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lundi 23 janvier 2017

Valerie French

Un clin d'oeil à cette actrice merveilleuse qui fut l'interprète de cinq westerns dont quatre sont de véritables petites merveilles L'homme de nul part, Le vengeur agit au crépuscule. Elle fut l'égérie temporaire des studios Columbia. En effet, elle termina sa carrière éphémère très rapidement laissant derière elle le souvenir qu'elle aurait pu devenir une grande actrice. Valerie French tournera pour de bons réalisateurs.Valerie French (pseudonyme) débute au théâtre dans son pays natal puis, installée aux États-Unis, joue à Broadway et Off-Broadway (New York) entre 1965 et 1981. Au cinéma, elle contribue seulement à onze films, majoritairement américains. Le premier est le film italien Une fille nommée Madeleine (en) d'Augusto Genina (avec Märta Torén et Gino Cervi), sorti en 1954. L'ultime est le western germano-britannique Shalako d'Edward Dmytryk (avec Sean Connery et Brigitte Bardot), sorti en 1968. Entretemps, mentionnons L'Homme de nulle part de Delmer Daves (1956, avec Glenn Ford et Ernest Borgnine) et Racket dans la couture de Vincent Sherman et Robert Aldrich (1957, avec Lee J. Cobb et Kerwin Mathews). À la télévision, Valerie French apparaît entre 1956 et 1982 dans dix-neuf séries, dont Le Prisonnier (un épisode, 1968, avec Patrick McGoohan).(http://biographie.westernmovies.fr/actr/valerie-french-291-biographie.html)


   

Jubal est le troisième western réalisé par Delmer Daves après l'honnête et sensible La Flèche brisée (Broken Arrow) ainsi que le plus bancal mais tout aussi honorable L’Aigle solitaire (Drum Beat), deux westerns de la vague dite "pro-indienne". Avec ce dernier film (toujours inédit en DVD, messieurs les éditeurs), le cinéaste débutait une série quasi ininterrompue de 7 westerns (seul le très bon mélo de guerre Kings Go Forth - Les Diables au soleil viendra s'intercaler en son milieu) avant qu'il ne finisse sa carrière par un autre ensemble non moins passionnant, celui consacré à ses mélodrames sur la jeunesse. Par rapport à ses précédents westerns, changement de registre pour Jubal puisque nous n’y croisons aucun Indien, que l’action est réduite à portion congrue et que l'essentiel de l’intrigue repose avant tout sur une sorte de romanesque psychologique à propos de l’adultère et d’une touchante histoire d'amitié. Hormis le cadre (la vie de cow-boys dans un ranch du Wyoming), l’histoire aurait très bien pu être transposée au sein d’un film noir (pour son personnage de femme fatale et le fatum qui pèse sur la tête de son héros) ou d’un mélodrame familial. Et Delmer Daves de nous servir un western à la fois tendu et sensible, auquel il manque cependant un peu d’ampleur et de rigueur (une baisse de régime dans la dernière demi-heure) pour pouvoir faire partie des chefs-d’œuvre du genre. En l’état, c'est néanmoins une très belle réussite que ce Jubal, qui mériterait instamment d’être redécouvert et remis sur le devant de la scène tellement il pâtit aujourd'hui de la comparaison avec les autres westerns plus réputés du réalisateur. En tout cas, voici un film de plus confirmant l’immense talent de ce trop discret cinéaste hollywoodien à la sensibilité unique : sa filmographie au sein de laquelle il reste pas mal d'oeuvres à découvrir (messieurs les éditeurs bis) est pourtant fabuleuse, éclectique et d’une richesse inouïe.Mélange de western et de tragédie shakespearienne (sorte de version westernienne d'Othello), l'histoire de Jubal repose avant tout sur quatre personnages principaux, trois hommes et une femme.


   

Une femme mal mariée que son époux dégoûte et qui se jette à la tête de tous les cow-boys du ranch pour pouvoir assouvir ses désirs et oublier l'échec de sa vie conjugale ; l'époux naïf toujours fortement épris de sa charmante femme, seul aux alentours à ne pas se rendre compte de son amour non partagé et de son cocufiage ; un étranger qui va se voir tiraillé entre les avances de l'épouse et l'amitié qu'il voue au mari de cette dernière ; et enfin un homme de main jaloux des avances de la femme au nouvel arrivant alors que jusqu'à présent c'est lui qui profitait de son féroce appétit sexuel. Un western donc déjà très original par son intrigue, qui ne repose sur aucun élément historique et qui n'a pour moteur ni l'action ni le mouvement. Pour résumer brièvement, ce western adulte et d'une sensibilité à fleur de peau raconte la tragédie qui découle de la solitude d'une femme mal mariée qui conduira à la mort de plusieurs protagonistes,


