film original, qui change de l'ordinaire, je ne peux que vous le conseiller.Ne pas confondre ce Brain Dead avec celui de Peter Jackson car si l'on reste dans le fantastique ici ce n'est pas du gore délirant mais un étrange film qui n'est pas sans nous rappeler l'univers dérangeant de David Lynch. Un professeur travaillant sur les cerveaux va bientôt mélanger réalité et rêve, on ne sera plus ou est la vérité. Brain Dead c'est l'occasion de voir des séquences oniriques d'une certaine beauté et de se laisser aller dans le rêve délirant du metteur en scène. Moins cher que te sniffer une ligne.Un film cramage de cerveau (pour cela, il porte bien son titre). Le début se suit sans trop de soucis et se révèle être intéressant, mais on se rend compte vite qu’il y a un truc qui cloche et débute alors la deuxième partie du film qui est un pur délire sous acide, ou comment perdre le spectateur en quelques secondes. Bon, on retombe vite sur nos pattes, notamment avec le début de la dernière partie. Mais bon, en soit le film lui-même est un peu pessimiste et on sort de là avec un peu le sentiment d’être passé un côté d’un truc : « Ouais, cool…et ? ». Mais bon, il n’en reste pas moins sympa quand même.


   

Le casting est plutôt bon, notamment Bill Pullman et Bill Paxton qui forment un duo qui fonctionne bien. Sur le plan technique, le film se défend bien avec une musique s’accordant bien au thème et une mise en scène très efficace, jouant beaucoup sur le suggestif. Bref, un film en soit plutôt correct, mais l’histoire nous crame tellement le cerveau qu’on se perd un peu dans le film et qu’on décroche. Du coup, on a du mal à le ressentir complètement. Il reste néanmoins un film à voir.Bill Pullman affronte ici Bill Paxton dans cet audacieux film fantastique qu'il ne faut pas confondre avec celui de Peter Jackson puisque ici Pullman est à l'intérieur d'un cauchemar chaotique où il cherche à sauver son esprit d'une corporation megalo-maniaque! Brouillant tous les repères spacio-temporels, le réalisateur Adam Simon invente un monde cauchemardesque où la réalité se confond avec son illusion! Les meurtres et les sanglantes opérations chirurgicales se succèdent à un rythme presque vertigineux au fil d'un angoissant récit labyrinthique! Une toute petite série B d'horreur inédite qui ravira à coup sûr les inconditionnels du genre...(Allociné)

lundi 20 février 2017

Richard Franklin

Richard Franklin est un réalisateur et producteur australien né le 15 juillet 1948 à Melbourne (Australie) où il est mort le 11 juillet 2007.Richard Franklin avait d'abord fait un petit détour par la sexploitation fauchée avec la comédie érotique Fantasm signée sous un pseudonyme, ce qui lui a permis de financer Patrick. Après le succès de Déviation Mortelle, il partit à Hollywood où il s'illustra notamment sur Psychose 2, la suite tardive du classique de Alfred Hitchcock.
Grand admirateur du maître du suspense, Richard Franklin avait prêté une copie du scénario de Fenêtre sur Cour à Everett De Roche pendant le tournage de Patrick. Après avoir lu le scénario, De Roche a suggéré à Richard Franklin que les longues routes de l'Outback australien seraient un décor idéal pour un suspense de ce genre. Déviation Mortelle (Roadgames en V.O.), c'est donc la rencontre entre Fenêtre sur Cour et Duel, avec une pincée de Mad Max, pour un thriller qui incorpore toutes ses références sans tomber pour autant dans l'exercice de style servile.


              


Déviation Mortelle - (1981)Pat Quid est un routier qui conduit un semi remorque en Australie. Sur la route il a l'habitude de prendre les auto stoppeurs. Un de ses passe temps préférés est de jouer à des jeux pendant le trajet (comme inventer l'histoire des gens qu'il croise sur la route) Pamela est une auto stoppeuse qu'il prend avec lui et lorsqu' elle disparaît, il soupçonne le conducteur d'un camion dont le comportement étrange lui fait penser au tueur en série dont tout le monde parle à la radio. En poursuivant le chauffeur, il attire l'attention de la police qui se met à croire qu'il est le suspect... Un thriller road movie dans la droite ligne de Duel et de Mad Max et qui surfe sur la vague australienne de l'époque..... Stacy Keach a un rôle qui ne le met pas en valeur, plutôt de trop mauvais dialogues qui ne nous permettent pas de rentrer dans le film. Non, la seule originalité réside dans les paysages et surtout Déviation mortelle nous permet de voir au cinéma l'extraordinaire plaine de Nullarbor, ce qui est très rare.... Entre Hitcher, Duel et Mad Max.Un road movie australien "à l'ancienne" du tout début des années 80 devenu rare en France et porté par un Stacy Keach excellent. De la tension, du suspense et un scénario intelligent font de ce film, un classique à voir ou à revoir. Jamie Lee Curtis a un bon rôle secondaire et s'en tire très bien. Entre Hitcher et Duel mais dans l'ambiance australienne.je ne comprend pas que ce petit bijou de cinéma de genre n'est pas l'honneur d'une sortie dvd en France. Ce long métrage comporte un tas d'ingredient pour le plaisir du spectateur. Il y à dans le désordre: Des personnages attachants, cascades automobiles, humour, scène paranoïaques et un vrai suspence au bout du compte. A découvrir d'urgence.


   

Richard Franklin et son scénariste prennent leur temps pour faire monter la tension : la première moitié du métrage est centrée sur le personnage de Pat Quid dont Stacy Keach fait un héros tout à fait sympathique. Par petites touches, on devine que Pat Quid a bien bourlingué et que ce boulot de camionneur n'est que le plus récent dans une longue liste d'emplois qu'il a occupés sur différents continents. Pat lutte contre l'ennui...et le manque de sommeil...en parlant avec son dingo, en déclamant des poèmes et en essayant de se montrer aimable avec tous ceux qu'il rencontre (ce qui n'est pas toujours facile car dans ces coins reculés de l'Australie, les dingos ne sont pas très bien vus). Les gens qu'il croise sont d'abord présentés sous la forme de "vignettes", de scénarios qu'il s'imagine et des petits noms amusants dont il les affuble (un motard avec une crise d'éternuement devient ainsi "Sneezy Rider").


              

Ces personnages resurgissent régulièrement sur le parcours de Pat Quid (qui prend place dans des paysages très bien mis en valeur) de manière souvent savoureuse ce qui fait que cette mise en place ne manque pas d'humour, malgré quelques longueurs. La solitude de Quid prend fin lorsqu'il décide, contre ses principes, de prendre une auto-stoppeuse, une charmante héritière (qu'il surnomme "Hitch"...pour "Hitchhiker" ou "autostoppeur" en V.F. mais également une référence supplémentaire à Hitchcock) qui a décidé de partir à l'aventure (Jamie Lee Curtis, la reine de la série B horrifique U.S. de l'époque avec ses rôles dans les deux premiers Halloween, Fog, Le Bal de L'Horreur et Le Monstre du Train), ce qui déclenche une série d'événements qui le mettront à la poursuite du serial killer au van vert. (http://www.manga-sanctuary.com/forum/deviation-mortelle-richard-franklin-t89901.html)


                

Dans le bis pittoresque, Link atteint la stratosphère, avec ses singes boostés à 85 de QI et son climat franchement second. Malheureusement, il est difficile de savoir où il veut en venir, ou plutôt, il est difficile de comprendre la stratégie de ses auteurs. Partant sur des bases très ambitieuses, le film se réduit de manière invraisemblable, pour devenir une espèce de slasher qui n'aurait le droit de dire son nom. En plus de sa villa dans un cadre bucolique et de ses animaux mutants dont on adoptera à l'occasion le point de vue, Link partage de nombreux points communs avec Phenomena, film italien d'Argento sorti un an et demi avant. La réalisation est charmante et l'intelligence de la mise en scène est d'autant plus troublante, face à la légèreté voir aux béances du scénario. Une tension étrange se ressent : le suspense ne saurait exister, mais la folie se répand librement. Rien ne viendra contrecarrer la descente aux enfers prévisible, tandis que les rares humains autour de Jane sont évincés systématiquement, à commencer par le professeur Phillip. Link minore sciemment toutes les voies scientistes que les projets de ce dernier suggéraient ; il y préfère une espèce de romance sans amour et à sens unique, se rapprochant du film d'épouvante, où une otage semi-consentante laisse Link, le singe surdoué, refermer son piège sur elle. Révélé par Patrick en 1978 et connu pour Psychose II, le réalisateur australien Richard Franklin s'est dit insatisfait du résultat. Il n'a probablement pas pu communiquer une richesse de sentiments et d'intentions, qui n'arrivent au spectateur que de façon fragmentée. Link laisse des impressions un peu chancelantes, mitigées s'il faut les évaluer, mais son originalité et même son éventuel ratage interpellent.