                   

tout en brossant le portrait psychologique d'un homme qui traîne sa malchance derrière lui tel un boulet et la naissance d'une amitié qu'il va éprouver pour celui qui va lui faire confiance pour la première fois. Le tout magnifiquement filmé par Delmer Daves, somptueusement photographié par Charles Lawton Jr. au sein des grandioses et changeants paysages du Wyoming - devant (entre autres) les majestueuses montagnes du Grand Teton que l'on pouvait déjà voir dans L'Homme des vallées perdues (Shane) et que Daves réutilisera à nouveau dans un de ses derniers films, le superbe Spencer's Mountain (La Montagne des neuf Spencer) - et enfin soutenu par une des plus belles partitions de David Raksin, tour à tour sombre et légère (le thème principal), ample et poignante.(http://www.dvdclassik.com/critique/l-homme-de-nulle-part-daves)


                 

Une malédiction semble frapper l’estimée famille Drake. En effet, à l’aube de leur soixantième anniversaire, tous les représentants mâles se voient décéder de manière mystérieuse. Encore plus terrible, et macabre, les jours suivant leur mort, leur tête se retrouve séparée de leur corps et étrangement subtilisée…Bien qu'il soit peu connu en Europe, Edward L Cahn compte parmi les cinéastes les plus productifs (en matière de réalisations,) des années 50 - et sa carrière a même largement débordée sur les sixties. Ses spécialités ? La série B de science-fiction et le western. En fait, Edward L. Cahn est surtout connu des cinéphiles pour avoir mis en forme quelques nanars désopilants qui sont restés gravés dans les mémoires, comme Invasion of the Saucer Men ou The She Creature. Hors, cet homme a pourtant réalisé quelques films intéressants. Dans le genre fantastique, je pourrai citer IT! The Terror from Beyond Space ou The Four Skulls of Jonathan Drake, le film qui nous intéresse plus particulièrement. The Four Skulls of Jonathan Drake tourne autour d’une sombre malédiction ayant été jetée par un sorcier Jivaro sur la descendance d’un explorateur. Le film mêle en fait des éléments propres aux films de zombies vaudous et aux pratiques rituelles de la tribu Jivaro, comme la conception des tsantas, des têtes humaines embaumées et réduites. Il faut dire que le scénario ne s’encombre guère de détails, faisant parfois fi de la logique (jusqu’alors, personne dans l’entourage de la famille Drake ne s’était étonné de la mort étrange du grand-père et de l’arrière-grand-père de Jonathan). Le but de Edward L. Cahn étant de nous montrer l’acharnement de créatures mortes vivantes à accomplir leur vengeance à travers des cérémoniaux vaudous et des manipulations de têtes humaines, il simplifie au maximum la trâme de son intrigue. Le film débute avec la mort du frère aîné de Jonathan Drake. Ce dernier, arrivé sur lieux lors de la veillée funèbre, fait ouvrir le cercueil et découvre le cadavre de son frère privé de sa tête. A partir de ce moment, il est persuadé que sa fin est proche. Il n’a pas tort car, non loin, l’énigmatique docteur Emil Zurich et son domestique muet lui préparent un mauvais sort. Entre alors en jeu un brave inspecteur de police, appelé par la fille de Jonathan, la jolie Alison.


   


Filmé de manière très classique et élégante, doté d’un noir et blanc parfaitement adapté à ce type de récit, The Four Skulls of Jonathan Drake est une œuvre vraiment agréable à suivre, même un demi-siècle après sa sortie dans les salles américaines. Organisé durant sa première heure à la manière d’une enquête policière – dans le pur style Le Chien des Baskervilles -, le métrage bascule dans sa dernière partie dans le film d’épouvante. En effet, sachant son identité dévoilée, Emil Zurich laisse alors libre cour à ses tendances maléfiques - n’hésitant pas une seconde à éliminer un brave médecin de famille un peu trop curieux. Dans ces moments, on est invité à visiter le lieu où le démoniaque docteur Zurich éxécute ses horribles besognes. On assiste au processus de création d’un tsantas (comme quoi, le fantastique a également une fonction pédagogique) avant d’apprendre la véritable nature de ce personnage plein de haine (on s’en doutait quand même un peu). Evidemment, en ce 21ème siècle, ces séquences horrifiques ont perdu de leur efficacité, néanmoins, elles restent agréables à visionner. 


                

The Four Skulls of Jonathan Drake présente quelques effets visuels sympathiques. On retient surtout les hallucinations de Jonathan Drake, qui, dans son délire provoqué par une injection de curare, voit flotter devant lui quatre crânes qui sont le sien et ceux de ses proches parents. Puis il y aussi ces apparitions d’empreintes digitales bien particulières sur les crânes des membres de la famille Drake, à l’occasion de leur examen par les forces de police. Par contre, les maquillages sont assez rudimentaires et il faut bien avoué que Zutai, le zombie serviteur de Zurich, n’est guère impressionnant. Du coté de la distribution des rôles, pas de grands noms mais des comédiens confirmés comme Eduard Franz – qui interprète Jonathan Drake -, et Henry Daniell, qui incarne le vil docteur Zurich. Quand au rôle féminin, il échoie à l’élégante Valerie French, une actrice britannique ayant eu une très brève carrière hollywoodienne.(http://www.scifi-universe.com/critiques/4940/the-four-skulls-of-jonathan-drake)

1 commentaire:

  1. http://turbobit.net/kv171jvolfqy.html
    https://uptobox.com/qf8u9sle60ee(UFSF)
    (Prisonnier : http://uptobox.com/blw4gnxx78bj)

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