   


On a l'impression d'avoir participé à une expérience perçante, mais comme tétanisée au moment d'affirmer sa vocation. C'est comme arriver sur une île lointaine, où se ressent une familiarité indicible, puis rester assigné à la salle d'attente, où les histrions du coin se délassent, avec parfois un féroce sens du style.(https://zogarok.wordpress.com/)S'il est (honteusement ?) indéniable qu'au titre des grands singes au cinoche, nous avons toujours été plus clients de Cannonball 2 (et Doux, Dur et Dingue) que de Max Mon Amour*, Link aurait pu être à nos yeux un moyen terme et, au vu de son anthropomorphisme poussé à l’extrême et l’ambiguïté qui s'en suit fatalement, une sorte de trait d'union bienvenu entre de gratuits tricks simiesques et un questionnement plus viscéral de notre propre animalité. Las, ce n'est qu'après une interminable mise en place (quarante bonnes et bruyantes minutes, volontiers simplistes et désagréablement hystériques dans leur didactique et leur spectaculaire*, où même Terence Stamp ne brille guère) que l'on découvrira que le film ne tient pas ses promesses et n'est jamais à la hauteur de ses enjeux (enjeux qu'il repousse d'ailleurs, au profit d'un bête thriller "d'assaut").


              

Ouvertement infusé d'enjeux à savants fous (façon Dr Moreau) pourtant, et de tentations sexo-technologiques 70's-80's (on pense, de manière assez incongrue, autant à Electric Dreams - pour l'aberration érotique - qu'à ... Phantom of the Paradise - pour les frustrations et le voyeurisme), Link se contente de tourner à l'énergie et la dramaturgie habituellement répandues dans des titres d'enfants-monstres (type Village des Damnés, etc.), où des presqu'adultes (presqu'humains ?) franchissent sans cesse la ligne rouge et deviennent une pure menace sans foi ni loi, proprement uncivilized. Se contentant d’effleurer son sujet et de n'en tirer qu'une petite mécanique très convenue (il importe finalement peu que le film orchestre des singes plutôt qu'un autre "prédateur" !) voire éculée (l'arrivée du fiancé et de ses potes !) et salement filmée (vilaine steadycam et pénible vue subjective), Franklin déçoit autant qu'il agace. Au point qu'on aurait finalement voulu le script dans les mains d'un Argento ou même, oui allez !, d'un Oshima. toujours pas vu Greystoke ! ** la partition de Goldsmith, "singeant" celle de Gremlins n'aide pas.(Jocelyn Manchec)

dimanche 19 février 2017

Arthur Hiller

Arthur Hiller, né le 22 novembre 1923 à Edmonton (Alberta) et mort le 17 août 2016 à Los Angeles (Californie), est un réalisateur canadien.Arthur Hiller est navigateur dans l'Armée de l'air canadienne durant la Seconde Guerre mondiale. Ensuite, il étudie la psychologie à l'Université de Toronto avant d'amorcer une carrière de metteur en scène à la télévision, d'abord à Toronto, puis à Hollywood. En 1957, il réalise son premier film The Careless Years. Cinéaste prolifique, il aborde divers genres comme le film de guerre (Tobrouk, commando pour l'enfer), la biographie (The Babe) ou le drame psychologique (Making Love). Mais c'est surtout dans la comédie qu'il s'illustre le plus avec des films comme Les Jeux de l'amour et de la guerre, Escapade à New York, Plaza Suite (ces deux derniers inspirés de Neil Simon), Transamerica Express et Ne tirez pas sur le dentiste. Son plus gros succès commercial est indubitablement Love Story. Il a été président de la Directors Guild of America de 1989 à 1993 et de l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences de 1993 à 1997. Il a également été nommé officier de l'ordre du Canada en 2007. Il a par ailleurs fait quelques apparitions comme acteur. Il meurt le 17 août 2016 à Los Angeles de causes naturelles.




Un bijou de comédie policière et sentimentale, enfant improbable de Mel Brooks (et ce n'est pas uniquement dû au fait que Gene Wilder est la tête d'affiche du film) et d'Alfred Hitchcock. Arthur Hiller est aujourd'hui un réalisateur méconnu mais bien qu'inégal, ce metteur en scène est celui du craquant Love Story, du déjanté Hospital ou encore Des jeux de l'amour et de la guerre. Transamerica express est un film à voir si vous en avez l'occasion : c'est un spectacle familial, rythmé, où l'on se marre beaucoup, le tout enrobé d'un soupçon de film catastrophe. Réjouissant !il y a 35 ans, j'avais vu ce film au ciné, puis à la télé et je viens de le revoir. pas une ride, une comédie mouvementée, un peu de suspens à la sauce Hitchcock, de très belles images d'une Amérique aujourd'hui désuette. Gene Wilder était un acteur à la mode à l'époque, il venait de tourner le fabuleux " Frankenstein Junior ", et il tire largement son épingle dans ce road movie férroviaire. Jill Clayburgh est charmante dans son rôle, elle nous a quitté en 2010. prématurément. et Patrick Mc Gohan, "le prisionnier", toujours à l'aise dans des rôles de méchant. c'est toujours avec autant de plaisir que j'ai revu ce film avec un parfum de mélancolie désormais...L'ètrange beautè des trains (qui dans les rêves, au dire de Freud, est presque toujours le symbole de la mort) a sèduit beaucoup de cinèastes - depuis toujours, pourrait-on dire, puisque l'un des premiers films tournès par les frères Lumière fut "Entrèe d'un train en gare de la Ciotat". La configuration des wagons, des compartiments et des couloirs, la cohabitation provisoire des voyageurs, la contingence des rapports qui s'y nouent entre des individus de caractères et de professions très divers, peuvent fort bien servir à filer la trame d'une ènigme tel que cet excellent "Transamerica Express", une parodie amusante et spectaculaire des films du grand Sir Alfred Hitchcock!


   

Dans ce train, il y a aussi un (voir plusieurs) cadavre(s) qui justifie l'intrigue policière de ce film ferroviaire! En èditeur tèmoin d'un meurtre, Gene Wilder est une fois de plus formidable face au charme rayonnant de Jill Clayburgh en sèductrice cocasse! Bien des surprises vous attendent à bord du train Los Angeles-Chicago dans un suspense / d’action qui va bon train où l'on s'amuse à en battre les mains! L'image type du bon amèricain moyen Ned Beatty, le mèchant Patrick McGoohan, l'amusant Richard Pryor et le gèant aux dents d'acier Richard Kiel complètent la distribution et constituent des seconds rôles particulièrement efficaces et savoureux! Bref, on ne s'ennuie pas une seule minute! C'est amusant, palpitant et divertissant! Montez y à bord vous ne le regretterez pas! En plus, on y sert du « Mouton Cadet 1971 »...




Ebouriffante comédie, qui renoue de manière élégante et brillante les films d'espionnage d'Hitchcock. Ouvertement inspiré de la mort aus trousses, ce film est un concentré d'humour et d'action de près d'une heure 50, et que l'on suit avec énormément de plaisir durant tout ce temps. Beaucoup d'idées sont originales, les dialogues ne tombent jamais dans le vulgaire et quelques gags sont assez irrésistibles. De plus, le casting, porté notamment porté par un Gene Wilder excellent (bien qu'ici très sobre), ne fait qu'améliorer cette impression (d'autant plus que tous les seoncs rôles sont impeccables). C'est donc une belle réussite, même si la fin est un peu trop classique par rapport aux restes du film, Transamerica Express n'en reste pas moins un divertissement haut de gamme, qui se regarde avec un plaisir fou. A découvrir.(Allociné)




Ne tirez pas sur le dentiste (The In-Laws) est un film américain réalisé par Arthur Hiller, sorti en 1979.À l'approche du mariage de sa fille, Sheldon Kornpett, dentiste de Manhattan, rencontre Vince Ricardo, son futur beau père. Celui-ci s'avère être un personnage étrange qui prétend être un agent de la CIA et entraîne Sheridan dans une série de poursuites et de péripétie qui le mèneront de New York jusqu'en Amérique centrale. Un peu sceptique au début, j'ai ensuite apprécié cette comédie très gentille ou un agent du FBI (mais l'est-il encore ?) va marier son fils à une fille dont le père est un dentiste à la vie tranquille. Allant de quiproquo en quiproquo, l'aventure les emmènera même jusqu'en Amérique du sud.Une petite comédie assez loufoque, parfois drôle dans laquelle Peter Falk, en faux-vrai agent de la CIA, entraîne le futur beau-père de son fils, vrai dentiste, dans une incroyable histoire...Les amateurs de comédie loufoque devraient y trouver leur compte.Une comédie de 1979 avec Peter Falk dans le rôle d'un agent de la CIA totalement imprévisible qui entraîne un innocent dentiste dans ses aventures tumultueuses.Filofax, du même réalisateur, n'était pas génial, mais ça m'avait fait rire un peu. Dans The In-Laws, j'ai vraiment eu beaucoup de mal à rire... et pourtant je me considère comme bon public dans le genre de la comédie. Le scénario est cousu de fil blanc. C'est-à-dire que c'est peu crédible. Dans le cadre d'une comédie loufoque ces extravagances dramaturgiques auraient pu passer normalement, mais ce ton absurde n'est jamais suffisamment appuyé, et les effets n'en sont que plus maladroits. Pire, les dialogues ne sont pas très bien écrits, la plupart du temps, les personnages ne font que dire ce que l'on voit. Ca aurait pu être un gag en soi, mais ce n'est pas le cas ici. Les personnages ne sont pas très creusés.


   

L'auteur tente de trouver un duo hilarant, mais l'alchimie ne prend jamais la faute à des traits de caractère pas assez opposés. Faut dire que la mise en scène n'est pas très glorieuse non plus... Le découpage semble être celui d'une série à petit budget : c'est pauvre en inventivité, parfois on a la sensation qu'il manque des plans, la caméra ne rend que rarement justice aux gags (en fait la caméra les désamorce plus souvent qu'elle ne les valorise). Les acteurs semblent perdus dans cette comédie. Peter Falk tente d'en foutre plein la vue, mais les décors manquent pour lui jouer, et alors il cabotine tout seul, comme un chien fou ...ou tout simplement le réalisateur ne parvient pas à lui donner une bonne direction. Pareil pour Alan Arkin qui, dans ce film, ne semble posséder qu'une seule expression faciale à moins que ce ne soit le fait qu'il regrette de s'être embarqué là dedans (en plus en tant que producteur aussi)... Il me reste donc deux ou trois rire, des petits moments efficaces, mais jamais l'équipe ne se montre vraiment originale ni créative ; c'est tout ce qu'on a déjà vu en plus mou et plus incohérent ! C'est un peu vieilli mais drôle et loufoque.(Allociné)

vendredi 17 février 2017

John Ireland

John Ireland est un acteur, producteur et réalisateur américain né le 30 janvier 1914 à Vancouver (Canada), et mort le 21 mars 1992 à Santa Barbara, en Californie (États-Unis).Il débute comme nageur professionnel dans un show aquatique puis se tourne vers le théâtre et interprète à Broadway des pièces de William Shakespeare. Il débute au cinéma en 1945 dans un film de guerre Le Commando de la mort. Il joue dans les années 1950 nombre de rôles de dur cynique dans des westerns ou des films d'aventures. Il est proposé pour les Oscars en 1949 pour son rôle dans Les Fous du roi (All the king's men). En 1953, il se lance dans la mise en scène avec Hannah Lee. En 1954, il poursuit en justice pour diffamation une compagnie de télévision qui l'accuse d'être un sympathisant communiste. Un accord entre les deux parties est conclu avant le jugement1. En 1967, il joue dans un épisode (Judgment at Red Creek) de la série télévisée Bonanza. Il meurt d'une leucémie en 1992. Son nom est gravé sur le Walk of Fame à Hollywood. Il est le demi-frère de l'acteur Tommy Noonan.(Wiki)




                     

Dans le Chicago des années 30, l’histoire d’amour entre une danseuse marquée par la vie et un avocat véreux, boiteux et solitaire. Traquenard (dont le titre original, superbe, est Party girl) est le dernier film de Ray avant les expériences malheureuses des superproductions tournées en Europe et ses essais underground. Produit par la MGM, Party girl navigue entre le mélodrame, la comédie musicale, dont il emprunte la palette chaude et dorée, et le film noir. C’est la première beauté du film que de plonger, sans en atténuer la cruauté, le monde des mafiosi dans l’univers bariolé du music-hall, comme en souvenir de Chantons sous la pluie et du ballet avec, déjà, Cyd Charisse. Party girl reprend l’histoire d’amour de Johnny Guitare, sur la dernière chance de deux êtres abîmés par des blessures physiques et morales, et fut en son temps une parfaite illustration de la politique des auteurs. En effet, brimé par le système des studios, plein d’indifférence pour un projet auquel il n’avait pas participé au stade du scénario (il fut désigné pour filmer cette commande de routine avec deux vedettes alors en perte de vitesse, Taylor et Charisse), Ray ne cacha jamais son mépris pour Party girl, dont il déserta à plusieurs reprises le tournage. C’est pourtant un de ses meilleurs films, et surtout une oeuvre de conclusion qui fait le bilan d’une thématique très personnelle sur le couple, la déchéance et la rédemption par l’amour, même s’il faut pour cela emprunter le chemin de la trahison et de la délation. Mais surtout Party girl consume dans un dernier éblouissement les feux de l’âge d’or hollywoodien. L’incrustation dans le récit de pures scènes de genre telles que les ballets musicaux ou les règlements de comptes entre gangsters, morceaux d’anthologie hérités du cinéma hollywoodien classique (réminiscences du Petit César de LeRoy et du Scarface de Hawks), ne fait que souligner la distance que prend Ray avec les codes du film criminel.


   


Ray regarde ces grands modèles et en reproduit leurs ornements les plus voyants pour mieux s’en différencier et faire autre chose. Party girl annonce en fait quelques grands films crépusculaires des deux décennies à venir. A la même époque où Minnelli réalise ses mélos maniéristes, Ray est déjà dans le cinéma américain réflexif, qui utilise à la perfection des formes acquises pour mieux les dépasser. La justesse et la profondeur de la description psychologique des deux principaux protagonistes contrastent avec l’univers factice qui les entoure. Party girl est donc le grand film du vieillissement, de la fêlure dissimulés derrière une exhibition de virtuosité et de couleurs flamboyantes. Il fallait s’appeler Nicholas Ray, romantique autodestructeur et amoureux de ses antihéros et de ses acteurs ­ Robert Taylor et Cyd Charisse tombent ici les masques du star-system ­ pour réaliser aux frais de la sirupeuse MGM un douloureux film d’amour et de violence, qui sous les paillettes du Technicolor ne parle que de la prostitution des corps et des âmes.(http://www.lesinrocks.com/cinema/films-a-l-affiche/traquenard-4/)




Ray commence par installer conjointement des composantes de film de gangsters et de comédie musicale : Chicago, années 1930, la Prohibition, des types un peu louches sont attablés dans un cabaret où défilent des girls. La comédie musicale est le meilleur moyen à Hollywood de figurer l’attrait de la chair – il y a bien des mélodrames sensuels, et bien sûr des films noirs où dominent de torrides femmes fatales, mais le musical, sous prétexte d’une ritualisation du geste, se permet davantage de dénudement. Ce genre exprime en général une aspiration à la fête, à la frivolité, une libération du corps par le mouvement et une disponibilité à l’amour par le chant. Le confronter ici au film de gangsters, sur lequel règne le crime organisé, confiner la danse à la scène d’un cabaret, c’est suggérer un rapport moins candide au corps, c’est même induire la notion de prostitution. Par l’absence de chansons lors des numéros de danse, la possibilité de l’amour se trouve quant à elle mise en doute. De fait, dans les coulisses, la question du rapport aux hommes – et, partant, la quête de reconnaissance et d’amour qui est le grand sujet de la comédie musicale – est soulevée sur un ton très désenchanté.(http://www.critikat.com/panorama/analyse/traquenard/)





L'association Bronson/Thompson avec à la production Globus/Golan n'est pas l'équipe gagnante pour former un bon film malheureusement mais Le Messager de la mort s'avère un bon petit film (on dirait un téléfilm plutôt) qui se laisse regarde sans déplaisir à défaut de nous enthousiasmer. Bien qu'un peu vieux pour le rôle Bronson a néanmoins toujours de la prestance, le scénario est pas trop mal et Le Messager de la mort commence par une scène de fusillade assez violente. Cependant ce film reste avant tout destiné aux fans de Charles Bronson.Charles Bronson joua à plusieurs reprises pour le réalisateur J. Lee Thompson. Le messager de la mort commence brutalement, un homme mystérieux, fusil à la main, massacre toute une famille, femmes et enfants... Bronson lui, joue un reporter qui mènera une enquête après l'accord de la police. Précisons que ce film est un des derniers de la carrière de Bronson. C'est pas ses meilleurs mais la dureté reste toujours un thème pour l'acteur qui cette fois se retrouve dans une affaire de mormon. Différent religieux, différent familial et corruption. J. Lee-Thompson n’est pas Peter Weir et donc, par conséquent, « LE MESSAGER DE LA MORT » n’est pas « WITNESS ». CQFD ! Surfant sur le succès du film sorti trois ans plus tôt et situé dans l’univers des Amish, la Cannon s’immisce dans celui des Mormons du Colorado par le biais d’un suspense vaguement teinté de fantastique. Un Charles Bronson de 66 ans tient paresseusement le rôle de Garr Smith, journaliste enquêtant sur le massacre d’une famille mormone.

   
                

Il remonte jusqu'aux hautes sphères du pouvoir. Le scénario est embrouillé, d’une absolue platitude et le héros ne présente aucun relief. « Débronsonisé », emmitouflé dans de gros anoraks fourrés, l’acteur déambule, calepin à la main, assure quelques séquences d’action sans démériter, mais n’arrive pas à sauver ce film de l’indifférence. Comble des combles, la seule et unique fois où il utilise une arme à feu, c'est pour tirer au fusil de chasse sur… un cercueil vide ! Le cast est plutôt intéressant, avec les vétérans John Ireland, Charles Dierkop et Jeff Corey en Mormons haut-en-couleurs et dans le rôle habituellement réservé à Jill Ireland, une autre « femme de », la charmante Trish Van Devere, Mme George C. Scott à la ville. À noter tout de même que l’image est soignée comparativement aux autres polars Cannon du tandem Thompson-Bronson, les décors parfois luxueux. Autre bon point : les premières minutes du film (le carnage), étonnamment bien filmées et montées, probablement dues à un réalisateur de seconde équipe, au vu du reste du film.(http://wild-wild-western.over-blog.com/article-le-messager-de-la-mort-1988-57509177.html)

jeudi 16 février 2017

Wolf men

Après les énormes succès des franchises Dracula et Frankenstein, Universal Pictures entre de plein pied dans les 40’s comme étant la firme phare du cinéma d’horreur. Néanmoins, l’aura des deux comédiens incarnant les deux plus célèbres monstres de la firme, Bela Lugosi pour le célèbre vampire et Boris Karloff pour la légendaire créature créée par Mary Shelley, baissant, il fallut trouver un nouveau mythe, chose à laquelle s’employèrent Curt Siodmak et George Waggner en 1941. Leur travail déboucha sur The Wolf Man, alias Le Loup-Garou, bande particulièrement cotée auprès des fantasticophiles aguerris. Le métrage met en scène le jeune Larry Talbot, deuxième fils de Sir John Talbot, qui revient dans le domaine familial, entendant devenir l’héritier de son père. Larry, parti seul faire sa vie dès l’âge de 17 ans, entame cette reconversion depuis l’annonce de la mort de son frère aîné suite à un accident qui le place désormais comme seul héritier de la fortune paternelle. Un soir, alors qu’il tente d’aider une jeune femme qui se voit attaquée par un loup, Larry se fait mordre par la sale bête en question. Peu après, il se rend compte qu’il se transforme peu à peu en loup-garou…
Doté d’un maigre budget de 180.000 dollars, Le Loup-Garou est la preuve qu’Universal Pictures mise peu sur son rayon fantastique et horrifique dans une décennie faisant la part belle à d’autres genres. Néanmoins, George Waggner s’emploie à mettre en scène de manière plutôt originale le nouveau mythe des studios. 


   
 

Procédant de manière économe aux effets spéciaux en pratiquant la superposition artisanale lors des séquences de transformation de Larry Talbot, le cinéaste donne lieu à une espèce de série B qui, pourtant, laisse entrevoir une énorme qualité scénique.
Si les décors restent particulièrement marqués par le manque de moyens, ceux-ci rendent au mieux l’ambiance crépusculaire désirée dans le script de Curt Siodmak, et donnent même naissance à quelques séquences d’anthologie. Parmi celles-ci, la scène finale, particulièrement haletante et indécise, fait partie des hauts faits d’arme du patrimoine fantastique de l’Histoire du cinéma. Le Loup-Garou, tant dans le développement de son intrigue que dans sa mise en scène, fait d’ailleurs partie des réussite majeures des studios Universal, donnant d’ailleurs naissance à une nouvelle star du genre, Lon Chaney Jr., fils d’un comédien qui fit déjà les beaux jours du cinéma fantastique en son temps.


                               

Véritable réussite formelle, Le Loup-Garou demeurera à jamais l’un des grands classiques d’un cinéma d’épouvante qui ne cessa par la suite de se développer. Si le reste de la franchise mettant en scène la bête à poils ne fut pas vraiment heureuse (loin s’en faut), force est de constater que Siodmak et Waggner créèrent un mythe fantastique qui, aujourd’hui encore, se transmet par le biais de nombre de production. Le cinéma de genre doit en tout cas énormément à cette œuvre fondatrice, source d’inspiration inépuisable pour les cinéastes du monde entier.(http://www.cinemafantastique.net/Loup-garou-Le.html)





Frankenstein meets the Wolfman - Les années 30 constituent une ère bénie du cinéma horrifique. Une décennie entière consacrée à l’accession au panthéon d’une pléiade de monstres exhumés par le studio Universal qui leur attribue une large place dans les salles obscures en s’appuyant sur des acteurs devenus de véritables icones du genre. Frankenstein, la momie, le loup-garou, Dracula, l’homme invisible, autant de figures mythiques découlant d’œuvres littéraires ou des légendes d’un patrimoine universel. Mais la seconde guerre mondiale vient bouleverser des plans bien huilés et les restrictions budgétaires accompagnées d’une réduction du personnel technique entraînent la major à reconsidérer ses productions. Ainsi se succèdent toute une série d’oeuvrettes recyclant allègrement chacune de ces créatures en les plaçant dans des situations sinon rocambolesques au moins inconfortables. Avant que chacun n’ait droit à sa rencontre avec les deux nigauds Abbott et Costello, vient le temps des resucées souvent inanimées de ce bestiaire merveilleux. Principale victime de cette succession mercantile, la créature de Frankenstein devra quitter sa fiancée pour rencontrer le fils de son créateur (Le fils de Frankenstein) avant que son fantôme ne soit ressuscité dans l’épisode de Kenton (Le Fantôme de Frankenstein). L’impensable se produit lorsque George Waggner, créateur du Loup-garou deux ans auparavant, songe à une improbable rencontre entre le poilu de service et son alter-ego cicatrisé. Basé sur un script signé Curt Siodmak, scénariste de multiples bisseries comme The Ape, Le fils de Dracula et Bride of the Gorilla, le métrage propose donc une rencontre peu fortuite entre Larry Talbot, frappé d’une double malédiction (sa métamorphose lycanthropique accompagnée d’une impossibilité à décéder), et la créature qui, malgré les nombreux sévices encourus au fil des épisodes, persévère à terroriser les villageois. 



   


Séquelle directe (ou presque) du métrage de Waggner, Frankenstein rencontre le loup-garou n’hésite pas à mépriser certains détails pour légitimer la présence des deux monstres sacrés dans un même plan. Ainsi s’enchaînent des tas de coïncidences et démarches étranges afin de permettre à l’intrigue de se mettre doucement en place : Talbot décide quel seul l’illustre médecin pourra l’aider et que ses notes lui sauveront la vie (!), ce qui le pousse à défrigérer le corps de la créature dans un élan de générosité incompréhensible et à rencontrer l’ultime descendante dudit médecin. Des péripéties qui s’écoulent pour atteindre l’apothéose tant attendue de l’échauffourée entre les deux créatures dans une séquence finale jubilatoire qui réutilise au passage les décors du labo détruit de l’opus frankensteinien précédent. Une intrigue échevelée traduite de façon linéaire par la caméra du sherlockholmesien Roy William Neill qui peine à insuffler à ses personnages la moindre vie, sombrant plutôt dans les stéréotypes conventionnels des campagnards ignorants en pleine mutinerie aveuglés par une peur inhérente au traditionalisme légendaire dans lequel ils ont été élevés et optant pour l’heure pour un ton décalé qui parvient tout de même à amener un certain crédit à l’oeuvrette de commande (à l’instar du Freddy vs. Jason ?). 





Enfin, cerise sur le gâteau, pour terminer d’asseoir l’inconvenance de la présente œuvre, il faut lorgner du côté du casting. Le monstre de Frankenstein, rôle boudé par un certain Bela Lugosi en son temps qui ne désirait pas faire la carpe derrière une tonne de maquillage, est enfin campé par le mythique comte Dracula qui, depuis son éviction des séries B au profit du Z, change son fusible d’épaule et accepte d’interpréter une créature bringuebalante, amputée de toute caractéristique psychologique. A côté du plus mauvais monstre de la série, évoluent Lionel Atwill, l’excellent inspecteur du Fils de Frankenstein et le mémorable docteur Bohmer, assistant du savant-fou dans Le fantôme de Frankenstein, reconverti ici en maire peu crédible. Quant à Lon Chaney Jr. qui immortalise à nouveau le personnage de Larry Talbot, il fut également de la partie en campant la créature dans Le Fantôme de Frankenstein en 1942 aux côtés de … Bela Lugosi devenu Ygor pour deux épisodes.(http://www.cinemafantastique.net/Frankenstein-rencontre-le-loup.html)